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 Quand Shakespeare ne suffit pas

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Peter Ancien

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MessageSujet: Quand Shakespeare ne suffit pas   Ven 24 Jan - 14:45


Quand Shakespeare ne suffit pas

J’étais Peter Hale. Membre d’une grande famille. De loups-garou, soit. Et quand bien même cette famille n’aurait pas été décimée, je ne comprends pas pourquoi je n’arrivais pas à afficher mon assurance habituelle. C’est vrai quoi. J’étais devant ce bureau, planté droit devant une classe entière dont l’un des élèves venait de me demander mon nom. Pourquoi est-ce que je me sentais soudain en territoire hostile ?

Deux semaines auparavant, j’avais demandé ce poste au lycée de Beacon Hills, une façon pour moi de redémarrer une nouvelle vie. J’avais sauté sur l’occasion en entendant parler que la professeur de littérature suivait son mari dans sa mutation professionnelle. Pourquoi la littérature, me suis-je demandé à moi-même ? Et bien c’est une des facettes de ma personne, l’odeur du papier exacerbée par mes sens de lycan, les mots qui peuvent toucher le cœur et l’esprit, les personnages qui prennent vie, tout ça me plaisait depuis mon enfance. Et même si j’aurais pu rester un tueur sanguinaire digne des romans que j’affectionne, mon loup ne semblait plus avoir la rage et je comptais bien tourner la page. Ah, mon propre humour me désespère moi-même parfois.

Depuis cette décision, j’avais pris soin de préparer le contenu de mes cours, choisissant des œuvres susceptibles d’intéresser un minimum des ados. J’étais, depuis longtemps déjà, un de ses oncles qui racontent des histoires à leurs neveux. Derek et ses sœurs, en l’occurrence, avaient toujours apprécié les aventures que je sortais de mes vieux bouquins comme disait Talia. Enfin bref, j’avais mes chances pour leur inculquer un peu de culture littéraire. En espérant que ces adolescents soient réceptifs.

La veille au soir avait consisté en un repas léger et un coucher tôt. J’avais donc mis toutes les chances de mon côté.

Alors, bordel, pourquoi j’étais en train de douter comme un idiot ?

J’ai donc tapé légèrement sur la table, pour expulser le stress et faire taire les bavards. J’ai même tapé suffisamment fort pour en réveiller certains, et faire glousser de surprise deux jeunes filles au fond de la classe. J’ai pris une voix claire, qui se voulait celle d’un prof à la fois cool mais exigent le respect.

- Je m’appelle Peter Hale, je suis votre nouveau professeur de littérature.

Même si les élèves présents savaient à quel cours ils allaient assister, ils ne purent se retenir de souffler lorsque je me suis tourné pour commencer à écrire au tableau.

Je sens que cette journée va être longue.

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La matinée fut moins difficile que je l’aurais cru au moment où j’avais passé la porte de ma première salle de cours. J’allais tout de même profiter du déjeuner pour souffler. Je passais à côté d’une table qui me semblait être celle des professeurs, j’allais m’y assoir quand, d’un geste incontrôlé, l’une des femmes installées envoya valser le contenu de sa fourchette droit sur moi.

Une vulgaire et grosse tâche de ketchup sur mon pull. Tout juste ce qu’il fallait pour que les élèves qui avaient assisté à la scène se mettent à rire et alerte le reste de la cafétéria.

À l’exception d’une personne qui, en me voyant, avait eu tout sauf envie de rire. La jeune fille s’appelait Lydia Martin et elle avait toutes les raisons de ne pas être enjouée de ma venue dans ce lycée. Il faudrait peut-être que je discute avec elle un jour. Mais, à priori, elle voulait pour le moment m’éviter. Elle détourna les yeux et demanda à ses amis de quitter la cafétéria avec elle.

J’ai reporté mon attention sur la femme responsable de mon humiliation, ceci avant de sentir la colère monter. Elle n’avait pas d’expression réconfortante sur le visage mais elle me proposa de m’installer avec eux. Pour camoufler la tâche aussi bien que pour faire taire les ricanements qui devaient l’agacer autant que moi. Voilà qui était de mal en pis. Je n’avais participé qu’à une réunion avec mes futurs collègues. Je ne les avais donc pas suffisamment vus pour laisser une bonne impression. Avec l’évènement de ce midi, je me demande bien ce qu’ils se disaient. La pause fut courte et d’après les dires de ces mêmes collègues, la classe dont j’aurais la charge cet après-midi était relativement dissipée. J’avais quelques idées pour attirer la sympathie. Pourquoi ne pas débuter le programme avec de la dramaturgie comique ? Une œuvre suffisamment courte pour ne pas les démotiver, assez drôle pour les encourager et aussi intelligente. Pourvu qu’il n’y ait pas que l’humour idiot qui les fasse rire. C’était décidé, l’œuvre était dans mon sac, je leur présenterai donc « La comédie des erreurs ». J’étais loin de m’imaginer qu’essayer de leur apprendre quelque chose lors du premier cours constituait là ma propre erreur.

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Je m’asseyais au volant de ma voiture quelques minutes à peine que la sonnerie signalant la fin des cours ne retentisse. Le loup grondait l’envie d’aller se défouler. Il n’aimait pas être dans le costume d’un professeur. Mais à moi, il me fallait retrouver un semblant de vie normale. Mais une sensation désagréable me parvenait.

C’était bien la solitude que je ressentais à ce moment-là, bon ok, un peu d’agacement aussi. Qui a décrété que les élèves devaient être particulièrement turbulents avec un nouveau professeur ? Je ressassais encore le boulot qu’il me restait en rentrant de cette première journée quand j’engageais ma voiture dans le sous-bois. Mon neveu m’avait demandé de le rejoindre au manoir. Quelque chose d’important auquel il aimerait que je participe. Qu’est-ce qu’il avait derrière la tête ?

Mon étonnement s’amplifia quand je le retrouvai accompagné d’une personne qui m’était familière. Bien moins qu’il y a quelques années car nous nous sommes on ne peut plus éloignés, mais le tempérament de cette femme m’avait toujours…séduit.

Derek et Ruby. Deux personnes fortes. Et peut-être deux piliers pour une nouvelle vie. En les regardant tous les deux, je me rends compte que j’avais oublié quelque chose d’important : dans les bois, les loups ne sont jamais seuls.





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MessageSujet: Re: Quand Shakespeare ne suffit pas   Ven 24 Jan - 17:58





Welcom to the new age

Le matin même, j’avais eu un beau succès auprès des élèves, avec le TP sur l’électrolyse de l’eau. La classe avait retentit de bruits d’explosion, à l’inflammation de l’hydrogène contenu dans les tubes à essais. Il y avait bien eut Greenberg, dont l’éprouvette était partie comme une fusée sur la tête du jeune McCall. Celui–ci avait évité de justesse la trépanation grâce à ses réflexes de lycan. Laissant le dangereux projectile continuer sa route et exploser en une centaine de débris de verre contre le mur de la classe. Bilan, une heure de colle et corvée de vaisselle pour le cauchemar du coach.

Si la classe avait bien rit, je notais avec satisfaction, que les plus exaltés s’étaient vite calmés avec leur tube à essai. On n’apprend que par son expérience personnelle. Être témoin d’un accident est plus efficace que l’évocation de ce même accident.

Les heures suivantes furent consacrées à respectivement un cours sur Amedeo Avogadro et sa superbe constante qui est l’expression de l’inverse d’une quantité de matière et que tout élève à jour dans ses cours, sait qu’elle est égale à six virgule zéro vingt-deux dix puissance vingt-trois mol moins un. La dernière étant une interrogation surprise et sadique sur le dit sieur Avogadro. Dix puissance combien déjà ?

Je ne mangeai pas souvent au self du lycée, pour la bonne et simple raison que le plat principal ressemblait souvent à un ectoplasme sortit tout droit de l'orifice annal d’un extraterrestre malade. Mais aujourd’hui était le premier jour de cours pour un nouveau confrère dont la ligne de vie croisait de façon massive celle de mes petits et grands louveteaux. Étant implicitement leur druide, je me devais d’accueillir dignement ce nouveau venu.

Alors que je le vis faire la queue au self, je notais que la conversation des autres professeurs tournait autour de lui et du drame du manoir des Hale. Arrivé en bout de file, il chercha une table pour s’assoir et aperçut la nôtre, uniquement composée d’adultes. Je sentis les lycans aux alentours se redresser sur son passage. Il y avait peu de loups matures à Beacon Hills. C’est vrai qu’il était plutôt bel homme. Il marchait d’un pas assuré, bien qu’une première journée en tant que professeur, soit toujours une épreuve, lycan ou pas.

Avec ma fourchette, j’attrapais ce qu’ils avaient nommé « purée de brocolis », enrobais le tout d’une couche généreuse de ketchup. Je calculais l’angle de tir, vu que la force de frottement de l’air est proportionnelle au carré de la vitesse… que si je posais l’équation différentielle de Bernouilli, je pouvais simplifier et estimer l’angle optimum pour atteindre le troisième bouton  de la chemise de monsieur Hale à quarante-cinq degrés. Chemise par ailleurs bien coordonnée à la couleur de ses yeux.

Je fus un peu déçue de mon tir. Un peu trop sur la droite… En balistique il faut généralement trois coups pour s’ajuster.

Je sentis le loup frémir et notais sa maitrise en l’invitant à s’assoir en face de moi. Bredouillant un mot d’excuse que mon regard démentait. Ce lycan était potentiellement une source de chaos. Et mon job principal était l’élimination de telle source… Voyons voir quel est votre degré de maitrise sur votre loup monsieur le professeur de littérature.

Alors que je lui demandais comment il comptait s’y prendre pour intéresser les élèves à une matière souvent boudée par la jeunesse. Il me cita une œuvre de Shakespeare.

- Hum… La plus courte pièce de cet écrivain. Ils ne devraient pas trop se faire mal au cerveau en la lisant. Dis-je. Une de ses rares pièces à respecter la règle tacite des trois unités. Un lieu, un temps, une action. Une pièce pour les ânes et les cancres en fait !

Et oui, on peut être bonne en science et connaitre Shakespeare ! Je le vis grimacer un sourire. Il m’en voulait pour la tâche. Pourtant l’écarlate se marie très bien avec le bleu outremer...

Son neveu, Derek, étant en meute avec Chad et Ruby, je me demandais s’il n’avait pas l’intention de les rejoindre. Mais vu son passif avec la flic et son neveu, rien n’était moins sûr. Ruby et Chad connaissaient mes méthodes et mon fonctionnement se basant uniquement sur le factuel et absolument pas sur une quelconque empathie.

J’avais pour l’instant évité Derek à cause de plusieurs raisons et notamment du fait d’un pressentiment confirmé avec Mickaël Wayne. L’arrivée de Peter allait sérieusement compliquer l’équation. Déjà quelques futurs probables défilaient sous mes yeux avec quelques séances de bourre-pif.  

Bref, il ne fallait pas venir à Beacon Hills si on cherchait de la tranquillité. Je vais vous coller aux fesses monsieur Hale. Manière imagée de parler évidement.


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MessageSujet: Re: Quand Shakespeare ne suffit pas   Ven 24 Jan - 22:34




Restart

Je trainais pour la énième fois dans les ruines de ce qui avait était ma maison, mon foyer, mon refuge. Je n’avais jamais pu  considérer le loft que j’avais en ville comme un « chez moi ». Je n’y avais pas plus d’attachement qu’une vulgaire chambre d’hôtel.  C’est totalement idiot mais, le seul chez-moi que j’ai eu, est là parmi ses planches éventrées et noircies. Des doigts, je suivais le dessin du triskèle qui avait été dessiné sur la porte. Je sentais les traces des griffes de Scott qui avait senti l’anomalie de cette porte repeinte dans un édifice en ruine. Je n’avais pas été très malin sur ce coup-là… Mais je ne pouvais me résoudre à détruire la porte… Cette maison avait trop souffert. Maintenant, les ruines du manoir attiraient une foule bigarrée. Je vivais cela comme autant d’intrusion. Mais comment expliquer aux gens que là où ils voyaient une ruine, je voyais un foyer, une demeure.

J’avais contacté un cabinet d’architecte pour évaluer ce que cela couterait de reconstruire. L’héritage de ma famille était assez conséquent. Et je n’y avais pas touché. Je devrais pouvoir faire face aux dépenses.  Ce que j’appréhendais était qu’il faille tous raser. L’arrière du manoir était entièrement détruit. Mais la façade tenait encore debout. J’aimerai tant pouvoir la conserver. Je ne voulais pas oublier. Pas oublier les jours heureux que j’avais passé ici, avec mes sœurs et le reste de la famille. Ne pas oublier Talia, ma mère que tout le monde respectait. J’avais été si désespéré, j’avais eu si honte quand j’avais acquis ces yeux bleu électrique. Le bleu de l’infamie.  Avais-je été influencé par le Nemeton pour que Talia nous fasse oublier à Peter et moi son emplacement ? Je n’avais encore pas vraiment cerné toutes les implications de l’époque. Aveuglé par le chagrin, je n’avais pas perçu les forces qui se jouaient autour de moi. Paige… Si tu me vois, me pardonnerais-tu ? De t’avoir entrainée dans ce malheur ? M’en voudrais-tu si… je refaisais ma vie. Car je crois que ce qui va me pousser à reconstruire ce manoir, c’est bien pour y habiter avec ceux que j’aime… Celui que j’aime. Il y avait fallu ce merdier au bal, Stiles qui apparaissait comme un sauveur pour me sortir des bras de cette fille. Me coller dans les siens. Je ne sais pas si cela venait d’un grand ras le bol, ou de je ne sais quoi d’autre. Ce soir-là, j’avais tout bonnement baissé toutes mes barrières. L’hyperactif avait foncé, s’était engouffré dans ce passage soudainement libre de tout obstacle. Quand je m’étais réveillé dans son lit, la Camaro coincée par la voiture de son sheriff de père… Je m’étais bien trouvé obligé d’assumer mes actes.

Un loup est fidèle à vie. C’est donc naturellement que je pensais à Stiles en regardant ces ruines. Seulement, si depuis mon retour de San Francisco j’avais ruminé seul. Reconstruire ce manoir impliquait une autre personne. Cora n’était pas là et de toute façon trop jeune. Mais je ne pouvais passer outre l’avis de Peter. Celui-ci m’avait appris qu’il avait trouvé un poste d’enseignant au lycée de Beacon Hills. J’avais été surpris au départ puis avait trouvé l’idée cohérente. Lui aussi essayait de se refaire une vie.

Je me souviens quand j’étais môme, j’adorai qu’il me raconte des histoires. Celle qui faisaient peur surtout. Cora se blottissait dans mes bras morte de peur. Maman râlait de choisir des histoires atroces… Nous étions insouciants à l’époque. Ils étaient encore tous… vivants. J’avais profité de son appel pour lui donner rendez-vous dans ses mêmes ruines. Je voulais lui parler de mon projet. J’espérais qu’il ait la même vision que moi. Reconstruire quasiment à l’identique, en modernisant l’intérieur. Je ne savais pas si Peter avait l’intention de fonder une famille. La voix où je m’engageais ne serait pas très prolifique. La maison serait assez grande pour nous deux avec même la possibilité d’accueillir du monde.

La journée même, j’avais croisé Ruby et lui avait proposé de venir. Je souhaitais qu’elle rencontre Peter et inversement. Elle avait accepté de me prendre comme bêta. J’attendais qu’elle me présente Chad, l’autre membre de sa meute, dont je sentais déjà le lien. Je sentais la différence avec mon ancienne meute faite d’adolescents. Là nous étions tous adultes. Conjugué à la puissance de Ruby, nos liens n’en étaient que plus forts. J’avais l’impression de connaitre Chad sans pour autant l’avoir jamais croisé. De plus Ruby m’avais dit qu’il finissait des études d’architecte. Il allait pouvoir m’être utile, si jamais je devais argumenter pour garder cette façade, qu’une solution de facilité mettrait en bas.  

J’expliquai donc mes idées à Ruby tout en lui montrant les différentes parties du manoir, quand on entendit une voiture arriver. Peter arrivait. Je vis son regard surpris en voyant Ruby. Je savais qu’il la connaissait sans avoir les détails de leur relation. Je vis le regard de Ruby se faire plus intense. Je la savais très attachée à ma famille qu’elle connaissait depuis l’enfance. Le lien qui m’unissait à elle, me fit sentir qu’il s’était passé quelque chose entre ces deux-là. Mais quoi ? Je mettais en mots ce que son loup n’avait pu ignorer en s’approchant de nous.

« -Salut Peter, je te présente Ruby, mon alpha. »

Je disais ça sans honte. Je n’avais jamais vraiment été à la recherche de pouvoir. Seulement un loup ne peut vivre sans les siens, sans une meute. Si je voulais pouvoir protéger Stiles, il me fallait une meute sur qui compter. Seul, j’aurais attiré les loups errants et mis celui que j’aime en danger.

« - Je t’ai fait venir, car je projette de reconstruire le manoir et d’y habiter. J’aimerai savoir ce que tu en penses, avoir ton avis et le cas échéant, ton intention d’y habiter ou non.»


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MessageSujet: Re: Quand Shakespeare ne suffit pas   Dim 26 Jan - 23:52


Bazar in my mind!







Me voilà en route pour le manoir Hale, sur la demande Derek. Quand nous nous sommes croisés, un peu plus tôt dans la journée, il m’a demandé de venir le voir pour qu’on puisse parler de ses projets pour la maison. Je suis admirative de son courage. Reconstruire sur un passé aussi chargé…mais c’est vrai aussi que si ce manoir a connu un grand malheur, il a surtout été le foyer de nombreux moments de bonheur, de joie et d’amour.

En arrivant, je ne peux m’empêcher de sourire. Je n’ai pas attendu longtemps avant de le prévenir que j’étais désormais prête à former une meute et comme il me l’avait déjà précisé, il voulait en faire partie. Et là que je suis près de lui, je sens cette puissance de n’être plus seule. Cette délicieuse sensation d’être en famille. J’ai laissé un message à Chad avec l’autorisation de Derek. Si le jeune bêta trouve le temps, il pourra passer nous voir et rencontrer son frère de meute.

En attendant, Derek mon fait faire le tour du propriétaire en me livrant ses idées et ses envies. Si tout cela est faisable, et quand se sera fait, alors ce manoir sera magnifique. Une image traverse mon esprit et me fait sourire. Un bonheur qui serait immense s’il arrivait…Stiles fait partie de la meute de Scott. C’est une meute hétéroclite menée par un véritable alpha aux valeurs sures. Mais Stiles est aussi l’homme qu’aime Derek, mon bêta. Et parallèlement à cela, j’ai ouï-dire que Mary-Jaycee se rapproche de la meute de Scott, et avec elle, donc, Miyavi, l’ancre de Chad, mon bêta. Nos meutes sont déjà intimement liées et plutôt que de nous en sentir offusqués, je crois bien que Scott et moi y voyons une force. Nous n’empièterons pas sur l’autorité de l’autre, mais nous nous entraiderons de façon tout à fait naturelle, comme une grande famille. Quant à Aaron et sa meute…et bien, c’est un bon alpha, un peu tête-brûlée je pense, mais il deviendra un bon alpha. J’aurais beaucoup plus de mal à m’attacher à sa meute, rebutée par la présence de Dylanne, c’est comme ça…mais je l’aiderai de mon mieux s’il me le demande.

Après quelques pièces, nous entendons le moteur d’une voiture. Je fronce les sourcils, surprise. Je connais cette odeur, cette aura, ce loup m’est familier, mais qui est-ce ? Nous descendons et je retiens un grognement. Derek me présente à Peter, expliquant que je suis son alpha. Derek sait que j’ai déjà rencontré Peter. A l’époque, Derek était encore jeune et Peter était lui-même un jeune homme alors que moi je ressemblais presque exactement à la femme que je suis aujourd’hui, mais malgré cela, il m’avait séduite sans réelle difficulté.
Derek ne sait pas exactement ce qu’il s’est passé entre son oncle et moi, mais il sent qu’il y a quelque chose. Je lui laisse tout juste le temps d’expliquer à son oncle qu’il veut reconstruire le manoir avant d’agir. Je m’avance d’un pas décidé vers Peter et je m’immobilise devant lui. Je le fixe de mes yeux granit, les dents serrées. Et puis je lui fout une bonne droite.

- « Ca, c’est pour avoir laissé cette sale blondasse t’enfermer dans le manoir ! Est-ce que tu as une idée du sang d’encre que je me suis fait quand j’ai appris que tu étais dans un hôpital à lutter pour survivre ?! »

Oui, je tenais à lui. Ce type m’avait complètement ensorcelée alors qu’il était plus jeune que moi quand je l’ai connu. Mais il était beau, il avait des yeux magnifiques, il était sexy, il était drôle et cultivé. Pourtant, je ne m’arrête pas là, je sors mes griffes et lui donne un autre coup. Il guérira, lentement, certes, mais il guérira ! Je veux qu’il sente ma colère.

- « Ca c’est pour ce que tu as fait à Laura ! Comment as-tu pu ?! Ta propre nièce ?! Laura ??? Elle aurait tant fait pour toi ! Elle te respectait ! C’était ma meilleure amie !

J’ai les larmes aux yeux. L’avoir perdu sans avoir rien pu faire pour elle m’avait plongé dans un état de détresse extrême. Je faisais bonne figure devant Adam, ce jeune loup que je devais protéger en attendant qu’il prenne son envol, mais la peine était énorme et Derek n’était pas encore de retour à ce moment-là.

Je sens ma louve grogner. Elle aussi lui en veut, mais contrairement à moi, elle ne cache pas non plus son désir.

Arrête ça !

Je n’y peux rien, il est trop…grrrr !!

Arrête !!!

Toi arrête ! Tu en as envie autant que moi !


Je laisse échapper un grognement rageur et j’attrape Peter par le col pour le tirer contre moi et plaquer mes lèvres contre les siennes ! C’est dingue ! C’est toujours aussi bon ! Je m’écarte doucement.

 Je te hais Peter ! Je devrais t’égorger !!! Alors pourquoi je t’embrasse tu peux me le dire !!! Je te hais !!!»

Je grogne encore et m’écarte. Ce n’est pas vrai ! Il fout le bordel dans ma tête ! Ça m’agace ! Le pire, c’est qu’il n’a encore rien dit !!!




© Halloween sur Never-Utopia

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MessageSujet: Re: Quand Shakespeare ne suffit pas   Mar 28 Jan - 20:35

Scène de ménage

Mon téléphone vibre dans la poche de mon jean. Je suis en cours, je ne le regarde donc pas. Surement encore Miya et un de ses quarante messages quotidiens… Je me re-concentre sur le discours du professeur de SRM. La structure et résistance des matériaux, matière essentielle pour savoir si ce que vous avez imaginé, va tenir debout ou bien s’écrouler. Ce n’est pas ma matière préférée, mais elle est immanente à l’architecture. En fin de cours, j’allais demander des précisions sur la manière de tenir compte des coefficients de dilatation dans les structures métalliques.

Alors que je me dirigeais vers mon cours suivant qui traitait d’économie urbaine, je sortis mon portable et scrutais les messages en attente. Trois de Miya pour me dire dans l’ordre, que ce soir il jouait au Jungle, que si je passais, il serait heureux et enfin… que j’avais un joli petit c*l… Sale matou lubrique, il ne pouvait pas me dire tout ça dans un seul message ! Mon cœur s’arrêta quand je lus le nom de l’expéditeur suivant : Ruby. Non que je la craigne, mais son aura en imposait vraiment. Il me faudrait du temps pour m’habituer à mon nouvel alpha.

« Rendez-vous vers dix-huit heures à l’ancienne propriété des Hale. Je souhaite te présenter Derek.  Ruby.»

Le manoir abandonné… Ces ruines calcinées étaient accompagnées de beaucoup de légendes urbaines. Je savais qu’il attirait une foule bigarrée en mal de sensations fortes. Certains le disaient hanté, d’autres peuplé d’êtres maléfiques… J’étais déjà allé le voir, suite à une remarque d’un de mes professeurs sur les styles anciens de la région. J’avais été impressionné d’une part par la beauté des lieux, ce qui transparaissait de la bâtisse d’autrefois.  Je fus troublé par l’aspect blessé de ce qui avait dû être un bâtiment avec beaucoup de caractère et saisi par son sombre passé. Une famille entière brulée vive. Celle de Derek… Qui pouvait avoir une âme assez noire pour une telle ignominie ? Comment pouvait-on faire cela ? Je ne connaissais personne capable d’un tel acte. Même les furieux de mon ex-meute de Boston ne touchaient pas aux familles…

J’étais content que Ruby fasse les présentations, bien que je sentais déjà le lien avec Derek, mon nouveau frère de meute. Après les cours, je passais rapidement à mon appartement déposer mes affaires de cours. Je pris ma voiture et arrivais sur place une vingtaine de minutes après
.
[Special Ruby ;p]:
 

Alors que j’arrivais en vue du manoir, j’entendis une altercation, la voix de Ruby, énervée, en colère, triste ? J’accélère le pas, elle n’est pas seule. Derrière elle je reconnais Derek, pour l’avoir déjà croisé près du lycée où j’attends parfois Miya à la sortie des cours. J’assiste, interloqué, à ce que je pourrais nommer une scène de ménage ? L’homme qui lui fait face, si je comprends la situation, doit être l’oncle de Derek. Peter Hale. Ruby lui crie dessus, le frappe… et l’embrasse… A ce moment-là je me dis qu’il vaudrait mieux que je ne plaise pas à mon alpha. Vu comment elle traite ceux qui ont la malchance de lui avoir déplus. Elle a pris des cours avec Mafdet ou quoi ?

Alors que je me dis, qu’il serait plus prudent pour moi de m’éclipser et de revenir un peu plus tard, Ruby m’aperçoit. Les trois loups se retournent vers ma petite personne. Gloups ! Je me sens écrasé par la puissance qu’ils dégagent ensemble. Deux anciens alphas et une, surpuissante… Je sens le lien avec mon frère de meute et avec mon alpha. C’est fort, puissant et sauvage. Mon loup veut avancer vers eux. Je le laisse faire.

- Bonsoir.

Je laisse le soin à Ruby de faire les présentations. Je crois que la louve est le maillon central entre les trois loups présents, hormis le lien familial unissant les deux Hale. Après la préparation pour le voyage en Angleterre l'autre soir, j’ai l’impression de retomber sur une réunion… loup-phoque… C’est moi, ou j’attire les situations gênantes ?

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(c) fiche par ocean lounge


Dernière édition par Chad Wilder le Mer 29 Jan - 12:58, édité 1 fois
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Peter Ancien

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MessageSujet: Re: Quand Shakespeare ne suffit pas   Mer 29 Jan - 12:45


L'homme est un loup pour l'homme


Quelle femme !

Les gifles ont claqué contre ma joue. La première est celle d’une amante blessée. La seconde est plus sauvage. C’était la louve qui grognait en même temps qu’elle me portait le coup. Je l’avais mérité. J’en conviens. Mais il y avait plus tendre comme accueil. Plus tendre oui. Comme un baiser. Ruby avait littéralement fondu sur mes lèvres, et l’espace d’un instant toute tension, outre un quelconque désir, l’avait quitté.
Et plutôt que de me laisser faire je me suis montré joueur. Je lui ai rendu son baiser, mordillant ses lèvres, laissant sa langue découvrir que mes crocs étaient sortis. Elle fut surprise et se recula.

- Moi aussi je suis content de te voir, Ruby. Tu n’as presque pas changé si ça n’est la nouvelle force que je sens dans tes coups.

Je devine sans mal son aura d’alpha. Mon neveu doit faire partie de sa meute.

- Combien de béta as-tu avec toi ? Ai-je demandé sans détour.

Elle n’a pas eu le temps de répondre ni de feindre la surprise devant la perspicacité de ma question. Quelqu’un s’était approché. Un jeune loup. Un de plus dans la meute donc. Blond, bien vêtu, un regard intelligent sur ce qui l’entoure. Un fils à papa ?

Ruby nous présente l’un à l’autre.

- Chad, voici Derek Hale et Peter son oncle.

La louve explique qu’elle voulait présenter les deux frères de meutes. Et dans tout ça je sais très bien qu’elle ne sait pas quoi faire de moi. Je me demande encore si faire partie de son groupe est une bonne idée. Qu’est-ce que j’y gagnerais ? Du soutien, un remède à la solitude, peut-être des amis au final. Et la puissance. La force enivrante d’un béta fidèle à son alpha. Mon propre loup se redressait fièrement comme pour faire bonne figure. Il est vrai que Ruby était impressionnante. Mais pour autant que je m’en souvienne notre relation nous avait toujours porté l’un l’autre sur le même pied d’égalité. Ruby aimait qu’on lui résiste. Et moi, j’aimais me faire désirer.

La main ferme de Derek sur mon épaule m’a tiré de mes réflexions intérieures. Il nous invita à entrer dans le manoir. Pour comprendre ce qu’il voulait faire de cet endroit, rien de tel qu’une explication donnée à l’intérieur.

La sensation était étrange. Pour avoir longtemps vécu ici, je me plaisais à repenser au décor avant le drame. L’emplacement du salon, la banquette sur laquelle j’avais l’habitude de m’allonger, le tapis sur lequel Derek jouait étant petit. Le bois avait noirci, la poussière s’était accumulé pourtant je pouvais encore sentir l’âme du manoir. La bâtisse ancestrale des Hale s’était imprégnée des membres de la famille qui y avaient vécus. Malgré le drame, les souvenirs étaient nombreux et je n’écoutais pas Derek détailler ses envies. Je lui ai même coupé la parole sans m'en rendre compte :

- Et si nous le restaurions à l’identique. Comme…une seconde chance.

Je gardais les yeux sur les murs, suivant la montée d’escalier qui allait à l’étage, présent mais pourtant plongé dans le passé lié à cet endroit. Mon neveu a répondu que c’était l’idée maitresse de son projet. Rendre au manoir sa grandeur d’antan, en modernisant ce qui  pouvait apporter plus de confort. Je n’avais pas réellement mon mot à dire, durant mon coma puis ma période de silence j’avais perdu tout droit à la succession, le manoir appartenait maintenant à Derek. Je ne savais pas s’il avait réellement pardonné au monstre que j’avais été mais aujourd’hui il me laissait entrer ici.

Les laissant discuter au rez-de-chaussée, je suis monté dans la pièce qui me servait autrefois de chambre. Un carreau à la fenêtre était brisé et laissait entrer le vent froid qui agitait la cime des arbres. Je me tenais au même endroit lorsque des années auparavant des chasseurs avaient surgi en masse de la forêt et s’étaient hâté à nous enfermer dans notre propre demeure. À cette époque, j’étais quelqu’un d’autre. Aujourd’hui, je suis encore différent de l’homme qui a réchappé à l’incendie. Je ne sens aucune stabilité dans ma vie. Je lutte contre moi-même, contre le loup qui est en moi. La bête était devenue folle et avait pris le contrôle d’un moment de ma vie. Ces évènements étaient derrière moi à présent et j’aimais à croire que je pouvais retrouver le lien spécial qui m’avait uni à cette part animale dès ma naissance. Mais les tourments de mon âme n’aidaient en rien à ce que je guérisse de tout ça.

Qu’avait écrit Plaute déjà ? Ah oui, je m’en souviens. Cette locution me rappelle quand j’apprenais le latin à la fac, elle disait : Homo homini lupus est.  Cruellement réaliste même si je n’ai jamais cru que la condition de tout être soit immuable.

L’homme est un loup pour l’homme.



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MessageSujet: Re: Quand Shakespeare ne suffit pas   Mer 29 Jan - 21:41





To Build a Home

Je ne sais pas ce qu’il y a eu entre ces deux-là, mais je trouve leur retrouvailles… explosives. Du moins du parti de Ruby. Peter ne la laisse pas insensible. En fait, Peter ne laisse jamais personne insensible. J’ai toujours des envies de meurtre en le regardant. Laura… Ruby me renvoie à ce passé si proche. Alors que je la regarde le frapper, je me demande pourquoi je ne l’ai pas tué. J’ai deux bonnes raisons pourtant, la mort de Laura et il a prouvé mainte fois que son loup peut être ingérable. Qu’est qui prouve qu’il ne replongera pas ? Un lien ? Une meute ? Une famille ? En fait, je crois que je ne l’ai pas tué une deuxième fois, parce que je suis las et fatigué. Je suis épuisé de tous ces sentiments de haine que j’ai pu ressentir. Marre de me battre. Je crois que je souhaite juste vivre. Construire quelque chose. Sinon oublier, mais au moins mettre, ce pesant passé, de côté.

L’arrivée de Chad met fin au conflit entre mon cher oncle et Ruby. Quoique drôle de conflit quand on échange des coups et des baisers. Je crois que je ne veux pas savoir ce qui se passe entre ces deux-là. Je perçois le mouvement de recul de mon frère de meute. Faut dire, qu’il y a de quoi avec Ruby en mode mère fouettard. Elle se calme enfin et présente tout le monde. Je ne peux m’empêcher de sourire quand il y a un moment de flottement sur la place de Peter. Il devra se contenter du rôle de tonton pour l’instant.

En fait, les deux personnes que j’attendais sont là. Je veux l’avis professionnel de Chad et celui de Peter. Le manoir m’appartient peut-être. Mais il y a vécu plus longtemps que moi et surtout… il était là ce jour maudit. Deux raisons qui légitiment son avis. Je pose ma main sur son épaule, le sortant de ses pensées et les invite à entrer dans le manoir, non avoir salué Chad. Il ne semble pas être très loquace. Je sens que l’on va bien s’entendre. Puis je perçois une certaine affinité. Après tout, nous sortons tous les deux avec des mecs, plus jeunes que nous et qui sont en plus dans la même classe. J’avais souvent croisé Chad devant le lycée, lui attendant Miyavi et moi Stiles. J’avoue quand il était là, je n’avais plus l’impression de passer pour le vieux pervers du coin. Bien que Danny et Ethan aient largement fait passer les relations gays dans les mœurs dans ce lycée. D’ailleurs, je me demandais ce que Peter pensait de ça. En fait non, je me passerai de ses commentaires. C’est fou le ton pompeux qu’il prenait depuis que monsieur était professeur de littérature.

Une fois tous entrés dans le manoir, je faisais faire le tour du rez de chaussé à Chad, lui expliquant ce qu’il y avait avant. Les mesures que m’avait fait prendre ce foutu cabinet d’architecte et les questions qu’ils m’avaient posé. Je lui disais mes envies, ce que je pensais faire. Je lui posai autant de questions. Sur ce qui était faisable, si on pouvait garder la façade, si… Je m’aperçus que Peter avait les yeux dans le vague. Je devinais qu’il ne voyait pas les ruines mais la maison d’autrefois avec les rires et les cris de joie de ma famille.

- Et si nous le restaurions à l’identique. Comme…une seconde chance. Murmura-t-il.

Je ne sus pas s’il se parlait à lui-même ou bien à moi.

- C’est ce que je pensais, au moins pour l’extérieur. Je pensais moderniser l’intérieur.

Un léger hochement de tête m’indiqua qu’il était satisfait de ma réponse. Puis il monta à l’étage, nous laissant discuter en bas. Je ne savais que penser. Je me retournais vers Chad.

-T’en penses quoi ? Pas obligé de tout raser ? Demandais-je.

Il fit encore le tour, puis me dit qu’on pouvait certainement garder une partie de la façade. Mais pas entièrement. Les fondations à l’intérieur étaient entièrement à reprendre. Et quant à mon idée de modernisation, il me fit part d’une idée. Refaire le noyau central en béton, permettrait de moins charger les murs extérieurs en bois, notamment la partie que l’on garderait. Il précisa que c’était ce principe qu’il avait pris pour dessiner la future maison de Miyavi. L’avantage écologique était une meilleure inertie thermique intérieure que le bois et à contrario, une meilleure isolation extérieure. Je sentais qu’il ne me disait pas tous ce qu’il pensait. Mais, il me disait l'essentiel. Il n’avait pas le temps de mener les deux projets de front en plus de ses études. Mais m’assura son aide à chaque démarches ou décision à prendre.

Cherchant où était Peter, je repérais les battements de son cœur. Il était dans son ancienne chambre. Je ne reconnaissais plus mon oncle dans cet homme parfois taciturne. Une deuxième chance avait-il dit ?

- Tu veux garder la même chambre ? Dis-je comme s’il était en face de moi.

Je savais qu’il m’entendait. L’offre était implicite. De toute façon cette maison est bien trop grande pour moi et… Stiles. Puis c’est une maison faite pour une grande famille. Pas juste pour deux clampins. Je ne m’attendais pas à une cohabitation aisée. Mais je crois que l’on avait tous les deux droit à une nouvelle chance, un nouveau toit, le nôtre. Pour le reste, cela regardait Ruby. Avec quatre loups, dont trois de la même meute, j’avais déjà l’impression que le manoir reprenait vie.


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Peter Ancien

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MessageSujet: Re: Quand Shakespeare ne suffit pas   Jeu 30 Jan - 17:00


Un petit tour et puis s'en vont


Je me suis assis sur le lit, le visage entre les mains. Je devais me ressaisir face à toutes les émotions qui m’avaient envahi. Je tends l’oreille aux bruits extérieurs. La propriété familiale est un lieu paisible au cœur de la forêt. Thalia avait toujours aimé que nous soyons isolés. Je laisse mou ouïe lupine capter la conversation qui a lieu en bas. Le manoir est en mauvais état mais ce Chad semble être optimiste quant à sa restauration. Derek a l'air satisfait puis ses paroles murmurées parviennent jusqu’à moi.

- Tu veux garder la même chambre ?

J’ai compris implicitement qu’il me proposer de prendre part à son projet et même d’essayer, avec lui, de redonner vie au manoir. Vivre ici comblerait ma solitude et peut être que je parviendrais à retrouver mes repères.

- Pourquoi est-ce que c’est moi qui me taperais la plus petite chambre ?

Mon neveu grogne, c’était sa façon à lui de s’exprimer la plupart du temps.

Je suis redescendu au rez-de-chaussée et écouté avec plus d’attention les remarques de l’élève architecte. Ses conseils étaient précieux car je doutais que les entrepreneurs que Derek avait consultés ne se soient pas empressés de gonfler leurs prix. Même si je ne connaissais pas les détails des finances de mon neveu, un autre avis pouvait être utile.

Nous sortons à l’arrière du manoir, là où nous pouvons, de nos yeux de loups, observer les bois jusque dans leur profondeur.

- Et pour organiser des soirées ici, il nous faudrait une terrasse et au moins une piscine, non ? Demandai-je au groupe d’un ton jovial.

Ils ont été plus ou moins d’accord et ce Chad a souligné qu’avant de penser à nous amuser, il y avait beaucoup de travaux à réaliser. Est-ce qu’il était coincé ou ma bonne humeur le froissait ? Il aurait bien besoin de se retrouver entourés par quelques jolies filles dans la dite piscine. À moins qu’il ne préfère les hommes, comme Derek. Pour ma part, la façon dont se passait ses parties de jambe en l’air m’était complètement égale.

Nous avons fini cette inspection en détaillant l’intégralité de la façade si chère aux yeux de Derek puis en faisant un tour complet de l’étage.

Alors que l’alpha s’apprêtait à quitter le manoir, je me suis lancé sur ses pas en parlant plus fort que je l’aurais voulu :

- Ruby, attend !

La brune s’était retournée sur le perron, m’interrogeant du regard. Bah alors Peter, on perd de l’assurance ? Invite-la à dîner.



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MessageSujet: Re: Quand Shakespeare ne suffit pas   Mar 4 Fév - 18:17


Why can't I hate you?!







Je grogne. Ma louve grogne. Ce sa*igaud nous rend indécises et je déteste ça. Lorsque nous nous sommes rencontrés, je n'avais même pas conscience d'être une louve. Évidemment, ma louve était là mais notre lien était...compromis par la malédiction qui l'avait muselée, l'empêchant de me parler mais aussi de s'exprimer à la pleine lune. Je crois que malgré cela, il l'avait sentie et elle avait pu le sentir aussi, peut-être même se faire entendre de son loup, je ne sais pas trop. Mais n'ayant aucun contact avec ma louve, il était clair que c'était aussi l'humaine qui était tombée amoureuse.  

Je pensais franchement que je ne ressentais plus rien pour lui. D’abord parce que le temps avait passé. Je n'avais presque pas vieilli, il s'était embelli. Et surtout depuis ce que j'ai appris, ce qu'il a fait à Laura. Je lui en voulais à mort. Je lui en veux toujours à mort. Comment a-t-il pu ? Mais...je...Mer*e ! Je crois bien que je craque encore ! Ne me blâmez pas ! Regardez-le avec son sourire de Don Juan, ses incroyables yeux bleus, ses fesses joliment rebondies et visiblement fermes, ses muscles, ses lèvres fines, son...Ah ! Ce qu'il peut m'agacer !!! Et en plus, il répond à mon baiser ce c*n. J'avais presque oublié à quel point il embrasse bien. Ce qu'il peut être pénible !

Je m'écarte et j'essaye de l'ignorer. C'est évidemment peine perdue, mais je fais comme si j'y arrivais. Tentative tout à fait vaine puisque je suis en présence de loups, mais tant pis. Je veux qu'il comprenne que je le boude. Oui, je le boude. Oui c'est puérile et ridicule, mais j'assume ! Je glisse un regard à Derek pour qu'il ne s'avise même pas d'éventuellement penser à se moquer de moi ! C'est à peu près à ce moment-là qu'arrive Chad. Le pauvre, sous ma colère ponctuelle hésite à approcher. Je me calme et lui fais signe de venir.

« Derek, Peter, je vous présent Chad Wilder, mon bêta. Il est étudiant en architecture. Un garçon brillant, calme et souriant. Chad, je te présente ton frère de meute, Derek Hale, loup-né, ancien alpha, grognon en chef, et surtout complètement digne de confiance, et Peter...son oncle. »

Pas de description pour Peter. Quoi dire de toute façon ? C'est l'homme qui me fait vibrer de désir autant que de colère ? C'est celui que je veux embrasser et étrangler ? C'est l'homme qui m'a fait croire que l'on peut aimer plus d'une fois dans une vie ? J'hésite vraiment entre « un taré psychopathe qui a tué sa nièce » et « l'homme dont je suis amoureuse depuis dix ans ». Mais je me contente de le décrire comme l'oncle de Derek.

Pendant que Derek continue la visite en faisant part de ses idées à Chad, Peter se replonge dans ses souvenirs. Moi c'est à travers le ressentis de Derek que je parviens à percevoir ce qu'a été le manoir avant l'incendie. Je peux presque entendre les cris, les disputes entre Derek et sa sœur, Laura qui passe son temps au téléphone, Talia qui maintient l'ordre, son mari qui les appelle dehors pour le barbecue, Peter qui leur conte des histoires. J'aurais aimé connaître cet endroit ainsi animé. J'aurais adoré vivre avec eux. Il n'est pas difficile de comprendre pourquoi Peter et Derek veulent revoir cet endroit à l'identique ou presque. Un peu de modernité ne ferait pas de mal. Peter monte dans son ancienne chambre. Moi, je reste en retrait. Je repense à mon comportement honteux d'un peu plus tôt. Oui, j'ai honte. Je me suis montrée impulsive et incapable de contrôler mes émotions. J'aurais dû garder cette altercation pour un moment privé. Mais, ce bazar dans mon crâne m'a empêché de réagir raisonnablement.

Ma louve désire son loup. Je désire l'humain, plus encore qu'avant. Il est vraiment devenu très séduisant. Clairement, c'est moi, toute entière, qui le désire lui, entier, tel qu'il est. Je repense encore au moment où Laura m'a appris son hospitalisation, son état critique. Ce jour là, j'ai vraiment failli quitter Storybroke pour le rejoindre, mais une partie de la malédiction était toujours active et je ne pouvais tout bonnement pas quitter la ville et rester moi-même. Si je dépassais la frontière de la ville, je perdais tout souvenir de mon passé de louve, et probablement mes capacités aussi. Je n'aurais plus été que Ruby, la serveuse rebelle. Je me demande s'il m'aurait aimé sans ma louve. Pendant des semaines, j'étais ailleurs et je sais que Snow a fait tout son possible à cette époque pour me sortir de cet état. J'étais comme après la perte de Peter, mon Peter, celui que j'ai tué de mes crocs...j'étais simplement inconsolable. Je ne supportais pas de ne pas pouvoir aller à son chevet, être là pour lui.

Et puis, les années ont passée et je me suis persuadée qu'il s'en était sortie et avait fondé une famille.  Une nouvelle meute. J'étais même prête, persuadée que Laura et Derek en étaient membres, à en faire partie et à le voir couler des jours heureux aux côtés d'une autre. Du moins, je pensais que j'en étais capable. Mais la question ne s'est pas posée. A mon arrivée, j'ai appris la mort de Laura et son meurtrier. Mon cœur s'est brisé. L'homme que j'avais aimé avec commis une atrocité innommable. Ma meilleure amie était morte. Je ne savais plus quoi faire. Je n'avais jamais regardé plus loin. Je n'avais jamais envisagé cette éventualité. J'ai tout de même fait bonne figure parce que des choses se passaient dans cette ville et que je ne pouvais décemment pas la laisser ainsi. Mais la peine n'a pas disparue.

Quand j'ai rencontré Joshua, j'ai cru pouvoir vivre à nouveau une histoire d'amour, mais je n'y arrivais pas et je comprends maintenant que c'était parce que j'avais toujours Peter dans mon cœur. Pourtant, je le haïssais, je le hais toujours pour ce qu'il a fait à Laura, mais...je ne sais pas...C'est plus fort que moi. J'ai envie d'être près de lui. C'est incompréhensible, ça ne sied pas à la raison et ça me rend folle !

A sa façon, Derek lui fait comprendre qu'il est le bienvenue pour vivre à nouveau ici et reconstruire cet endroit en famille. Peter répond, égale à lui-même. Mais ça y est, c'est lancé. Je continue de les suivre, parce que tel que c'est partie, il y a de grande chance pour que ce manoir, lorsqu'il sera reconstruit, devienne un peu le point de rencontre de la meute. Il est bien mieux placé que ma maison, plus grand aussi. En attendant, évidemment, ce sera chez moi. Normal. Je regarde les deux loups qui sont sous ma protection. Tous deux sont des loups d'expériences, calmes, réfléchis. Peter aussi est comme cela...

Lorsque la visite est terminée, je souris à Derek et Chad. Je regarde le plus jeune repartir. Il était surtout venu pour rencontrer Derek. Moi aussi je vais partir. Je remercie Derek, j'accorde à peine un regard à Peter. Si je le regarde, je ne tiendrais pas. Mais ça c'était sans compter sur ses propres idées. Je m'immobilise à son appel. En moins d'une milliseconde, je revêts un masque d'indifférence. Je ne dois pas me laisser atteindre, je ne...Je hausse un sourcil et l'interroge du regard. Il ne dit rien alors je me décide à joindre la parole au geste.

« Qu'est-ce que tu veux Peter. »

Je frisonne. C'est plus fort que moi. Comme un aimant. J'ai froid. Me*de. Je sais que c'est à cause de lui. Comme si l'air autour de moi m'incitait à chercher sa chaleur. Mais je ne dois pas. Je ne dois pas. Vraiment ?

« Le Précieux Palais. Réserve à 21h. Je dois rédiger des rapports avant. »


Je me détourne. Un peu plus et je me jette à nouveau sur lui. Nous devons nous voir en publique. Cela me forcera à me tenir. Et puis, je dois au moins lui accorder une discussion. Après tout, si j'avais osé franchir cette foutue frontière, peut-être qu'il n'aurait pas eu cet élan meurtrier. Est-ce ma lâcheté qui a coûté la vie à Laura ?



Quelques heures plus tard, j'arrive devant le dit restaurant. C'est un grand restaurant étoilé. Si je ne lui fais pas payer à coup de griffe, au moins il payera de sa poche ce qu'il faut pour que je reste calme ! Non mais ! Je soupire. Je stresse comme une malade. On dirait une jeune vierge effarouchée à son premier rendez-vous pendant le bal de promo. Et puis, j'aurais pu m'habiller comme un sac histoire de couper toute envie. Bon, non pas comme un sac, vu le restaurant, il y a un minimum quand même, mais là...j'ai juste choisie l'une de mes robes préférées. Elle est toute simple. Rouge, bustier, et assez courte c'est vrai...mais en dehors des finitions en dentelle sur mon côté gauche, il n'y a aucune fioriture. Mais j'aime cette robe. Pas besoin d'en faire trop pour être présente. Bon, ok, le rouge ça attire bien l'oeil, mais c'est ma couleur aussi...Bref, je me suis faite belle...et je n'aurais pas dû. Je ne suis pas là pour le séduire, je suis là pour lui faire payer ! Non ?

Et là, je le vois arriver....Je suis là pourquoi déjà ?

La robe en question



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MessageSujet: Re: Quand Shakespeare ne suffit pas   Mar 4 Fév - 22:48




Maison sucrée maison

La réponse de Peter fusa sur le même niveau sonore. Après tout, il n’y avait que des loups de présents. Inutile d’hurler, même si nous n’étions au même niveau.

- Pourquoi est-ce que c’est moi qui me taperais la plus petite chambre ?

Je grogne plus pour la forme que par réel agacement. Sa réponse est avant tout un acquiescement. Et le sarcasme me fait sourire. Je retrouve un peu du Peter d’avant, même s’il a changé. En fait, nous avons tous changé. Il sera difficile pour nous deux de tourner la page. Peut-être qu’en reconstruisant ce manoir, on pourrait recréer… Quoi d’ailleurs ? Ce n’est pas à deux qu’on créera une famille. Surtout moi, maintenant que je me suis engagé avec Stiles. Bon, restons conciliant. Je m’étonne moi-même de ma réponse.

- Bien, il n’y a car pas mettre la cloison avec la pièce d’à côté et tu agrandis ta chambre avec celle de Talia.

Voudra-t-il de la chambre de sa sœur ? Je pensais agrandir la mienne avec celle de Laura qui était mitoyenne. Je crois qu’il faut reconstruire en s’appropriant l’espace. En me retournant vers Ruby, je la sens préoccupée. Je comprends l’origine de son trouble, Peter nous a rejoints. Égale à lui-même il ne peut s’empêcher d’une remarque hors propos, cherche-t-il à agacer Ruby ?

- Et pour organiser des soirées ici, il nous faudrait une terrasse et au moins une piscine, non ? Demanda-t-il.

Chad tomba dans le panneau. Il faut dire qu’à sa décharge, il ne connaissait pas Peter et son humour au énième degré. Puis je sentis Peter s’agiter un peu. Je me dis que c’était le moment de déguerpir. Je n’avais pas encore envie d’être témoin d’une scène avec Ruby. Je pris Chad à part. Je voulais terminer avec lui et qu’on s’organise. J’espère qu’il voudrait bien se pencher un peu plus sur les plans. J’avais compris qu’il avait déjà ceux de son ami à faire. Mais je sentais que le cabinet d’architecte allait me rouler et ne pas forcément faire ce qu’il y avait de plus judicieux. Préférant gonfler la note. Et surtout, ils n’avaient rien dit qui approchait les idées émises par Chad. Nous échangeâmes nos téléphones et lui réaffirma que je le payerai cher s’il voulait bien s’y atteler. Nous discutâmes encore un peu puis il prit congé. Je le suivais aussitôt, sentant que l’orage pouvait de nouveau s’abattre entre Ruby et Peter. Autant dire que je tirais ma révérence de ce lieu pour l’instant en tous cas.


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MessageSujet: Re: Quand Shakespeare ne suffit pas   Mer 5 Fév - 11:38

Projet

Ruby me présente aux deux hommes presents. Ils sont de la même famille. Je sens une légère tension entre les deux. Il semble y avoir un lourd passif entre eux. Je me demande si ce n’est  pas ce qui rend Ruby si… vive. Mon nouveau frère rompt le moment de gêne et nous entraine dans le manoir. A ce moment je le sens s’animé et son envie de reconstruire est vite contagieuse. Je ne fais plus cas de Peter et de Ruby, entièrement absorbé par ce que me dit Derek. Toutes les deux phrases il me demande mon avis. Je hoche la tête suivant le cas. Je suis heureux qu’il souhaite conserver l’aspect extérieur. Cette maison a vraiment une âme. Même en ruine, je me sens bien ici. Il me parle de la façade qu’il veut conserver. Cela ne sera pas une mince affaire. Je ne suis pas certain que le cabinet d’architecte s’embête avec cette façade. Car il faut reporter les efforts ailleurs dans la construction. Je lui explique le principe d’une base centrale en béton qui permettrait cela. Il semble ravi d’avoir un autre avis. Je comprends qu’il demande l’assentiment à son ainé. Leurs échanges à pointes mouchetés me fait sourire. Même si je sens une tension entre eux, il y a aussi un grand respect.

Quand nous sortons à l’arrière, Peter s’enflamme sur les à côté, une piscine. Certes, on peut toujours prévoir les VRD nécessaires aux aménagements futurs. Mais il faut commencer déjà par fixer le mode de reconstruction avant de penser à aller barboter. Une maison ne se construit pas en un claquement de doigts. Les gens d’aujourd’hui sont trop habituer à appuyer sur un bouton pour obtenir quelque chose. L’ainé des Hale n’y fait pas exception semble-t-il.

Derek me prend à part, comme lui, je sens la situation explosive entre Ruby et Peter. Nous échangions nos coordonnées. Il insiste pour que je m’investisse plus dans ses plans. Je ne garantis rien, mais avec un dernier coup d’œil à ces ruines, je sais que je ne pourrais pas résister. Je salue tout le monde et repars. Je crois que je vais être amené à revenir souvent par ici.

[HRP]:
 


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Peter Ancien

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MessageSujet: Re: Quand Shakespeare ne suffit pas   Mer 5 Fév - 22:10


Comme au théâtre : Acte I - Scène 1

- Ruby, attend !

La brune s’était retournée. Est-ce qu’elle faisait vraiment semblant d’être indifférente ? Parce que c’était tout bonnement ridicule. J’avais bien senti son cœur louper un battement lors de notre baiser. Elle ne pouvait mentir.

Ruby a haussé le sourcil pour m’inviter à lui dire pourquoi je l’avais retenu. Ok, j’ai eu moi-même une seconde d’hésitation. Suffisamment pour qu’elle prenne les devants.

« Qu'est-ce que tu veux Peter ?»

Puis j’avais eu le courage de l’inviter et elle avait eu l’audace de choisir le restaurant. Un bon établissement, l’un des meilleurs de la ville. Parfait pour un diner de retrouvailles. Alors Ruby si le ton que tu as employé soulignait une certaine colère, tes actes montraient tout autre chose.

On s’était séparé devant le manoir. Derek et Chad avait préféré partir lorsqu’ils avaient senti la nécessité de nous laisser seuls. Pourtant, il ne nous a pas fallu plus de deux minutes pour quitter les lieux. Un rendez-vous galant fixé tellement à la hâte que ça pouvait en être comique. Mais je ne riais pas en reprenant la route. Au contraire. Je me posais bon nombre de questions. Ruby arrivera-t-elle à tourner la page ? Pourquoi avais-je envie de retrouver une certaine proximité avec elle ? Ainsi que le projet de Derek me trottait aussi dans la tête. J’étais trop fier pour le dire mais sa proposition m’avait beaucoup touché.

J’ai tenté toute la fin d’après-midi de ne pas me tourmenter moi-même mais c’était peine perdue. Préparer mes cours, corriger l’interro de la veille ou potasser un vieux bouquin, rien n’y avait fait. Je pensais à Ruby et au dîner qui approchait. Alors que le jour laissait place à la nuit, j’ai repassé ma plus belle chemise et enfilé la tenue adéquate. En laissant tout de même la chemise légèrement ouverte, pour le côté cool comme disent les jeunes. Je n’avais pas vraiment à fournir d’effort pour me montrer charmant. Sans doute la force de l’âge, bien que la gente féminine m’ait toujours trouvé séduisant. Malgré cela, ce soir je ne jouerais pas la carte de la séduction. C’était d’une réconciliation sincère dont j’avais envie. Et besoin, certainement.

La galanterie m’aurait obligé à aller chercher la demoiselle à son domicile, mais Ruby aimait son indépendance. C’était donc chacun de notre côté que nous nous sommes rendu au Précieux Palais. J’avais au moins la politesse d’arriver en avance. Juste ce qu’il fallait.

M*rde, elle était déjà là. Sans vouloir jouer les pervers du dimanche, je l’ai observé au loin. Sa robe bustier la mettait en valeur, épousant les courbes de son corps. Posture droite, le regard aux aguets. Elle était très belle. Le genre de beauté sauvage incroyablement attirante.

Puis elle s’était tournée dans ma direction. Une expression indéchiffrable sur le visage ? Était-ce de la joie ou un agacement prémédité ? Je m’étais approché en sentant son attention braquée sur moi.

Nous nous sommes donc rejoint sur les quelques marches qui montaient vers le restaurant. J’avais posé ma main dans le creux de ses reins, l’invitant à entrer. Mon geste était maitrisé. Je n’avais rien d’un maladroit.



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MessageSujet: Re: Quand Shakespeare ne suffit pas   Ven 7 Fév - 14:11


Un dîner, un pardon, un dessert, une nouvelle vie







J'ai hésité tout le reste de la journée à savoir si oui ou non j'irai à ce rendez-vous, mais la vérité, c'est que j'en crevais d'envie et qu'il n'était pas le seul à blâmer. Voilà pourquoi je suis maintenant aux pieds des escaliers du restaurant, vêtue d'une robe bien trop sexy pour une simple discussion ! Et je le vois arriver. C'est dingue ce qu'il s'est embelli. Je grogne contre ma louve et lui ordonne de se calmer parce que ses chaleurs ne m'aident pas du tout à réfléchir ! Il s'approche de moi et m'invite à entrer dans le restaurant avec un geste parfaitement maîtrisé d'accompagnement. Saleté !

Nous sommes installés à une belle table suffisamment en retrait pour nous permettre de parler sans crainte. Le silence s'installe en même temps que nous et l'excuse du choix du menu disparaît en même temps que le serveur derrière les portes des cuisines. J'inspire profondément et brise le silence par des excuses.

- « Je suis désolée Peter. J'aurais dû trouver un moyen de venir te voir, mais je...je ne pouvais pas quitter Storybroke et rester celle que j'étais. »


Comment lui dire que je n'étais pas de ce monde. Même s'il avait bien vu qu'à l'époque je n'avais pas conscience de la présence du loup. Peter ne connaît pas mon origine. Il ne sait pas que je suis « Le petit Chaperon Rouge », mais il sait que j'ai changé, que je me suis liée à ce loup qu'à l'époque je n'entendais pas. Aujourd'hui, je suis en parfaite harmonie avec ma partie animale. Nous sommes même d'accord sur le trouble que cet homme provoque en nous. C'était vraiment étrange comme sensation cette contradiction entre le désir indéniable de me jeter dans ses bras et la colère inapaisable de les lui arracher. Je me tais. J'aimerais lui demander pourquoi il a fait ça à Laura, mais je n'en ai pas la force. Parce que si j'en viens à me rendre compte qu'il n'a aucun regret, je ne sais pas comment je réagirais. J'aimerais savoir ce qu'il compte faire maintenant et ce qu'il pense de nous, s'il y a un nous... Je perds mon assurance, je redeviens cette ado rebelle qu'il a rencontré et qui se donnait des airs pour faire croire qu'elle était forte alors qu'elle se sentait juste seule. Je ne me sens plus seule. J'ai une meute, mais...je ne sais pas...je...




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Peter Ancien

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MessageSujet: Re: Quand Shakespeare ne suffit pas   Sam 8 Fév - 10:46


Tentative de rapprochement


Nous nous étions installés sur une table à l'abri des oreilles indiscrètes. L'ambiance et le décor étaient à la hauteur du prestige de l'enseigne. Ruby et moi sommes restés quelques minutes camouflés par les cartes présentant les divers menus. Puis j'ai posé la mienne sur le coin de la table et attendu qu'elle fasse de même. Elle daigna enfin m'accorder un regard.

- Je suis désolée Peter. J'aurais dû trouver un moyen de venir te voir, mais je...je ne pouvais pas quitter Storybroke et rester celle que j'étais.

- Merci d'être venue, ai-je dit simplement.

Elle a esquissé un léger sourire en guise de réponse. Je savais qu'elle était dans la retenue. J'avais bien compris la colère qu'elle ressentait à mon égard.  J'avais tué sa meilleure amie, ma propre nièce.  Beaucoup de gens avaient des raisons de m'en vouloir. Malgré ça Ruby était venu. J'avais eu raison en supposant qu'elle ressentait autre chose que de la rancoeur. Je l'avais compris lors de notre baiser devant le manoir. Sa fougue avait effacé la douleur de la gifle et l'atteinte portée à mon ego.

Ruby était de ce genre de femme que l'on aime pour son impulsivité. Un trait de caractère qui cache les doutes que seules quelques personnes peuvent comprendre. Celles susceptibles de vous aimer et d'être aimées en retour. Et malheureusement celles qui peuvent faire souffrir le plus. Le genre d'homme que j'avais été pour Ruby. Elle a dû être profondément blessée par mes actes. Je m'en sentirais encore plus coupable si je n'avais pas senti que malgré tout elle avait réussi à trouver une certaine sérénité, pleinement consciente de ce qu'elle était réellement. Sa moitié animal avait séduit mon propre loup même si à l'époque Ruby n'était pas au courant de sa condition lupine.

Le serveur vint prendre connaissance de ce que nous voulions commander. Comme deux loups à qui on proposait un delicieux repas nous avons choisi un plat à base de viande rouge. Et la cuisine fût délicieuse. Nous mangions lentement profitant du moment et bavardant de temps à autre.

Le serveur qui s'occupait de nous revint avec politesse quand il remarqua que nous avions fini. En parfait gentleman, je lui ai demandé d'adresser mes compliments au chef et nous avons commandé ce qui pouvait conclure ce très bon repas.

Nous attendions que le dessert nous soit servi en échangeant quelques mots. Encore une fois ni l'un ni l'autre n'osait aborder de réel sujet de conversation. Ni poser les questions qui nous brûlaient les lèvres. Sans doute parce que ni elle ni moi n'avions envie de gâcher ce moment.

J'ai posé délicatement ma main sur celle de Ruby. Deuxième tentative de contact plus qu'amical. Elle m'a regardé et j'ai décelé dans ses yeux qu'elle hesitait à retirer sa main. J'attendais sa réaction.



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MessageSujet: Re: Quand Shakespeare ne suffit pas   Mar 11 Fév - 22:43


A mess in my head







Une fois dans le restaurant, nous ne pipons mot pendant un temps qui semble interminable. Il faut dire qu’il y a tant à dire justement, que je ne sais par où commencer, et je crois que lui-même n’a pas encore choisi ce qu’il va me dire. Après un silence gêné et gênant, qui nous laisse tout le loisir de compter le nombre de personne dans la place, le nombre de commis, de serveurs et même de poisson dans cet aquarium à l’autre bout de la pièce, je prends la parole pour m’excuser. Je lui en veux pour bien des choses, mais je ne suis pas innocente non plus. J’ai moi aussi des choses à me reprocher.

Mais il se contente de me remercier de ma présence. C’est vrai que j’aurais pu choisir de ne pas venir. Mais, je n’en étais pas capable, je crois. Nous nous fixons à nouveau. Je dois avoir les yeux qui brillent. Je le désire. Je n’y peux rien. Il est incroyablement séduisant et ma luve en pince sérieusement pour son loup. Mais, puis-je réellement… ?

Le serveur interrompt le flux de mes pensées, pour prendre commande. Un tartare fera bien l’affaire. Peter prend lui-aussi de la viande rouge, et nous commandons même une bonne bouteille de vin. Le repas est vraiment agréable. Nous parlons de tout et de rien, surtout de rien en évitant soigneusement certains sujet d’ailleurs. Nous parlons beaucoup de nos boulots respectifs et nous échangeons quelques anecdotes, mais nous ne parlons pas vraiment de ces choses qui pèsent sur nos cœurs.

A la fin du plat, Peter se montre toujours aussi gentlemen et alors que nous attendons nos desserts, une crème brûlée pour moi, j’aime le chaud-froid entre le sucre tout juste caramélisé et la crème froide, il pose sa main sur la mienne ; Je m’immobilise, je me crispe, je ne sais pas quoi faire ; je le regarde et avant même que je puisse prendre une décision, le serveur nous interrompt à nouveau. Je retire ma main pour le laisser poser nos desserts. Je détourne à nouveau la conversation. Je lui parle de Derek et de Stiles. Je me demande tout de même ce qu’il pense de tout cela.

Le dessert fini, et la note payée, nous sortons. Il me raccompagne à la voiture et j’évite toute discussion en entrant dans la mustang et en lui disant au revoir. Je démarre, mais je fais à peine quelques kilomètres avant de m’arrêter. Ce n’est qu’au moment où je suis sur le point de perdre sn odeur que je me décide. Je le suis en voiture. La poursuite dure un moment, jusqu’à ce qu’il arrête la sienne. Où sommes-nous ? Je pourrais vite le deviner, mais je m’en fiche. Est-il arrivé à destination ou s’est-il seulement arrêté parce qu’il m’a repéré ? Je n’en sais rien, et ça aussi je m’en fiche. Je sors juste de la voiture sans pouvoir cacher toutes les émotions qui me vrillent le cœur en ce moment.

-«  Pourquoi ? Qu’est-ce qu’il t’es passé par la tête Peter ? Dis le moi, je t’en prie ! Explique-moi ! Je n’arrive pas à…Qu’est-ce que tu espères maintenant ? Qu’est-ce que tu comptes faire ? Qu’est-ce que tu attends de moi ? De nous ? Est-ce qu’il y a un nous d’abord ? »

Par chance, il n’y a pas un chat dans le coin. Heureusement, parce que je me mets à gronder. Je suis paumée. Comment puis-je encore aimer alors que…je ne le mérite pas. Pas après ce que j’ai fait à Peter, l’humain, mon premier amour…celui que j’ai tué…et comment puis-je aimer Peter ? Comment fait-il pour me rendre si… je rage. Je pleure. Je suis si faible face à lui…Je redeviens une ado…

- « Pourquoi je ne suis pas capable de juste t’ignorer bordel ! »



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Peter Ancien

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MessageSujet: Re: Quand Shakespeare ne suffit pas   Mer 12 Fév - 14:45


Acte I - Scène 2

L’instant qui aurait pu être le plus important s’est avéré futile. Dès notre sortie du restaurant, j’ai remarqué que Ruby souhaitait s’éloigner. Je l’ai donc raccompagné à sa voiture et tentant de dissimuler la déception d’un au revoir aussi bref. Lorsque je me suis mis au volant je n’avais pas l’envie de rentrer. Je m’accrochais aux paroles que nous avions échangées durant le repas. Celles qui semblaient les plus sincères et qui avaient permis l’espace de quelques minutes de nous mettre dans la peau de personnes normales à un rendez-vous galant.

J’ai été sorti de mes pensées par les phares aveuglants de la voiture qui me suivait. Un peu trop près d’ailleurs. Mon instinct s’était mis en alerte et je m’étais dirigé dans un endroit reculé afin d’être tranquille si un voyou me cherchait des ennuis. Mais quand je me suis arrêté, j’ai compris bêtement que la voiture derrière la mienne était une Mustang et que la personne qui la conduisait n’était autre que Ruby. Pourquoi me suivait-elle ?

J’ai attendu plusieurs secondes avant de sortir et de me diriger vers elle. L’expression sur son visage m’enleva toute envie d’élucider cette soudaine course poursuite.

- Pourquoi ? Qu’est-ce qu’il t’es passé par la tête Peter ? Dis le moi, je t’en prie ! Explique-moi ! Je n’arrive pas à…Qu’est-ce que tu espères maintenant ? Qu’est-ce que tu comptes faire ? Qu’est-ce que tu attends de moi ? De nous ? Est-ce qu’il y a un nous d’abord ?

Ruby était sortie de ses gonds. Plus bouleversée que lorsqu’elle m’avait giflé devant le manoir familial. Ça n’était plus sa raison ni sa colère qui parlaient mais bel et bien son cœur. Sa dernière question m’avait troublé. Espérait-elle que nous redevenions proches alors qu’elle s’était enfuie à la minute où le dîner s’était achevé ?

Je ne pouvais pas rester insensible à la voir dans cet état. Je voulais m’approcher, peut-être la prendre dans mes bras si j’osais. Douter du comportement à opter auprès d’une femme ne me ressemblait pas. Mais Ruby n’était pas n’importe quelle femme.

- Pourquoi je ne suis pas capable de juste t’ignorer bordel !

Elle criait contre elle-même plus que contre moi. Je m’étais approché pour lui répondre sans avoir à hausser le ton. Je la regardais aussi simplement que je le pouvais, tentant de transmettre à travers mon regard de la compassion.

- Tout simplement parce que tu n’en as pas envie.

J’avais fait un pas de plus vers elle, notre proximité me faisait du bien. C’était ce sentiment apaisant que je voulais lui signifier en lui adressant un sourire. Espérant que cette fois-ci elle ne réitère pas son geste de refus, je lui ai à nouveau pris la main et me suis approché suffisamment pour murmurer.

- Et j’avoue ne pas en avoir envie non plus.



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MessageSujet: Re: Quand Shakespeare ne suffit pas   Jeu 13 Fév - 21:58


Toi..Toi!!!!






Je suis complètement paumée et ça me met en rogne. J’agis de façon stupide, incapable de la moindre réflexion. IL m’est déjà arrivé de changer d’avis sur une personne, sur plusieurs même. Regina et Gold en sont de parfais exemple. Mais eux, c’étaient les « méchants » et ils ont fait des choses bien, et ça m’a pris du temps pour les respecter, et surtout, je ne dirais pas que je les apprécie vraiment. Pour Peter, c’est différent. J’éprouve une profonde colère envers Peter, principalement parce que je n’ai toujours pas eu de réponse. Qu’est-ce qui a bien pu se passer pour qu’il en vienne à tuer Laura ? Mais mon cœur, mon corps et même ma louve me poussent à fondre dans ses bras. Je rage en me demandant pourquoi je n’arrive pas à l’ignorer.

- « Tout simplement parce que tu n’en as pas envie. »

Je lui jette un regard à mi-chemin entre le noir et le moqueur. Un regard qui n’a pas besoin d’être accompagné de mot, un regard qui dit  « Non, tu crois Peter ? Tu as trouvé ça tout seul ? » Raah ! Je le boufferais rien que pour cette remarque ! J’ai compris toute seule que je n’en avais pas envie ! Je ne veux pas l’ignorer. Je veux l’embrasser et qu’il me serre dans ses bras comme avant. Je le sais, mais ça ne veut pas dire que de comprends pourquoi j’en ai envie alors que ma raison me crie de m’éloigner de cet homme qui pourrait me trahir. Et je comprends alors que c’est surtout cela qui me terrifie à l’idée de me laisser aller vers lui. Qu’il me trahisse…

Il s’approche alors de moi et prend à nouveau ma main dans la sienne avant de me murmurer que lui n’ont plus ne veut pas m’ignorer. Et visiblement il ne veut pas plus rester éloigner que moi…J’observe sa main, nos mains, je me mords la lèvre, je grogne et je le regarde dans les yeux. Ses magnifiques iris bleus.

- « Il faudra qu’on parle de ce qu’il s’est passé. Je veux comprendre pourquoi… »

Je lie mes doigts aux siens et je soupire en baissant les yeux avant de le regarder un nouveau et de hausser un sourcil. Je sais qu’il aime bien quand je fais ça parce que mes sourcils fins accentuent mes expressions. Je m’approche plus de lui, me collant à son torse pour ressentir sa chaleur.

- « En attendant, chez toi ou chez moi ?



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Peter Ancien

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MessageSujet: Re: Quand Shakespeare ne suffit pas   Sam 15 Fév - 13:30


Plaisirs intimes

Ruby se posait des tas de questions. Je le remarquais parce qu’elle fronce les sourcils toujours de la même manière quand elle est contrariée. Alors que je m’étais approchée, elle se mordillait la lèvre en observant nos mains liées puis haussait les sourcils. Toutes ses expressions et ses mimiques ne la rendaient que plus irrésistible.

- En attendant, chez toi ou chez moi ?

Je n’avais aucune envie de me séparer d’elle.

- Chez toi, nous serons plus tranquilles.

Ruby eut du mal à détacher sa main mais je lui fis remarquer qu’on ne pouvait pas laisser l’une de nos voitures en plein milieu de la rue. Lorsque je repris le volant, être celui qui la suivait me fit sourire. Nous nous sommes éloignés de la ville et j’ai découvert une partie de la forêt que je ne connaissais pas. À l’opposé du manoir mais toujours dans les bois. C’était là que vivait Ruby.

Avec le froid glacial qui y régnait nous ne nous sommes pas attardés dehors. Ni dans le hall d’entrée, ni même dans le couloir. Je retrouvais la Ruby plus sauvage qui ne se dévoilait qu’en présence d’un homme qu’elle désirait. Passant dans sa chambre, je ne laissais pas mes lèvres quitter les siennes. Elles étaient encore légèrement sucrées par le dessert qu’elle avait choisi. Sa robe lui allait merveilleusement bien mais la voir glisser sur son corps m’alluma l’esprit. Je redécouvrais la douceur de sa peau en lui offrant quelques baisers dans le creux du cou. D’un bras ferme sur ses reins je l’ai attiré encore plus près de moi. L’autre était plus doux, caressant sa joue et descendant doucement au creux de ses seins. Elle ne pouvait douter du désir que j’éprouvais et qu’elle s’amuser à tâter, frottant sa cuisse sur mon entrejambe. Je la laissais ouvrir la boucle de ma ceinture et retirer entièrement ma chemise. Ses doigts fins parcouraient mon torse griffant parfois d’envie ma peau nue. Ruby devint femme fatale. Elle me grimpa littéralement dessus et se rendit plus désirable encore. Ses bras s’accrochaient autour de ma nuque tandis que ses jambes m’enlaçaient la taille. J’ai retiré délicatement le vêtement qui galbait sa poitrine. Nous sommes laissés tomber sur le lit, nouveau terrain de jeu.

Je m’appuyais sur un coude pour passer ma main sur son ventre. Ruby prenait de profondes inspirations. En approchant pour butiner son cou, j’ai glissé ma main sous le tissu qui protégeait son intimité. Le contact de mes doigts la fit frémir. Et quand j’ai croisé son regard mon envie explosa. Elle était très belle. Je continuais ces caresses délicieuses tant pour elle que pour moi. Son souffle devenait de plus en plus profond et son cœur loupa un battement quand le bout de ma langue s’insinua à l’endroit de tous les plaisirs. Le gémissement qu’elle n’avait pu retenir me fit l’effet d’une vague d’énergie sexuelle. J’ai laissé mon pantalon tomber au pied du lit et me suis mis au-dessus de Ruby. Si elle disait ne pas comprendre ce qui avait motivé les horreurs de mon passé, je ne doutais pas qu’elle déchiffre ce qu’elle lisait dans mes yeux à ce moment-là.



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MessageSujet: Re: Quand Shakespeare ne suffit pas   Mer 19 Fév - 9:47


Tourner dans le vide






Je ne suis toujours pas franchement décidée. Est-ce que je continue à le haïr ? Est-ce que j’écoute ma loue et j’accepte de lui faire confiance ? Je ne sais pas encore. Mais ce qui est certain, c’est que j’ai vraiment envie de lui, là, maintenant ! Alors je passe outre toutes mes questions et je pose celle qui brûle mes lèvres et une autre partie de mon corps que je ne nommerais pas ici. Et nous irons donc chez moi ! Très bien ! Très bien…Non…je ne veux pas lâcher sa main, pas maintenant que je l’ai retrouvé. Je ne veux plus le perdre, lui qui m’a fait connaître l’amour à nouveau. Sans le savoir, à cette époque, mon cœur était barricadé…C’était ainsi depuis que j’avais tué Peter et lui, ce loup, avait réduit toutes mes barrières à néant. Je ne veux pas…le perdre encore…

Je me détache tout de même parce qu’il est vrai que nous ne pouvons pas laisser l’une des voiture en plein milieu de la route. Je ne laisserais pas ma Shelby ici, ça c’est clair ! Même pas pour Peter ! Non mais ça ne va pas non ? C’est ma voiture ! Je ne la laisse pas comme ça dans le froid au milieu de nulle part ! Dans le froid comme ça ? Non non !! Donc je retourne dans ma voiture et je guide Peter jusqu’à chez moi ! Arrivés devant la maison, nous prenons à peine le temps d’éteindre le moteur de nos voitures. Les garer correctement est inutile, j’ai du terrain !

Je ne laisse pas à Peter le temps de voir le terrain, ni l’occasion d’admirer l’agencement du couloir pour donner l’impression qu’il est grand, je ne lui laisse pas le loisir de voir la sculpture de la boule d’escalier en forme de loup, et je le pousse dans ma chambre sans lui donner le droit de compter le nombre de pièces à l’étage. Mes lèvres contre les siennes goûtent parfois le goût de son sang lorsque nos déplacements sont trop brusques, mais peu importe, je ne m’écarterais pas !

Je me serre contre lui, c’est un délice de le sentir à nouveau, c’est un vrai plaisir de sentir son loup si près de moi. La première fois, je ne le sentais pas et c’était déjà très bon, mais là, c’est incroyablement meilleur. Je sens ses mains glisser sur le bas de mes reins. Je pose une main sur la sienne pour l’arrêter et je remonte ses doigts le long de mes formes jusqu’au haut de la fermeture de ma robe. Je frissonne en le sentant la dégrafer avec une délicatesse digne de sa classe et je soupire en sentant la robe glisser sur ma peau pour aller rejoindre le sol. Peter peut alors admirer mes formes, galbées dans l’ensemble Siberian Dream d’Aubade. Un ensemble noir avec un tulle floqué de velours sur lequel j’ai craqué !

Je sens ses lèvres couler sur la peau de ma gorge que je lui offre sans résistance en penchant la tête sur le côté. Je sens ses doigts raffermir leur prise sur mes reins, m'approchant plus de lui. Je frissonne de plaisir en sentant son torse contre ma poitrine, en sentant sa chaleur contre la mienne. Ses doigts d'une douceur presque irréelle créent, en caressa ma joue, un sentiment de dépendance qui me rend folle. Je ne veux plus qu'il s'écarte de moi. Pourtant...

Il était brun,
Le teint basané
Le regard timide,
Les mains toutes abîmées
il taillait la pierre
Fils d'ouvrier
Il en était fier
Mais pourquoi vous riez ?

Ce n'est qu'un homme, un loup. Certes, il est superbe, charismatique et sexy. C'est vrai, il est cultivé, mais a-t-il réellement quelque chose de plus qu'un autre ? Ce loup fier mérite-t-il vraiment l'attention que je lui porte ? Ne riez pas de moi, ne riez pas de ma faiblesse à son égard...

Non le jugez pas
Vous qui ne connaissez pas
Les vertiges, et le labeur
Vous êtes faussement heureux
Vous troquez vos valeurs


Devrais-je cesser de juger ses actes ? Devrais-je laisser mon cœur choisir ? Devrais-je écouter mon corps si fébrile quand je suis contre lui ? Devrais-je arrêter de me voiler la face ? C'est vrai, il m'a brisé le cœur, mais ne peut-il pas le réparer ? Le soigner ? Ses doigts qui viennent se perdre dans mon corsage ne sont-ils pas capables de me guérir ? De recoller les morceaux ? De me faire vivre à nouveau ?


Lui, il est tout mon monde
Et bien plus que ça
Seule, je crie son nom
quand vient le désarrois
Et puis tout s'effondre
quand il n'est plus là
J'aimerais tellement lui dire
Mais je n'ose pas


Non, comment pourrais-je avouer combien il me rend folle ? Je cache la vérité de mes émotions derrière le jeu, allant tâter cette partie de lui dont il use à merveille. Elle n'a pas perdue de sa verve, ça c'est clair ! Je sens son désire, j'en soupire de plaisir. Je me laisse serrer contre lui pour relever ma cuisse venant frotter sa virilité bien éveillée. Nos lèvres se cherchent mais se touchent à peine. Nous jouons. Je me jette dans ce jeu sans retenu pour oublier combien j'étais perdue quand il était absent. Mes doigts fins frôlent sa peau et je souris quand je le sens se contracter. Depuis quand est-ce que j'attends de pouvoir le toucher, le sentir à nouveau ? Si longtemps que j'en avais oublié le manque, une éternité qui m'offre le loisir de redécouvrir aujourd'hui son odeur, un arrêt dans le temps qui me fais me sentir comme si j'étais en apesanteur.

Lui qui me fait tourner dans le vide vide
Tourner dans le vide vide
Tourner dans le vide
Me fait tourner
dans le vide vide vide
tourner tourner dans le vide
tourner dans le vide
il me fait tourner...

Je m'accroche à la réalité. Je repousse le rêve en détachant sa ceinture. Je ne dois pas replonger. Je ne peux pas me le permettre. Je serais trop dévastée s'il devait me laisser à nouveau. A cette époque, je ne savais pas combien je l'aimais, et pourtant, depuis son départ, je ne rêve que de lui. Je ne veux pas le laisser diriger ma vie. Je suis une femme indépendante, une louve fière ! Je ne le laisserai pas me dominer ! Je retire sa chemise avec un peu plus de violence que je ne voulais en mettre. Je le griffe d'envie, sans trop savoir si la colère n'est pas maîtresse par moment. Je déteste être aussi faible et pourtant...comme j'aime être contre lui. Il me rends faible, il me rends forte, il me rends moi, sans barrière sans cache, sans masque...moi...et j'ai peur de ce que je peux être sans retenue...

Je m'agrippe à sa nuque et d'un petit saut je lui monte littéralement dessus, entourant son bassin de mes longues jambes. Qu'il me fasse oublier combien je me sens faible en sa présence. Qu'il fasse disparaître ce sentiment de perdition. Il peut bien faire de moi une pécheresse si cela me permet d'oublier que j'ai peur de mon propre reflet, peur de celle qui a un jour tué l'homme qu'elle aimait. Il détache l'agrafe de mon soutien-gorge, et j'oublie le fil de mes pensées. Il est seul à compter alors qu'il nous allonge sur le lit.

Tu me fais tourner dans le vide vide
Tourner dans le vide vide
Tourner dans le vide
Tu me fais tourner
dans le vide vide vide
tourner tourner dans le vide
tourner dans le vide
Tu me fais tourner...

Tourner au rouge, virer de plaisir, gémir de bonheur, frissonner d'envie...je ne contrôle aucune de mes réaction. Il me dirige comme si je n'étais qu'un pantin. Depuis quand n'ai-je pas ressentis un tel plaisir. Juste ses doigts sur ma peau, passant sur sur le creux de ma gorge, allant délicatement remonter sur le galbe de mes seins pour me couper le souffle quand il en pince doucement la partie la partie sensible, puis sa main descend un peu plus. J'inspire alors qu'il suis le chemin du duvet juste en dessous de mon nombril et ses lèvres viennent embrasser ma gorge alors que ses doigts s'aventurent témérairement sous ce tissu de belle manufacture que j'ai fait venir de France.

Je le sens jouer avec mes nerfs. Je suis à sa merci, le souffle commençant déjà à devenir erratique. Il vient taquiner le bouton de tous les plaisirs d'une femme et mes doigts se resserrent sur son épaule alors que je soupire d'aise. Je ferme les yeux pour me laisser enveloppée par le désir charnelle. J'entrouvre les lèvres pour soupirer le plaisir qu'il me procure. Ma louve elle même ne se tient plus alors qu'il va explorer les fonds d'une contrée aux frontières difficiles à passer. Je retrouve le plaisir qui m'a un jour, il y a bien longtemps, fait comprendre pourquoi le lendemain d'une folle nuit d'amour était suivi d'un sourire débile toute la journée.

Ses lèvres quittent les miennes et je me retrouvent soumise au plaisir de ses doigts. De grands aventurier qui ne craignent pas de prendre des initiatives...de délicieuses intitaTIVES !!! Ce n'était pas ses doigts ça ! J'ouvre les yeux et les referme aussitôt alors qu'il réitère son geste. Je deviens alors incapable de dire quoique ce soit. Ma voix n'est plus apte à formuler des sons plus évolués que des gémissements et des grognements de plaisir. La terre et le sol disparaissent et me laisse dans un vide où le vide, justement, n'est que plaisir. Après quelques instants d'un plaisir innommable, il se débarrasse de son pantalon et vient s'allonger sur moi. Je me sens si bien ici, contre lui, à sentir son sang pulser contre ma cuisse, à m'abreuver de son souffle, à me perdre dans ses yeux... Je glisse une main sur sa joue pour l'attirer dans un baiser tandis que l'autre va serrer son fessier musclé. Je relève mes jambes le long des siennes. Le plaisir est partagé, l'envie l'est encore plus. Et il peut déjà sentir que je suis parfaitement à l'accueillir sans plus de préavis, mais je décide de ne pas assouvir notre envie mutuelle tout de suite.

J'affiche un large sourire et reprends le jeu en main en l'enserrant avec mes jambes et en le faisant rouler sur le côté. Je me penche et fait se frôler nos lèvres sans pour autant lui accorder un baiser puis je descends doucement en redessinant son corps du bout de mes lèvres et de ma langue jusqu'à arriver à mon objectif. Je le libère de son carcan noir et doux...carcan qui est balancé sans la moindre attention dans la pièce, puis je me penche pour venir cueillir entre mes lèvres, l'abri de dizaines de nano Peter super fiers. Je remonte doucement ma langue jusqu'à venir titiller ce bourrelet si sensible, ce frein que je décide même de suçoter histoire de le rendre un peu plus fou encore. J'entoure ce chaud plaisir de mes doigts fins et délicat et j'accompagne le mouvement de mes lèvres qui s'activent à le goûter.

Quand je le sens proche de l'état dans lequel il m'a mise peu de temps auparavant, je quitte ce petit plaisir et m'assoie sur lui pour lui administrer de lascifs mouvements de bassin qui nous mettent tous les deux en appétit. Un regard échangé et nous comprenons tous deux que le jeu doit sérieusement commencer dès maintenant, alors il nous fait à nouveau rouler et reprend les choses en main sans que je n'oppose de réelle résistance. C'est probablement parce que j'en ai envie autant que lui. Alors, j'écarte mes jambes, je les remonte le long de ses cuisses, et je glisse une main dans sa nuque et l'autre sous le coussin, prêt à accueillir le plaisir...à l'accuilllir.




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Peter Ancien

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MessageSujet: Re: Quand Shakespeare ne suffit pas   Jeu 20 Fév - 16:03


Sexual Healing




J’étais hors du temps, captivé par les sensations que Ruby apportait par milliers. Sa langue savait être joueuse et tendre. Je me réjouissais de ses lèvres qui m’offraient une délicieuse torture ou de ses initiatives lorsqu’elle s’est assise sur moi, frottant mon sexe contre le sien. Quand nos regards transmirent la même envie, je nous ai basculés pour me retrouver au-dessus d’elle. Ruby a écarté ses longues jambes pour les remonter le long de mes cuisses. Son bras m’a capturé la nuque pour un baiser passionné alors qu’elle m’accueillait en elle. Lui faire l’amour m’enivrait de sentiments que je n’avais pas ressenti depuis longtemps. Il ne s’agissait pas d’un rapport sexuel quelconque. Ruby s’offrait à moi et je me livrais à elle. Plus que relation charnelle, c’était une rencontre de nos âmes qui avait lieu.

Alors que la chaleur nous avait depuis longtemps enveloppés, je caressai les jambes de Ruby pour atteindre ses chevilles et changer de position. Ses jambes remontées sur mon torse, je pouvais caresser l’intérieur de ses cuisses et diffuser son plaisir dans tout son corps. Je me délectais des frissons qui parcouraient sa peau pendant de longues minutes avant de vouloir nous rendre plus sauvages. J’ai basculé Ruby sur le côté repliant l’une de ses jambes contre mon abdomen. De cette façon je pouvais à loisir glisser mes mains sur ses seins, jouant du bout des doigts à lui arracher des soupirs en titillant leur extrémité ou des gémissements plus excitants encore lorsque mes caresses accompagnaient la pénétration et stimulaient la clé de voute de son plaisir.

Nous sommes restés ainsi jusqu’à ce que nous choisissions dans un souffle de nous laisser partir un peu plus haut. Position de l’abandon. Celle où nous nous laissions submerger par le plaisir qui nous menait aux portes de l’extase. Ruby était cambrée vers l’arrière, ses mains agrippant le drap. Elle se mordillait la lèvre inférieure à chaque va-et-vient. Je laissais mes mains glisser sur son ventre épousant ses formes, chatouillant ses épaules et ses seins. Puis dans un élan de désir je l’ai fermement rapproché de mon corps en la saisissant par les hanches. Mes mouvements furent plus rapides tant la voir si excitée devant moi me dévergonda.

Je me redressai en position assise et je sentis Ruby reprendre le contrôle des va et vient. Ses cheveux longes descendaient sur ses épaules et camouflaient son cou que je finissais par dégager pour y poser mes lèvres.

Mon propre loup prit du plaisir à faire grogner d’envie la femme que j’avais devant moi. Nos deux corps ainsi collés, nous nous sommes fixé intensément. Les pupilles de Ruby étaient devenues rouge tandis que, laissant l’animal la séduire, j’avais fait virer mes yeux au bleu électrique. Notre étreinte fut passionnée. Il n’y avait rien d’autre d’important que nous dans cet espace intime créé dès notre premier contact. Ne subsistaient qu’elle et moi.

Le rubis et le saphir de nos yeux.

Le feu et la glace de nos corps.

Puis l’explosion des sens.

L’orgasme nous avait arraché toute conscience de la réalité. Le bien-être avait envahi chaque fibre de notre être, faisant de nous des harpes dont toutes les cordes auraient été caressées par le plaisir. Nous nous sommes lovés l’un contre l’autre pour reprendre le souffle autant que nos esprits.

Puis Ruby s’était levée doucement et avait rejoint la pièce voisine que je comprenais comme étant la salle de bain. Par la porte laissée entrebâillée, j’entendais l’eau couler et sentais l’odeur fruité du gel douche qu’elle utilisait. C’était donc cette fragrance qui composait en partie l’odeur subtile de son corps et de ses cheveux. Ruby revint quelques minutes plus tard simplement vêtue d’une nuisette légère. Le vêtement flottait dans l’air alors qu’elle rejoignait le lit. La lumière de la salle de bain était restée allumée. J’adressai un sourire à la femme sublime qui m’attendait et me dirigeai vers la douche.

L’eau chaude chassa les doutes qui étaient revenus après la vague de plaisir comme les débris d’une tempête. Ruby était une femme honnête et droite. Une femme que je me savais capable d’aimer. Elle pouvait être le pilier de ma nouvelle vie. Mais est-ce que je pouvais la rendre heureuse ? Je me suis séché rapidement pour la retrouver. Nous avons échangé quelques mots, des baisers tendres et des caresses complices pendant de longues minutes encore.

Je restais les yeux clos mais je ne dormais pas. J’écoutais les battements du cœur de Ruby. Elle s’était endormie après s’être collée à moi, sa peau nue, tiède et douce, contre mon corps. Dans le silence, je pensais à cette idée de meute. À Chad qui semblait plus intelligent qu’un vulgaire adolescent et à Derek, mon neveu. Puis mon propre loup s’invita à ma réflexion nocturne.

L’animal se demanda quel lycan s’avérait le plus puissant ? Un béta fidèle à son alpha ? Ou celui qui faisait de la louve son amante ?



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MessageSujet: Re: Quand Shakespeare ne suffit pas   Sam 1 Mar - 17:25


L'orgasme peut-il tout faire oublier?







Je confirme, il est toujours aussi doué ! Les sensations qu'il me procure sont vraiment incroyable. Je suis subjuguée par sa douceur. La délicatesse de ses gestes me fait frémir. La brutalité non contrôlée de son loup me fait gémir. Je l'accueille en moi avec un mélange de plaisir et de soulagement comme si depuis près de quinze ans je ne vivais que dans l'attente de le retrouver. Comment j'avais réussi à occulter ce besoin de lui restait un mystère.

Nous en arrivons même à laisser sortir nos loups. Je peux alors me plonger dans l'électrique hypnotisant de ses yeux. J'y aperçois son âme, coupable, prête à se repentir, peut-être ? Lui, peut voir mes yeux de lave, comme une lune rouge pailletée d'argent scintillant. Cette singularité, symbole de l'hérésie que je suis, preuve de mes origines différentes. Les paillettes d'argent dans mes iris sont autant d'âmes fauchées. Innocentes ou non. Les paillettes se mettent à scintiller dès la mort d'une âme innocente et l'iris se met à ressembler à la lune lorsque c'est la vie d'un proche que l'on prend. Mes yeux reflètent mon passé, mon expériences, mes erreurs. J'ai d'abord été une jeune paysanne inconsciente de sa nature, incapable d'écouter, ni même d'entendre le loup en elle. Puis j'ai été une amoureuse terrifiée, persuadée que l'amour de sa vie était une bête monstrueuse, avant de découvrir que j'étais la bête monstrueuse. J'ai été une meurtrière honteuse, puis une amie fidèle et fière. Je suis devenue une louve libre, une fille, une sœur, puis à nouveau une meurtrière et finalement, une alpha. Et puis, il y a eu la malédiction et je suis redevenue une ado rebelle, insouciante et inconsciente. Puis je suis devenue une jeune femme effrayée, incertaine, et enfin une adulte affirmée et indépendante. J'ai tant vécu que j'ai moi-même du mal à y croire parfois tout comme j'ai du mal à croire que je suis aujourd’hui dans les bras de Peter.

Et être dans ses bras est vraiment exquis. Nous atteignons ensemble le Nirvana et gémissons en harmonie. Après un passage sous la douche, nous nous réfugions sous les draps et nous enlaçons mais sans nous endormir. Nous préférons continuer à explorer nos corps sous de tendres et aériennes caresses. Je n'osent parler de rien d'important même si mes lèvres brûlent de le questionner. Je me contente de lui dire qu'il m'a manqué, que je le trouve beau...ce genre de choses idiotes, mais agréables à entendre.

Je n'ai aucune peine à m’endormir une fois blottie dans ses bras. Pourtant, je finis par me réveiller. Je sens le trouble de Peter, aussi, je soupire. Encore à moitié endormie et sans vraiment y penser, je prends la parole.

« Reste avec moi. Nous pouvons former une nouvelle famille, toi moi, ton neveu, Chad...Reste avec moi... » je m'endors aussitôt, tout juste consciente d'avoir prononcé ces mots.



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