Teen Wolf RPG
Alpha, Beta ou Oméga, et vous que choisirez-vous ?


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 Le passé nous rattrape : Des retrouvailles

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MessageSujet: Le passé nous rattrape : Des retrouvailles   Ven 14 Nov - 22:06


Après cinq années : Appréhension, peur et espoir...






Encore assise sur mon lit, à admirer le plafond d'un air inquiétant, j'étais bel et bien décidée. Je devais vraiment aller voir Scott. Si en cinq ans j'avais oublié énormément de choses, je n'avais pas oublié où se trouvait sa maison. Espérons qu'il n'est pas déménagé entre temps, pensais-je. Cette maison vide... ma chambre vide.. il allait absolument falloir y faire de la décoration ! Peut-être que mes futurs amis pourront m'aider, me dis-je. Je jetai un bref coup d’œil par la fenêtre. Le soleil était là, tant mieux, cela allait me porter chance. Mon réveil indiquait 1.30pm. Surprise par le temps écoulé, je me levai d'un bon y fila à la salle de bains. Je pris soin de bien me préparer, car il fallait que tout soit parfait. Mon cœur battait très vite et la Lizza que je voyais dans le miroir était une Lizza livide et morte de trouille. Même le maquillage ne parvenait pas à effacer cet air malade. Je devais reprendre mes esprits et au plus vite !La famille McCall n'allait tout de même pas me manger toute crue ! Drôle de pensée étant donnée la situation.


«  - Lizza !, cria une voix. »


Je sursautai immédiatement ce qui fit tomber la plupart de mes affaires par terre. Je soupirai. J'étais toujours aussi maladroite !


- Oui ! Oui oui j'arrive !, répondis-je au bord de la panique.


Je me dirigeai vers la cuisine et j'y trouvai ma mère qui était en train de trier de la vaisselle. Elle me demanda si je pouvais l'aider, mais je lui expliquai que j'allais sortir. Par son petit sourire en coin, elle devina aussitôt mes intentions.


- Fonces ma chérie ! Tout va bien aller ! »


Alors que je m'apprêtais à sortir, je me rendis compte que j'étais pieds nus. Je courus enfiler mes chaussures et je sortis enfin de chez moi. Comme je l'avais vu tout à l'heure en rentrant, Beacon Hills avait beaucoup changé en cinq ans. Les arbres étaient plus nombreux, plus grands et plus imposants. Les chaussées, pour la plupart avaient toutes été refaites, c'était donc beaucoup plus agréable de marcher dessus. Je n'avais pas pris ma voiture, car cela n'aurait pas été très sage de ma part vu mon état alarmant de nervosité. J'étais donc motivée pour y aller à pied et de toute manière Scott et moi habitions à deux pas l'un de l'autre. Je ne réalisais pas vraiment encore que j'allais le revoir. Mon dieu, mais qu'allais-je lui dire ? Allais-t-il me reconnaître ? J'estimais que j'avais beaucoup changé physiquement entre l'âge de 12 et 17 ans. Plus j'avançais, plus je redoutais l'instant. A ma gauche, à la vue de la maison de Mrs. Miller, beaucoup de souvenirs rejaillissaient en moi. Mes amis d'école et moi allions souvent prendre le goûter chez elle après une bonne journée. Cette petite grand-mère était toujours heureuse de nous voir et nous donnait du chocolat. Nous jouions également à chat-perché dans son jardin. A présent, je trouvais que les arbres n'étaient pas si-haut que je l'imaginais auparavant. Ils avaient sans doute dû rétrécir, où alors c'était moi qui avais grandi.
Quant à Scott et moi, nous arrivions toujours à trouver un moyen de grimper bien plus haut que les autres pour n'être jamais attrapés. Tout le monde disaient que nous étions les deux petits monstres inséparables. Si l'un était là, l'autre ne devait pas être bien loin. Lorsque nous faisions des bêtises à l'école et que nous finissions par nous faire prendre, c'était la plupart du temps à cause de moi. Je ne parvenais pas à être assez discrète et j'étais la plus réprimandée par les professeurs. Résultat, Scott, avec son petit air innocent, prenait toujours ma défense et nous arrivions à nous tirer d'affaire. Il était souvent bien plus convaincant. De plus, Scott était plutôt du genre réservé, ce qui encourageait les adultes à le croire beaucoup plus facilement. Et aujourd'hui tout était différent. En effet, lorsque les gens changent de vie, automatiquement tout change. Même la personne. Certaines vont oublier et effacer de leur vie leurs meilleurs amis. Mais s'il y avait bien une chose que j'avais apprise, c'était que pour moi, Scott était inoubliable. J'espérais être à la hauteur. Certes, à Londres je m'étais fait des amis sensationnels, mais le ''et si j'étais restée ici'' demeurait toujours en moi. Qu'est-ce que Scott et moi serions devenus ? J'étais persuadée que nous serions encore amis. En partant, j'avais brisé ma plus belle amitié avec quelqu'un. J'ignorais si j'arriverais un jour à me le pardonner. Mais la situation pouvait basculer ! Encore heureux ! J'étais tout de même certaine qu'il serait ravi de me retrouver. Je voulais plus que tout redevenir ami avec lui et recréer le lien que nous avions. Bien entendu, j'avais également peur d'être rejetée. J'étais à présent un loup-garou. J'allais forcément avoir envie de blesser des gens, ou pire encore : les tuer. Rien qu'en pensant à cela, je faillis fondre en larmes. Je ne voulais plus être seule, j'avais besoin de lui et de tous les autres que j'avais quitté. Dans les films, les loups ne sont jamais seuls, ils ont toujours d'autres partenaires avec qui se soutenir et s'aider. Je rêvais de cela moi aussi. J'avais besoin qu'il m'apprenne. Ce fantasme du fantastique m'effrayais vraiment à présent et ne me faisais plus aucune envie. Mais c'était trop tard. Désormais, il me fallait être courageuse. Je me tenais maintenant devant la maison de Scott. Tandis que mes jambes tremblaient, je montai les trois marches de son porche. A cet instant là, je crus que j'allais m'effondrer. Mes jambes me paraissaient si lourdes ! ''Salut Scott, c'est moi Lizza. Lizza Williams '', me récitais-je intérieurement. Et puis la suite, ce serait à moi d'improviser.
Mon ventre se tordait dans tous les sens, mes mains devenaient moites et mon cœur battait à la chamade. J'aurais voulu m'asseoir pour faire passer toute cette douleur et toute cette nervosité qui me dévorait. Milles et une pensée se bousculaient dans ma tête, j'allais exploser. Au lieu de cela, je respirai un grand coup et je sonnai. Sans même m'en rendre compte, je me mis à compter.
1...2... 3...4.... Toujours personne. 5.... Je ne m'en sentais plus capable. Je voulais prendre mes jambes à mon cou et fuir. 6.... Oh mon dieu, des pas résonnaient à présent dans le hall. 7.... Tout à coup, la porte s'ouvrit. Je sursautai. J'étais face à un grand jeune homme brun. C'était Scott ! Ses yeux, son visage ! Il n'avait pas changé ! J'allais m'écrouler, ce n'était pas possible. Je ne savais même plus si c'était la réalité ou juste un rêve. Il était là et j'étais là.
Il avait grandi certes, mais il abordait le même air. Je m'avançai, mais à la dernière seconde je me ravisai lorsque je me rendis compte de ce que j'avais voulu faire. J'avais été prête à lui sauter au cou. Je le fixai pendant quelques longues secondes, incapable de sortir un seul mot. Ses yeux marron me dévisageait et le rouge me monta aux joues. Tout comme moi il semblait totalement désemparé. Je déglutis avec difficulté et me lança.


- Scott ? Hey Scott.. hum.. c'est Lizza.


Un gros silence s'installa. Je vis le visage de Scott passé en quelques secondes de désemparé, a surpris et a complètement choqué.


- Lizza ? Oh mon dieu Lizza c'est.. c'est toi ! Qu'est-ce que tu.. tu fais là ?, bégaya-il.
- Et bien.. je, hésitais-je. C'est-à-dire que... Je...c'est pour cette raison que je suis ici Scott. Je peux entrer ?



© Isaac
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MessageSujet: Re: Le passé nous rattrape : Des retrouvailles   Mar 18 Nov - 6:55



Back in town.



Il faut parfois partir pour pouvoir mieux revenir. Je faisais mes exercices dans ma chambre en appréciant la sueur qui coulait dans mes cheveux et teintait le haut de mon cou. Mon débardeur me collait sur le dos. La musique jouait en arrière-fond sans que je ne me concentre dessus. Tout allait dans mon seul effort que celle-ci rimait avec un tact passif. Les guitares me donnaient un rythme à respecter, me forçaient à ne jamais ralentir la cadence et tenter de me surpasser. Je passai les paumes de mes mains sur la barre de métal froide au-dessous de mon cadre de porte. Le défi avait toujours été de pouvoir soulever mon propre poids plus de dix fois de suite. Cela était maintenant rendu une habitude.

Je venais tout juste de revenir en ville après une escapade de plusieurs semaines. Les départs ont fait en sorte que je devais prendre un peu de distance. Isaac et moi avions été si proches et nos chemins se sont séparés avant même que je ne m’en rende compte. Jay était elle aussi partie. Une fête avait été organisée pour leur départ. Bella était partie leur dire au revoir, mais je n’avais pas trouvé la force de l’accompagner. C’est difficile de laisser les gens partir, particulièrement quand on est de la même meute. C’est comme si on t’arrachait une partie de ton corps. J’avais perdu cette nuit, et mon bras droit, et mon bras gauche.

Bella avait su rester comme un rayon solaire sachant percer le travers des nuages. Elle est un peu le ciel permettant de soutenir les trois constellations que forment les meutes et toutes les autres étoiles qui avaient besoin de retrouver le droit chemin. Elle était le point lumineux visible au travers de la nuit : la lumière verte vue plus loin que le port. Je repensais souvent à cette image évoquée par Fitzgerald dans un de ses ouvrages. Elle était évocatrice de tellement de choses.

La meute de Ruby était devenue tout simplement introuvable quelques jours plus tard et je me suis permis de quitter la ville moi aussi. Aaron avait été le seul à rester à Beacon Hills. Je suis content que rien ne soit arrivé. Ce serait resté sur ma conscience pour le reste de mon existence. Mais je suis content de pouvoir avoir quitté les lieux. Ça ne me fait que les apprécier davantage. Les arbres semblent plus verts et les routes sont plus nettes que jamais. Les lignes jaunes brillent comme des rayons nous amenant à la prochaine destination. Les feux de circulation te permettent de prendre une pause pour regarder autour de toi et juste apprécier la vie qui coule dans tes veines. Nous sommes vivants en ce seul moment et cela est plus important que tout. Nous devons nous accrocher à ce sentiment parce que la vie ne serait pas aussi belle sinon. Prendre une pause fait toujours du bien. Aller trop vite nous détourne de plusieurs belles occasions et de secondes qui ne reviendraient jamais.

Mon retour en ville m’avait permis de revoir des lieux que je pensais loin dans ma mémoire. La maison de Mrs. Miller entre-autres. Elle nous donnait toujours du chocolat chaud quand nous allions chez elle et nous permettait de jouer à chat perché chez elle.
Elle avait aussi été présente pour moi quand je suis parti vivre chez ma mère. Cette femme est une incarnation du paradis et un de mes modèles. Je souhaitais pouvoir avoir sa douceur tout en pouvant demeurer assez fort pour pouvoir protéger les autres autour de moi. Elle m’appelait parfois son « Batman » quand Stiles avait le dos tourné. Lui et moi découvrions alors les bandes dessinées avec un plaisir sans égal.  Le vieil arbre se déparant de ses feuilles rougeâtres me rappelait aussi une autre personne à la chevelure tout aussi éclatante. Lizza Pizza était avec moi dans ce temps-là. Nous nous cachions du « chat » dans les feuilles. Notre ami finissait toujours par nous voir en raison de la chevelure de feu de la jeune fille. Elle était partie en Angleterre il y a environ cinq ans.  Nous avions essayé de correspondre… mais une lettre oubliée et le contact était rompu.

Je réitère mon exercice en me soulevant en utilisant un seul bras. Je lisais un livre ordinairement en faisant cela. Ça me permettait de me cultiver et de suivre mes résolutions. Mais je pense que je suis rendu à un point dans ma vie où je peux les suivre sans me le rappeler constamment. Mon reflet dans le miroir me regarde faire. De fines gouttelettes se voient sur son visage qui a pris une belle couleur de sauce tomate.
Un peu comme celle recouvrant la pointe de pizza que j’avais donnée à Lizza le jour de mon anniversaire. Je me sentais grand de pouvoir servir mes invités moi-même. Sauf qu’au lieu de dire « Lizza, voici ta pizza. », j’avais dit « Pizza, voici ta Lizza. » Ma mère avait ri aux éclats. Le surnom de Lizza Pizza venait de là. J’avais toujours une pensée pour la jeune fille en me rendant chez Gino.

Je conclus ma séance de sport sur cette note et me dirigeai vers mon placard. Je pris un jean, un nouveau débardeur et une chemise. Je me douchai en appréciant l’eau coulant le long de mon dos et léchant ma colonne vertébrale pour retomber au sol dans une flaque me chatouillant les orteils. Le shampooing coula le long de mon corps dans une mousse agréable. Je sortis de la douche et me changeai en quelques instants. Je m’essuyai négligemment les cheveux avec une serviette. La sonnerie de la porte retentit. Je n’attendais pourtant personne.

Je jetai le morceau de tissu rugueux dans mon panier de linge sale et descendis les escaliers. J’ouvris la porte pour faire face à une jeune femme à la chevelure de flammes. Un orange nettement plus prononcé que la chevelure de notre banshee. Je clignai des yeux plusieurs fois. Je devais être dans un rêve. Lizza Pizza ne pouvait pas se trouver devant moi. Mon cœur souriait tandis que mon esprit déraillait. Je me sentais perdre le train de mes pensées. Je bégayais comme un pauvre abruti.

- Lizza ? Oh mon dieu Lizza c'est… c'est toi ! Qu'est-ce que tu... tu fais là ?
- Et bien... je… hésita-t-elle. C'est-à-dire que... je...c'est pour cette raison que je suis ici Scott. Je peux entrer ?
- Oui, bien sûr.

Je me tassais de la porte pour laisser passer la jeune femme et l’emmenai dans la cuisine. Elle devait sûrement avoir un moment de nostalgie pour les soirées où nous revenions ici manger des biscuits aux brisures de chocolat et un grand verre de lait. Tout est pareil. Nous n’avions pas vraiment changé la décoration. Je mis les mains dans mes poches et regardai autour de moi.

- Rien n’a vraiment changé ici, comme tu peux le constater. Toujours la même peinture et le même four qui ne se règle jamais à la même température. Et si tu regardes dans cette jarre à biscuits, je suis sûr que tu peux trouver un ou deux cookies, lui confiai-je, fouillant dans le pot pour en ressortir deux biscuits.

J’en donnais un à mon amie avant de m’asseoir sur le tabouret, tout près d’elle. Je continuais de mâcher la douceur avant d’avaler.

- Ça doit sûrement être bien meilleur que des scones, lui dis-je, pour la taquiner. Que fais-tu ici ? J’étais certain que tu ne… que tu ne reviendrais jamais.

Le soir de pluie faisait partie du top trois des pires souvenirs de ma vie. Incluant mon premier repas chez la chasseuse ainsi que le soir où mes parents m’ont annoncé le divorce, dans la salle à manger. Les gens partaient et finissaient toujours par revenir. Je n’étais pas resté éternellement dans mon coin. Beacon Hills nous rappelait incessamment à elle. Je suis content d’être de retour. Je suis content que Lizza soit près de moi.

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MessageSujet: Re: Le passé nous rattrape : Des retrouvailles   Mar 18 Nov - 23:38


Moment si attendu








-Oui bien sûr, me dit-il aussitôt.

A cette annonce, je me remis à respirer. Je fis un pas, et il se rangea près de la porte pour me laisser entrer. Je sentais son regard posé sur moi. Il devait tomber de la lune en me voyant débarquer à l'improviste comme cela. Je me rendis compte que Scott avait vraiment grandi. Il faisait au moins au bon mètre quatre-vingts et son débardeur laissait entrevoir sa carrure musclée. Dire que l'on avait le même âge! Il faisait à présent bien plus âgé que moi, contrairement à autrefois. Sa voix grave résonnait dans ma tête. J'avais encore en souvenir  sa petite voix de gamin et le Scott que je voyais ici avait l'air tellement plus sûr de lui, plus mature et plus adulte. Je ne pus m'empêcher de sourire intérieurement. Il était devenu plutôt pas mal. Il m'emmena aussitôt dans la cuisine. Je remarquai que rien n'avait changé. Mon cœur fit un bond dans ma poitrine. La décoration était intacte, identique à celle de mes souvenirs. J'avais l'impression d'avoir de nouveau 12 ans et de venir passer la soirée avec tout le monde. Les fameuses soirées pyjama inoubliables chez les McCall. Que de si bons souvenirs ! J'eus un goût de nostalgie dans ma bouche. Mon regard se reporta sur le jeune homme. Les mains dans les poches, il regardait tout autour de lui comme s'il redécouvrait sa maison en même temps que moi. Les mots me manquaient et j'étais toujours muette. Scott s'aperçut  alors probablement que je regardais le four, car il brisa le silence et me dit :

- Rien n'a vraiment changé ici, comme tu peux le constater. Toujours la même peinture et le même four qui ne se règle jamais à la même température. Et si tu regardes dans cette jarre à biscuits, je suis sûr que tu peux trouver un ou deux cookies.

Ah les fameux cookies aux trois chocolats. Jamais je n'avais rencontré de nouvelle occasion pour goûter à ses cookies. Cette recette était succulente et je n'avais pas eu la chance de réussir à les reproduire à la perfection comme Scott. Il en prit deux dans le pot et m'en donna un et m'adressa un petit sourire. Je le lui rendis timidement. Il avança le tabouret et s'assit près de moi. Scott dut sentir mon malaise, car il se mit aussitôt à plaisanter.

- Ça doit sûrement être bien meilleur que des scones, me taquina-t-il.

J'ascquiessai tout en laissant échapper un petit rire, et son rire se mêla au mien. Il était toujours aussi drôle et avait toujours ce petit regard malin et taquin que j'aimais bien.

- Que fais-tu ici ?, me demanda-t-il enfin.

C'était la question qui devait le tirailler le plus.

- J'étais certain que tu ne... que tu ne reviendrais jamais.

Lui aussi semblait nerveux. Mais il n'arrêtait pas de sourire. Cela m'encouragea. Je le regardais. J'avais l'air totalement ailleurs, mais en vérité je me perdais dans son visage. J'essayais d'y distinguer le plus de choses possibles. J'avais l'impression d'être entre rêve et réalité. J'y étais enfin vraiment. J'allais pouvoir tout lui raconter. Quelques secondes s'écoulèrent dans le silence et je commençai timidement. Décidément, j'étais bien timide aujourd'hui, ce n'était pas dans mon habitude ! Mais la situation était bien plus délicate. Mais à présent, je me sentais sereine. Je voyais Scott, qui me regardait d'un air si doux.

- Tu dois te demander pourquoi je suis ici. En fait c'est très compliqué et simple en même temps. Je vais peut-être te sembler directe, mais je sais ce que tu es. Enfin, je veux dire...,hésitais-je, que tu es un... un loup-garou et un alpha. Avant que tu me demandes comment je le sais, c'est Jackson Whittemore. Comme tu le sais il est parti à Londres et en soirée étudiante, tu vois, nous nous sommes rencontrés et bous sommes tombés amoureux et son alpha m'a transformée. Ça parait incroyable comme histoire j'en suis consciente.

Le pauvre. Je venais d'être trop directe en résumant toute mon histoire n'importe comment, mais seuls ces mots m'étaient venus à l'esprit. S'il se rappelait de moi petite, cela ne devait pas trop le choquer.

- C'était il y a environ deux semaines, continuais-je. Ensuite, Jackson et son ami sans nom sont partis comme ça, sans aucune raison et Jackson m'a laissé une lettre en me disant que je devais aller voir la seule personne que je n'avais pas oublié à Beacon Hills. Hm donc toi Scott.

Je marquai un instant de pause. ''Que je n'avais pas oublié'' sonnait tellement faux, vu que Scott et moi avions perdus contact tellement rapidement. Mon dieu, quel manque de tact !, m'exclamais-je intérieurement. Mon but n'était pas de le blesser ou quoi que ce soit. Je pouvais être si empotée parfois ! M'éclairant la gorge, Scott me laissa continuer et je me repris.

- Je suis consciente que nous avons perdu contact Scotty mais tu.. tu es toujours resté dans ma mémoire.

Je notai que je l'avais appelé par non petit surnom d'autrefois. Sur le dernier mot de ma phrase, j'avais senti ma voix dérailler. Je devais absolument me reprendre, sinon j'allais me mettre à pleurer. C'était trop d'émotions d'un coup. J'avais juste envie que l'on se prenne dans les bras et de pleurer de joie. Mon cœur battait si fort et mes mains tremblaient à présent.

- Je suis donc un loup-garou... Je n'ai aucune idée de ce que je dois faire, je ne sais strictement rien du tout, à part ce que j'ai lu dans les livres, genre Twilight, plaisantais-je. Mais je pense que cela ne doit pas être pareil. Je suis effrayée à l'idée de me transformer, j'ai peur de blesser ou de tuer des pauvres gens, de ne pas avoir le contrôle, je ne sais pas comment faire, j'ai peur d'être seule...

J'avais tout déballé d'une seule traite. Cela me faisait un bien fou car je n'avais pu en parler à personne. Personne ne m'aurait crue de toute manière. Je ne savais pas ce que mon ami pensait à ce moment-là. Petits, lors de nos soirées pyjamas, Scott et moi nous amusions parfois lorsqu'on était que tous les deux, à nous glisser dans la peau d'être surnaturels afin d'inventer des petites histoires. Je me souvenais également d'un soir en particulier. Lors de son anniversaire, Scott avait eu l'autorisation d'inviter beaucoup de gens. C'était ce soir-là qu'il m'avait inventé mon surnom suite à un petit quiproquo: Lizza Pizza. Je me demandais s'il s'en souvenait encore, et cette pensée me fis sourire. Toute cette maison qui dégageait une atmosphère si chaleureuse, m'amenait à repenser à tout mon passé d'un seul coup. Scott était toute mon enfance et j'étais si heureuse d'être ici avec lui.

- Je comprendrais que tu m'en veuilles, car je t'ai blessé et tu ne peux pas savoir comment je m'en veux. J'espère vraiment que tu pourras me guider dans toute cette histoire un peu farfelue., car il n'y a qu'en toi que j'ai... confiance, avouais-je. Je suis heureuse de te voir tu sais. Et t'as tellement grandi !, m'exclamais-je. J'aimerais rattraper tout ce temps avec toi. Refaire des cookies aussi si tu veux. Ceux d'Angleterre ont vraiment un goût bizarre, crois-moi.

''Refaire des cookies''. J'avais bien dit ça. Cela m'avait échappé. Je me sentais si libérée à présent. Il me restait encore tellement de choses, une quantité inimaginable à lui raconter et à lui demander. Comment avait été l'Angleterre, ce que j'étais devenue et ce que lui était devenu ! Je mourrais d'impatience de savoir tout cela. D'un côté, je maudissais Jackson car tout était de sa faute, mais... de l'autre côté.. J'étais finalement ici avec mon meilleur ami. Ce ''Wolf thing'' allait sûrement nous aider à renouer nos liens. En tout cas je l'espérais très très fort.
Je trépignais d'impatience dans ma tête. ''Nature impatience Lili'', me disais ma mère. Je ne changerais donc jamais. Ayant soudainement pris conscience que je n'avais fait que parler sans m'arrêter, je me posai et croqua dans mon cookie. Le goût était si délicieux.


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MessageSujet: Re: Le passé nous rattrape : Des retrouvailles   Sam 22 Nov - 8:37



Listen to the rain.



Lizza redécouvrait les lieux ainsi que cette enfance qui nous semblait si loin quand nous y repensions en regardant les murs autour de nous. Seulement les photographies dans les cadres témoignaient du temps qui avait passé. Le reste était pratiquement pareil. Je pouvais presque imaginer la version plus jeune de mon amie regarder les murs avec la même fascination. Comment tant de temps avait-il pu passer ?

Lizza était devenue une magnifique jeune femme. Elle paraissait encore timide et je peinais à retenir un sourire.  Elle qui était habituellement si fonceuse. Il était impossible de la stopper quand elle avait quelque chose en tête ou une « brillante idée ». Si ce n’était pas Stiles qui m’entraînait dans les plus vils problèmes, ce serait elle qui se chargerait de me faire prendre un chemin que je n’emprunterai jamais par moi-même. Découvrir des paysages que je ne verrai pas si je restais seul dans mon coin. Ils incluaient surtout des salles de retenue ainsi que le coin de ma chambre. Mais on disait souvent que les souvenirs qui nous marquaient étaient ceux des journées où nous avons osé vivre un peu plus fort.

Cinq ans est un bon morceau de vie. Cinq ans représentent plus que le temps que le nouveau brin de vie ne prend pour apprendre à parler ou apprivoiser le monde ainsi que ses enchantements. Je peinais encore à croire que nous nous étions séparés aussi longtemps. Le contact était plus facile à faire que je ne le pensais. Je croquai dans ma douceur aux trois chocolats. Lizza faisait de même. Les bruits de mastication furent tout ce que nous entendions pendant un moment. Mon amie avala avant de reprendre, avec nervosité.

- Tu dois te demander pourquoi je suis ici. En fait c'est très compliqué et simple en même temps. Je vais peut-être te sembler directe, mais je sais ce que tu es. Enfin, je veux dire... que tu es un... un loup-garou et un alpha. Avant que tu me demandes comment je le sais, c'est Jackson Whittemore. Comme tu le sais il est parti à Londres et en soirée étudiante, tu vois, nous nous sommes rencontrés et nous sommes tombés amoureux et son alpha m'a transformée. Ça parait incroyable comme histoire j'en suis consciente.

Je retrouvais bien mon amie directe. Elle avait tout dit cela en une traite avant que je ne puisse placer un seul mot. Lizza avait toujours été comme ça. Mais ce n’était pas tant le fait qu’elle ait su que j’étais un loup qui me tracassait… Elle était tombée en amour avec Jackson Whittemore? Une soirée étudiante? Je pensais que les Anglais étaient tous des élèves modèles. Ils faisaient des soirées aussi? Et un alpha? Un alpha anglais? J’avais des mauvais souvenirs de mon escale en Angleterre avec Aaron et Ruby. Je bus une gorgée de lait.

- C'était il y a environ deux semaines. Ensuite, Jackson et son ami sans nom sont partis comme ça, sans aucune raison et Jackson m'a laissé une lettre en me disant que je devais aller voir la seule personne que je n'avais pas oublié à Beacon Hills. Hm donc toi Scott. Je suis consciente que nous avons perdu contact Scotty mais tu.. tu es toujours resté dans ma mémoire. Je suis donc un loup-garou... Je n'ai aucune idée de ce que je dois faire, je ne sais strictement rien du tout, à part ce que j'ai lu dans les livres, genre Twilight. Mais je pense que cela ne doit pas être pareil. Je suis effrayée à l'idée de me transformer, j'ai peur de blesser ou de tuer des pauvres gens, de ne pas avoir le contrôle, je ne sais pas comment faire, j'ai peur d'être seule... Je comprendrais que tu m'en veuilles, car je t'ai blessé et tu ne peux pas savoir comment je m'en veux. J'espère vraiment que tu pourras me guider dans toute cette histoire un peu farfelue, car il n'y a qu'en toi que j'ai... confiance. Je suis heureuse de te voir tu sais. Et t'as tellement grandi ! J'aimerais rattraper tout ce temps avec toi. Refaire des cookies aussi si tu veux. Ceux d'Angleterre ont vraiment un goût bizarre, crois-moi.

Elle baissait la tête pour prendre une bouchée de son biscuit. Je mis mes doigts sous son menton pour le relever. Je la regardai dans les yeux. Ce n’était pas difficile de lui dire ce que j’avais sur le cœur.

- Je ne t’en ai jamais voulu. Je sais qu’on n’a pas toujours le choix de suivre nos parents, et je ne t’en veux ni pour ça, ni pour les autres. C’est dur de correspondre aussi et il y avait le décalage. Mais je ne t’ai jamais oublié. Je pensais souvent à toi en allant chez Mrs. Miller et elle me disait que nos chemins finiraient par se recroiser. Les gens disent toujours cela… mais je suis content que cela était vrai cette fois.

Je pris une pause avant de continuer.

-En ce qui concerne la transformation… c’est difficile. Je ne te mentirai pas en te disant que cela a pris environ un an avant que je ne contrôle bien mes facultés. Encore aujourd’hui, c’est une question de contrôle. Il faut que je m’assure que mon cœur ne bat pas trop vite. Mais ça va beaucoup mieux, fis-je avec un sourire. Stiles m’a énormément aidé. Il est au courant pour le surnaturel aussi. Je me suis fait mordre il y a deux ans quand il m’a invité à aller chercher une moitié de cadavre avec lui dans la forêt… Je ne suis un alpha que depuis quelques mois par contre.

Je montrai des photos de l’anniversaire d’Alan sur le frigo. Une photo de meute était présente collée à l’aide d’un simple aimant.

-J’ai ma propre meute maintenant et je pense que je me débrouille bien. Il va falloir que tu la rencontres un jour ! dis-je avec enthousiasme. Isabella – la brune en haut à droite – est super gentille. Elle a même accepté de nous laisser sa maison pour que nous y établissions un peu notre quartier général. On l’appelle la « tanière ». Stiles fait aussi partie du lot, bien sûr, et il y a Lydia. Tu te souviens de la blonde vénitienne qui ne voulait jamais jouer avec nous ? Elle est devenue une de nos meilleures amies.

Je me levai pour prendre la photo et la donnai à mn amie. Je pointai les visages en donnant les noms, tout en expliquant que trois meutes étaient présentes en ville. Aaron et Ruby avaient les leurs. Le premier recrutait davantage des gens fonceurs et hors du lot, où la policière préférait les adultes et loups expérimentés.  Je m’approchai de Lizza pour lui chuchoter à l’oreille, non sans un clin d'oeil.

-C’est quand même ma meute la meilleure.

Je me retournai sur ma chaise pour jeter un œil à l’horloge accrochée sur le mur.

-On a toujours le temps pour des cookies. La jarre est pratiquement vide, et Henry passera sûrement en chercher cet après-midi. Lui et moi mangeons tellement à la tanière que Bella nous interdit de nous approcher de la cuisine en dehors des heures de repas. Ne bouge pas, demandai-je à mon amie, je reviens tout de suite.

Je cherchai deux tabliers dans un des placards et en donnai un à Lizza. Passant le mien par-dessus ma tête, je fis un nœud derrière mon dos pour le garder en place.

-À toi de jouer, Lizza Pizza ! Tu te souviens de la recette ?

La cuisine égayait les mœurs et inspirait les esprits. J’espérais que cette petite expérience culinaire nous permettrait de renouer le contact, retrouver le lien si spécial que nous partagions auparavant.

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MessageSujet: Re: Le passé nous rattrape : Des retrouvailles   Dim 23 Nov - 20:38


Stories, stories, stories








Je baissais la tête tout en avalant un morceau de mon biscuit. A ce moment-là, mon ami se rapprocha de moi encore plus près. Nos visages étaient maintenant à quelques centimètres l'un de l'autre. Je vis son bras s'avancer et d'un geste doux, il effleura mon menton pour le relever de façon à ce que nous nous regardions dans les yeux. Des frissons parcoururent mon corps tout entier. Ses doigts étaient agréablement tièdes et je lisais dans ses yeux de la douceur. J'esquissai un petit sourire. Scott dégageait la gentillesse elle-même et le sentiment de chaleur et de bien-être qui m'envahissait continuait tandis que j'écoutais ses mots.


- Je ne t'en ai jamais voulu. Je sais qu'on n'a pas toujours le choix de suivre nos parents et je ne t'en veux ni pour ça, ni pour les autres. C'est dur de correspondre aussi et il y avait le décalage. Mais je ne t'ai jamais oublié. Je pensais souvent à toi en allant chez Mrs. Miller et elle me disait que nos chemins finiraient par se recroiser. Les gens disent toujours cela... mais je suis content que cela était vrai cette fois.


C'était la première fois depuis que j'étais entrée qu'il parlait autant. Cette réponse que j'avais si longtemps attendue. Il n'était pas fâché contre moi et me comprenait entièrement. Il ne m'avait jamais oublié. Nous ne nous étions jamais oublié l'un comme l'autre. Comment une telle amitié était possible ? C'était un miracle. C'était juste magnifique. Je me mis à sourire tout en rougissant légèrement. Une larme coulait sur ma joue sans même que je ne m'en rende compte. Ce que je ressentais à cet instant-là était tout simplement inexplicable et indicible. Je me sentais tout simplement soulagée et débarrassée d'un énorme poids. Après avoir vécu tant d'années où je m'étais faite à l'idée que je ne le reverrais jamais, mon vœu s'était finalement exaucé. Le destin pouvait parfois s'avérer merveilleux. Scott était content que je sois de retour. Lorsque j'avais parlé de Jackson et de soirées j'avais senti mon ami un peu déboussolé.
Certes, il avait tout fait pour ne pas le montrer, mais comme d'ordinaire, j'étais plutôt douée pour deviner les sentiments des personnes. Il devait probablement se demander pourquoi en Angleterre nous nous amusions après les cours. Tant de clichés sur les Anglais que les gens pensaient, mais qui en réalité se révélaient faux pour la plupart du temps. Cela m'amusait tellement, car moi aussi, j'avais commencé par penser tout ça avant de découvrir moi-même. Certes, ça changeait de l'Amérique, mais nos petites soirées se déroulaient toujours bien. Je me demandais si Jackson et Scott avaient été bons amis. Sans même réfléchir, je connaissais déjà la réponse. Non. Tout deux étaient bien trop différents pour s'entendre correctement. Leurs caractère s'opposait. L'un était plutôt discret et l'autre totalement extravagant, ce qui ne pouvait pas coller. Scott se rapprocha et me regarda d'un air maintenant plus profond, presque grave. J'y décelais une sorte de compassion ou de pitié, j'hésitais entre les deux.


- En ce qui concerne la transformation... c'est difficile, m'annonça-t-il. Je ne te mentirai pas en te disant que cela a pris environ un an avant que je ne contrôle bien mes facultés. Encore aujourd'hui, c'est une question de contrôle. Il faut que je m'assure que mon cœur ne bat pas trop vite. Mais ça va beaucoup mieux, fis-il avec un sourire. Stiles m'a énormément aidé. Il est au courant pour le surnaturel aussi. Je me suis fait mordre il y a deux ans quand il m'a invité à aller chercher une moitié de cadavre avec lui dans la forêt... Je ne suis qu'un alpha que depuis quelques mois par contre.


J'étais impressionnée. Scott était un alpha, c'est-à-dire le rang le plus haut chez les loups. Je ne pus m'empêcher d'être admirative et fière de lui. Cependant, je ne parvenais pas à m'imaginer Scott commander les autres. Cela ne lui ressemblait pas, car il avait toujours été du genre à obéir. Surtout à moi quand nous étions gamins, riais-je dans ma tête. Mais, tant de temps était passé. Il avait dû changer à propos de cela. J'étais bien évidemment moins ravie concernant ce qu'il venait de m'annoncer. Je me sentais incapable d'y faire face. Un an ? Mais c'était totalement affreux ! Comment allais-j'y parvenir ? D'un autre côté, cela me ravissait que Stiles soit au courant. Ce bon vieux Stiles ! Lui aussi m'avait manqué ! Le savoir toujours ami avec Scott m'amusait. J'imaginais déjà ces deux-là inventer toujours plus de bêtises à faire. J'étais certaine qu'elles s'étaient empirées au fur et à mesure des années. Aller chercher la moitié d'un cadavre dans les bois ! Cela ressemblait bien à l'image que je me faisais de leurs sacrés coups. C'est-à-dire du n'importe quoi génial tout craché ! Aider Scott n'avait pas dû se révéler une tâche aisée pour Stiles. J'étais sûre que cela avait dû le ravir, lui qui avait toujours aimé les mondes un peu farfelus et rempli d'inattendu ! Mélissa était-elle au courant ? J'espérais pour elle tout de même. Elle qui était si proche de son fils. Tant d'interrogations partaient dans tous les sens dans ma tête.
Scott se leva et s'empara d'une photo accrochée au réfrigérateur. Tout un groupe de personnes était dessus. Je remarquai immédiatement Scott qui était sur la droite. Il s'amusa à me montrer tout le monde les uns après les autres, en me parlant un peu de leurs histoires. Tous avaient l'air ravis et heureux. Mon ami était si excité à l'idée de me raconter tout. Il m'invitait même à les rencontrer un jour. Cela me fit chaud au cœur. Il continuait tout en me parlant d'une certaine Isabella, puis de Stiles et enfin de Lydia. Je fus très surprise de savoir que cette dernière était devenue une de leurs meilleures amies ! En revanche, elle n'avait pas changé de tête. Toujours la même petite bouille. Elle qui était toujours la première à nous ignorer lorsqu'on lui proposait de jouer tous ensemble. Je me rappelais que Stiles avait un gros coup de cœur pour elle. Je le voyais toujours se retourner à son passage pour l'admirer. Ses sentiments avaient-ils changés pour répondre à ceux de Stiles ? Bonne question.
Scott m'appris qu'il y avait trois meutes de loups à Beacon Hills. Une appartenait à un certain Aaron, puis une autre à une certaine Ruby. Beaucoup de gens étaient donc comme moi et Scott. Cette ville était donc devenue un vrai nid de créatures surnaturels. Qui s'en serait douté ?


- C'est quand même ma meute la meilleure, chuchota Scott à mon oreille.


Je ris. Ses yeux étincelaient de joie rien qu'en me confiant cela. Il se tourna et regarda la pendule, puis s'exclama tout en se levant d'un bond.


- On a toujours le temps pour des cookies. La jarre est pratiquement vide et Henry passera sûrement en chercher cet après-midi. Lui et moi mangeons tellement à la tanière que Bella nous interdit de nous approcher de la cuisine en dehors des heures de repas. Ne bouge pas, me demanda-t-il. Je reviens tout de suite.


Je reconnaissais bien Scott. Toujours aussi grand mangeur ! Je n'étais plus du tout nerveuse à présent. Mon ami m'avait mise en confiance et je me sentais si en forme. J'étais également certaine que Jackson avait raison. Scott allait m'aider et je sentais en lui beaucoup de joie et d'excitement. Quant à moi, je ne me sentais pas prête à le re-quitter une deuxième fois maintenant que nous étions enfin réunis. Ces premiers instants de retrouvailles s'étaient plutôt bien passé, pensais-je. Chacun notre tour, nous avions raconté des petits morceaux de notre histoire. Mais comment Scott allait-il m'aider pour me contrôler lorsque je serais en loup-garou ? Je ne pouvais m'empêcher de ressentir de l'inquiétude. Mais j'avais décidé de placer tout mon espoir et toute ma confiance en lui. Cet ami si gentil, si sincère et si compréhensif. Scott revint dans la cuisine avec deux grands tabliers bleus dans les bras. Il m'en tendit un. Je le remerciai. Ayant compris ce que mon ami me proposait de faire, je m'empressai d'accrocher mon tablier.


-À toi de jouer, Lizza Pizza !, me lança-il. Tu te souviens de la recette ?


Je nous revoyais déjà dans cette cuisine qui n'avait pas du tout changée.


- Bien sûr que oui Chef !, répondis-je. Et si je ne me trompe pas de placard..., fis-je tout en regardant, le sucre se trouve ici et la farine là, affirmais-je sûre de moi.


Évidemment bingo ! J'avais raison. Rien n'avait bougé, tout était rangé à sa place. Je n'avais pas oublié et je lui en fis la remarque. Je m'occupais déjà de mélanger ma farine et mon sucre après les avoir mesurés. Je plongeai alors ma main dans le saladier, afin de saisir une petite poignée de farine et je la balançai à Scott tout en éclatant de rire.


© Isaac
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MessageSujet: Re: Le passé nous rattrape : Des retrouvailles   Lun 1 Déc - 6:11



Spécial du chef.



Je passai mon tablier par-dessus ma tête et me contorsionnai pour trouver les deux lanières qui me permettraient de faire un nœud derrière ma taille. Faudrait que je touche deux mots à l’inventeur de ce truc. Nous ne sommes pas tous ambidextres. Je réussis cependant à serrer le tissu autour de mon corps. Le spectacle que je donnais devait être comique. Je paraissais comme un pingouin qui boitait de la patte. Lizza finit par me répondre.

- Bien sûr que oui Chef ! Et si je ne me trompe pas de placard... le sucre se trouve ici et la farine là, affirmai-t-elle avec certitude.

Je la laissai se diriger vers les placards et constater par elle-même qu’elle avait raison. Nous n’avions absolument rien changé dans cette maison. Elle était pratiquement pareille que depuis le divorce. Une seule essence avait été perdue et je la retrouvais peu à peu. Mon père répondait encore présent. Tout était bien. Je sortis les tasses à mesurer et les déposai sur le comptoir. Lizza mélangeait la farine et le sucre. Je recouvrais un plateau avec un papier-parchemin. Je m’affairai à ma besogne avec précision. Je reçus soudainement une tempête de neige blanche dans les yeux. Je restai penaud une seconde avant de secouer la tête, comme un chien le ferait pour se débarrasser de l’eau recouvrant sa fourrure. Lizza riait aux éclats.

-Si tu veux jouer à ça…

Je fis briller mes yeux de leur lueur rouge quelques secondes, me faufilai rapidement derrière la jeune fille et commençai à la chatouiller. Je visais les endroits où je savais que celle-ci était chatouilleuse. Des années et des années de jeux m’avaient permis de découvrir les points faibles de Lizza. La maison se perdit dans les éclats de rire et sembla briller autrement. Cette lumière chaude resplendissante de joie et d’amour. J’arrêtai en voyant que le bol menaçait de tomber au sol. Je le rattrapai en un geste agile. Je me relevai et essuyai la farine autour de mes yeux, tendant la main à mon amie pour l’aider à se relever.

-On devrait peut-être continuer la recette.

Je me redressai et ajoutai les derniers ingrédients. Quelques coups de fouet et la pâte fut fin prête. Je ne pus m’empêcher de prendre furtivement un petit morceau de celle-ci dans le bol pour le porter à ma bouche. Elle était absolument délicieuse. Il y a des jours où je venais à penser que la pâte à biscuit est quasiment meilleure que le biscuit en tant que tel. Elle était délectable. Ce devait être le délice des dieux de trois ans. J’étalais la pâte et la coupais à l’aide d’emporte-pièces. Il y en avait de toutes formes. Je choisis celui en forme de lune. Je le relevai devant mon œil, le montrant à Lizza.

-Des biscuits surnaturels pour un adolescent surnaturel. Ma mère a acheté cet emporte-pièce pour plaisanter. Elle a eu de la difficulté à accepter que je sois un loup au début, mais elle a fini par s’y faire. Il n’y a plus vraiment de secret entre nous. Ma transformation nous a vraiment rapprochés. C’est bien qu’elle soit au courant. Ça me donne un support autre que Stiles et la meute.

Je mis les biscuits dans le four. La chaleur de celui-ci me brûla le pourtour des yeux quelques secondes jusqu’à ce que je referme la porte.

-Une dizaine de minutes et ce sera prêt.

J’adore les biscuits.
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MessageSujet: Un souvenir qui restera pour toujours dans mon esprit [RP terminé]   Jeu 15 Jan - 19:21


Un souvenir qui restera pour toujours dans mon esprit








Scott reçut toute la farine dans les yeux. Il demeura bouche-bée pendant quelques secondes, ce qui me fit rire aux éclats. Sa béatitude était vraiment drôle à voir. Il se s'y attendait pas du tout. Il s'en débarrassa enfin en secouant la tête.


- Si tu veux jouer à ça.., dit-il-amusé.


Soudainement, ce fut à mon tour de rester quelques secondes sans voix car il se mit à me regarder fixement et ses yeux passèrent du marron au rouge. Magnifique ! J'étais impressionnée et cela me donnait encore l'impression de me trouver dans un film surnaturel. M'y ferais-je un jour ? Je me demandais quelle couleur mes yeux allaient être, une fois que j'allais me transformer en loup. Il courut vers moi et se mit à me chatouiller. Ce fut plus fort que moi ! Je me pliai en deux automatiquement tout en me tordant de rire car ses doigts touchaient mes points les plus sensibles. Il n'avait pas oublié ! J'étais très chatouilleuse et je riais si fort que je tombai au sol dans ma folie. Par la fenêtre, le soleil s'était mis à briller, comme si le sentiment de joie qui s'était créé dans la maison influençait les astres. Au moment où le bol de cookies se mit à tanguer sur la table, Scott eut le réflexe de l'attraper d'un geste rapide comme l'éclair et me tendit la main pour m'aider à me relever.


- On devrait peut-être continuer la recette, fit-il d'un faux air sérieux.
- Oh oui, tu as raison, lui répondis-je, toujours pas remise de mes émotions.


Nous y ajoutâmes tous les ingrédients afin d'obtenir une pâte ferme. Elle donnait très envie ! Scott eut la même pensée que moi car il y plongea son doigt. Je le suivis aussitôt. J'étais bien trop gourmande pour résister à cette envie. D'ailleurs, selon moi, ne pas faire un gâteau sans goûter la pâte une seule fois, n'était pas vraiment faire un gâteau. Nous nous amusions à étaler la pâte et mon ami sortit toutes sortes d'emportes-pièces pour former nos petits biscuits.
L'air très fier, il m'en montra un en particulier. Ayant aussitôt compris, un grand sourire se dessina sur mes lèvres.

Des biscuits surnaturels pour un adolescent surnaturel. Ma mère a acheté cet emporte-pièce pour plaisanter. Elle a eu de la difficulté à accepter que je sois un loup au début, mais elle a fini par s'y faire. Il n'y a plus vraiment de secret entre nous. Ma transformation nous a vraiment rapprochés. C'est bien qu'elle soit au courant. Ça me donne un support autre que Stiles et la meute.

Mélissa était donc au courant. Je pensais aussitôt que c'était mieux pour Scott et elle. J'avais toujours considéré Mélissa comme une femme forte, qui était capable d'accepter tout de ce qu'il y a de plus grandiose.
Une fois tous les biscuits terminés, nous les mirent avec précaution dans la plaque et nous les glissâmes dans le four. Quelques minutes plus tard, tandis que Scott et moi rangions et nettoyions la cuisine, les cookies étaient déjà prêts. Ils étaient encore plus délicieux, c'était incroyable !
Je regardai la pendule. Cela fait plus de une heure que j'étais ici et je n'avais pas du tout vu le temps passer !


- Ah Scotty, je me souviens quand nous avions fêté Noël ! Nous avions fait au moins une centaine de cookies en forme de sapin ! Ils s'étaient tous mangés! ,racontais-je. Ah, il faudrait absolument qu'on fasse une soirée pyjama! Avec les batailles de coussins, les chamalows et le bon dessert au chocolat devant la télé.


J'avais si envie de faire plein de trucs en compagnie de Scott! Je comptais au plus vite m'inscrire au lycée de Beacon Hills ! Cela allait faire drôle et changer du lycée en Angleterre ! Moins fatiguant et plus libre ! Adieu les uniformes verts et gris ! Je me souvins soudainement la fois où nous avions été faire du shopping pour la première fois tout seuls ! Nous nous étions enfermés dans une cabine d'essayage afin d'enfiler le plus de vêtements possible les uns sur les autres ! Totalement débile si on y repense ! La fin avait été un peu moins glorieuse lorsque la vendeuse s'était rendu compte de notre petit jeu ! Halala.
Si j'avais bien compté, j'avais deux semaines devant moi à vivre normalement avant le grand jour. Ensuite, tout changerait, j'en avais le pressentiment. Mais j'allais faire tout mon possible que tout se passe bien afin de garder une vie normale. L'expérience des autres loups de la meute de Scott allaient probablement me guider. Cela allait me donner l'occasion de revoir tout le monde.


- Oh je suis  heureuse de t'avoir revu Scotty !, finis-je par lui dire toute enjouée.


Je jetai un coup d’œil à la pendule. Tout était passé beaucoup trop vite. Je devais aller aider ma mère avec les cartons, elle avait probablement besoin de mon aide. J'allais revoir Scott très bientôt, nous allions aller maintenant à la même école. Cette pensée me redonnait du courage. Je me sentais si bien, je l'avais revu après tant d'années et tout paraissait si paisible. J'expliquai la situation à mon ami tout en lui promettant que nous allions nous revoir de nouveau très bientôt. Une chose était sûre et certaine. Je n'envisageai pas ma vie à Beacon Hills sans lui. Avec assurance et un grand sourire, je me dirigeai vers lui et le prit dans mes bras pour lui donner un câlin. Un câlin... de retrouvailles.




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MessageSujet: Re: Le passé nous rattrape : Des retrouvailles   

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