Teen Wolf RPG
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 Le jour où il fit un effort. [PV Biscotte]

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MessageSujet: Le jour où il fit un effort. [PV Biscotte]   Dim 24 Nov - 14:57

Il avait pris une décision, ce soir il en parlerait avec sa Mère. Parce quelque chose le tiraillait, le rendait encore plus ailleurs que d’habitude. Il confondait encore plus les gens avec des murs et ne supportait même plus leur contact comme si ça le brûlait. Il en faisait des cauchemars la nuit, lui qui ne rêvait jamais, où qui ne s’en souvenait pas. Même Metzarel, sa grande sœur chérie ne pouvait rien faire pour lui.
Les devoirs que South rendaient étaient encore plus catastrophique qu’à l’accoutumée.
Quand il parlait à sa mère il était totalement déconcentré.
Il aimait encore moins les carottes que d’habitude et avait même pris la sale habitude de les mettre sur la table plutôt que sur son assiette.
Il déclenchait deux fois plus ses pouvoirs du fait de l’influence de la lune. Les gens se demandaient ainsi pourquoi d’un coup le vent se soulevait, ou que les plantes poussaient brusquement. Certains avaient même eut des cheveux plus longs juste en touchant South.

South qui était tout déstabilisé, fini alors ce jour là à comprendre ce qui lui arrivait. Le Soleil, brillait beaucoup trop en sa présence. Chaque fois que ce Soleil était présent, le garçon finissait par perdre les pédales. Ce soleil brillait plus que d’habitude dans le sens, où c’était comme s’il s’était réincarné sur Terre.
L’adolescent en eut assez, et fit alors le plus gros effort qu’il n’avait jamais fait de sa vie. Il alla lui-même rencontrer ce Soleil qui le déréglait totalement. Il le reconnu au loin, vit qu’il était seul – pour une fois – et se plaça juste en face de lui. Ses yeux rouges brillaient d’une certaine colère, noyée dans un doute infini. Il leva son pied, et alla frapper ce Soleil qui sans cesse était entouré. Ce n’était pas si fort que ça, parce que South n’était un gamin chétif. Et il alla même se plaindre, lui qui pourtant rebutait tout contact avec les gens, et surtout à l’oral.

- Je ne t’aime pas. Pas du tout. Tu es comme lui. Je te déteste. Tu me fais mal. Je te hais.

Forcément, c’était un geste plutôt surprenant pour tout le reste de la planète. Enfin de l’école au moins. South étant connu pour être « autiste » et surtout extrêmement bizarre. Personne ne l’approchais, parce qu’il n’approchait personne, et en plus il était facilement reconnaissable avec sa tête d’albinos dans la lune.

South resta planté là, pas content, mine renfrognée, enfantin et à la fois tellement sérieux. Il faisait même de son mieux pour rester concentrer, parce que décidément, il n’aimait pas ce Soleil.
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MessageSujet: Re: Le jour où il fit un effort. [PV Biscotte]   Dim 24 Nov - 21:42




« a single sunbeam is enough to drive away many shadows »

Le jeune homme était revenu dans les alentours et souriait en revoyant toutes les petites choses ennuyantes qui avaient constitué sa vie. Le sourire aux lèvres, il stationnait de nouveau sa motocyclette avant de rentrer de nouveau dans l’établissement scolaire. Rattrapant son retard dans ses matières et ayant finalement réussi à être au-dessus de la moyenne en chimie, il aurait normalement du être parfaitement heureux et serein. Tout ce qu’il touchait dernièrement semblait lui réussir que ce soit dans ses études, sur le terrain de crosse ou encore avec son entourage. Les gens revenaient le voir et le saluer, une nouvelle popularité semblait le toucher et il ne comprenait toujours point la raison de cela. La vie avait beau être redevenue presque normale pour Scott, mais il ne pouvait oublier tout ce qui se passait dernièrement.

Les jours avaient bien beau être magnifiques, mais il ne fallait jamais se fier aux apparences : les nuits devenaient de plus en plus cauchemardesques. Lorsque le linceul recouvrait la toile bleu clair que composait le ciel, le jeune homme perdait  ses moyens. Les transformations se faisaient de plus en plus souvent et elles étaient particulièrement difficiles à contrôler. Assis derrière la porte de sa chambre, il enfonçait machinalement ses griffes dans la paume de ses mains afin de garder le contrôle et ne pas céder place à son loup. Il avait bien beau penser à Allison, ce n’était plus suffisant. Quelque chose ne tournait pas rond.

Le loup-garou secoua la tête, finit précipitamment son exercice d’économie et déposant son crayon sur sa feuille, il jeta un regard vers la fenêtre en se permettant de faire quelques réflexions sur ses premiers jours. La première chose à laquelle il put penser semblait totalement dérisoire, mais le turlupinait à un point tel. Les marées ne cessaient jamais d’augmenter et la police recensait de plus en plus de débordements de cours d’eau. Stiles était encore absent et il ne pouvait donc même pas lui en demander s’il en savait plus. Pour le moment, Scott avait simplement l’impression que les rayons lunaires étaient déréglés.

Et elle venait le dérégler également.

La cloche sonna et il quitta rapidement la classe tout seul. Les jours étaient vraiment différents lorsque Stiles n’était plus là et qu’il ne pouvait plus aller se trouver un coin tranquille pour passer du temps avec Allison. Le jeune garçon se dirigeait vers son casier pour y déposer ses affaires et prendre ses trucs de littérature. Mais soudainement, il sentit une douleur lui traverser le tibia et il se retourna pour voir la personne qui l’avait frappé. Des yeux rouges qui le fixaient d’un air condescendant et qui donnèrent à Scott un mouvement de recul.

- Je ne t’aime pas. Pas du tout. Tu es comme lui. Je te déteste. Tu me fais mal. Je te hais.
- Comme qui ? ne put-t-il s’empêcher de demander en plissant les yeux.

Scott ne comprenait pas du tout ce qui se passait et qui était ce petit garçon qui venait de le frapper délibérément. La scène semblait avoir attiré du monde autour d’eux qui commencèrent à chuchoter en se demandant ce qui pouvait bien se passer.

-Pourquoi je te fais mal ? Je ne comprends pas ce que tu veux dire.

Le jeune homme ne lui disait absolument rien et quelque chose en lui suscitait un malaise chez le beta qui supportait cependant le regard en attendant une réaction de son homologue.

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MessageSujet: Re: Le jour où il fit un effort. [PV Biscotte]   Lun 25 Nov - 19:31

La personne en face de South n’était pas si beau que ça. Ah bien sûr, il ressemblait exactement au profil solaire. Mat, avec des petits yeux, avec un air fort et puissant, brillant. Mais la lune brille aussi de son côté, d’une façon plus froide, certes, mais tout aussi chaleureuse. Elle n’explose pas les yeux des gens, elle.
Le garçon dont South ignore le nom, semble bien évidemment surpris, et demande donc à qui donc il peut ressembler.

Le monde se rassemblait, regardant ce South connu pour être le reclus de l’école et ce Scott connu pour l’inverse. Les deux commençaient par un s et pourtant ils étaient comme deux opposés. Deux opposés qui mutuellement se faisaient du mal. En tout cas South ne se sentait pas bien depuis qu’il sentait la présence de ce garçon qu’il ne connaissait pas du tout, sauf pour sa brillance. Il lui posa une autre question, et South qui était de toute façon lent, mis un peu de temps à répondre, étant parti dans la lune quelques instants. Le silence qui planait dans les couloirs à ce moment là était assez puissant.

- Tu es comme le soleil. Je le déteste.

En somme, c’était souvent commun de détester le soleil, c’était comme détester la pluie, mais pour South c’était différent, surtout en ce moment même.

- Tu brilles. Trop. Ca me fait mal. Je n’aime pas ça. Maman elle est inquiète pour moi. Mais maman elle sent rien. Alors c’est que c’est pas à cause du grand soleil. Parce que le grand soleil il l’efface quand c’est le jour. Elle est triste maman. Parce que les gens ils ne la voient pas. Ils dorment quand elle est là. Mais là, c’est pas le soleil. C’est toi, le mini soleil.

Les gens haussaient des sourcils, sans parvenir à cerner les paroles de South qui allait droit au but sans y aller vraiment. Ces phrases étaient courtes, assez neutres, et pourtant parsemé d’une colère et d’une inquiétude qui en surprenaient plus d’un. La voix du garçon aux cheveux blancs raisonnait dans le couloir, et ses sourcils se fronçaient.

- Je ne t’aime pas, le mini soleil. Ca me brûle.

Pas physiquement, mais plus psychologiquement. Pourtant cela suffisait à l’ébranler constamment, rien que ce midi il avait eut du mal à avaler son poisson parce qu’il sentait ce mini-soleil non loin de là.
C’était presque mignon d’appeler ça un mini soleil, surtout quand on voyait que Scott était plus grand que South, mais c’était surtout une façon de l’enfant de la lune de s’exprimer parce que les mots venaient tout seul. En plus, c’était presque un miracle qu’il parle autant. Mais c’était parce qu’il fallait qu’il se débarrasse de ce mini soleil. Il lui redonna d’ailleurs un coup de pied, avec le plus de force qu’il pouvait, ce qui en somme n’était pas grand-chose.
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MessageSujet: Re: Le jour où il fit un effort. [PV Biscotte]   Mer 27 Nov - 5:32

 

 
« blessed with a curse »
 
Le jeune homme qui se dressait devant lui ne correspondait point au type de personne qui fréquentait le lycée.  Autour de lui semblait se dresser une aura à la force tranquille constamment dans les nuages. Autour de lui paraissait exister un autre monde que celui dans lequel le loup-garou avait vécu toute sa vie et sur lequel il faisait de son mieux pour transmettre ses rayons les plus chaleureux. Tout cela afin que ses proches puissent enfin vivre heureux.

Scott était ainsi : toujours se souciant pour le bonheur d’autrui. La majeure partie de sa vie était consacrée aux gens autour de lui et il avait pris une certaine satisfaction dans l’harmonie. Mais se dressait présentement devant lui l’éclat lunaire qui caressait doucement l’espoir d’avoir un jour plus grande importance dans le monde cruel et insipide des hommes pour pouvoir enfin les aider à mieux comprendre et à aimer.

Les deux entités qui auraient normalement du se compléter. Deux forces qui allaient dans le même courant, mais lesquelles ne se ressemblaient nullement. La peau mate et les yeux marron qui contrastaient fortement avec les yeux rouges comme le plus pur des rubis qui le toisaient avec une certaine fureur. Colère retenue, mais que le jeune Scott bien vite perçut.

- Tu es comme le soleil. Je le déteste.

Le jeune homme avait entendu beaucoup de noms tenter de le définir tels que «loup-garou», «beta» ou encore «cabot» et probablement tout le champ lexical du genre canin. Mais jamais personne ne lui avait sorti la comparaison au soleil, plus haute instance régnant ce monde avec une discipline de fer, mais en chassant toutes les misères. Scott referma son casier et regarda dans les yeux le mystérieux albinos.

- Tu brilles. Trop. Ca me fait mal. Je n’aime pas ça. Maman elle est inquiète pour moi. Mais maman elle sent rien. Alors c’est que c’est pas à cause du grand soleil. Parce que le grand soleil il l’efface quand c’est le jour. Elle est triste maman. Parce que les gens ils ne la voient pas. Ils dorment quand elle est là. Mais là, c’est pas le soleil. C’est toi, le mini soleil.

«Mini soleil». Tout cela aurait presque pu sonner poétique si la situation ne paraissait pas aussi dramatique. Le garçon de la lune et le jeune homme solaire se regardaient et les gens gravitaient autour d’eux, comme pour voir lequel l’emporterait entre les deux.

- Je ne t’aime pas, le mini soleil. Ca me brûle.

Le garçon allait lui donner un autre coup de pied, mais le beta se tassa cette fois-ci. Scott n’aimait pas particulièrement les combats lorsque ceux-ci pouvaient être évités. Pour le moment, il désirait simplement clarifier la situation et trouver un moyen de régler ce malentendu. Tentant de rester le plus optimiste possible, il mit sa main sur l’épaule de son camarade de classe en souriant.

Cruelle erreur : ne sais-tu pas que le soleil peut toucher à la lune seulement lorsque vient le temps de faire place à la nuit ?

Lorsque le bout des doigts de Scott vint toucher la chevelure blanche comme neige, il sentit alors une puissance qui le dépassa complètement. Le pouvoir qui avait réussi à l’assujettir des jours pendant et qui l’avait déstabilisé. Le même sentiment que lors de sa toute première pleine lune. L’impression de déchirement qui accompagnait les transformations. Les yeux du jeune homme passèrent au doré avant de revenir au brun comme habituellement. Mais il conserva toujours toute son humanité et retira le moins vivement possible sa main en dépit de la douleur qui le traversait.

-Ta Maman... c’est la Lune? chuchota-t-il alors.

Il le demandait en gardant un ton bas et sérieux, mais sans réellement attendre quelconque réponse. Peut-être l’avait-il senti cette forte connexion qui existait entre l’enfant et la sphère qui avait élu domicile parmi les étoiles. Peut-être la déesse lunaire était-elle la mère de cet enfant qui avait déjà dévolu sur lui la haine que jamais il n’exprimait. Mais si tel était le cas, il devait impérativement le calmer. Avant que la colère du petit garçon ne devienne trop forte et qu'il n'ait plus aucune maitrise de ses pouvoirs.

-Ta Maman ne doit pas être triste, tu sais. Les gens ne prennent jamais la peine de regarder le grand Soleil lorsque c’est le jour. Parce que ça leur fait mal. Ça détruit leurs yeux et les gens le trouvent un peu inutile. Il apporte de la lumière, mais c’est tout. La Lune est plus jolie. Les gens regardent la Lune avant de dormir. Les gens aiment la Lune. Les gens en rêvent. Ils vont la voir. Les enfants s’exclament de bonheur quand ils voient qu’elle les suit en voiture. La Lune est aimée, tu sais.

Scott prit une petite pause avant de continuer à parler, tentant de peser chacun de ses mots. Tout le monde les regardait et il ne devait rien laisser échapper qui risquait de les compromettre tous les deux.

-Mais le Soleil, tu sais, il ne la brûle pas. Il veut l’aider à briller. Il veut l’aider à briller tellement fort que cela peut la blesser parfois. Mais ils s’apprivoisent doucement. Et c’est normal.  Cela peut prendre du temps, mais ça finira par aller mieux.

Le jeune homme ne tombait pas souvent dans ces jeux enfantins, ayant davantage tendance à tenter de s’immiscer dans le monde des adultes bien trop rapidement. Mais pour le moment, il redevenait le petit garçon qui apprenait à composer avec sa peur de la nuit tentant de rassurer le bambin craignant le lever du jour.  



Dernière édition par Scott McCall le Dim 1 Déc - 8:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le jour où il fit un effort. [PV Biscotte]   Mer 27 Nov - 22:47

Deux droites parallèles depuis longtemps s’aimaient.


South ne remarqua même pas que son coup de pied avait raté, trop occupé à être énervé. Il n’était pas très doué pour se concentrer sur tout un tas de chose, de fait c’était déjà bien qu’il reste dans l’esprit du sujet et ne reparte pas dans la lune. Il sentit soudain le contact du mini-soleil sur lui, et il se crispa brusquement avec horreur. Cela le brûlait, et lui retourna l’esprit. Le garçon était prêt à se mettre à terre et à paniquer. Parce qu’il paniquait, il le sentait, tout son cœur se retournait dans des tas de nœuds, et tout était prêt à exploser. D’habitude, quand on le touchait il s’en moquait, mais là South devenait encore plus « autiste » que d’habitude et rebutait ce contact avec violence. La douleur lui faisait mal, et si c’était un pléonasme, c’était bien pour exprimer ce qu’il ressentait. Sa haine se mit à grandir alors encore plus. En plus ce sourire, il ne l’aimait pas. Ce même sourire serein qu’affichait ce soleil. South détestait cet astre. Sa mère avait beau lui rappeler que cela ne servait à rien, il s’en moquait.

Mais il resta assez concentré pour entendre son chuchotis. Le mini-soleil semblait avoir compris qui était sa mère, et cela ne fit ni chaud ni froid à South qui voulait juste s’enlever au plus vite parce que sa peur grandissait. Il n’avait pas eut peur depuis si longtemps, mais c’est comme s’il allait disparaître, fondre, sous ces doigts puissants.
L’homme, car l’on ne pouvait pas appeler ça un garçon, lui fit un long discours. Un discours que déjà on lui avait répété. Encore et encore. En tout cas, Metzarel lui avait déjà dit ça. Mais South se radoucis presque. Mini-soleil était pour la lune. C’était bizarre non ? C’était comme si tout s’inversait. Depuis quand le soleil voulait de la lune ? L’enfant ne croyait toujours pas en leur complémentarité.

Mais l’autre avait raison. Les gens aiment la Lune. Même sans s’en rendre compte. Qui ne s’est jamais arrêté devant la pleine lune en disant « wouah ». Qui ne s’est jamais arrêté devant sa fenêtre à quatre heures du matin sous prétexte que la lune ressemble à un quartier de mandarine, la couleur orange en prime ?
De nouveau le discours vira sur les qualités de ce soleil que South détestait avec acharnement. Parce qu’il était un enfant, qu’il était têtu, et qu’en plus il lui fallait du temps avant de tout comprendre et assimiler.
L’aider à briller.
Si c’est un mini-soleil qui le dit. Est-ce que c’est vrai ? Maman peut s’entendre avec le Soleil ? Le soleil il aime maman ?
Non. Ce n’est pas vrai.

Des larmes coulèrent avec rapidité sur ses joues, parce que South était à vif, et que toutes ses émotions étaient comme explosées dans son petit cœur, ressortant avec une rapidité qui n’était encore jamais parue jusqu’alors.

- Le soleil il n’aime pas maman. Il est vantard ! J’en suis sûr !

Un enfant de six ans. Et pourtant, il en avait quinze.

- Le soleil, il brille trop fort. Il efface maman !

Mais il savait que c’était faux. Parce que le soleil et la lune étaient parallèles. Les uns complétaient l’autre. Les deux brillaient en même temps, mais pas au même moment sur Terre. C’est la Terre qui les divisait en deux, c’était elle la coupable.
L’on sentait que South lui-même ne croyais pas en ce qu’il disait. Parce qu’il savait très bien tout ça. Sa Mère, sa mère, Metzarel et même l’inconnue au chat nommée Mafdet le lui avait dit.

- Le soleil c’est un vantard !  

Répétant toujours le même argument.

- Tout le monde l’aime. Parce qu’il est chaud ! Alors que maman elle est froide ! Du coup les gens la dénigrent !

Vocabulaire peu adapté à un enfant, le garçon reste adolescent. South.

- Je te détesterais toujours ! Je m’en moque que les gens ils me voient ou non ! Tu me fais mal ! Depuis que tu es là ! Tu me fais mal ! Tu me brûles !

South s’énervait, pleurait, ne savait plus quel émotion passait en avant, et les gens étaient partis, parce que la sonnerie avait retentit. Mais l’enfant s’en moquait des cours, lui il voulait se venger de ce mini-soleil.


Nous toucher disaient-elles, le pourront-nous jamais ?

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MessageSujet: Re: Le jour où il fit un effort. [PV Biscotte]   Dim 1 Déc - 8:49




« you cannot save everyone »

Le jeune homme regardait son camarade en souhaitant fortement que ses paroles avaient pu apaiser sa silencieuse furie. Car il ne voulait pour rien au monde que cela puisse dégénérer. Intérieurement, il pouvait sentir que le gamin serait une arme redoutable dans des mains ennemies. Pouvoir grandissant et déclinant comme les phases de sa maman : un jour conquerra le ciel et renversera le pouvoir du roi doré.

Parce que si le lunatique avait presque eu le pouvoir de le transformer en cet instant, il avait le potentiel de faire beaucoup plus dans le futur. Briser les lois qui régissaient le monde. Emprisonner lui-même et son camarade dans des prisons et laisser les méchants régner sur leur monde qui les opposait et qui les séparait. Les chasseurs qui voulaient les rayons sélénites pour emprisonner une étoile qui brillait trop fort et les loups qui réagiraient face aux attaques du camp adverse. Animaux qui ne pourraient plus se révéler au monde sans montrer leur véritable nature et le fils de la nuit qui ne serait plus en mesure de se cacher comme auparavant.

Malheureusement pour celui qui avait vainement espéré, le plus jeune fit tout un ravage en commençant à s’obstiner furieusement comme un gamin de six ans. L’adolescent tentait de rester impassible, mais il fallait dire que la situation restait un peu déconcertante. Ne comprenait-il pas que le roi ne pouvait jamais calmer la reine nocturne. Toujours celle-ci lui disait de se montrer au monde ou de revenir dans ses quartiers se reposer avant de retourner briller. Jamais le contraire. Scott  ne savait donc absolument pas quoi dire ou faire. Pauvre petit prince qui ne pouvait apaiser son compère : comment ton royaume pourrait-il réagir ?

Mais en même temps, ils n’étaient pas roi, ni reine.
Ni prince, ni valet.
Ni ami, ni ennemi.
Ils n’étaient rien.
Et ils étaient tout.

- Le soleil il n’aime pas maman. Il est vantard ! J’en suis sûr !
- Comment peux-tu savoir qu’il la déteste réellement ? le questionna alors le jeune homme.
- Le soleil, il brille trop fort. Il efface maman !
- Puisque je te dis qu’il la fait briller !

Mais le petit ne semblait pas vraiment convaincu de ce qu’il avançait. Scott pouvait entendre les battements de son cœur et affirmait sans la moindre incertitude que beaucoup de choses se passaient dans son esprit. Puis alors, comme si tout devait obligatoirement se compliquer lorsque le loup-garou se retrouvait impliqué dans quelconque affaire, les larmes coulaient sur les joues du garçon.

Comme le jour où le prince avait abandonné sa princesse pour aller régner sur le royaume des hommes. Les petites perles argentées qui pleuvaient et avait recouvert la grande sphère satellite du ciel.

L’aura qui se dégageait autour de lui était étourdissante par sa surcharge d’émotions : peine, énervement, inquiétude, fureur, colère. Scott avait mal au cœur et ne pouvait pas analyser davantage. Il virerait fou sinon. Il le sentait. Se tenant sur son casier pour ne pas tomber, le jeune homme cherchait son souffle et se sortir de ce trop plein émotionnel.

Le futur roi qui regardait le sceptre entre ses mains et qui ne pouvait expliquer les sentiments qui le submergeaient. Joie de pouvoir guider le monde vers de nouveaux jours. Peine de perdre la demoiselle pour toujours. Inquiétude de ne pouvoir réussir à effectuer ce que l’on attendait de lui. Fureur contre lui-même pour ne pas assez avoir confiance. Jeta son sceptre dans la nuit. Première étoile filante. Vœu de la princesse lunaire de revoir un jour son amant lui revenir.

- Le soleil c’est un vantard !  

Avec une petite pointe de sarcasme, le jeune homme souligna la diversité des arguments du lunatique. Au moins si les idées pouvaient être variées, il ne manquerait pas son cours pour rien et serait en mesure de parfaitement analyser Boo Radley dans son cours de littérature anglaise. Bien assis sur sa chaise, son seul souci serait de ne plus avoir de mines dans son crayon ou de ne pas saisir comme la professeure le désirait le fantôme de la ville. Maintenant, il était là à regarder l’enfant sortir de ses gonds et virer à demi-fou.

Mais le solaire ne pouvait plus reculer maintenant. Trop tard pour tout abandonner et laisser tomber un monde qui ne compterait désormais que sur lui. Au centre de tout, mais ne pouvant jamais voir sa bien-aimée en raison de la terre qui les séparait. Princesse qui semblait se perdre dans sa folie et qui passait à travers diverses phases de sa tristesse. Blanche comme le plein espoir de revoir un jour le noble lui revenir et noire pour que personne ne puisse la remarquer. Parce que peut-être jalousait elle les hommes de pouvoir tout le temps avoir leur astre. Obtenait-elle cependant vengeance en les privant de sa vue. Elle passait pour la méchante et lui pour le gentil. Une fois de plus.

- Tout le monde l’aime. Parce qu’il est chaud ! Alors que maman elle est froide ! Du coup les gens la dénigrent !

Scott sentait que plus cette personne se perdait dans ses émotions, plus difficile était de retenir le loup qui voulait impérativement sortir au contact lunaire. Le jeune homme prit des grandes respirations pour se calmer et repensa à son ancre. Ce qui fut efficace : son corps se détendit. Toutefois, la pause ne dura que quelques instants.

Les nuages vinrent cacher le jeune roi qui savait tout. Le dissimuler derrière une masse grise comme de la fumée aux gens qui continuaient pourtant inestimablement de l’aimer. La pluie qui commençait à tomber. La sélénite qui se perdit elle-aussi et faisait monter les marées. Peut-être pleurait-t-elle trop. Peut-être voulait-elle détruire le monde et se venger de sa tristesse incohérente. Le vantard aux couleurs chaudes : elle le détestait.

- Je te détesterais toujours ! Je m’en moque que les gens ils me voient ou non ! Tu me fais mal ! Depuis que tu es là ! Tu me fais mal ! Tu me brûles !

Tout cela suintait le mensonge ce qui vint déranger le gamin lycan, inconsciemment toujours à la recherche de la vérité, Dans toutes les mythologies, le soleil représentait la connaissance ultime et le bout du monde. Le plus grand des pouvoirs. Allégorie de la caverne. Mais si le gamin ne se reprenait pas, celui-ci allait se consumer face à la noirceur qu’il cachait en tout temps. Le bout de ses doigts semblait brûler ce qui était très mauvais signe. La chaleur ne faisait pas toujours du bien. Parfois, elle faisait beaucoup plus de mal que tout ce qui était imaginable. La maison cachée dans les bois le prouvait bien. Scott se mordit la lèvre et baissait le regard :

-Peux-tu faire un effort s’il-te-plaît et te calmer ? Tu vas nous faire repérer.

Le jeune homme parlait en serrant les dents tandis que son regard ne cessait de passer du marron au doré comme une télévision qui ne captait plus le signal. Équilibre brisé. Les deux jeunes gens qui se complétaient ne faisaient présentement que se blesser et cela pourrait fort probablement mener à leur perte. Beaucoup jalousaient le parfait équilibre et contrôle de ce monde que possédaient lune et soleil. Le lien qui les unissait était inexplicable. Dur à apprivoiser. Histoire de pouvoir. Histoire de savoir.



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MessageSujet: Re: Le jour où il fit un effort. [PV Biscotte]   Mar 3 Déc - 23:01

Messieurs les géomètres, nous parlent d’infini, c’est bien beau de promettre….


Le mini-soleil avait une repartie que South ne possédait pas forcément, lui prince de la lune, pas doué avec les mots ni avec les sensations, plus dans le vif, plus dans le froid, et dans la lenteur. Doucement, doucement, berçant chacun de ses mots à petits pas, de peur de se tromper et de devoir tout recommencer. South n’était pas doué pour parler, et là, qu’il en était obligé pour défendre son point de vue, il lui était difficile de réussir à se faire entendre, ce grand soleil si minuscule maitrisant plus l’art de la rhétorique que l’enfant albinos face à lui. Déjà il détruisait ses arguments un par un, lui demandant presque des preuves, lui rappelant ce qu’il lui avait déjà dit.

Le soleil fait briller la lune. Un étrange paradoxe, quand on voit la lune de jour, elle ne brille pas. Quand le soleil s’en va, elle resplendit. Il la cache donc, n’est ce pas ? C’est ce que pense le prince de cet astre satellitaire, qui est refourgué au même rang de Pluton, esclave qui tourne autour d’une même terre qui n’en n’a que faire de cet astre influençant sur tant de choses.
La lune tournait trop vite, le cœur de South, surtout. Il battait tellement vite que le vent se levait lentement dans les couloirs, en silence, préparant la tempête, l’annonçant avec douceur, prévenant secrètement à l’oreille de ceux qui savent entendre « attention j’arrive ». Le fait que l’enfant pouvait utiliser les « pouvoirs » de la lune n’était-il pas une preuve que celle-ci était toujours là même de jour ? Fallait-il encore qu’il ouvre les yeux, qu’il cesse de faire sa tête de cochon.

Le Soleil et la Lune ne sont jamais loin. Et même, lorsque la nuit dirige, il n’y a plus de soleil, plus de chaleur, alors finalement, n’est ce pas ce satellite qui remporte la victoire dans la durée d’apparition dans une même journée ? Le soleil n’est pas si grand que ça. De plus, il brûle, alors que la lune rassure.
Le petit prince de la Lune, fils de celle-ci, l’admirant plus que tout au monde, oubliant jusqu’à sa propre existence, ne se rendait même pas compte de l’effet qu’il produisait sur ce mini soleil qu’il détestait. S’il n’ouvrait pas les yeux bien vite, il allait déchainer un loup dans tout le lycée. Un loup aux yeux dorés. Comme ce soleil.

La querelle qui les détruisait chacun de leurs côtés était infini. Il était impossible pour les deux de se rejoindre en toute entente. En tout cas, c’était le cas pour le moment. South, assez égoïste de son côté, perdu dans son monde, entre les deux, ne voyait pas la douleur qu’il provoquait, ni le vent qui soufflait aux alentours.
Le mini-soleil vint à lui demander de se calmer, mais South était déterminé, tant têtu. Il n’ouvrait pas son cœur. L’essentiel était invisible à ses yeux. L’essentiel, c’était juste les yeux de cet homme face à lui, qui perturbé par la présence lunaire, déviait peu à peu vers la brillance surabondante du soleil. La chaleur brûle et tue. Le froid aussi. Les deux étaient des armes mortelles prêtes à exploser au moindre instant.

- Je ne me calmerais pas !

L’imbécile aveugle, qui ne voyait rien d’autre que sa bêtise. Pourtant, au fond de lui son cœur doutait, et South le sentait bien, parce qu’il n’était pas aussi enfantin que ça. Il restait humain, tout lunaire qu’il était. Entre deux univers côte à côte.
Son inconscient lui hurlait de se taire, et son surmoi lui montrait les preuves de son argumentation démontable à volonté.

- Maman elle….

L’argument qu’il allait donner n’était que répétition. Il se sentait lui-même fatigué. L’enfant qu’il restait remontait doucement en lui, lui suggérant de bouder parce que d’abord ce n’est pas juste.

- Maman elle dit que le soleil est pas si mal…

Il préférait ressortir la vérité, le vent soufflant doucement dans leur espace permanent, la tempête se préparait, et pourtant à la fois disparaissais. Les arguments étaient épuisés, South n’avait pas perdu, pourtant, il n’était pas encore convaincu, il ne faisait que citer ce que sa maman disait. Parce qu’il ne savait plus quoi faire.
Qu’on ne cessait de lui dire « tu sais le soleil ce n’est pas si mal »
Et que là, mini soleil était devant lui et ça faisait mal.
Deux couleurs complémentaires ne forment qu’un gris neutre. Et cette neutralité n’était pas prête d’arriver tant qu’il y aurait des réticences des deux côtés.

-  Mais… Mais là tu me brûles et je sais pas pourquoi. Avant je dormais bien, et même maman est inquiète. Elle dit que le soleil lui fait pas mal à elle, mais je veux pas la croire…

Une haine sans nom et sans sens. Pourquoi South détestait-il tant le soleil ? C’était idiot.

- Tout le monde aime le soleil et sortir dehors de jour…. Personne ne remarque la lune la nuit.

Ce n’était pas vrai, et il le savait. Comment lui, qui ne faisait attention à personne pouvait-il ressortir des arguments aussi faibles ? Sa voix se calmait pourtant, comme un enfant ayant trop pleuré, et sentant le sommeil venir.

- …Je ne sais plus… Tout le monde il dit que le soleil c’est bien…Mais…Et si c’était pour que la lune disparaisse ?

Peur insensé et cruelle, digne d’un enfant.

- Je veux juste protéger maman et que tout le monde l’aime moi… Je suis sûr que Lucia elle n’aimait plus la lune….

La haine s’en va, la colère aussi, restant alors le chagrin, la peur et le besoin de tendresse. South n’a toujours pas grandi, et pourtant il faudrait bien. Mais il ouvre les yeux, doucement, comme la lune devenant alors pleine.
Il fait référence à un passé oublié, qui l’avait il y a longtemps enfermé dans une bulle incassable. Mais la bulle n’est que de verre, un bon marteau peut la briser. Ou une source de chaleur.


Mais tant de kilomètres, cela donne le tournis !

[/quote]
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MessageSujet: Re: Le jour où il fit un effort. [PV Biscotte]   Lun 16 Déc - 7:00


 

« we could give a try»

Le petit prince ne faisait que contourner les questions du jeune homme qui tentait malheureusement bien trop de trouver ses réponses de manière rationnelle. Par contre, celui-ci aurait du commencer à comprendre au fil du temps que certaines choses ne pourraient jamais être expliquées. Scott brillait tellement, c’en était fou. Pourtant, cela ne le rendait pas forcément brillant.

Le jeune homme ne détenait pas depuis toujours son pouvoir. L’ayant acquis sans même le désirer.  Mais en fait, cela était quelque chose dont il ne pouvait pas en réchapper. Le tatouage sur son bras qui représentaient deux bandes, deux cercles concentriques, peut-être était-ce inconsciemment le cercle de son astre et les rayons que celui-ci projetaient. Parfois, ceux-ci pouvaient tanner ta peau et changer la personne que tu es, ne serait-ce que temporairement. Telle une rencontre qui marque un point tournant dans ta vie.

Mais il y avait des rayons plus dangereux que l’on ne pouvait voir et qui témoignaient bien de la nature du soleil. La grande boule de feu qui ornait le ciel ne représentait pas seulement la chaleur, la connaissance et toutes ces belles choses que le monde affectionnait. Derrière cette jolie apparence se trouvait quelque chose de bien dangereux que l’on connaissait sous le nom d’ultraviolets. Comment pouvait-t-on les appeler également ? Lumière noire. Ironique quand on connaissait la véritable nature du lycéen.  Beaucoup avaient peur de la nuit, mais il ne fallait pas donner toute sa confiance aussi rapidement au lever du jour.

- Je ne me calmerais pas !

Je l’avais compris, pensait avec une certaine hargne le jeune homme qui faisait de son mieux pour ne pas se transformer dans un lieu public. Pourtant, il ne pouvait pas en vouloir au lunatique pour une raison qui lui échappait. Le garçon semblait sur le point de se briser. En un millier de morceaux qui ne pourraient jamais plus reformer la même personne qui existait autrefois. Le porteur de lumière se questionnait pendant quelques temps sur la personne qui se trouvait en face de lui. Jamais il n’avait vu quelqu’un comme cela.

- Maman elle….Maman elle dit que le soleil est pas si mal…
-Les mamans ont toujours raison, fit Scott avec un sourire doux.

Le jeune homme ne comprenait pas tous les tourments que vivait son camarade, mais voulait le rassurer. Tout doucement, ses yeux reprenait une belle teinte de brun comme les souches des arbres. Tentant de ne plus se laisser repousser aussi facilement. Scott sentait les défenses du petit prince doucement tomber.

-  Mais… Mais là tu me brûles et je sais pas pourquoi. Avant je dormais bien, et même maman est inquiète. Elle dit que le soleil lui fait pas mal à elle, mais je veux pas la croire…

Pauvre petit garçon qui semblait bien perdu.

- …Je ne sais plus… Tout le monde il dit que le soleil c’est bien…Mais…Et si c’était pour que la lune disparaisse ?

Les peurs qui sortaient et qui vinrent toucher le roi qui trouvait malgré tout cet enfant insondable. Mais celui-ci ne désirait simplement pas que sa mère ne le quitte. Craignait que celle-ci ne fut remplacé par un astre dont on ne vantait que trop les mérites et qui ne semblait jamais vouloir quitter l’avant-scène, le monde des humains. Brillant sur celle-ci durant les jours et la contemplant de derrière les rideaux lorsque c’était la nuit.

- Je veux juste protéger maman et que tout le monde l’aime moi… Je suis sûr que Lucia elle n’aimait plus la lune….

Le petit semblait se calmer. Scott sentit un manque dans ce petit cœur bien trop lourd de secrets et de peurs cachées : si seulement il pouvait simplement lui montrer qu’il était avec lui dans cette quête. Que malgré tout ce que la lune pouvait lui avoir fait endurer dans le passé, il n’en était pas pour autant son ennemi. Puis une idée lui vint. Mais il ne savait pas si cela fonctionnerait.

Tentant de faire appel au loup qui sommeillait en lui pour pouvoir davantage communiquer avec le petit prince, le jeune homme laissa une partie de son penchant lumineux. Le loup-garou faisait partie de deux mondes : le monde du jour et celui de la nuit. Mais pourtant, il continuait de briller dans les deux sphères en se servant de son côté nocturne pour progresser et évoluer, pour devenir la meilleure personne possible. N’était-ce pas là une preuve que le jour et la nuit devraient se compléter ? Que tentaient-ils donc de fuir inlassablement ? Puis il passa avec une certaine appréhension, incertain de vouloir ressentir la douleur fulgurante, sa main de nouveau sur l’épaule de son camarade de classe. Parfois, un contact humain pouvait apaiser bien des douleurs. Et cela fut moins pire pour le jeune homme qui ne ressentit presque rien. Souriant, il la retira doucement et regarda le gamin aux yeux rouges.

- La Lune est super tu sais. Il faudrait que tu commences à arrêter de douter.

Le Soleil se retirait un peu, laissant pour une fois complètement place à sa compagne céleste. Elle qui ne semblait pas toujours avoir conscience de sa beauté et qui disparaissait alors que l'on ne cessait de la redemander.

- Il faut que tu apprennes à avoir davantage confiance. Je sais que c'est difficile. Moi non plus, je ne suis pas vraiment doué pour cela. Mais la lune est géniale. Je te l'assure.

Scott pensait à ce qu'il allait dire.

- Au début, elle me faisait un peu mal... beaucoup mal, je dois l'admettre. Mais grâce à elle, j'ai tout de même pu rencontrer des gens géniaux. Isaac par exemple. Rien n'est noir, rien n'est blanc, tout est gris.


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MessageSujet: Re: Le jour où il fit un effort. [PV Biscotte]   Mar 17 Déc - 21:14

- Si le sort vous accable, leur répondis-je alors,  


Ce n’était pas grand chose, mais les paroles de ce mini-soleil étaient presque apaisantes. South qui ne faisait jamais attention à rien, reçu sa remarque sur les mères en plein cœur, et quelque part cela le réchauffa. Sa mère avait toujours raison. Elle était une « personne » consciencieuse, intelligente et bienveillante. Surtout bienveillante, toujours présente pour prendre soin des humains perdus dans l’obscurité. Elle était celle qui leur donnait un chemin. Et elle avait raison. Toujours.
Alors que South s’exprimait, il remarqua, d’une façon ou d’une autre que la lumière du soleil se calma en intensité. Cela faisait du bien, mais c’était étrange aussi.

South sentit alors de nouveau le contact. Son corps frissonna, prêt à se défendre contre la chaleur, pourtant en même temps il l’acceptait, comme s’il en avait besoin. South adorait sa mère, bien évidemment. C’était sa maman chérie, il ne pouvait s’en séparer et toute sa vie n’était définie que par elle, oubliant alors son autre mère et sa grande sœur. Mais la Lune ne pouvait le toucher. Bien sûr, quand elle était pleine, les deux étaient comme en symbiose, mais cela ne changeait en rien, ils ne pouvaient pas se toucher. Ils ne pouvaient se rapprocher et se serrer. Alors que ce mini-soleil, qui semblait mêlé à la lune soudainement, pouvait le toucher, et que cela lui faisait du bien. South n’était pas autiste, autrement il aurait sûrement rejeté ce contact. South était South. Le fils de la Lune, pas doué avec les terriens, avec les contacts, et ne sachant pas qu’au fond, la tendresse lui manquait. Cette tendresse que Lucia, lui donnait.
Ce contact lui faisait du bien, fallait il encore qu’il s’en rende compte.

Le fils de la Lune, ce prince du satellite dominé par les hommes, moins dangereuse que le soleil brûlant et nucléaire, reçu des compliments pour sa mère. Ce mini-soleil devenu lunaire, ce mini-soleil qui avait changé en cinq secondes, lui parlait. South captait tout, pour une fois. Il ne manquait pas un morceau. Avoir confiance. South n’avait plus confiance, parce que les gens l’abandonnaient quand c’était le cas, n’est ce pas ? L’enfant ne parvenait pas à comprendre ce que le jeune homme disait, ni qui était cet Isaac. Mais il comprit presque la notion du tout gris. Cela signifiait que la lune n’était pas mauvaise ou bonne, ni le soleil. Les deux se complétaient, formant alors un gris uni. Harmonieux. Bien sûr, South savait qu’il devait l’admettre, que sa bataille contre l’étoile était inutile et que c’était futile, mais son âme enfantine luttait.

Pourtant son bras s’étendit, et alla toucher comme il pouvait l’épaule de l’autre. Comme pour tester. Voir si ça allait faire mal ou non. Si le soleil et la lune pouvaient vraiment s’entendre. S’ils pouvaient vraiment se mélanger. Sa main était gelé, comme d’habitude.

- Je ne veux plus avoir confiance. Parce qu’on m’abandonne.

Simple peur enfantine, qui se ressentais dans tout son corps.

- Tu es bizarre mini-soleil. Tu es lunaire. Et tu es solaire. Et je suis juste lunaire. Mais tu trouves maman super. Tu parles de gris uni. De gris. Elle aussi, je crois qu’elle en parlait. Des couleurs complémentaires.

Il parlait de la rencontre qu’il avait faite, de cette femme qui aimait la lune aussi, de cette femme qui possédait un chat. De Mafdet. Ce que disais South pour le coup n’avait pas trop de sens, surtout pour quelqu’un qui ne vivait pas dans sa tête….

-  Le soleil et la lune sont ils un gris uni ? Tu es solaire et lunaire. Tu es bizarre. Maman a toujours raison.

C’était décousu. Comme si South tentait de remettre les données en place.

- Maman dit…maman dit les mêmes choses…Mais….J’ai peur. Parce qu’avant que tu sois tout lunaire ça me brûlait. Comment tu deviens lunaire ? Tu es bizarre. Et tu ne me fais pas mal quand tu me touches ou quand je te touches…Et ça fait bizarre.

Sa main ne s’enlevait pas de l’épaule de l’autre, et se serrait, sur le coup. Parce qu’il repensait à Lucia, parce qu’il repensait à tout ce qu’on lui a dit. Parce qu’il repensait au soleil, qu’il haissais sans raison valable.

- Ca fait bizarre parce que je n’ai jamais touché maman. Mais toi je te touche. Et t’es devenu lunaire. Et c’est….Bizarre.

Tout embrouillé était le South. Il était perdu. Et à la fois commençait un peu à comprendre. Enfin. Si la lune montrait la voie, le soleil savait aussi le faire. Les deux avaient des points communs, après tout.


Rapprochez-vous, que diable, rapprochez-vous encor !

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MessageSujet: Re: Le jour où il fit un effort. [PV Biscotte]   Dim 22 Déc - 4:30



ouvre moi ta porte pour l'amour de dieu

Je pouvais sentir que le contact lui faisait moins mal et semblait au contraire presque lui faire du bien. La discussion dans laquelle nous étions pourrait sembler tirée par les cheveux pour tout humain normal ou entité surnaturelle qui ne choisirait de voir que ce qui lui plaisait. Depuis le départ, je ne connaissais que les humains et les loups, mais cet enfant de la lune était beaucoup plus qu’une nouvelle découverte à ajouter dans mon bestiaire ou je ne sais pas. En fait, je pensais presque que depuis le départ, nous devions nous rencontrer. Les étoiles qui semblaient nous aligner et que nous faisions partie de la même constellation.

En lui parlant et en tentant de le convaincre que la grande étoile orange ne pouvait pas être si mauvaise que cela, je me rendais progressivement compte de la beauté de sa compagne céleste. Elle qui avait été responsable de mes pertes de contrôle et de mes transformations, mais qui dans le fond ne faisait que me présenter le plus beau côté de la nature que l’on ne pouvait percevoir que sous forme animale. La morsure ne serait jamais un cadeau. La lune oui.

- Je ne veux plus avoir confiance. Parce qu’on m’abandonne.
- Tu ne pourras cependant pas vivre tout seul.

Je sentais une certaine peur autour de lui que je ne pouvais que trop bien comprendre. Faire confiance pouvait être bien difficile : confier une partie de soi à une tierce personne afin de lui montrer combien on la croyait et on était assurés de sa présence pour nous lorsque viendrait le moment opportun. La douleur qui venait quand on avait montré cette facette cachée et que l’on se  faisait laisser derrière.

- Tu es bizarre mini-soleil. Tu es lunaire. Et tu es solaire. Et je suis juste lunaire. Mais tu trouves maman super. Tu parles de gris uni. De gris. Elle aussi, je crois qu’elle en parlait. Des couleurs complémentaires.

Je hochais la tête en le regardant quelques instants. Le garçon suivait le train de ses pensées qui avait pendant longtemps du suivre un paradigme et je ne désirais pas le brusquer. Le simple fait de m’avoir parlé en témoignait long sur les efforts qu’il avait du faire.

-  Le soleil et la lune sont ils un gris uni ? Tu es solaire et lunaire. Tu es bizarre. Maman a toujours raison.

Affirmer que je comprenais tout ce que mon camarade de classe me disait serait un mensonge. Il me fallait quand même un certain temps avant de pouvoir apprivoiser les gens et bien que je les attirais, je devais moi aussi faire des efforts pour les garder auprès de moi. Allison à laquelle j’avais tant menti pour ne pas que celle-ci puisse découvrir que j’étais en fait un loup qui sortait à la nuit tombée courir dans la forêt et croquer des lapins, les faisant cuire juste avant dans mon petit four à loup-garou.

- Maman dit…maman dit les mêmes choses…Mais….J’ai peur. Parce qu’avant que tu sois tout lunaire ça me brûlait. Comment tu deviens lunaire ? Tu es bizarre. Et tu ne me fais pas mal quand tu me touches ou quand je te touches… Et ça fait bizarre.
-Tu sais ce que ça veut dire ? Qu’il ne faut pas que tu te fies toujours aux apparences. Tu penses peut-être que tu ne peux avoir confiance en personne, mais c’est faux.

La main sur mon épaule se resserrait sur celle-ci, mais je ne fis rien pour me dégager.

-Je pourrais peut-être te le montrer un jour. Mais tu sais, cela veut juste dire que tu ne peux pas être totalement solaire ou lunaire. Tout le monde est un peu des deux et toi aussi tu l’es.

Je ne savais pas comment il réagirait au fait que je lui disais que oui, même lui, petit enfant chéri du satellite lunaire, pouvait devenir solaire. Tout le monde pouvait avoir ses propres rayons et briller différemment : même lui en était capable.

-Je ne sais pas ce que tu recherches, mais je suis là si tu en as besoin. Et je ne te laisserais pas tomber. Je m’appelle Scott, fis-je alors. Et toi ?  

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MessageSujet: Re: Le jour où il fit un effort. [PV Biscotte]   Lun 23 Déc - 19:58

Ma remarque opportune leur fut d'un grand secours :


Ne pas se fier aux apparences dans les deux sens du terme. Ce mini-soleil paraissait dangereux et mauvais, et pourtant il n’était pas aussi solaire que prévu, il avait cessé de le brûler, il lui faisait presque du bien à le nourrir d’une espèce d’énergie lunesque agréable. Et South ne comprenait pas pourquoi il ne pouvait pas avoir confiance en personne.
La confiance c’était quelque chose de difficile pour lui. Parce qu’il avait peur qu’un jour la personne l’abandonne. Comme Lucia l’a fait. Il avait peur.

Tout le monde n’était pas forcément que solaire ou lunaire ? Ca, le petit prince de la Lune avait bien du mal à le comprendre, à le cerner. Il ne voyait pas. Non, il ne voulait pas comprendre, à ses yeux il ne serait jamais solaire. Peut-être terrestre, mais solaire, non. Pourtant c’était revenir à dire rien n’est noir rien n’est blanc tout est gris, voilà tout. Il est vrai que South était beaucoup plus lunaire, mais peut-être que parfois il restait solaire, dans es points qu’il ignorait. Dans des points qu’il ne voulait pas reconnaître. Peut-être que c’était cela.

Il ne brillait pas de la même façon, d’une façon trop douce pour qu’on le remarque de loin. L’autre se présenta en même temps que South repensait à tout cela, à la lumière, aux deux astres opposés, aux droites parallèles, à Lucia, à sa Mère. Il comprit qu’à son tour il devait dire son nom, mais ses pensées étaient encore trop embourbé pour qu’il le dise dès maintenant, certainement pour ça qu’avant tout, il commença à remettre ses idées en ordre.

- Je ne cherche rien…Je ne cherche que…Qu’à aimer ma maman. Parce que….Je ne veux plus faire confiance parce que Lucia elle m’a laissé tout seul… Les gens ils disent « sois sur Terre, South » mais… Et je ne peux pas être solaire…Je suis lunaire et terrestre……. Je suis pas sur Terre…. Et je ne brille pas comme toi mini-soleil. Je suis pas un mini-soleil. Toi tu es tout. Terrestre, lunaire solaire…Et tu t’appelles Scott. Scott.

Il se le répétait pour retenir. Ses mots redevenaient lents, parce son état de concentration repartait à O. Il avait réussi à se concentrer longtemps, mais c’était fini, il ne pouvait déjà plus. Il avait brillé plus que d’habitude pendant quelques instants.

- ….South…Je m’appelle South. Et ma grande sœur elle s’appelle Metzarel. …J’aime bien ma grande sœur….Elle ne m’embête pas sur le fait d’être terrestre…. ….. Maman non plus…. Maman pas la Lune…..

Aucun rapport, sa sœur n’avait rien à voir là dedans, mais il avait toujours besoin de la citer pour se sentir mieux. Etrange obsession qui le rassurait au moins, c’était déjà ça. En plus il était parvenu à se rendre compte d’un truc sur sa mère terrestre. Qu’elle n’était pas si mal que ça.

- …C’est ça avoir confiance ? Pour ma maman et Metzarel…….



Il n'en reste plus qu'une, quel beau roman d'amour !



[Maintenant que le poème est fini, je cite l’auteur : Jean-Luc Moreau xD. J’avais appris ce poème en mathématiques quand j’étais en quatrième ._.]
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MessageSujet: Re: Le jour où il fit un effort. [PV Biscotte]   Sam 28 Déc - 9:39



tu peux briller toi aussi

Je venais de faire moi aussi un grand pas en lui parlant de la dualité de chacun des organismes vivants qui existaient dans notre univers, la partie solaire et lunaire qui nous habitaient tous et chacun. Les humains et les gens comme nous qui étions simplement un peu différents, mais avec la même lumière tout au fond.

Le petit prince qui se trouvait tout juste devant moi était hésitant et beaucoup plus réticent envers ces nouvelles idées que je devais venir bien bouleverser. Je le savais : je venais mettre beaucoup de désordre dans son système lunaire et le reste de son univers que je ne pouvais pas encore définir. Mais je ne voulais pas le comprendre en tant que tel, je ne voulais pas lui inculquer mes croyances, mais simplement lui faire voir un autre aspect du monde. Personne ne pouvait conquérir la lune et ce ne serait pas moi qui en aurait la prétention.

Le fils de celle-ci continuait alors de parler de sa voix douce en dépit du fait qu'il semblait bien être à des milliers d’années-lumière de moi. Je me demandais combien il y en avait entre les deux. Peut-être que cela semblait loin à première vue, mais beaucoup plus proche que nous pouvions le penser.

- Je ne cherche rien…Je ne cherche que…Qu’à aimer ma maman. Parce que….Je ne veux plus faire confiance parce que Lucia elle m’a laissé tout seul…
- C’est suffisant. Il ne suffit pas de chercher plus loin.
-Les gens ils disent « sois sur Terre, South » mais… Et je ne peux pas être solaire… Je suis lunaire et terrestre……. Je suis pas sur Terre…. Et je ne brille pas comme toi mini-soleil. Je suis pas un mini-soleil. Toi tu es tout. Terrestre, lunaire solaire… Et tu t’appelles Scott. Scott.

Je déduis alors par ses paroles son prénom. South. Sud. Un prénom solaire qui contrastait fortement avec son apparence qui semblait plus rattachée au ciel de la nuit que celui du jour. Le sud était aimé de par ici. Pour destination touristique ou simplement comme point de repère sur une boussole, encore sur un cercle trigonométrique parce que le point était remarquable. Lui aussi l'était d'ailleurs.

- ….South…Je m’appelle South. Et ma grande sœur elle s’appelle Metzarel. …J’aime bien ma grande sœur….Elle ne m’embête pas sur le fait d’être terrestre…. ….. Maman non plus…. Maman pas la Lune…..

Je haussais les sourcils en entendant cette déclaration, de voir que le prince de la nuit me faisait des révélations aussi personnelles. Bien entendu, je devais admettre que tout était décousu et ne me faisait que vaguement du sens, mais cela était déjà beaucoup de sa part. South semblait encore plus perdu et je pouvais bien voir que celui-ci était peu habitué à en révéler autant sur lui-même. Il devait faire des efforts insoutenables pour me faire confiance. La confiance. Étrange combien la difficulté que je ressentais envers ce mot était aussi incongrue. Pour moi, elle était une tangente que nous fixions sur une courbe pour la fixer du mieux que nous le pouvions, mais lui semblait bien plus parallèle par rapport à celle-ci. Metzarel. Alors il avait une grande sœur. Je me demandais ce que cela faisait et je souris en me rendant compte que je connaissais,tout au fond de moi, parfaitement ce sentiment. Pour dire vrai, je ne savais plus qui croire, mais je sentais que je pouvais déposer une part de moi dans le cœur de South, lui faire voir une partie de ce que je suis.

-Moi, je n’ai pas de frère ou de sœur. J’ai juste une mère, mon père nous a quitté quand j’étais jeune. Enfin, il est revenu, mais je ne pense pas que cela pourra être comme avant. Mais j’ai un meilleur ami. Il s’appelle Stiles. C’est un frère à mes yeux.

Je ne lui parlerais cependant pas de ce fameux évènement qui avait permis que je puisse enfin prendre conscience de cela, de nos liens qui étaient devenus encore plus forts depuis ma morsure. Lui et moi étions des sécantes. Peu importe où je me dirigeais, il finirait par me trouver tôt ou tard, nos chemins finissaient toujours par se croiser.

-Stiles ne m’embête pas sur le fait que je sois lunaire. Il essaie même de m’aider. Il sait qui je suis, il écoute mes problèmes et est toujours là. Il ne me juge pas et croit en moi.
- …C’est ça avoir confiance ? Pour ma maman et Metzarel…….
- ... je pense bien que oui.

La rencontre avec ce jeune homme était toute particulière. Dans un couloir du lycée, contre les casiers, nous questionnant sur les astres dans le ciel qui dansaient perpétuellement dans le ciel pour se laisser la place en avant de la scène et sur la confiance. Le fait de savoir que chacun pouvait croire l’autre, que celui-ci ne prendrait pas plus de place que nécessaire et le laisserait briller, allant même jusqu’à l’aider pour qu’il puisse resplendir davantage. South me permettait de voir le monde autrement. Et bien que je sentais mon univers un peu à l’envers, je lui étais très reconnaissant. Faire confiance à ma partie lunaire, voilà ce que je retirais de cette rencontre. Enfin accepter une part de ce que je suis et reconnaître que rien n’est noir, rien n’est blanc, tout est gris. Et toi aussi South. Briller de tes propres rayons. Tu peux briller. Je crois en toi. J'ai... confiance.
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MessageSujet: Re: Le jour où il fit un effort. [PV Biscotte]   Mar 31 Déc - 14:07

Enfin, tu sais bien…parce que tu es encore là




South c’était emporté, en parlant sans cesse de chose qui le concernait, de tout ce qui le dérangeait, de tout ce qu’il avait besoin de clarifier à voix haute pour aller mieux. Il entendit le mini-soleil, nommé Scott, faire à son tour des révélations. Il l’entendit, comme s’il était loin, parce qu’à nouveau la puissance de la Lune le happait loin de la Terre. Mais il l’écouta, et c’était là un bel effort pour un enfant comme lui, qui n’aimait jamais écouter les gens, préférant rester fermer à jamais.
Il l’entendit dire qu’il n’avait pas de frère et sœur. Lui il avait Metzarel. Et cela était bien pour lui. Le fils de la Lune vint à remarquer que lui aussi n’avait plus de père, le sien c’étant enfui quand il avait appris que son fils n’était même pas complètement le sien, et même pas complètement humain. Le soleil et la lune avaient alors d’autres points communs.

Il l’entendit parler aussi d’un certain Stiles, mais South ne comprenait pas cette notion d’amitié qui poussait jusqu’à la fraternité, parce que Lucia s’était envolé avant même que leur relation aille jusque là. Mais ce Stiles était ce qui pouvait représenter la confiance en l’autre. La confiance. Alors, il avait confiance en sa grande sœur et sa mère. Et bien évidemment en sa Mère.

Il comprit aussi autre chose, qui manqua de lui ouvrir les yeux. La confiance était quelque chose d’essentiel, apparemment. Surtout pour mini-soleil. C’est ce qu’il sentait. La confiance, c’est ce qui permettait d’être sur que tout irait bien. Tout se passerait bien.
Il comprit, à ce moment là, que Scott avait confiance en lui. Sinon il ne l’aurait pas touché en sachant qu’ils se brûleraient mutuellement. South comprit, qu’il y avait une autre personne qui croyait peut-être en lui, pour lui avoir parler, pour avoir caressé la Lune de ses paroles, et pour lui avoir raconter un bout de son passé qu’il n’avait pas écouté totalement.
Mais il y avait encore du chemin à faire avant que l’enfant comprenne que quand on faisait confiance en l’autre il fallait l’écouter jusqu’au bout.

- Mon père n’est plus là. Je ne l’ai pas connu. Il est parti. Il ne voulait pas de moi. Dire ça, c’est avoir confiance ?

Sans même avoir besoin qu’on lui réponde, il avait la réponse. Bien évidemment. Il manqua de sourire, mais il y avait encore du chemin à faire avant qu’il ne souris pour cela. Pourtant, c’y était presque.

- Si c’est tout ça la confiance…. J’ai confiance en toi alors ?

On aurait dit un enfant de cinq ans, avec des petits yeux brillants d’espoir.
Peut-être que la confiance allait le ramener sur Terre. Peut-être bien que le petit prince de la Lune allait enfin oser faire ses pas sur cette Terre.
Parce qu’un mini-soleil aurait enfin pris le temps de lui expliquer avec douceur des termes qu’il n’osait pas comprendre.

- Et en Metzarel quand elle m’appelle Pouchi et qu’elle me serre contre elle, et en maman, quand elle continue de me parler alors que j’ai oublié qu’elle me parlais, et en Maman parce qu’elle est toujours là, et en Lucia, même si elle est plus là, et en… en…. La Grande Dame parce qu’elle a dit pleins de choses sans partir.

Tout ce petit monde gravitait autour de lui, comme les planètes autour d’un Soleil.
Tu vois, South, tu es plus solaire que tu ne le penses.
Il suffit juste que tu t’en rendes compte.


C’est une histoire, que seule la lune a vue….



[Les paroles sont tirés de Saiyuki Burial épisode 3 \o]
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MessageSujet: Re: Le jour où il fit un effort. [PV Biscotte]   Dim 5 Jan - 7:59



pour le monde autour de toi

Je pouvais le sentir un peu confus, se demander pourquoi il me disait toutes ces choses alors que nous venions à peine de nous rencontrer. Mais je ne pouvais que sourire en le regardant, ses yeux rouges semblant se remplir d’une nouvelle lueur. Comme si finalement, il avait compris quelque chose qui lui échappait depuis bien longtemps, que progressivement il revenait parmi nous. Dans son monde à lui, les choses étaient bien différentes et certainement plus jolies à ces yeux que notre univers qui avait tendance à mettre en premier plan tout ce qui brillait, laissant le sombre de côté. Je me demandais si peut-être, il pourrait me montrer une facette de son monde un jour pour que je puisse enfin le connaître mieux. Pas seulement en tant que prince lunaire, mais en tant que personne. South semblait enfantin, mais son univers intérieur était vaste et profond, lui en gouvernant toutes les galaxies. Je ne lui demanderais jamais de les délaisser pour prendre les nôtres comme des vérités acquises, mais graduellement, y jeter un regard. Tout comme moi, je tenterais de le comprendre parce que c'est comme ça que l'on évolue, pas vrai ? En adoptant des points de vue différents et en approfondissant nos connaissances sur des sujets dont l'on pensait déjà tout savoir.

Mais je faisais confiance au jeune homme parce que je savais que celui-ci ne voulait que faire les bons choix en ne se faisant pas laisser derrière. Je ne peux pas te le garantir, mais personne ne t'abandonnera de nouveau. Laisse-les voir ce que tu caches à l'intérieur de toi, ce ciel lunaire que je vois vibrer à travers ton regard. Écoute quelques bribes et ensuite, une ou deux phrases dans ces dialogues qui peuvent se faire étouffants et tout doucement, tu ne pourras que constater la beauté de la confiance. Je ne te connais pas assez : je ne sais pas combien cela est difficile pour toi, mais tu as déjà fait un bel effort.

South me parlait de nouveau, dans un murmure, comme s'il réfléchissait.

- Mon père n’est plus là. Je ne l’ai pas connu. Il est parti. Il ne voulait pas de moi. Dire ça, c’est avoir confiance ?

Je hochais la tête en regardant le sol, me disant que nous partagions une douleur similaire. Mes parents m'avaient annoncé durant un souper leur divorce et je me souviens encore aujourd'hui avoir entendu bien nettement mon cœur se briser, les craquelures se former dans celui-ci. Mais maintenant, mon père était revenu... songeais-je en fronçant le nez. Je relevais la tête quelques secondes plus tard, croyant presque voir les commissures des lèvres de South se relever pendant un bref moment.

- Si c’est tout ça la confiance…. J’ai confiance en toi alors ?

Il me regardait avec des yeux si brillants, comprenant lui aussi ce que je saisissais depuis quelques minutes à peine. Et je ne pouvais que le lui confirmer avec gentillesse, que je lui faisais confiance.

- Moi, je te fais confiance, lui souris-je.
- Et en Metzarel quand elle m’appelle Pouchi et qu’elle me serre contre elle, et en maman, quand elle continue de me parler alors que j’ai oublié qu’elle me parlais, et en Maman parce qu’elle est toujours là, et en Lucia, même si elle est plus là, et en… en…. La Grande Dame parce qu’elle a dit pleins de choses sans partir.

Je ne connaissais pas tous ces noms tout comme il ne connaissait pas mon meilleur ami, mais il faisait des liens et je ne pouvais pas le stopper, le voyant si bien parti. Faisant tant pour tenter de découvrir la confiance qui était le plus beau joyau de ce monde. Puis la cloche sonna et indiqua la fin du cours. Les élèves recommençaient à sortir dans les corridors qui reprirent leur tintamarre habituel.

-Ta Maman disait que le Soleil n’était pas si mal… peut-être que c’est toi son petit rayon de soleil. Que c’est toi qui la rend aussi heureuse.

Je le regardais en souriant.

-South. Tu es une bonne personne et ne laisse personne te dire le contraire. Peu importe si tu es solaire, lunaire ou terrestre, les gens autour de toi apprécient ta présence. Moi, elle me réchauffe le cœur. Je suis heureux d'avoir pu faire ta connaissance, lui dis-je d'un air content.

HRP:
 

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MessageSujet: Re: Le jour où il fit un effort. [PV Biscotte]   Mar 7 Jan - 14:56

Je suis rester qu’un enfant, qu’aurais grandi, trop vite, dans un monde en superplastique, je veux retrouver, maman !




South réfléchissais beaucoup, et cela lui remettait pleins d’idées en place. Comme un enfant, il reconstituait le puzzle de la vie peu à peu, et ses petits pieds qui d’habitude n’aimaient pas toucher le sol, n’y faisaient même plus attention et restait sagement sans se plaindre, et sans dire qu’ils aimeraient bien voler vers la Lune. Une connexion vers la Terre avait été faite, à l’aide de ce Mini-Soleil qui avait osé, lui, aider ce petit prince de la Lune, que tout le monde traitait avec indifférence et raillerie, bien trop souvent, soi-disant parce que ses cheveux étaient blancs, et parce qu’il ne vivait jamais là mais toujours ailleurs.
C’était cela la confiance, c’était quelque chose de puissance, qui une fois donné donnait un espoir et un courage que personne ne saurais surmonter.

Scott vint à lui dire une chose magnifique, qui en fit même rougir South, sa peau blafarde virant légèrement au rose, sans même qu’il s’en rende compte. C’était une phrase qu’il comprit, une phrase qu’il apprécia, et il se demandait si c’était vrai, s’il était le rayon de soleil de sa Mère. Il savait ce que cela signifiait parce que Metzarel lui avait déjà expliqué un jour où elle l’avait nommé aussi ainsi. Un Rayon de Soleil. Pour un fils de la Lune, voilà une chose bien ironique, mais South s’en moquait, il avait déjà abandonné sa bataille contre le soleil, son ambassadeur sur Terre lui avait montré ce qu’était la confiance, alors South avait grandi, un peu, dans un coin de sa tête. Mafdet avait déjà planté la graine qui allait lui faire comprendre la vérité, à présent cette graine avait poussé à l’intérieur du cœur de South.

Scott rajouta une chose, des plus jolies aussi. Bien sûr, South eut un peu de mal à tout cerner, mais il en compris l’essentiel, où du moins c’est ce qu’il pensais. Il n’avait même pas remarqué que déjà les cours changeaient encore, et qu’ils étaient restés dans le couloir tout ce temps.
Le Soleil avait su calmer le cœur de la Lune qui pensait que celui-ci ne lui voulait que du mal par arrogance. Le Soleil était plus doux que ce que ne pensais South.

Il appréciait sa présence et cela lui réchauffait le cœur. Heureux de faire sa connaissance. C’était quelque chose de joli, quand ça résonnait dans les oreilles du garçon aux cheveux blancs. C’était quelque chose qui faisait briller son cœur, sans qu’il n’en comprenne pourquoi.
Briller. Comme la Lune. Ou comme le Soleil ? Qu’importe. L’on peut tout aussi bien briller comme une étoile de Noël. Alors quel astre importe peu, tant que l’on brille.

- Mini-soleil….

Il tenta de former une phrase construite, mais il avait du mal, ses pensées s’agglutinant autour de lui, pauvre enfant qui manquait déjà de concentration :

- Tu brilles comme le soleil. Tu fais confiance. T’es heureux de me connaître. Les gens ils ne m’aiment pas bien parce que je ne les écoute pas…. Mais je ne veux pas les écouter, et je les aime pas non plus. Toi je veux t’écouter. Alors je t’aime bien.

Si Dame Lune avait été là, voire même Metzarel ou sa mère terrestre, ils auraient été ravi de savoir South enfin entrain d’aimer quelqu’un. C’était sa façon à lui de renvoyer l’appareil à Scott.
Il sentit que l’effusion de monde arrivait dans les couloirs, et il se sentit léger et flottant, ses pensées dégringolant avec lui, comme une barrière le protégeant d’une agoraphobie soudaine :

- Alors, si un jour tu as quelque chose à dire, ou si nos yeux ils se voient, je t’écouterais.

C’était une façon de dire au revoir comme les autres. C’était sa façon.
Lentement, il passa devant Scott, mais en continuant de le fixer, malgré toutes ces présences qui l’importunait parce qu’il n’aimait pas trop ça.
Le Soleil avait conquis La Lune. La Lune avait conquis Le Soleil.
Ils se faisaient confiance.
Et c’était une bonne chose.


Je veux du soleil dans ma mémoire, je veux du soleil !



[Paroles de « J’veux du soleil » d’Au P’tit Bonheur.
Et je jure pour ceux qui voient ce post et connaissent Saiyuki, que « Tu brilles comme le soleil » c’est même pas vrai, je l’ai pas volé à Gokû !

Et yep je termine le sujet de mon côté, parce que la rentrée commence, et que même si je t’adore ma biscotte d’amour, j’essaie de faire en sorte que tous mes persos aient qu’un sujet en cours (j’y suis presque B3). Mais je te promets, que dès que je peux, dès que j'ai le temps, je te saute dessus avec South (ou pas forcément avec South)]
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MessageSujet: Re: Le jour où il fit un effort. [PV Biscotte]   

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Le jour où il fit un effort. [PV Biscotte]
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