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 Hasard métamorphique

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Iona Litton

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MessageSujet: Hasard métamorphique   Jeu 8 Jan - 15:57

Que de soupirs...

Iona ne s'en rendait presque pas compte, savourant la solitude, après sa dernière rencontre dans les sous-bois qu'elle venait de quitter. A son plus grand bonheur... parler lui semblait plus simple en pensée. Dans son imagination, elle pouvait exprimer librement les mots qu'elle souhait, quand elle le voulait et avec autant de mensonges que calculé. Ceci sans contraintes... Mais user de la voix ! Quelle plaie... beaucoup trop de nouvelles variables à maîtriser. Le ton. Les gestes. Les mots même... Comment se fait-il que ce soit si dur de ne pas parler comme l'on pense ? Si dur de mentir ?
- "Je n'ai cure de ce que tu peux prononcer... seules les pensées que je perçois de toi m'intéresse. Alors tais-toi", se cita-t-elle à haute voix. Non... c'est exactement ce que je ne dois pas exprimer pour ne pas heurter... mais comment demander autrement à quelqu'un de ne pas parler ?
Elle s'amusa à frapper les branches givrées de ses pieds, tout en avançant, absorbée par ses réflexions.
Elle s'arrêta un instant, ce demandant s'il ne valait pas mieux qu'elle attache et bâillonne les êtres humains pour pouvoir profiter de leur présence tranquillement. Après tout... ils empaillaient ses compères pour en faire des objets de décoration... Pourquoi pas elle ? L'idée d'elle, leur arrachant les yeux pour les remplacer par des pupilles de verre teint pour les empailler lui soutira un sourire charmé.
- Non... on risquerait de me chasser pour ça... Ne pas empailler d'humain... En rêve peut-être... par contre... fit-elle avant de continuer.
Cela lui semblait stratégique de s’entraîner à parler toute seule. A force, probablement qu'elle atteindrait un niveau d'élocution à la hauteur de son esprit. Mais la faim et la fatigue l’assommait. Penser lui était de plus en plus difficile. Au point que son regard se porta sur une pomme de pain, se demandant si elle pouvait s'en nourrir. Alors qu'elle savait pertinemment que les humains n'en mangeait pas. Mais en désespoir de cause...
Sa main s'abaissa à quelque centimètre du sol, s’appétant à se saisir du "fruit". Mais finalement elle se ravisa et profita du vertige qui l'assaillit alors. La tête entre les mains, elle pesta de nouveau :
- Tristes... tristes conditions humaines...

Les arbres ayant fini de tourner autour d'elle, elle continua machinalement son chemin jusqu'à trouver un lac. Il était beau... du haut de ses 1m50 environ. Beaucoup de choses prenaient une forme différente avec un peu de hauteur, comparé aux yeux-à-ras-du-sol d'un renard. Le soleil fraîchement levé venait éclairer les ondulations de la surface miroitante. La brise, toujours aussi fraîche, rythmait ses ondes et bordait un ponton presque recouvert par l'eau à certain endroit, et Iona, aussi. Plus protégée du vent par les arbres qui se clairsemaient de plus ne plus, elle se pencha d'avant en arrière en se frottant les mains pour se réchauffer. Elle avait démuni une habitation d'une chemise, qu'elle avait mal boutonné et d'une veste de cuire, toutes deux noires et visiblement trop grandes pour elle. Seul son pantalon et ses chaussures avaient miraculeusement la bonne taille, probablement "emprunté" à la même personne. Et elle regrettait de ne pas avoir pris de gants. Et à manger, bientôt...

Les hivers étaient tristes... trop peu d'insectes et de proies faciles en général. D'autant plus sous forme humaine. Elle se dit qu'elle ferait mieux de retourner en ville, qu'elle y trouverait plus aisément de la nourriture. Mais les habitudes lui collait à la peau... et ce lac lui donnait envie d'attraper des poissons. Bien que sa mère ne lui avait montré qu'une fois comment faire.
Elle trotta jusqu'au bout ponton pour s'échauffer, le faisant dangereusement tanguer sur l'eau qui s'agitait alors, perturbée dans sa tranquillité. Une fois à son extrémité, elle s'accroupit et tenta de voir à travers la surface miroitante. Elle aurait décidément préférée une rivière... Les seules formes semblables à des poissons étaient bien trop profonde... Les humains avaient des "cannes à pêche" pour ça. Elle trouvait ça tellement sophistiqué il y peu de temps... Mais vrai que pêcher à main nu ne devait pas être une tâche facile.

Mais l'espoir faisait vivre. Son imagination certainement, la fit voir une ombre à la surface. Elle agit par réflexe. Sa main plongea dans l'eau glacée et en ressortit aussitôt avec un cri de surprise. Elle se redressa en un sursaut et recula de deux bons, manquant de retourner le ponton flottant. Jamais elle n'avait trouvé une eau aussi froide !
Elle se frotta d'autant plus énergiquement les mains et marmonna de nouveau...
- Triste... triste condition humaine...

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MessageSujet: Re: Hasard métamorphique   Jeu 8 Jan - 17:43

Je ne croyais pas au hasard, mais j'espérais secrètement me tromper. Le Destin était ce qui me paraissait le plus logique, car il donnait un sens à toute vie, peu importe laquelle, surnaturelle ou pas. Aucun hasard n'aurait pu donner naissance à un monde aussi complexe, tout en le gardant stable et en complète harmonie. Malgré les efforts de hommes pour la détruire, je pensais -comme tous les membres de mon ancien clan- que la nature reprendrait tôt ou tard ses droits pour les remettre sur le droit chemin. C'était uniquement parce que les lignes tracés n'étaient pas courbes et simples, que les hommes avaient du mal à imaginer que tout ceci avait un but bien plus grand que le simple fait d'exister. Ce serait avouer que le bonheur était plus facile à atteindre que ce qu'on croyait, que nous étions juste trop bête pour nous en rendre compte... N'était- ce pas la réalité?

Je soupirai en me disant que j'étais bien trop méditatif, même si j'étais en train de pêcher dans le calme et la tranquillité. J'étais un ours polaire, un être normalement solitaire, grand amateur des glaciers. Pourtant, j'habitais près d'une forêt et étais responsable d'une meute. Celle- ci partait un peu en cacahuète depuis quelques temps, avec le départ de Maxine -mon ex-bêta de tête et ancienne petite amie- et Kyo -son fidèle protégé- qui ne reviendraient sans doute jamais, tout cela à cause de mes mensonges. Si seulement je ne lui avais pas caché que j'étais allé au pôle nord avec Cara... C'était pour éviter cette situation que j'avais accepté de ne rien dire à celle que j'aimais le plus. Malheureusement, ce fut ce qui arriva tout de même. Je n'étais qu'un idiot sans moralité! Je me levai d'un coup en brandissant ma canne à pêche d'un air totalement furieux.

«VOUS ALLEZ MORDRE ENFOIRÉ DE POISSON!?»

Et voilà, je m'en prenais maintenant à des bestioles sans conscience... De plus en plus stupide le Mata. N’importe qui aurait du mal à supporter ce froid hivernal, pas moi qui était en chemise. Ma nature ours polaire garou, alliée à mes origines en tant qu'humain, me rendait presque imperméable au froid. A l'inverse, la chaleur intense m'était malfaisante. Pour ne pas éveiller le moindre soupçon de la part des humains, j'étais sortis avec un manteau qui tiendrait chaud un iceberg. Me retrouvant seul au bord du lac, je l'avais enlevée pour me mettre plus à l'aise, le vêtement me gênait plus qu’autre chose. Soudain, des bruits de pas au loin me fit tendre l'oreille. Quelqu'un venait, je devais faire quelque chose...

«Mon manteau! Vite!»

Je tournai la tête autour de moi à sa recherche, sans succès. J'avais oublié l'endroit exact de son emplacement... J'étais perdu! Je n'avais aucune intention de subir un interrogatoire sur ma capacité à maintenir une chaleur corporelle normale malgré ce froid mordant. Sans attendre, je plongeai dans l'eau, me dirigeant vers le fond. La personne qui viendrait ne resterait certainement pas très longtemps avec ce froid, à moins d'être totalement une amoureuse de la nature...

«Espérons que ce ne soit pas le cas!»

Mes capacités d'apnée étaient plus développées que la moyenne car j'avais reçu un entraînement spécial au pôle nord, dans mon village. Cependant, je ne pouvais rester indéfiniment sous l'eau, je devais compter sur la chance pour m'en sortir. Au bout de cinq minutes, j'étais à bout: je remontai en battant des bras et des jambes, tout en réfléchissant à ce que j'allais bien pouvoir dire pour expliquer ma présence. Juste au moment de toucher la surface, j'eus l'idée de me transformer en ours polaire complet, et d'apparaître en rugissant. Je nageai ensuite du milieu du lac à la rive sans faire attention à la femme sur le ponton. Peut- être qu'elle fera semblant de ne pas me voir... Me donnant l'occasion de m'enfuir. Ou alors, remarquerait- elle qu'un ours polaire dans un endroit pareil était incongru... Mhmmm... J'étais dans la merde, c'est le mot.
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Iona Litton

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MessageSujet: Re: Hasard métamorphique   Jeu 8 Jan - 19:21

Alors qu'Iona songeait de plus ne plus sérieusement à retourner en ville, une masse idées vint la percuter. D'abord d'un réfléchi calme, mélange entre de l'abstraction philosophique et des expériences passées, qui s'affichèrent dans son esprit sous la forme de peintures glacières en nuance de blancs, de bleus et de gris. L'idée d'un tel décors décoloré la fit frissonner de plus belle. Son envie de partir s'intensifiait quand une nouvelle vague d'images l'envahit : du remord pour des êtres aimés, de la colère, toujours dans ce même paysage froid et tranquille. Mais cette harmonie gelée, figée dans une dimensions à l'apparence immuable, se brisa dans des éclats de glace pour faire place à une panique intense vis-à-vis de ce qui ressemblait de façon absurde à un manteau.
- Absurde... vraiment, déclara-t-elle d'une voix claire étouffée.
Non satisfaite du ton qu'elle venait d'employer, elle répéta plus clairement :
- Absurde.
Elle sourit. Elle aimait sa voix et ce mot. Un sourire qui disparu néanmoins aussitôt. Alors qu'elle s'attendait à voir un homme, pour produire des réflexions aussi complexes, un ours polaire sortait nonchalamment du lac, sans même lui porter un semblant d'attention. Alors qu'il sortait de l'eau, elle l'observa, perplexe.
- Voilà une créature qui me semble fortement intelligente... moi qui craignait voir un humain, me voilà ravie !
Préférant éviter d'attirer l'attention d'un prédateur plus gros qu'elle, elle préféra l'ignorer, elle aussi ; elle se retourna face au lac le temps qu'il s'éloigne. Mais ses sourcils trahirent bientôt sa confiance en sa perception. Etait-ce bien une volonté de furtivité, qu'elle ressentait ? Elle regarda à nouveau la bête, se demandant si ces idées ne provenaient pas plutôt d'un homme dans les environs. Mais aucun indice indiquaient la présence d'un être correspondant aux critères. Et après tout... l'image glacière qu'elle avait en tête correspondait bien à un ours polaire.
Un ours polaire...
Elle le scruta davantage tout en s'approchant, se demandant si elle n'était pas en train d'halluciner... mais la faim ne donnait pas d'hallucinations d'après ses connaissances. La pomme de pain peut-être... non ! Elle ne l'avait pas mangé. Et les pommes de pain n'en provoquaient certainement pas non plus, de toute façon !
- Que diable fait un ours polaire pensant dans une forêt !? Iona... Iona... voilà que tu te mets à poser des questions très pertinentes...

Elle s'approchait désormais sans crainte. Particulièrement avec elle, la peur, cause potentielle de la discrétion, était une faiblesse attirant les fourbes. Et puis cet ours ne devait pas être si terrible pour souhaiter s'effacer.
Elle continua de fouiller les environs du regard, espérant néanmoins trouver un humain, source plus crédible des flux spirituels. Un dresseur peut-être... des ours sont peut-être utilisés dans les cirques, par ici... C'était l'explication la plus crédible... Mais finalement, alors qu'elle se trouvait plus qu'à une dizaine de mètres de sa cible, ses yeux rencontrèrent un objet beaucoup plus inspirant et appréciable : exactement le même manteau qu'elle avait perçu il y a un instant... cette image de manteau mêlé à tant de peur incontrôlable...
Iona se prit la tête entre ses mains.
- Non non... les cauchemars doivent rester des cauchemars... Les cauchemars ne doivent pas devenir réels...
Mais c'était trop tard... la Kitsune commençait déjà, comme à son habitude, à planifier de quoi provoquer l'horreur dans l'esprit qu'elle visitait depuis un moment. Si cette bête nourrissait vraiment de la crainte pour ce manteau, elle pouvait l'utiliser pour l'horrifier ! Une théorie certes précipitée... dont elle n'avait pas l'habitude... mais quoi d'autre ? Quelle autre relation pourrait avoir un ours avec un manteau, à part une crainte, certainement parce qu'il l'a effrayé auparavant... peut-être justement parce que son dresseur, peut-être violent, portait ce manteau... ce qui expliquerait de plus sa présence ici... Finalement, sa théorie était parfaitement crédible. Parfaite...

Elle se saisit du manteau et s'approcha d'un pas encore plus certain de l'ours, en l'agitant énergiquement devant elle du bout des bras. Ses yeux bleues luisaient davantage qu'à l'habitude, animés par la malice. Elle ne retenait pas non plus une expression narquoise sur ses lèvres, supposant qu'un animal ne pourrait de toute façon pas s'en offusquer. Un petit rire pincé s’échappait périodiquement de sa gorge.

Elle s'approchait... persuadée du bon fondement de son maléfique plan...

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MessageSujet: Re: Hasard métamorphique   Jeu 8 Jan - 20:02

Je crus tout d'abord avoir gagné, que l'intruse était tombée dans mon piège, des plus ingénieux au passage. Ceci suffit à me faire légèrement baisser ma garde, au point de m'ébrouer pour détacher toute l'eau qui s'était accrochée à ma fourrure éclatante, au lieu de fuir tout de suite. Sur le point de partir, je sentis son regard se poser sur moi avec une telle intensité qu'un frisson d'horreur traversa ma colonne vertébrale jusqu'au cerveau. Je détestais attirer l'attention, il fallait que cette personne le comprenne.

Par réflexe ou impulsion, je me maintins immobile le temps que les yeux de la femme se détachent de moi. C'était un jeu que je faisais étant jeune, appelé «un deux trois soleil» par certains enfants. Ma transformation en ours avait éveillé en moi une nature joueuse que je n’aimais pas laisser paraître trop souvent. Ce n'était pas le moment de se laisser aller, allez! Bouge! Je n'en fis rien, osant à peine cligner des yeux. J'étais une statue, j'étais une statue, j'étais une statue... De glace bien sûr.

Je faillis sursauter en l'entendant se poser à haute voix la question de ma présence en ces lieux. Ainsi, elle s'appelait Iona? J'aimais bien, c'était plutôt joli. Mais que faisait une Iona telle qu'elle dans un endroit pareil? Cherchait- elle un animal de compagnie? Un ours de compagnie carrément, qui sait? Sinon, pourquoi s'était- elle autant rapprochée? Je commençais à vraiment avoir peur, je voulais vite m'en aller. Elle avait raison sur une chose: sa question était très pertinente. On dirait pourtant qu'elle ne s'en rendait pas du tout compte, de quel monde venait- elle exactement?

Enfin, ce n'était pas pour me déranger, j'espérais paraître tout à fait normal. Elle se mit à blablater sur les cauchemars avec une telle intensité, que j'en oubliai le jeu pour m'asseoir sur mon séant et la fixer en clignant régulièrement des yeux. J'étais intrigué par cette femme, quelque chose en elle -sans compter la rousseur de ses cheveux- me rendait nerveux. Une nervosité injustifiée en apparence, donc intéressante à creuser.

Il ne fallut que quelques battement de cils de ma part pour remarquer mon manteau juste à côté d'elle. Comme par hasard, elle le remarqua à son tour et s'en saisit. C'était du vol! Je ne rêvais pas!? J'allais lui dire de le reposer car c'était le mien, quand je me rappelai ma condition, posant mes grosses pattes avant sur ma gueule au dernier moment. Je savais parler sous cette forme, même si j'évitais car c'était à la fois ridicule et désagréable, me faisant tousser très fort parfois. En même temps, la rouquine s'approcha doucement de moi en tendant le vêtement comme on le ferait pour attiser la colère du taureau en Espagne.

Elle était sérieuse là? Elle voulait vraiment que je lui rentre dedans pour faire le torero? Je ne risquais pas de la rater moi, je n'étais pas un stupide animal fonceur. Elle insistait la rousse aux yeux en LED... Je haussai finalement les épaules, avant de lui bondir dessus. Je la plaquai au sol avec mes pattes avant, posées sur son ventre pour la bloquer. J'avais gagné, il fallait maintenant qu'elle me rende le manteau! Je le saisis entre mes crocs et tirai dessus avec peu de force.
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Iona Litton

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MessageSujet: Re: Hasard métamorphique   Jeu 8 Jan - 23:14

Un instant, Iona sentit sa précédente perplexité être partagé par l'ours. Un ours perplexe hein ? On aura tout vu... Elle dura un temps, avant qu'il se jette sur elle. D'un simple coup de patte sur son ventre, il la mit au sol, tout en tirant sur le manteau de ses crocs.
La bête devait vraiment haïr son maître ! Voilà maintenant qu'elle devenait agressive !
Le cœur de la Kitsune se mit à battre la chamade. L'adrénaline ne l'avait pas autant atteinte depuis longtemps... La frayeur voila ses yeux qui prirent une teinte argenté. Dans un même temps, elle projeta les pires horreurs qu'elle pouvait immédiatement inventer dans l'esprit le plus proche qu'était celui de la bête : la panique qui l’enserrait, les pires visions de l'enfer ; les cries, le tonnerre, les sons qui part leur violence et leur agressivité, la fuite, suggère. Aucune image précise, cependant, mise à part celle du feu, l'éternel ennemi omniprésent des créations de dieu. Ceci l'espace de trois courte seconde, durant lesquelles, aussi, elle retrouva sa forme de renard.

Dans sa transformation, ses vêtements s'étaient écrasés sur elle. Elle se débattit, bougea dans tous les sens, jusqu'à réussir à sortir par l'embouchure réservée à la tête pour échapper au monstre. Une fois dehors, toujours paniquée, elle fit des bonds pour esquiver les dangers invisibles qu'elle imaginait dans sa terreur, avant de prendre ses distances et de faire néanmoins face à l'animal.
Oreilles rabattues en arrière, tous poils roux hérissés, crocs et griffes sortis, elle le défia de son regard de feu. Ses deux queues se tenaient dans une immobilité parfaite à la verticale derrière elle. Si elle n'avait pas trouvé utile de faire persister ses visions d'horreurs, elle faisait gronder un léger grognement en échos.
En prenant le temps de l'observer, elle perçut pourtant toute la dimension inoffensive de l'animal qui lui paraissait davantage penaud et joueur plutôt qu'agressif... Et ce sentiment se confirmait aux flux de son esprit qu'elle percevait d'autant plus intensément depuis qu'elle s'était introduit dans sa tête sous la pression de la peur.

Une once de gêne parasite, venant d'elle-même, la harcela. Elle avait été imprudente, irréfléchie et elle se retrouvait ainsi dans une situation qu'elle ne comprenait pas. Elle venait probablement de paniquer face à une peluche... Heureusement, son orgueil étaient bien armé. Si les grognements s'adoucirent néanmoins, et que ses queues se décrispèrent pour onduler de façon plus sympathique ; elle parla dans l'esprit de l'ours, à qui voulait bien l'entendre :
- Tu n'avais qu'à pas m'agresser, sale animal ! Que ça te serve de leçon... à toi et tes remords puérils ! Un ours ne devrait même pas avoir ce genre de réflexions... tu ne devrais pas exister... tu es une erreur... c'est bien pour ça que je me suis fais avoir d'ailleurs... tu ne me mettra pas à terre une seconde fois !
Un peu plus à l'aise, maintenant qu'elle venait de rééquilibrer son ego de renard, elle s'assit, toujours face à lui et le toisa de ses yeux flamboyants depuis ses 20aines de mètre de distance.
- A cause de toi je viens de malencontreusement me transformer en renard... Me voilà agacée... J'avais mis tant de temps à trouver cette forme humaine... et tu me l'arraches de tes grosses pattes... Enfin... pauvre créature... je ne peux pas t'en vouloir je crois... Tu dois être si perdu... si loin de chez toi... ronronna-t-elle toujours dans son esprit.
Jamais elle n'aurait parlé à un humain de cette façon... mais le fait qu'il soit animal la rendait visiblement plus compatissante.

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MessageSujet: Re: Hasard métamorphique   Ven 9 Jan - 15:58

"GROAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARRRR"

Je rugis à l'instant même où la rousse paniquée entra dans ma tête pour y fourrer toute sorte d'images et de sensations que je ne pouvais supporter. Mon esprit humain aurait sans doute pu gérer la peur que cela provoquait chez les animaux, mais pas l'ours polaire qui voulait fuir le plus loin possible. Il s'imagina chassé par un groupe d'adolescent de mon clan avec leurs lances et leurs javelos. Il se vit aussi mourir consumé par un feu ardent qui dévorait sa chaire et ses os. Il se vit tomber dans l'eau et ne plus savoir aussi bien nager qu'il ne devrait en tant qu'ursidé de son rang, s'enfonçant dans l'eau pendant que les poissons de la pire espèce venaient lui picorer la fourrure chacun leur tour. Tout cela dans un environnement cauchemardesque qui donnait un ton lugubre à toutes ces scènes, déjà bien éprouvante. Durant ces trois secondes, ma gueule avait lâché le manteau pour rugir de toutes mes forces sur la jeune fille, pour qu'elle arrête.

Je le sentais que c'était de sa faute, mon esprit la rejetait sans succès. Alors que les images disparaissaient, je la vis sous une forme totalement différente: une renarde aux yeux argentés. Je reculai pour m'asseoir sur mon séant, la fixant interloqué. Une métamorphe? Pourquoi pas... Je secouai la tête une dernière fois en espérant enlevé les dernières sensations de malaise qui restaient, ce n'était pas le moment de flancher. Ses petits bonds de terreur étaient à l'opposé de la réaction suivante, qui fut de se montrer agressive. J'essayais de comprendre ce qu'il se passait, mais rien n'y fit. Ne savait- elle pas qu'un coup de patte la lui couperait pour toujours? Tant de fierté dans un si petit corps! Elle se mit en plus à me faire des reproches, alors que c'était elle qui m'avait poussé à l'attaquer en agitant le manteau. Je soupirai en m'approchant.

"Fais- moi plaisir KOF! KOF! KOF! et... arrête de me traiter comme un animal, ça devient gênant KOF! KOF! KOF!"

Recommencer à parler me faisait encore tousser... Ma grosse tête parlante n'était plus qu'à quelques centimètres de la sienne, mes yeux sombres plongèrent dans les siens clairs.

"Ok tu parles dans ma tête, mais ton ton reste assez dégradant... Je suis désolé de t'avoir fait peur, je m'appelle Mata et je suis un ours polaire garou."

Je repris forme humaine sous ses yeux pour lui montrer, je n'avais aucune raison de me méfier d'un de mes semblables. A part un sale caractère, la renarde n'avait rien de dangereux. J'étais assis de manière à faire une boucle avec mes jambes, autour de la métamorphe. Évidemment, j'étais tout nu, mais n'en ressentais aucune gêne. C'était un effet secondaire de ma transformation, ma pudeur s'envolait temporairement, même après avoir reprit ma forme initiale. Je me dépêchai de l'attraper avant qu'elle ne s'enfuit, pour la tenir par les aisselles devant mes yeux comme un bébé, lui lançant un regard intrigué. Quelle jolie petite bestiole que voilà... Elle était douce au touché et ne sentait pas mauvais comme les autres bêtes de la forêt.

"Tu t'es perdue? Je peux t'aider si tu veux, je suis le gardien de cette forêt, ma maison est à la sortie. Ou alors, préfères- tu que je t'aide à retrouver forme humaine?"

Je savais comment faire, mais il fallait qu'elle se montre plus gentille haha ~ Je lui fis un sourire des plus espiègles pour lui montrer que je tenais sa forme humaine entre ses mains, donc soit elle se calmait et devenait amicale, soit je la laissais sous cette forme. Enfin, je n'étais pas aussi sadique, je finirais par l'aider si elle n'y arrivait vraiment pas seule, mais j'aimais penser que je pourrais l'amadouer avec un peu de bluff.
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Iona Litton

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MessageSujet: Re: Hasard métamorphique   Ven 9 Jan - 22:00

L'animal, après s'être figé un instant de stupeur, commença à s'approcher calmement de sa démarche... d'ours.
- Fais-moi plaisir et... arrête de me traiter comme un animal, ça devient gênant ! prononça-il tant bien que mal avec sa gorge certainement pas adapté au langage...
Iona se retrouva complètement dépitée... il venait bel et bien de parler ? Alors que la surprise la clouait au sol, il se rapprocha jusqu'à ce que sa tête vint presque toucher la sienne qui ne bougea pas d'une pouce.
- Ok tu parles dans ma tête, mais ton ton reste assez dégradant... Je suis désolé de t'avoir fait peur, je m'appelle Mata et je suis un ours polaire garou.
Maintenant, elle était perdue... ses yeux ne purent quitter ceux de la chose. Elle avait prit connaissance plus tôt des loup-garou. Humains qui pouvait prendre la forme de loup. Satanés chiens... mais rien indiquait dans cet ouvrage que cela pouvait être réel. Et un ours-garou... encore moins. Mais après tout... S'était naïf de penser qu'elle serait la seule bizarrerie de ce monde... voyager ne faisait pas partie de ses projets et donc il lui restait probablement beaucoup à découvrir.
En tout cas, cette réalisation jeta un froid dans son esprit ardent. Et plus encore... car si rien dans l'esprit de la bête laissait penser à de la mauvaise intention, lui parvint néanmoins l'image de sa patte la faisant voler... et un frisson la parcouru alors. Probablement que si elle se trouvait dans sa forme humaine, on aurait vu son sang quitter sa tête... et très vite remonter pour rougir ses joues, lorsque le dit ours-garou se transforma en humain, nu, et l'attrapa à bout de bras, comme on prendrait un chaton, de ses grosses mains. Enfin... si la renarde savait que les humains était pudique, en réalité, ceci ne la choqua d'aucune manière. Et le vent du malaise balayait bien trop sa tête de toutes réflexions pour penser quoi que ce soit.
- Tu t'es perdue ? Je peux t'aider si tu veux, je suis le gardien de cette forêt, ma maison est à la sortie. Ou alors, préfères- tu que je t'aide à retrouver forme humaine ? continua-t-il avec une voix désormais normale.

Ses yeux, qui n'avait toujours pas quitté les siens, même durant sa transformation, clignèrent enfin...
Elle ne savait pas quoi dire. Pas quoi faire. La situation était trop impensable... rien lui suggérait une quelconque façon d'agir... le script de son comportement devait être complètement refait. Ses oreilles fuyaient sur le coté, penaudes. Et sa face de renard semblait vouloir s'écraser.
Dans sa stupéfaction, elle avait à peine remarqué qu'elle s'était retirée de son esprit. Ce qui ne lui facilitait pas beaucoup plus la communication...
La seule chose qu'elle pouvait souhaiter faire, était écraser le sourire mesquin qui fendait le visage de l'homme... mais sa patte droite ne fit qu'un maladroit vas et vient indécis...

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MessageSujet: Re: Hasard métamorphique   Sam 10 Jan - 13:44

La renarde était tout à coup moins énergique... Son silence me consternait. Je m'attendais à des insultes ou sa reddition, mais rien de cela ne parvenait dans mon esprit. Son impertinence commençait déjà à me manquer. Peut-être qu'elle ne comprenait pas le langage parlé? Je réiterais ma proposition mot pour mot par la pensée, mais toujours rien. La renarde donnait sa langue au chat visiblement. Elle cligna des yeux un court instant, ce qui me fit pencher la tête, croyant que sa réaction avait un sens caché qu'il fallait que je devine. Je vis sa patte se tendre lentement vers moi sans jamais m'atteindre, battant l'air par son indécision... Mais qu'est- ce qui lui arrivait? Je ne lui faisais quand même pas peur, si?

"Hey... Ça va aller, je suis désolé d'avoir réagit aussi soudainement tout à l'heure!"

Je libérai l'une de mes mains pour poser la paume contre les griffes de la bête afin d'arrêter son mouvement sans nulle peur d'être blessé. Les remords me prirent rapidement après l'avoir mise dans un état pareil, je me sentais coupable de son changement brusque d'humeur. Je reposai là petite bête sur le sol entre mes jambes, puis caressai son dos avec affection pour la rassurer. Je gardai le silence un moment, pour ne plus dire de bêtise, le temps de passer mes doigts chauds malgré la fraîcheur de l'air sur ses poils soyeux. Cette douceur avait un effet calmant sur moi aussi, l'inquiétude me quitta.

"Ferme les yeux et souviens- toi de cette belle chevelure qui était la tienne, d'une belle rousseur aux reflets orangés... Rappelle- toi tes jolis yeux bleus qui semblaient briller plus intensément que la lune elle-même... Remets- toi en tête ton long nez fin sous lequel s'était formée une belle petite bouche mécontente... Rappelle- toi encore du visage attendrissant qui était le tient aussi pâle que la neige... Laisse- toi porter par le souvenir de ton corps d'à peu près un mètre soixante qui te permettait d'être plus grande que tu ne le serais jamais en renarde... Redevient cette femme- là par le rappel de tous les projets que tu voulais accomplir sous cette forme, ton désir te rendra ce que tu as perdu."
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Iona Litton

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MessageSujet: Re: Hasard métamorphique   Lun 12 Jan - 9:06

Il était amusant de constater à quel point les sentiments se répandent. Ils trouvent sources en un être et s'y développent jusqu'à aller en contaminer d'autre, quitte à se battre contre les autres occupants. Amour... haine... colère... solitude s'affrontent en un même corps pour en laisser dominer qu'un : celui qui transparaît et va renforcer d'autres hommes.
C'est certainement trop parler, pour seulement remarquer que la consternation évidente de la renarde venait d'être partagée par l'homme-ours.
__ Hey... Ça va aller, je suis désolé d'avoir réagit aussi soudainement tout à l'heure ! se reprit-il.
Il stoppa la patte de la renarde, après s'être libérer d'une de ses mains.
Si faible... si doux et naïf... Il ressemblait sur beaucoup de point à un ours : une force naturelle rayonnant de tous les plus doux caractères animaux... Mais en tant qu'homme, nécessaire était de retenir sa faiblesse. Ce qu'elle avait sentit de lui auparavant appuyait les aspects fragiles qu'elle détectait de sa personnalité. Trop imparfait... trop susceptible de se faire détruire par sa douceur... il lui fallait faire quelque chose pour lui. La briser. Le briser. Détruire son âme pour qu'elle se reconstruise plus forte. L'écraser !

Les aspirations de la renarde lui revinrent. Cette précédente leçon l'avait elle même blessée, mis face à ses propres défauts, mais elle se fit rattraper enfin par sa monstruosité généreuse.

Au même moment, la bête s'essaya à la faire revenir sous forme humaine, en prononçant des paroles suggestives.

~~

Ferme les yeux et souviens- toi de cette belle chevelure qui était la tienne, d'une belle rousseur aux reflets orangés... Rappelle- toi tes jolis yeux bleus qui semblaient briller plus intensément que la lune elle-même... Remets- toi en tête ton long nez fin sous lequel s'était formée une belle petite bouche mécontente... Rappelle- toi encore du visage attendrissant qui était le tient aussi pâle que la neige... Laisse- toi porter par le souvenir de ton corps d'à peu près un mètre soixante qui te permettait d'être plus grande que tu ne le serais jamais en renarde... Redevient cette femme- là par le rappel de tous les projets que tu voulais accomplir sous cette forme, ton désir te rendra ce que tu as perdu.

~~

Tant de proses poétiques sans vers... semblant provenir d'une littérature de mauvais goût... ses oreilles, qui s'aimaient à écouter les gentlemans, saignaient... mais les sens se préservaient toujours. Les mots construisent leurs images subjectives dès leur perception et ils firent ici leur travail. A la réminiscence de sa forme humaine, la Kitsune se sentit de force à la retrouver. Dans une lueur tamisée, teintée d'orange et de mauve mêlé, elle reprit son dernier aspect, se retrouvant à nue, sans que le givre du sol à l'herbe brûlée par le froid ne vint rougir sa peau. Les cristaux de glace, au contact de son corps agenouillé, crissèrent avant de fondre et de pénétrer la terre. La main qui la tenait en l'air l'instant d'avant se retrouva sur ses épaules tièdes, entre quelques mèches rousses dont la couleur de feu était animée par la brise et le soleil hivernal qui tirait midi à lui.

Une certaine satisfaction envahit Iona et elle resta quelques secondes à profiter de nouveau de cette forme, les lèvres entre ouvertes, le regard traversant les yeux de l'ours-garou en ce moment immatériel pour sa perception. Jusqu'à ce que les premiers frissons causés par le froid vinrent la stimuler. D'un mouvement vif, elle se redressa sur ses jambes, encore frêles mais adroites. Elle contourna de quelques bonds l'obstacle à l'existence avérée et trotta jusqu'à ses vêtements. Envahit par le froid, elle les enfila à la hâte sans même prendre le temps de boutonner sa chemise, qu'elle suspectait d'avoir une utilité seulement esthétique. Elle s’emmitoufla en compensation dans son manteau et se retourna vers l'homme pour lui jeter un regard espiègle. Dans un rêve, elle aurait adopté une posture des plus dominatrice et noble pour réduire son mental à néant. Mais la réalité n'était décidément par comparable... elle se sentait heurtée dans sa dignité, obligée ainsi à se battre contre le froid et d'être aidé par un inconnu pour reprendre sa forme faible...
__ Humain... plus faible que qu'un renard... hum ? siffla-t-elle entre les dents avec mépris. Enfin... me voilà ainsi. Et je doute que ce soit grâce à toi ! Qui es-tu pour prétendre avec tant d'audace pouvoir me faire changer de forme ?
Elle plissa ses yeux bleus malicieux à sa destination. Cette fois si, elle prenait garde d'instaurer une certaine distance entre elle et lui. Plus jamais elle ne commettrait l'erreur de l'imprudence envers ces prédateurs humains, rois siégeant sur le miraculeux siège de la chaîne alimentaire. Un mouvement brusque de sa part et elle prendrait soin de se glisser entre ses jambes ou ses pattes sans manquer de le narguer.
__ "d'une belle rousseur aux reflets orangés" ! cita-t-elle en riant de façon retenue. Ceci me rappel les premiers instants papillonnants durant lesquels j'apprenais le langage humain. Tentant d'imiter les jolies proses savantes, sans pourtant réussir à construire plus que des phrases comportant un enchaînement de mots au sens similaires, sans que la structure ait la moindre signification subtile.
Elle pencha la tête de coté avec un sourire en coin qui s'élargissait à mesure que ses aspirations grinçantes s'accomplissaient.
__ Tu n'as pas l'air très délicat hm ? Petit ours... Et je crois que tu en as conscience... conscience... pauvre conscience torturée... raconte moi tes méandres... termina-t-elle sur un ton chantant.

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MessageSujet: Re: Hasard métamorphique   Lun 12 Jan - 16:32

Doucement mais sûrement, la renarde prenait forme humaine entre mes jambes, se transformant en la jeune fille de tout à l'heure.Malheureusement pour mon pauvre ego, le sentiment de pudeur revint au galop, juste au moment de sentir la peau féminine de celle que je tenais entièrement dévêtue. Nos regards se croisent dans un moment qui me parut très long, sa peau nue touchant la mienne à des endroits que même Maxine n'avait jamais eu accès. J'eus alors un sursaut en me dégageant, pendant qu'elle se jetai à son tour sur ses vêtements. Je me cachai rapidement la zone entre les cuisses et le nombril avec mon manteau nouvellement retrouvé. Si ce n'était ce teint particulier inchangeable qui était le mien, je rougirais des pieds à la tête avec une intensité encore non répertoriée.

J'eus vite fait de battre des jambes en reculant lorsque ses yeux se reposèrent sur moi, son expression pleine de malice me mettait mal à l'aise. Elle se moquait de moi car j'étais nu? C'était plutôt vexant... Mon dos heurta un arbre tout proche, empêchant ma fuite précipitée. Son mépris n'était par contre pas du tout touchant, elle ressemblait à une jeune fille immature qui voulait seulement se montrer plus imposante qu'elle ne l'était. Comme si elle avait grandi trop vite, où avait chuté de trop haut. Son comportement n'était pas adapté à la vie en société, j'espérais qu'elle l'avait remarqué d'elle- même avec le temps. Mais si c'était le cas, cela ne se voyait pas...

«Tu as raison, je n'ai rien fait... Tu as tout fait seule, je ne pensais pas te vexer en t'aidant...»

J'étais tout simplement trop faible pour m'offusquer par son ton, ne voulant pas empirer les choses qui étaient déjà assez compliquées comme cela. Ses yeux toujours sur moi me faisaient trembler, se rappelait- elle mon corps après s’être bien rincée l'oeil précédemment? J'avais cette impression sauvage de sentir encore la douceur de sa peau sur moi, comme si notre contact l'avait imprimée sur moi. Je me relevai doucement en glissant mon dos sur l'écorce de l'arbre, bien trop glacée pour me faire du mal. Au moins, la rousse gardait gentiment ses distances. Elle se mit cependant à me citer, comme si j'avais dit une bêtise qui avait besoin qu'on y revienne, alors que j'avais seulement essayé de l'aider...

Tant d'agressivité dans un si petit corps... Je soupirai en baissant les yeux, puis les releva sur elle. Cette dernière riait sans aucune grâce, c'était juste de la moquerie, du rabaissement sans d'autre intérêt que lui- même. Encore une personne mal dans sa peau, je devais me montrer prudent pour ne pas la vexer. J'étais capable de me montrer odieux en retour d'une crasse que de la part d'une seule personne: la banshee chasseuse. Sinon, je faisais tout ce que je pouvais pour ménager l'amour- propre des autres, bien que le mien pouvait être mis à mal au contraire.

«Je ne suis pas un poète, je confirme... Mais j'aime bien dire des trucs comme ça parfois, même si c'est mal dit ou pathétique!»

J'avais l'impression d'être devenu sa petite victime, mes réponses étaient totalement misérables... Je lui donnais juste raison et ceci l'encouragerait à continuer à me rabaisser. Pourtant, je n'étais pas près d'entrer dans son jeu. Mes lèvres s'étirèrent dans un sourire se voulant d'amusement, comme si je ne la prenais pas du tout au sérieux, pour masquer mes véritables sentiments.

«Tu te trompes kitsune, je suis délicat avec les femmes ~ »

Je venais tout bonnement de couper court à son jet d'acide, faisant de l'humour là où j'aurais dû devenir sérieux. Je me fichais bien de ce qu'elle penserait de mon comportement, c'était mieux que de me laisser emporter à cause de quelques pics. Je n'étais qu'un chasseur, doublé d'un garde forestier alpha. Que je fus traité aussi grossièrement ne devrait plus me surprendre, Mr Argent me l'avait déjà fait remarquer au cours de notre entretient.

«Je ne suis en rien torturé... Toi par contre, tu as l'air d'avoir besoin d'aide... Encore»

Je me dirigeai vers elle tranquillement, les mains plaquant mon vêtement sur la zone à protéger. Cette approche serait peut- être prise pour de l'hostilité, mais c'était pour son bien. Une fois en face d'elle, je boutonnais sa chemise correctement sans regarder son visage ni lâcher mon voile de pudeur.

«Si j'ai bien compris, tu n'es pas vraiment humaine? Enfin, pas comme moi qui l'était à la base et qui suis devenu un ours.»

Je me permis aussi de remettre sa chevelure en place, et de lui faire une petite tape malicieuse et affectueuse sous le menton avec mon index, affichant un sourire franc en la regardant dans les yeux, un clin d'oeil à son adresse en prime.

«Parfait! Tu es bien mieux comme ça! Tu ressemblerais presque à une humaine convenable héhé. Si tu veux une quelconque autre aide, n'hésite pas à me lancer des pics aussi acérés, je serai heureux d'y répondre de la manière qui te convient le moins ~ »

Mon doigt avait comme glissé sur une surface lisse, c'était une peau de bébé à n'en pas douter. Avait- elle appris à devenir humaine que récemment? Ou c'était un effet secondaire de son passage de l'état bestial à celui des hommes? C'était très curieux... Je fis apparaître mes yeux rouges d'alpha pour la sonder avec ma Vision.
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Iona Litton

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MessageSujet: Re: Hasard métamorphique   Lun 12 Jan - 17:48

Une vague de sentiments de gêne avait émané de l'homme, mélangés, puis remplacés par de la fierté. Celle qu'elle tentait tant bien que mal de détruire... étant donné la maîtrise de soi étonnante dont faisait par sa victime. Rien ne se passait ainsi, dans les rêves... trop de chose demeuraient étrange dans cette réalité. Trop de choses qu'elle ne comprenait pas, qu'elle écoutait de façon toujours plus consternée...

Après être devenu rouge et et en accumulant d'autres lots d'actions pathétiques, il illustra son caractère docile :
__ Tu as raison, je n'ai rien fait... Tu as tout fait seule, je ne pensais pas te vexer en t'aidant...
__ Je ne suis pas un poète, je confirme... Mais j'aime bien dire des trucs comme ça parfois, même si c'est mal dit ou pathétique !
Pathétique... oui... pensa-t-elle sans trouver la force de le prononcer.
__ Tu te trompes kitsune, je suis délicat avec les femmes. Et je ne suis en rien torturé... Toi par contre, tu as l'air d'avoir besoin d'aide... Encore.
Iona porta presque davantage d'intérêt au fait qu'il réussisse à l'identifier qu'à celui qui affirmait qu'elle avait tord. Les humains se mentaient à eux-même et entre-eux. Pour elle, seules ses considérations pouvaient être justes. Après tout, elle sentait ce qu'ils ressentaient. Peu importe ce qu'ils pouvaient dire... l'être en face d'elle se reprochait quelque chose... comme chaque esprit qu'elle avait rencontré jusqu'à présent se sentait coupable de quelque chose également. La question était : pourquoi ne l'exprimait-il pas ? Fierté ? Pudeur ? Ignorance ? Refoulement ? Des questions pour lesquelles elle devait prendre le temps d'y réfléchir. Mais pas en ce moment... le voilà qui s'était approché d'elle et boutonnait sa chemise, à elle, sans lui porter plus d'attention.

Alors que ses yeux bleus s'étaient de nouveau perdus dans le vague de ses idées, son attention se porta de nouveau sur ceux, fuyants à leur tâche, de l'homme-ours. Ses sourcils se froncèrent, mécontents, en l'observant faire sa chemise. Toute une série d'image intervinrent dans son esprit, lui rappelant dans qu'elle contexte humain, social, un individu en habillait un autre. De façon gênante, celle d'une mère habillant son enfant s'imposait. Mais elle préféra sélectionner l'image plus noble d'un major-d'homme habillant son maître.
__ Si j'ai bien compris, tu n'es pas vraiment humaine ? Enfin, pas comme moi qui l'était à la base et qui suis devenu un ours.
Propos qu'il prononça et auxquels elle répondit par un haussement d'épaules désintéressés. Elle avait autre chose à penser... et sa présence gênante commençait à lui inspirer l'idée de s'en débarrasser. Mais ses propos suivant lui inspira autre chose.
__ Parfait! Tu es bien mieux comme ça ! Tu ressemblerais presque à une humaine convenable, fit-il en ricanant. Si tu veux une quelconque autre aide, n'hésite pas à me lancer des pics aussi acérés, je serai heureux d'y répondre de la manière qui te convient le moins.
Répondre ? se demanda-t-elle en portant sa main à son menton en signe de réflexion, les sourcils presque invisible toujours froncés. Les humains n'étaient pas censé lui répondre... mais seulement se donner en spectacle et recevoir les coups de ses caprices lorsqu'ils en provoquaient. Répondre, quelque soit la façon, ne convenait de toute façon pas.
Cependant, l'affreux contexte de bienveillance niaise actuelle, faisait revenir à la charge cette première image et elle décida inconsciemment d'inverser les rôles mère-fils pour plus de confort : son bras droit se tendit et sa petite main vint ébouriffer la chevelure épaisse de son enfant de circonstance ; ceci sans qu'elle comprenne vraiment pourquoi. C'était simplement ce qui lui semblait le plus approprié d'après ses expériences oniriques...

Au même moment, alors qu'elle le scrutait toujours avec une agressivité néanmoins contenue, les yeux de la créature devinrent rouge. Sa main se figea alors entre deux va et vient d'ongle sur son cuir chevelu. Son expression se changea en un peu de surprise. La Kitsune quitta alors enfin son univers ego-centré pour s'intéresser vraiment à l'objet qui exprimait de la curiosité et qui se tenait sous ses yeux :
__ Qu'es-tu donc ? Je ne comprends pas...
Elle se souvenait vaguement d'affirmation comme quoi il se trouvait être le gardien de la forêt, mais les événements s'étaient déroulés bien trop vites et de façon bien trop saugrenus pour qu'elle se souvienne des détails.

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MessageSujet: Re: Hasard métamorphique   Lun 12 Jan - 19:05

Que lui arrivait- il tout d'un coup? D'où lui venait cet élan d'affection qui la portait à me gratifier de ce geste pourtant loin de son caractère? Sûrement de nulle part! Maintenant que je connaissais sa nature, je commençais à la cerner un peu. Notamment, ses actions n'étaient pas forcément mues par la logique, il pouvait y avoir des actes parasites dû à des impulsions normalement contrôlés par les inhibiteurs naquis des considérations humaines. Considérations qui ne faisaient pour l'instant pas partie des caractéristique de cette étrange métamorphe flamboyante. Sa main suivit un mouvement latérale le temps de faire chauffer mon crâne et mes joues, c'était vraiment très gênant... Mais en même temps, je ne voulais pas qu'elle s'arrête, je commençais à me sentir vraiment bien. Si seulement ce côté d'elle pouvait être un véritable trait de caractère, et non un geste impulsif!

Mes yeux changés continuaient toutefois de la sonder, je voulais la voir telle qu'elle était. Une surprise de taille m'attendait toutefois: Au lieu d'avoir une forme lumineuse protectrice autour du corps de mon interlocutrice, c'était plutôt ce corps qui contenait une aura animale... C'était un renard d'une pâleur fantomatique, il la remplissait de l'intérieur comme l'air gonfle un ballon. Cette version était totalement inédite pour moi, j'avais l'impression d'être un scientifique qui venait tout juste de découvrir l'existence des extraterrestres! Je remarquai que ses mouvements de main ralentissaient jusqu'à totalement s'arrêter, sans l'enlever pour autant de ma chevelure partant à présent dans tous les sens. Son expression m'étonna moi- même, la surprise de la surprise dirons- nous. Qu'une créature aussi étrange s'intrigue d'une chose chez moi me clouait sur place.

«Ah tu parles de mes yeux? C'est rien, tu pourrais le faire toi aussi, mais tu n'aurais très probablement pas la même couleur. Seuls les alphas ont des yeux rouges, tu ne le savais pas? Je suppose donc que tu ne connais pas non plus les meutes... Ils sont formés d'un alpha qui les guide, et de bêtas qui sont les membres que l'alpha chérie et protège s'ils acceptent de le suivre. Ce serait bénéfique pour toi d'en intégrer une au plus vite, tu y trouverais de quoi te défouler.»

J'éclatai d'un rire fort mais contrôlé, afin de ne pas l'effrayer encore une fois. Oui, elle semblait peut- être associable, mais il était évident qu'elle se sentirait plus à sa place auprès d'autres personnes à torturer. J'avais bien envie de les lui offrir, seulement... l'accepterait- elle? Sûrement pas, elle avait bien trop de fierté! Alors autant ne pas se proposer, et attendre de voir ce qu'elle penserait d'une meute... Je lui avais donné ma propre définition de l'alpha, alors que tout le monde ne pensait pas pareil. Peut- être même que la kitsune aurait son propre avis là- dessus.
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Iona Litton

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MessageSujet: Re: Hasard métamorphique   Lun 12 Jan - 20:07

__ Ah tu parles de mes yeux? C'est rien, tu pourrais le faire toi aussi, mais tu n'aurais très probablement pas la même couleur. Seuls les alphas ont des yeux rouges, tu ne le savais pas? Je suppose donc que tu ne connais pas non plus les meutes... Ils sont formés d'un alpha qui les guide, et de bêtas qui sont les membres que l'alpha chérie et protège s'ils acceptent de le suivre. Ce serait bénéfique pour toi d'en intégrer une au plus vite, tu y trouverais de quoi te défouler.

La surprise qui avait dessinée son visage redevint mécontentement. Sa réponse ne lui convenait pas du tout... tellement superficielle... Communiquer était décidément une tâche bien ardue...
Elle ravala cependant sa contrariété et reprit ses grattouilles. Elle commençait à comprendre pourquoi les humains prenaient des chats pour compagnie. Des créatures qu'elle affectionnait elle-même beaucoup, d'ailleurs, pour leur talent naturel d'adaptation. S'occuper d'eux avait un effet particulier sur la réflexion. Lui caresser la tête aussi. Tout comme certain se caressait la barbe... mais elle n'en avait pas... et le besoin de réfléchir se faisait sentir. Pour ça, l'idée de se débarrasser de lui afin de ne plus être dérangée, d'une part par sa simple présence, d'autre part par la gêne qui rayonnait toujours autour de lui, dérangeante elle aussi. Mais après tout, cet être pouvait lui être utile. Elle avait faim, soif et froid. Et son oreille sélective avait retenu qu'il possédait une sorte de maison. Et à cet instant, elle décida de prendre exemple sur les chats et de profiter d'un hôte humain. Elle allait simplement demander "Occupe-toi de moi", avant de réaliser l'anormalité de ce type de réaction.
Dans une volonté réfléchie d'être davantage agréable et sociable, elle trouva enfin bon de lui répondre après un soupir qui trahissait néanmoins son ennui :
__ D'après ce que tu m'avances, ces meutes m'ont tout l'air d'être fondées sur du chantage. Mais après tout c'est visiblement une interprétation possible de n'importe quel groupe d'esprits... puisqu'ils se réunissent par interdépendance. Chacun est dépendant des uns et autres... pouvant se menacer mutuellement et se faire du mal par leur suppression...
Les pupilles de Iona s'élargirent l'espace d'un instant, durant lequel elle pensa à la souffrance qu'elle pourrait causer en faisant seulement disparaître un élément de ce genre de groupe interdépendant. La panique... le sentiment de vide... de manque... celui qu'elle avait ressenti à la perte de sa mère. Un instant aussi, la tristesse et la douleur traversèrent ses yeux. Mais immédiatement elle se reprit et continua :
__ Je n'ai besoin de rien. Je ne vois pas pourquoi ça me serait bénéfique.
A peine eut-elle fini de prononcer ces mots que sa main quitta le crâne de l'homme et vint se placer avec l'autre sur sa bouche. Elle se rendit compte de l'erreur stratégique qu'elle venait de faire et rectifia avec maladresse :
__ Enfin... peut-être que, effectivement, éventuellement, si c'est possible et si les conditions s'y prêtent, je pourrais avoir besoin de manger... fini-t-elle d'une voix penaude.
Ses yeux trouvèrent bon d'admirer un perce neige en avance sur la saison, plutôt que d'affronter le regard de son oppresseur-malgré-lui. Elle se consola par l'idée qu'elle avait au moins réussi à détourner la conversation vers ses objectifs. Et là, ses sourcils se froncèrent davantage sous le poids de la suspicion. C'était trop facile... Probablement que la bête tentait déjà de l'acheter, ce qui expliquait la facilité avec laquelle elle avait rebondit sur ses propres intérêts. "M'aurait-il ne serait-ce qu'un peu cernée ?" se demanda-t-elle en le regardant du coin de l’œil entre deux contemplations du végétal.

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