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 Mes cours pourraient-il être normaux, juste une fois? (PV Peter Hale)

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Isabella Eldder

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MessageSujet: Mes cours pourraient-il être normaux, juste une fois? (PV Peter Hale)   Mar 4 Fév - 23:00



Scott m'avait dit de faire attention, de ne pas en faire trop, de me ménager, je ne pouvais réellement obéir à sa demande, alpha ou non. Ma vie entière était un centre de recherche, je ne pouvais décemment pas tout oublier afin de protéger mon existence, quand celles des autres dépendaient justement de ces recherches. J'étais celle qui apportait des informations à la meute, je ne pouvais pas tout abandonner sous prétexte que je n'étais pas encore assez forte pour me défendre, autant face aux chasseurs qu'aux lucioles étranges qui nous pourchassaient. Ainsi, je m'étais rendue à la bibliothèque avant d'aller en cours, prenant quelques livres plus qu'utiles, avant de me rendre en classe. Je n'avais pas encore eus de cours de littérature depuis Jennifer, cette femme dont j'avais vu le vrai visage dés les premiers instants, j’espérais donc que, cette fois-ci, le professeur serait non seulement compétent, mais aussi humain. Je n'étais pas au bout de mes surprises. En rentrant, je me fis bousculer par un idiot de première catégorie, j'en avais l'habitude, mais cela me restait toujours en travers de la gorge, sans compter que je ne pouvais le remettre à sa place, je ne pouvais rien faire, moi, la muette, l'indésirable rat de bibliothèque.

Je rageais en allant me placer à une table, et posais mes affaire sur celle-ci, telle l'élève studieuse que j'étais. Mon cauchemars venait tout juste de commencer sans que je le sache. Je m'étais rapproché de Scott et sa bande, donc, par extension, des jumeaux et de lydia, et en faisant cela, je m'étais mise à dos le peu de gens qui m'ignoraient encore. Ils voyaient cela comme une vaine tentative de devenir populaire. Heureusement pour moi, j'étais très en avance dans tous les cours dispensés par le lycée, car lorsque les grains de gommes vinrent frôler la chevelure, et que des ricanements incessants se mirent à bourdonner prés de mes oreilles, je passais dans mon monde, pour éviter d'y faire attention. J'avais mal, mais c'était devenu quotidien, alors pourquoi lutter? Pourquoi lutter contre quelque chose qui n'en vaut même plus la peine, je pourrais très bien les ignorer et poursuivre ma vie, je ne les connais pas, je suis bien plus douée qu'eux dans quasiment tous les domaines, alors pourquoi leurs rires m'affectent-ils autant? Je priais pour que l'enseignant se pointe rapidement, tout en sortant le livre que j'avais pris plus tôt, un ouvrage sur la possible présence d'un loup-garou dans la garde rapprochée du Furhër lors de la seconde guerre mondiale, un délire selon la gérante, une possibilité à mes yeux.

Les rires se turent lorsque la porte s'ouvrit de nouveau, cette fois-ci sur un homme dans la trentaine, brun, avec d'étranges prunelles bleues qui me rappelaient Derek Hale, lors du bal. En fait, il lui ressemblait assez, c'était étrange, mais hormis cela, pas trop d'originalité, un charme certain puisque j'entendis quelques filles glousser derrière moi. Il ne prit pas le temps de se présenter, évidemment, j'avais été absente lors de son premier cours, il m'était donc impossible de connaitre son nom sans que quelqu'un ne l'énonce. Je soupirais de frustration, et sortit une feuille, en attendant qu'il prenne la parole. Bien qu'il présenta un cours dont je connaissais déjà l'issue, je pouvais facilement avouer qu'il était très doué, et qu'il possedait un charme oratoire très utile, puisque même les ricanements à mon sujet n'avaient plus lieu d'être, seul le lancé de gomme persistait. Je me détendis un peu, et m'adonnais à ma réflexion personnelle, écrivant quelques notes au sujet du cours, tout en cherchant aussi les propos véridiques cités dans le livre que j'avais emprunté. Nous étudions McBeth en ce moment, et la façon dont le nouveau professeur expliquait cette folie presque funeste de cette lady meurtrière était véritablement prenante, mais je n'en écoutais pourtant que la moitié.

"Mr Hale, est-ce que..."

Je n'écoutais même plus mon camarade de rangée l'appeler, il était un Hale, donc bel et bien de la famille de Derek, mais était-il un loup lui aussi? Pour le savoir, il n'existait qu'un seul moyen, je devais justifier mon absence auprès de lui à la fin du cours - je n'avais de toute façon plus classe avant deux heures - et je m'occuperais de savoir si oui ou non, il est le fameux oncle psychopathe et opportuniste dont Scott m'avait parlé. Mais si c'était le cas, alors, mes prières n'avaient pas été entendue, parce que j'avais demandé à ce qu'il n'y ait aucun danger en classe. Lorsque la cloche salvatrice sonna, je m'arrangeais pour être la dernière à partir, mon carnet de correspondance en main, et m'avançais vers le bureau de l'enseignant, la peur au ventre. Avec un peu de chance, il ferait le premier pas, parce que je ne me voyais pas trop reprendre ma forme réelle pour ensuite lui demander - de vive voix cette fois - s'il est humain ou lycanthrope. Alors, marquant la page des absences de mon doigts, je me rapprochais du professeur et lui tendais le cahier avec appréhension.


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Peter Ancien

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MessageSujet: Re: Mes cours pourraient-il être normaux, juste une fois? (PV Peter Hale)   Ven 7 Fév - 15:35


Une nouvelle tête

Lorsque je suis rentré dans la salle de classe, les bavardages ont clairement diminué en intensité. Tant mieux si je savais dès la première semaine imposer un tant soit peu de discipline. Je n’avais baissé la tête sur mes notes que quelques secondes avant de débuter le cours lorsque j’ai remarqué un geste provenant du fond de la salle de classe. Je n’y ai pas fait attention jusqu’à ce que l’élève recommence. Je l’avais déjà cerné. Il n’était pas réellement méchant mais simplement perturbateur. Et au vue de ses résultats il ferait bien de prendre quelques notes.

- Monsieur Anders, vous mâcheriez les morceaux de gommes que vous envoyez à votre camarade que cela vous rendrez plus intelligent. C’est dire. Cessez immédiatement.

La demoiselle en question avait la tête baissée mais je sentais aux battements de son cœur qu’elle n’était pas indifférente à la mauvaise blague qu’elle subissait. Je ne l’ai pas reconnu donc il devait s’agir de l’élève absente lors de mon premier jour.

Alors que j’allais commencer en reprenant la scène que nous avions laissée en suspens à la fin du dernier cours, une personne m’avait à nouveau interrompu.

- Mr Hale, est-ce que vous allez rouvrir le groupe de théâtre ?

La jeune fille qui avait posé la question s’agitait presque sur son siège. J’avais appris l’existence de cet atelier lors de ma réunion d’accueil. L’idée m’avait plu mais je ne m’étais pas prononcé quant à ma future implication. Ma réponse fut la même.

- Je n’ai pas encore pris de décision à ce sujet. Mais si cela intéresse quelqu’un nous pourrions aborder le sujet plus tard.

Je me suis retourné face au tableau pour continuer l’analyse de la scène relatant la mort d’un des personnages. J’ai réussi à garder l’attention des élèves pendant une bonne demi-heure. Puis deux idiots n’écoutaient rien et ça a eu le don de m’agacer. Je m’étais tourné vers eux lorsque même leurs propres camarades semblaient gênés par leur comportement.

- Lequel de vous deux souhaite finir comme Duncan ?

Aucun n’avait compris mais ils s’étaient calmés. La suite du cours avait été moins tumultueuse mais la sonnerie fut tout de même libératrice. Les élèves étaient sortis comme une vague hors de la classe. Je gribouillais des notes sur une feuille quand un embrun iodé suivit justement la vague d’adolescents qu’on entendait encore s’agiter dans le couloir.

Je levais les yeux sur la demoiselle qu’Anders avait malmenée. Elle me tendait presque timidement son carnet de correspondance. J’ai pris un ton courtois pour lui répondre.

- Oui, c’est pour quoi ?



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Isabella Eldder

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MessageSujet: Re: Mes cours pourraient-il être normaux, juste une fois? (PV Peter Hale)   Ven 7 Fév - 21:31



Je restais en suspend devant l'enseignant au charme certain et à la langue acérée. Que dire, que faire? Êtes vous le loup-garou psychopathe oncle de Derek? À mes yeux, ce n'était pas la meilleure chose à faire, encore moins lorsque la personne visée est un professeur. J'étais inquiète de sa réaction, surtout si je ne trouvais pas la bonne formation pour que ma question ne paraisse pas trop accusatrice ou bien enjouée. Il me fallait rester neutre pour m'assurer de son identité, mais j'ignorais la marche à suivre. En montrant mon carne à la page des absences, j’espérais qu'il fasse quelque chose qui le trahisse, n'importe quoi en fait, mais rien n'arrive. Enfin, si, il me questionna sur la raison de mon arrêt. J'eus une envie de rire froidement, s'attendait-il que je lui réponde? Moi, l'élève muette? Ou bien était-ce pour lui aussi un moyen de me tester? Non, je ne pense pas, peut-être que le lycée a encore oublier de prévenir les nouveaux enseignants de mon petit probleme de parole, mais d'habitude, Miss Mahes le fait pour m'éviter les ennuis. Je reste silencieuse un instant, avant de prendre la décision de lui expliquer, avec le langage des signes, que je suis l'élève muette dont tout le monde parle, histoire qu'il comprenne, et ensuite, j'aviserai.

Je posais le carnet sur son bureau, à la page des absences, où était d'ailleurs noté l'avis d'orpheline, et entamais ma phrase en langue des signes. D'abord le cercle puis la pointe avec ma main sur moi, avant de montrer ma gorge par un appui, puis la bouche avec le pouce, ce qui signifiait clairement mon mutisme complet. Si cela ne marchait pas, j'avais toujours le carnet dans mon sac de cours. Prise d'un doute, je fouillais finalement dans celui-ci, histoire qu'il n'y ait pas de malentendu, et écrivais dessus avec un crayon "Mon nom est Isabella Eldder, je suis muette. Je voulais vous montrer le mot d'absence que vous avez à tamponné pour certifier que je suis bien revenu dans votre cours" Voilà, simple, clair, concis, il n'y avait rien d'autres à dire, ni à faire en fait. Je ne pouvais pas m'assurer de son identité sauf en fouillant dans ses affaires, et même si je savais que cela devait bien arriver un jour - Je risque de le faire pour trouver des informations intéressantes et protéger la meute. Je lui tendis le carnet pour qu'il puisse le lire, et involontairement, la main effleura son bras. La vision fut brusque et sanglante. Il était loup, il avait achevé cette horrible professeur qu'il avait remplacé. Il était bel et bien Peter Hale, mais quelque chose avait changé, je ne savais pas quoi, mais je sentais un détail en plus de cette ancienne cruauté.

Inconsciente de cet air horrifié que j'avais pris, je sentis mon lien avec la meute devenir plus fort, et tentait de le camoufler. Quand je panique, je ressens de nouveau ce lien devenir plus fort, et j'arrive à rentrer en contact avec Scott ou Isaac. Je sentis le lien m'échapper, et mes paupières se couvrir de fines écailles. ça y est, fichu, fini, je suis capable de me démasquer toute seule! Tremblante, je ne sais plus quoi faire, il n'y a plus personne, et je sais qu'il n'y a pas de cours de littérature avant la période suivante. Donc, s'il désire m'achever, il en aurait tout le loisir sans que quiconque ne vienne le déranger. Involontairement, j'ai lâché le carnet sur lequel j'écrivais, et m'écarter le plus possible de lui. Ce que j'ai vu, ce que j'ai ressentit, cette émotion gorgée de sadisme et de violence, puis ce désir de... rédemption. Je ne sais pas lequel croire en premier, mais je sais qu'il est loup, et qu'il est probablement dangereux pour moi, une simple petite nymphe des lacs. Tremblante, je mimais les mots loups-garous en langage des signes, espérant lui faire comprendre que je savais.


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Peter Ancien

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MessageSujet: Re: Mes cours pourraient-il être normaux, juste une fois? (PV Peter Hale)   Lun 10 Fév - 16:44


Pas de panique

Mlle Isabella Eldder. C’était donc le nom de la jeune fille qui était restée dans la salle de classe après ses camarades. Elle ne répondit pas à ma question mais ouvrit son carnet à la page des absences. Je n’étais pas vraiment attentif alors je lui ai demandé de m’expliquer. Chose qu’elle n’a pas pu faire parce que j’avais comme un imbécile oublié qu’elle était muette. Une situation somme toute embarrassante. Mafdet Mahes m’avait pourtant prévenu pour cette élève lors du précédent déjeuner à la cantine. En plus de paraitre timide, l’adolescente semblait perturbée. Je n’avais rien fait pour la mettre à l’aise. Je lui ai souris chaleureusement mais ça n’avait pas eu l’effet escompté. Elle agitait ses mains pour me faire comprendre son incapacité à me répondre. Avant que je tente de la rassurer elle sortir de quoi écrire et m’indiqua rapidement ce qu’elle voulait.

Lorsqu’elle me mit sous les yeux ce qu’elle avait écrit, sa main effleura la mienne et une sensation de picotements accompagna ce bref contact. J’avais assez de vécu pour comprendre qu’elle n’était pas une adolescente « comme les autres ».

J’acceptais volontiers de signer le mot d’absence tout en me demandant la signification de l’expression terrifiée qu’elle affichait. Isabella se mit à trembler comme un enfant sous l’orage. J’ai laissé mon ouïe lupine saisir les battements de son cœur. Elle paniquait. Mais pour quelles raisons ? Je voyais sa gorge déglutir, elle recula d’un pas et hoqueta silencieusement. Ses paupières s’agitèrent rapidement puis au dernier battement, elles se couvrirent de fines écailles. Je venais de comprendre qui elle était.

- Tu peux me dire pourquoi tu sembles paniquée ?

Elle me regardait, la bouche entrouverte.

- Oui, Isabella, je sais que tu peux communiquer. Tu n’as rien à craindre.

J’avais prononcé cette dernière phrase en faisant virer au bleu électrique la couleur de mes yeux. Simplement pour lui faire comprendre que l’on pouvait se parler à visage découvert. Elle, limnade et moi, loup.


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Isabella Eldder

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MessageSujet: Re: Mes cours pourraient-il être normaux, juste une fois? (PV Peter Hale)   Lun 10 Fév - 18:27



Je le vis signer mon mot d'absence, ne faisant aucune remarque quant à sa nature, et le remerciais presque. En effet, j'avais eus droit à un fléau de condoléances en histoire, le professeur semblait ne pas être capable de cesser ces tristes mots à mon égard, sans même se demander si, peut-être, cela me faisait encore plus de peine. Et la quasi totalité du cours s'était passé ainsi, tandis qu'il expliquait, entre deux condoléances, l'effet des attentats du 11 Septembre sur la politique du président Bush junior, il s'adonnait à s’inquiéter mon état, qui était parfaitement stoïque. Déjà que je n’appréciais pas tant que ça les cours dispensés par cet homme, autant parce qu'il était corrompu que parce qu'il ne savait pas aligner deux mots sans faire une faute d'élocution, le mépris avait atteint son paroxysme. Et pourtant, même feu Harris n'avait pas été capable d'atteindre ce niveau d'exaspération, et ce, malgré ses nombreuses tentatives de m'enfoncer plus bas que terre. Je me souvenais encore des ses paroles "Miss Eldder, je supposes que vos exercices sont le reflet de votre ignorance." Quel homme abject! Mais ici, l'enseignant était charmant, doué et intelligent seul défaut, c'était un monstre de cruauté.

" Tu peux me dire pourquoi tu sembles paniquée ?"


Je dus plusieurs fois imiter le poisson hors de son bocal, notamment parce que l'air avait décidé de ne pas rejoindre mes poumons, mais aussi parce qu'il avait utilisé un verbe de parole à mon égard, alors qu'il venait de comprendre mon mutisme. Donc, soit, il usait du langage des jeunes gens d'aujourd'hui, soit, il n'était pas dupe et dans ce cas là, c'est moi qui suis complétement suicidaire depuis que je suis dans la meute. Logiquement, je dirais que depuis ce jour si important à la cantine, je me met bien trop souvent en danger, et j'ai fais de ma nature la dernière chose dont je devais me préoccuper. Ce qui était en soi, un choix lourd de conséquence, puisque j'oubliais de me cacher, ou encore de paraitre telle une pauvre adolescente sans voix.

"Oui, Isabella, je sais que tu peux communiquer. Tu n’as rien à craindre." Me dit-il, et sa voix était bien trop douce pour cacher le moindre morceau d'inconscience, il savait...

L'envie de rire me prit, ce genre de rire presque sardonique que j'utilise pour éviter de pleurer ou cacher ma détresse. Ce rire jaune qui me rappelle que même si j'arrive à laisser la pluie recouvrir le stade durant un bal, ce n'est que lorsque je parviens à me fixer un but, et qu'en ce moment, je ne serais pas même capable de crier pour avertir qui que ce soit de mes peurs. Et puis, franchement, cet homme est-il conscient que même avec son charme, lorsque l'on sait ce qu'il à fait, ses paroles ne colle plus à son identité. En fait, justement, la manière qu'il a de m'assurer que je n'ai strictement rien à craindre, donne l'impression qu'au contraire, il souhaite me mettre en confiance, pour m'emmener dans un recoin sombre, me déchiqueter, et laisser le surplus de mon corps dans un couloir. ça serait joli ça tiens, un Lymnade en lambeau dans un couloir du lycée, et comme une fois morte, nous restons sous notre forme originelle, les scientifiques se seraient empresser de prendre mon corps pour parler de chimère. Ah... je suis secoué de spasmes, je ris en fait, merveilleux, je passe pour une folle. Je reprends contenance, au moins quelques instants, et prends une lourde respiration avant d'ouvrir la bouche pour parler. Je la referme immédiatement en voyant les yeux bleu étincelants du loups, Ah ah! Il a tué, il vient de me le prouver. Je tente de parler une fois de plus, mais aucun son ne sort de mes lèvres. Tentative numéro trois, j'y parviens, toute tremblante :

" Je... Vous..." Tentative futile. Je reprends en m'imaginant être devant un piano, cela marche souvent pour parvenir à maintenir mon self-contrôle, c'est un moyen pour moi de me ressaisir et de m'exprimer, comme toujours. "Est-ce que vous... Enfin... Connaissez-vous le don des Lymnade? L'empathie visuelle. J'ai vu... Je... J'ai tout vu... Votre soif de... de vengeance... tout ce sang, le plaisir que vous preniez à tuer..." La dernière image sanglante avait été le meurtre - bien que cela ressemble plus à une euthanasie- de cette horrible miss Blake. Je ne pouvais que le remercier de nous en avoir débarrasser, surtout après avoir ressentit son désir de se repentir, si fort... "Bon... Il est vrai que vous nous avez libéré de votre prédécesseur machiavélique avec beaucoup de facilité, merci beaucoup. Mais tout de même... Vous restez... enfin... Comment puis-je être sure que vous ne souhaitez pas nous faire du mal de nouveau?" Voilà, question claire et concise, comme ça, si il ne me tue pas, il me colle un zéro à la prochaine interrogation surprise!


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Peter Ancien

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MessageSujet: Re: Mes cours pourraient-il être normaux, juste une fois? (PV Peter Hale)   Sam 15 Fév - 23:27


Plus de peur que de mal

Isabella avait bafouillé mais j’avais saisi la question importante qui lui brûlait les lèvres.

- Comment puis-je être sure que vous ne souhaitez pas nous faire du mal de nouveau ?

- Il est vrai que tu ne peux être sûre de rien. Mais sache qui si je voulais te faire du mal je ne le ferais pas ici. Tu peux donc te détendre.

Mon humour sarcastique ne lui rendait pas le sourire et je la sentais encore crispée.

- Je plaisante Isabella. Je te laisse aller au cours suivant, je ne voudrais pas que tu sois en retard.

La jeune fille m’a remercié et est sorti de la salle. J’avais un effet étrange sur certaines personnes. J’espérais pouvoir les faire changer d’avis à mon sujet. Mais pas sûr que l’interrogation surprise que j’ai prévu pour le lendemain réjouisse mes élèves.

Le matin, je leur ai donc dit de ne sortir que de quoi écrire. Ce genre de paroles avait le don de refroidir l’enthousiasme et de faire taire les bavards. J’entendis des protestations parvenir du fond de la salle lorsque je fis passer les sujets à la jeune fille assise au premier rang.

Je suis resté silencieux pendant la demi-heure que je leur avait accordé puis je suis passé parmi eux pour ramasser le devoir. En revenant à mon bureau, j’ai découvert leur tête débitée mais je ne me suis pas résolu à leur dire que l’interrogation serait notée mais qu’elle ne compterait pas pour la moyenne. Je voulais leur faire comprendre que je pouvais être aussi désagréable qu’eux. En espérant que cette tôlée pouvait leur donner un électrochoc et qu’ils se mettent au travail.

Nous avons travaillé une scène plus légère afin de les remotiver. Je jetais de temps en temps un regard à Isabella qui semblait éviter le mien. La sonnerie retentit et la classe fut vidée.

Deux jours plus tard, je rendais les fameuses copies. Les notes n’étaient vraiment pas terribles. Isabella et quelques autres avaient tout de même suivis le cours et s’en étaient sorti. Les autres fulminaient contre moi.

Je me suis remis devant mon bureau pour leur annoncé que l’interrogation ne comptait pas dans leurs résultats scolaires. Un concert de soufflements illustra le soulagement des élèves. Toutefois je les prévins que c’était la première et dernière fois que j’agissais ainsi.

- Sachez que vos copies sont loin d’être à la hauteur. Je ne serais pas derrière vous pour vous forcer à travailler, ni à côté de vous pour entendre vos parents vous passer un savon. C’est bien dommage. Comprenez que vous travaillez pour vous et que votre diplôme est sacrément important pour votre avenir. Mais je ne doute pas que vous le sachiez déjà.

Je distribuais un document et leur laissais le temps de lire en passant dans les rangs. En arrivant à la hauteur d’Isabella je remarquai que son attention était portée ailleurs. Elle griffonnait quelque chose sur une feuille blanche. Je reconnus quelques symboles. Cette fille était vraiment particulière. Je me suis penché sur son épaule.

- Mademoiselle, vous connaissez cette scène par cœur pour vous abstenir de la lire ?

Elle sursauta et cacha ses dessins avec le polycopié que j’avais distribué.

- Vous passerez me voir à la fin du cours, s’il vous plait.

La séance se déroula normalement mais je voyais bien qu’Isabella s’inquiétait de ne pas savoir ce que j’avais en tête. La sonnerie qui marquait la fin du cours sembla l’effrayer. Pourquoi donc cette jeune fille était toujours mal à l’aise en ma présence ?





Dernière édition par Peter Hale le Lun 17 Fév - 21:09, édité 1 fois
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Isabella Eldder

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MessageSujet: Re: Mes cours pourraient-il être normaux, juste une fois? (PV Peter Hale)   Dim 16 Fév - 19:21



Il m'assura que s'il avait voulu me faire du mal, il ne le ferait pas ici, puis concéda enfin à me laisser partir. Cet homme était devenu une énigme pour moi, et je prenais le risque de ne rien dire à la meute, ni à Scott, ni à Isaac, parce que je savais qu'il me dirait une fois de plus de faire attention, voir même de ne plus aller en cours. Mais ce que j'avais sentie chez lui n'était pas faux, personne ne pouvait duper mon don, sauf si cette même personne était dupée par quelque chose d'autre. Ce qui m'assurait donc une certaine possibilité de survie. J'en avais presque oublié que je n'avais plus cours avant quatorze heures. J'en ai donc profité pour aller m'entrainer au violon dans la salle de musique sans savoir que pendant ce temps, ma nouvelle énigme préparait un devoir surprise pour nous tous. Je rentrais en salle de musique, merci au professeur de m'avoir confié un double des clefs, et récupérais mon instrument de son étui, avant de le poser sur mon épaule et d'y apposer l'archet. D'abord un arpège mineur, puis la mélodie d’Élément, et enfin des trilles, je laissais glisser l'archer, avant de remonter dans un trémolo, repassant en arpège, j’accélérais le rythme, je devenais le violon, je perdais ma peur, je devenais la musique.

Le lendemain, j'étais presque rassurée d'avoir étudiée tout le programme de littérature durant la période où Miss Blake enseignait, parce que le devoir m'était apparu presque trop facile. Pendant la demi heure accordée, je fis le devoir sans trop d'anicroche, et m'empressais d'étoffer ensuite le tout, histoire de camoufler mes connaissances particulières sur Shakespeare que les autres élèves n'était pas censé posséder. L'autre demi heure, je fis tout pour éviter le regard du professeur, prenant sur moi, et notant tout le cours sans même lever les yeux de ma feuille. Je devais redevenir invisible, lui faire oublier ma présence.


oOoOoOoOo


Si j'avais su que deux jours ne seraient pas suffisant pour reprendre mes recherches sans qu'il ne s’intéresse à mon cas, je ne me serais évidemment pas permises de fouiller dans un bestiaire au lieu de prendre son cours. Mais non. Le fait d'avoir entraperçu cette créature infâmes en rentrant du boulot une fois de plus m'avait donné le désir de trouver son nom, et surtout, pourquoi rodait elle ici. Le fait d'être protégée par les autres, parce que j'étais de toute évidence très faible me rassurait un temps, Miyavi veillait sur moi pour la plupart des cours que nous avions en commun, sinon c'était Isaac et Scott, parfois Stiles avec qui je discutais énormément, mais personne ne semblait voir cette créature. Et bien qu'ils ne l'aient jamais aperçu assez vite, je savais qu'elle existait, elle m’obsédait presque, parce que son visage monstrueux me rendait aussi effrayée que lorsque ma génitrice me punissait. J'en avais même fait un portrait, pour pouvoir comparé au croquis parfois laissé dans les bestiaires. C'est pourquoi, au lieu de saisir les paroles de Mr Hale, je fouillais encore, annotant les symboles qui ressemblaient à ceux que la créature avait sur le bras quand j'en voyais.

Il nous fit un sermon sur la qualité de nos devoirs, et finalement, je regrettais de ne pas avoir glissé les quelques connaissances supplémentaires que je possédais, non seulement cela aurait amélioré ma note, et en plus, cela l'aurait mit de bonne humeur. Il entama ensuite de distribuer des feuilles, mais j'étais déjà ailleurs, sur le livre, je venais de trouver le symbole qui était sur le front de mon ennemi au visage hideux, je m'empressais de le griffonner sur la feuille et d'annoter ce à quoi il correspondait. J'étais tellement prise par ces recherches que je ne sentis même pas la présence de l'enseignant au dessus de mon épaule. Lorsqu'il parla, je fut surprise, et aussi rapidement que possible, je rangeais mes trouvailles sous le polycopié avant de baisser la tête. Non seulement j'étais honteuse, parce qu'habituellement, j'arrivais parfaitement à camoufler mes recherches autres tout en suivant sans aucune difficulté le cours, mais aussi parce que je lui montrais une forme d'irrespect - outre le fait qu'il puisse m'arracher la gorge pour cela - je lui manquais de respect en tant que professeur et personne.

- Vous passerez me voir à la fin du cours, s’il vous plait.


Je ne fis qu'acquiescer, et le cours reprit, mais je ne pouvais m’empêcher de paniquer un minimum. J'eus même beaucoup de difficultés à prendre le reste de ses paroles en notes tant je tremblais. Qu'allait-il faire? Agir comme un enseignant et me punir, ou bien me transpercer sur place pour manque de respect envers son illustre personne? Je déglutis, c'était la dernière période de la journée, autrement dit, je n'avais aucun cours après pour me secourir, et l'excuse du boulot ne pouvait se faire non plus, puisqu'il est dit dans mon dossier que je ne travaille pas le jeudi soir afin de combler le dimanche. Une gomme vola vers ma tête, et je sentis le coup me remettre les esprits en place, tandis que Justin, le cancre de cette classe, ricanait derrière moi. Je le remercierai presque, mais au lieu de cela, je fis simplement ce que tout bon muet fait, je restais silencieuse et baissais la tête. Ma journée était décidément assez horrible pour que je veuille finir le plus rapidement possible. Entre cette créature qui hantait mes nuits, ce sentiment d'insécurité, ce non contrôle de mes dons, le rendez-vous à la fin des cours, et ma vie en générale, je fatiguais un peu.

Lorsque la sonnerie retentit, et que tous les élèves se hâtèrent dans ranger leurs livres et feuilles dans leur sac avant de s'enfoncer dans les couloirs comme un troupeau de mouton, je n'esquissais aucun geste. Je laissais mes affaires en plan sur la table, et attendit que les retardataires disparaissent à leur tour vers la sortie avant de me lever et de m'avançais comme si j'étais condamné à la potence vers le bureau de l'enseignant. J'ignorais totalement l'issue de cet entretient, et finis par reprendre ma véritable forme afin de ne pas avoir de difficulté à communiquer. Mes cheveux se teignirent de noir et les écailles vinrent parsemer mes paupières et mes mains. Je n'étais toujours pas rassurée, il n'y avait aucune source d'eau dans les parages pour que je puisse m'en servir en cas de danger, alors, je risquais gros si son désir était de m'anéantir. Je pris finalement la parole, légèrement tremblante, mais résolue :

"Pourquoi m'avez vous mandé au lieu de me sanctionner, professeur Hale?"


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Peter Ancien

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MessageSujet: Re: Mes cours pourraient-il être normaux, juste une fois? (PV Peter Hale)   Lun 17 Fév - 17:11


Traquer un cauchemar

Lorsque la sonnerie annonça la fin du cours, j’affichais un visage fermé pour que les autres élèves pensent que j’allais réprimander Isabella. Et la jeune fille y croyait aussi dur comme fer. Elle s’approcha de mon bureau. Je savais que son appréhension avait une toute autre cause. Elle s’attendait encore à ce que je fasse usage de mes crocs contre elle.

- Pourquoi m'avez-vous demandé au lieu de me sanctionner, professeur Hale?

- Parce que je n’ai pas l’intention de te sanctionner. Ton devoir était très bon. Ce sont tes dessins qui ont attiré mon attention.

Isabella serra son sac contre elle. Elle ne semblait pas prête à en parler. Pourtant s’il s’agissait bien de ce que je pensais, garder ça secret pouvait être très dangereux.

- Je comprends que tu ne veuilles pas en parler, encore moins avec moi mais sache que je peux t’aider.

- Je n’en ai jamais parlé à personne.

J’ai tout de même insisté sur la confiance qu’elle pouvait m’accorder. Sans me dire où ni dans quelles circonstances, elle finit par me raconter l’apparition de cette bête. La description qu’elle me fit concorda avec le peu d’information que j’avais en ma possession au sujet d’une telle créature. Je ne lui cachais pas mes doutes sur la possible capacité de métamorphose dont elle pouvait disposer. Ce détail important signifiait que ce qui terrorisait Isabella pouvait reprendre forme humaine et se trouver en ville à l’insu de tous.

J’aurais peut-être dû m’abstenir. Mon analyse effraya la jeune fille. Elle s’était sans doute convaincu qu’en restant à l’abri à la nuit tombée elle ne risquait plus de croiser la route de la créature. J’entrais dans le vif du sujet en espérant que sa curiosité prendrait le dessus sur son inquiétude habituelle.

- J’élabore depuis quelques temps un ouvrage sur les êtres surnaturels, appelons ça un bestiaire. Je te trouve très intelligente Isabella, bien que tu manques cruellement de confiance en toi, et j’aimerais avoir une personne discrète à mes côtés pour poursuivre cette tâche. Qu’en dis-tu ?

L’adolescente me fixait avec étonnement. Je ne proposais pas une relation élève/professeur ambiguë, seulement une collaboration efficace. Je choisissais toujours avec attention les personnes de qui je m’entourais. La jeune limnade pouvait être un sérieux atout.

- Alors ?



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Isabella Eldder

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MessageSujet: Re: Mes cours pourraient-il être normaux, juste une fois? (PV Peter Hale)   Lun 17 Fév - 20:11




La réponse que je reçue fut contraire à toutes mes illusions sinistres. C'était même un compliment sous-entendus, et venant d'un autre professeur que celui de musique, c'était tout bonnement étrange. Heureusement, le fait qu'il s’intéressa à mes dessin m’empêcha de sourire de fierté, et je resserrais l'emprise de mon sac contre moi. Dans celui-ci, toutes mes recherches, tous mes croquis, autant de ce que j'avais vu, que ce que je savais, y compris le journal si particulier de cette ville brusquement disparue sans que personne ne s'en soit étonnée en 2003. Je gardais toujours tout sur moi, car n'importe quel événement pouvait surgir, et je me devais de le noter puis de le répertorié. Mais là présentement, je me voyais très mal discuter de mes recherches avec un ex-meurtrier, même si celui-ci ressent le besoin de se repentir. En fait, je me vois très mal en parler avec lui, alors que je n'en parle même pas avec mon alpha.

" Je comprends que tu ne veuilles pas en parler, encore moins avec moi mais sache que je peux t’aider."

" Je n’en ai jamais parlé à personne." admis-je finalement, avec une certaine froideur cependant.

Il insista de nouveau, et peu à peu, je reconnus son désir d'aider, à sa manière évidemment, un échange équivalent de savoir. Je finis par craquer, après tout, si j'en parlais à quelqu'un, au moins, cette personne pourrait renseigner les autres en cas de probleme majeur. J'expliquais donc à Peter Hale ce que j'avais vu à plusieurs reprises, tout en éludant le contexte et les lieux. J'expliquais simplement le sentiment de peur effroyable qui m'avait pétrifiée sur place, puis cette impression de mort tout autour de moi. Je ne m'étais pas étalée tant que ça sur l'apparence du monstre, autant parce que je voulais voir sa réaction, que parce que j'en avais fait son portrait. Ce dont il me fit part laissa un froid immense dans tout mon cœur, parce qu'il avait raison et que je ne m'étais pas penché là-dessus. Et si cette chose, tout comme nous, avait une forme humaine? Les symboles pouvaient très bien être des tatouages sous la forme humanoide de ce monstre, mais j'avais tout de même un doute.

"J’élabore depuis quelques temps un ouvrage sur les êtres surnaturels, appelons ça un bestiaire. Je te trouve très intelligente Isabella, bien que tu manques cruellement de confiance en toi, et j’aimerais avoir une personne discrète à mes côtés pour poursuivre cette tâche. Qu’en dis-tu ?" J'étais franchement surprise, en fait, je dus refermer ma bouche puis secouer la tête afin de me ressaisir. "Alors?"

J'ignorais totalement ce que cela voulait signifier, me prenait-il comme une aide, ou était-ce un moyen de se rapprocher de la meute, dont il avait du sentir le lien? Il était vrai que son entreprise me semblait ardue pour une personne, moi même, je tentais de le faire, et des fois, la seule idée lucide qui me traversait l'esprit, était de bruler les ouvrages dans lesquels je travaillais et de rire comme une démente en dansant autour du feu. Assez comique cette scène, mais les yeux me brûlaient à force de scruter chaque paragraphe puis de les noter sur mon carnet. Je réfléchis un moment, nous pouvions nous entraider, il pouvait devenir comme un mentor pour moi, en vue de mon jeune âge, et moi même, je pouvais lui apporter de l'aide dans la confection de son bestiaire, pour la simple et bonne raison que mon travail me permet d'obtenir tous les livres qui me paraissent nécessaire. Ne serait-ce que le journal sur la ville dont le nom avait été effacé de la carte, mais dans ce cas de figure, j'avais plus l'impression qu'il avait été mit là pour que je le trouve, puisque personne ne l'avait réclamé et qu'il n'avait pas été enregistré du tout dans la librairie.

"Je ne sais pas si je serais capable de vous fournir l'aide dont vous aurez besoin... J'ai moi même entamé une sorte de bestiaire, mais je ne suis pas sure de pouvoir un jour l'achevé." Je me tus un instant, avant de prendre la décision de lui montrer le portrait.

Je fouillais un moment dans mon sac, et ressortait mon carnet à dessin, j'éludais rapidement les premiers portraits, ceux de la plupart des membres de la meute, puis les quelques scènes étranges auxquelles j'avais assisté. Pour la plupart, c'était soit des portraits de gens que j'aimais, soit pour différencier les races, soit des paysages qui m'étaient apparu en rêve chaque fois que j'ouvrais la boite de Morphée - dont j'ignorais toujours le réel message d'ailleurs. Je finis par tomber sur le portrait immonde de la créature, pour une fois, je regrettais mon talent de dessinatrice, cette chose m'apparaissait beaucoup trop réelle pour mon bien, alors qu'elle n'était que sur une feuille cartonnée. J'avais représenté son sourire, ce sourire qui m'avait figé sur place, les lèvres retroussé, la dentition inférieur proéminente, des crocs longs et jaunâtre sortant de sa bouche dans ce sourire de pure sadisme. La peau grise, fripée, presque scarifiée, marquée de symbole ésotérique dont je cherchais encore la définition, le nez crochu et suintant. Les paupières et les cernes injectées de sang pour des yeux parfaitement exempté de pupille et dont la fin était creusée.

C'était très simple, lorsque je l'avais vu pour la première fois, lorsque j'avais croisé son regard vide et qu'il m'avait sourit, je m'étais figée d'horreur et de dégout. Tout mon corps me criait de hurler, de partir en courant, mais j'avais été incapable de prononcer le moindre mot. J'étais réellement devenue muette sur ces quelques instants de terreur. C'est pourquoi lorsque le professeur m'avait rappelé que cette chose avait peut-être une forme humaine, je m'en étais voulu de ne pas y avoir pensé. Mais maintenant, je me rends compte que c'est parfaitement normal, tout en moi me criait que cette chose n'était pas humaine, n'avait rien d'humain, était juste... mauvaise. Et et là encore, sur ce portrait, je pourrais mettre tout ce que j'ai de plus cher en jeu pour affirmer ma thèse. Cette créature, n'avait rien de pacifique, comme si elle sortait tout droit des enfers. Mais ce qui m'alarmait le plus dans tout ça, c'est que j'étais la seule à la voir, ou du moins, à l'avoir vu, même le jour ou j'étais avec Isaac, cette chose était passé, mais il n'avait rien vu.

"Dites... professeur... Pensez-vous réellement qu'une simple lycéenne comme moi puisse vous aider dans vos recherches? Alors que je ne sais pas si cette créature est une chimère provenant de mon esprit ou bel et bien une nouvelle menace?" Je savais qu'il existait certaines créatures invisibles aux yeux de quelques populations, par exemple, seuls des enfants pouvaient être conscients de sa présence, ou seule les personne ayant été dans le coma. Mais là, pourquoi étais-je la seule à l'avoir vu, quand même Isaac avait été aveugle à ce sujet? Je choisis de mêler un échange équivalent à sa proposition, il allait m'aider à trouver cette chose, ou du moins, à découvrir si oui ou non, je deviens folle. "J'accepte votre proposition et vous aiderai dans la confection de votre bestiaire si en échange, vous m'aidez à trouver cette créature, ou du moins, à découvrir si je suis prise de délire..."


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MessageSujet: Re: Mes cours pourraient-il être normaux, juste une fois? (PV Peter Hale)   Mar 4 Mar - 23:37


De l'ombre à la lumière

- Dites... professeur... Pensez-vous réellement qu'une simple lycéenne comme moi puisse vous aider dans vos recherches ? Alors que je ne sais pas si cette créature est une chimère provenant de mon esprit ou bel et bien une nouvelle menace ?

- Je ne te proposerais pas de participer à ce projet si je n’avais pas conscience de ton intelligence. Crois-moi tu sauras être utile.

Isabella semblait s’être décidée mais je lisais encore de l’inquiétude sur son visage. Inquiétude due au rapprochement qui avait lieu entre nous mais aussi façonnée par ses visions prouvant la présence d’une créature dangereuse à Beacon Hills.

- J'accepte votre proposition et vous aiderai dans la confection de votre bestiaire si en échange, vous m'aider à trouver cette créature, ou du moins, à découvrir si je suis prise de délire...

- Je crains que tu ne sois pas folle Isabella. Celle créature existe bel et bien. Il s’agit selon moi d’un Shinigami, un dieu de la mort. Quoi qu’il s’agisse en réalité d’un esprit. Ces entités ne devraient pas vadrouiller dans notre monde. Je n’ai aucune idée de la manière dont il a pu apparaitre ni comment le renvoyer d’où il vient.

Isabella me confia qu’elle avait elle aussi pensé à cette éventualité. Je soulignai la pertinence de ses déductions et la libérant. Elle sortit de la salle de classe et je fis de même après avoir rassemblé mes affaires. Sur le chemin pour rentrer, je me suis rappelé la première où j’avais entendu parler de cette créature. Elle avait décimé tout un village. Et nul ne savait comment elle avait fini par être vaincue. Si elle l’avait été.

J’ai passé des heures à fouiller dans les ouvrages que j’avais récoltés, sans rien trouver de significatif sur les Shinigami autre que ce dont je me souvenais. J’aurais aimé constater la véracité de la description que m’avait faite Isabella en retrouvant un croquis. En refermant le dernier livre sur la table en désordre, une idée me vint. Elle m’exposait sans doute au danger mais je voulais prendre le risque. Je suis sorti dans la nuit pour rejoindre les limites de la ville et plus précisément l’endroit où Isabella avait indiqué avoir vu la créature pour la première fois.

Je suis arrivé sur cette route qu’avait emprunté la jeune fille lorsque l’objet de ses cauchemars lui été apparu. Après quelques minutes durant lesquelles j’ai inspecté les environs, deux bruits ont attiré mon attention. Le premier venait des fourrées et ressemblait au sifflement du vent dans les montagnes. Un son lugubre. Le second était plus bruyant et annonçait qu’une voiture approchait.

Je suis resté immobile en découvrant la créature et en reconnaissant le visage de la conductrice qui s’arrêta à l’intersection, les phares illuminant les environs. Depuis le bas-côté, j’ai pu voir toute la scène. La jeune fille terrorisée derrière son volant et la créature qui s’était arrêtée devant elle. J’attendis dans l’ombre. Pas pour laisser mon élève face au danger mais pour observer les réactions du Shinigami.




Dernière édition par Peter Hale le Sam 15 Mar - 18:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mes cours pourraient-il être normaux, juste une fois? (PV Peter Hale)   Mer 5 Mar - 0:57



" Je crains que tu ne sois pas folle Isabella. Celle créature existe bel et bien. Il s’agit selon moi d’un Shinigami, un dieu de la mort. Quoi qu’il s’agisse en réalité d’un esprit. Ces entités ne devraient pas vadrouiller dans notre monde. Je n’ai aucune idée de la manière dont il a pu apparaitre ni comment le renvoyer d’où il vient."

Si mon espoir de voir mes craintes quant à l'identité de cette créature être apaisées était fort au début de cette conversation, les paroles qui suivirent ne firent que me mettre mal à l'aise. En fait, j'étais complétement terrifiée. Il venait de confirmer mes pires cauchemars, et ce, rien qu'en énonçant le nom damné. Un shinigami. Un dieu de la mort, fauchant toute âme qui vive trainer dans la parages, et j’arrêtais pas de le voir. Même si je l'avais un peu deviné toute seule, parce que tout en lui me faisait penser à la mort, l'entendre de la bouche de quelqu'un qui s'y connait ne laissait plus aucun doute. Et je n'aimais pas ça du tout! Je saluais tout de même mon professeur avant de m'en aller en direction de la sortie du lycée. Durant tout le trajet du retour pour aller jusque chez moi, je fus prise de vertige, parce que je réfléchissais beaucoup trop sur les raisons de cette apparition. Était il possible que j’aperçoive cette créature justement parce qu'elle est là par ma faute? Mais dans ce cas, qu'ai-je fais pour l'invoquer? À moins qu'elle ne tente de me dire quelque chose...

Une fois chez moi, je fus accueillis par Scott, tout en sueur, et Isaac, dans le même état, tous deux sous leurs formes lupines. Un entrainement? Dieu merci je travaille à la librairie ce soir, coté archives, je ne me battrais donc pas. J'embrassais les deux, avant de déposer mes affaires dans ma chambre, d'enfiler un manteau et de prendre mes clefs de voiture - Ce n'est que l'automobile de fonction mise en place par mon patron pour que je puisse facilement transporter les livres d'un lieu à un autre. Je ressortais de la maison, croisant au passage Mary-jaycee dans son impala et lui offrit un sourire compatissant, vu l'état des garçons, elle va souffrir. Je grimpais dans l'auto, mis le contact et m'en allais, quittant le foyer chaud et rassurant de notre tanière. Je lançais l'autoradio, espérant une musique entrainante et encore digne d'être appelée musique. Je haïssais presque les nouveauté tant elles étaient dépourvues de sens, de paroles, de rythme régulier. Il faisait quasiment nuit.

Au bout de plusieurs changements, je finis par trouver quelque chose de correcte, du moins à mes yeux, et continuais de conduire avec prudence. Alors que je m'approchais des frontières de la ville, puisque c'était là que se trouvait l’entrepôt où était stockés tous les livres et encyclopédies que je devais rapporter aux archives de la librairie. Plusieurs fois, la radio se mit à grésiller, mais je ne m'en inquiétais pas, la voiture était plutôt vieille, même si cela m'ennuyait un peu. Je regardais toujours la route, faisant bien attention à ne pas rencontrer le fossé, ce serait bête de mourir ainsi alors que je suis parvenue à échapper à ma mère et aux chasseur lors du bal. Alors que je me penchais pour changer de nouveau la station radio, quelque chose attira mon attention sur la route, une silhouette noire. Un monstre dont j'avais presque oublié l'existence le temps de ma route, un monstre qui prenais les âmes, et qui aurais due se trouver dans un autre monde. Je pilais en face du shinigami.

Paniquée, je ne fis plus un geste, comme pétrifiée par cette vision d'horreur. La silhouette finit par tourner la tête, et son visage effroyable me sourit d'une manière qui me statufia. Je sentais toute la douleur et la violence qui émanait de lui, et je compris lorsque brusquement, les loquet de ma voiture descendirent, bloquant toutes sorties. Je repris mes esprits, et me précipitais sur la portière que je tentais d'ouvrir en force, mais rien n'y fait, les fermetures étaient bloquées. La panique remplaça toutes réflexions. Parce que j'avais compris. Le shinigami ne m'apparaissais pas parce que je l'avais invoqué, il m'apparaissait parce que j'étais sa proie. Je tentais de crier sous ma forme humaine, les ultrasons furent étouffé par une étrange fumée qui sortait du ventilateur. Je criais de plus belle en sentant l'air se raréfier. Mince, il faut que je sorte de là tout de suite. Je tente de me détacher, mais dans la panique, je galère plus qu'autre chose. Je regarde à travers mon pare-brise pour voir s'il est toujours là, et l'horreur se tient devant moi, il est la fumée. La musique se lance de nouveau, mais je n'entends plus rien de concret, seuls les yeux blancs qui me font face m'intriguent.

J'en oublis tout, je ne sais plus où je suis, tout ce que je vois, ce sont des yeux blancs et vitreux d'où sortent deux petites pinces noires et s'approche de mon regard. Que quelqu'un me vienne en aide, par pitié.

Je me sens défaillir...

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MessageSujet: Re: Mes cours pourraient-il être normaux, juste une fois? (PV Peter Hale)   Sam 15 Mar - 19:31


Troubles conjoints


Je pouvais percevoir la panique qui faisait battre à vive allure le cœur d’Isabella. La créature que nous cherchions avait quitté le fossé pour se tenir droite devant mon élève. Elle se débattait pour sortir de la voiture mais n’y parvenait pas. Je sortis des fourrées et fonça sur la poigné de la portière. La jeune fille venait de détacher sa ceinture et sans vraiment saisir qui venait à son secours se poussa sur le siège passager. Je pris place au volant et mon pied s’enfonça sur la pédale d’accélérateur.

La voiture d’Isabella percuta la fumée qui drapait le Shinigami. Alors que nous éloignions en vitesse, l’adolescente jeta un regard paniquée vers l’arrière. Il n’y avait plus de trace de la créature. Mais dans nos esprits subsistait encore ce grésillement incompréhensible. Peut-être étaient-ce des mots que nous ne pouvions pas comprendre ou bien le cri d’un prédateur. La terreur d’Isabella enfla. Si bien que ses pouvoirs se manifestèrent sans qu’elle en ait le contrôle. Une pluie diluvienne inonda la route en quelques secondes, brouillant ma vue et manquant de me faire dévier.

- Isabella, calmez-vous ! Nous sommes loin maintenant et je n’ai aucunement l’envie de mourir ce soir.

Les larmes qui coulaient sur ses joues refluèrent peu à peu comme le déluge qui tombait du ciel nuageux. Je stoppai la voiture lorsque la lumière de la ville apporta assez de quiétude pour nous faire oublier les ténèbres que nous avions vues. Isabella et moi sommes restés silencieux pendant plusieurs longues minutes. Puis je finis par lui demander si elle se sentait capable de rentrer seule chez elle. En se forçant à ne plus trembler elle me confirma que ça irait. Je n’étais pas loin de mon appartement alors je rentrai à pieds, tous mes sens aux aguets. Je n’étais pas du genre à être effrayé en étant dehors durant la nuit. Mais ce que j’avais vu ce soir faisait taire certaines de mes certitudes. Pour le moment, personne n’avait signalé l’apparition d’une telle créature dans Beacon Hills même. Le Shinigami apparaissait dans des lieux excentrés et isolés. Et seulement devant Isabella. Enfin, jusqu’à ce soir où j’avais été le deuxième témoin de son existence.

Je rentrai chez moi, l’esprit fourmillant de questions. J’avais lu qu’un esprit de la mort ne pouvait investir notre monde que s’il y avait été invoqué. Alors qui était assez fou pour commettre un tel acte. La nuit qui suivit fut marquée par des rêves troublants. Un grésillement, des murmures et une ambiance qui m’avait mis mal à l’aise. L’inquiétude qui me submergea à mon réveil fut difficile à chasser. Les cauchemars n’avaient rien d’affabulations ou de mirages de mon esprit. Pour avoir vu le Shinigami, j’avais maintenant les mêmes troubles qu’Isabella.



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MessageSujet: Re: Mes cours pourraient-il être normaux, juste une fois? (PV Peter Hale)   Mer 26 Mar - 19:40



Tout alla très très vite. À peine avais-je réussis à détacher ma ceinture que la porte s'ouvrit avec fracas et qu'un homme me poussa sur le siège passager et prit le volant, fonçant sur le dieu de la mort sans vergogne. Moi qui pensait m'échapper, tout s'était déroulé autrement. Je paniquais toujours cependant, et même si j'étais parvenus à retrouver mes esprits, mes dons déferlèrent du ciel, causant une pluie diluvienne comme en plein été sur la voiture, alors que je reprenais ma véritable forme. Je me tournais avec force, cherchant à savoir si la créature nous à suivit, mais je ne pu rien percevoir. Mon souffle se faisait saccadé, mes mains n'avaient pas cessé de trembler, et la peur semblait toujours présente dans mes veines. Je fixais l'homme qui m'avait sauvé la vie en prenant ma place au volant, même si au début j'avais quelques doutes, les fragrances d'un parfum masculin allié à l'odeur lupin et celle des livres me fit l'effet d'une douche froide. Mon professeur venait en fait, tout simplement, de me sauver la vie. Outre le fait que je n'avais pas l'habitude d'être pourchassée par un monstre dont le seul désir et de m'ôter la vie, j'ai encore moins l'habitude d'être dans la même voiture que mon professeur de littérature...

"Isabella, calmez-vous ! Nous sommes loin maintenant et je n’ai aucunement l’envie de mourir ce soir." Entendis-je. Je secouais la tête et tentais de reprendre le contrôle de mes pouvoirs, essuyant mes larmes d'un revers de main.

Je parvenais à focaliser mon attention sur les deux personnes que j'aimais le plus au monde, et le calme revint petit à petit en moi, libérant la pluie de ma volonté et la laissant s’estomper jusqu’à disparaitre. Nous finîmes par nous arrêter à l’orée de la ville, il me demanda si j'étais capable de rentrer chez moi seule. Au point où j'en étais, je ne pouvais pas non plus abuser de sa protection, surtout que cela risquait d'être mal vu par la meute. J'acquiesçais en reprenant tout le courage dont je n'étais pas réellement pourvus et tentais de faire cesser les tremblements de mon corps. Peter Hale quitta donc ma voiture de fonction, et me laissa seule, en plein milieu de la route, persuadée que si je reprenais le volant, quelque chose de mauvais allait arriver. J'en oubliais complétement mon boulot, alors que j'aurais due aller aux entrepôts pour récupérer les cartons, et rentrais directement chez moi. Lorsque je garais ma voiture devant l'allée de la maison, je sue qu'il allait falloir que je cache cet événement à la meute, je ne pouvais pas les inquiéter d'avantage sur mon état, surtout que Mary-Jaycee est de plus en plus inquiète à mon sujet et pour les dons.

Seule la fratrie était restée ce soir pour dormir, et cela m'arrangeais bien, car Scott lisait très facilement en moi, et Isaac savait toujours quand je dissimulais quelque chose. Le repas fut tranquille, uniquement ponctué des péripéties des deux frères lors de l'entrainement organisé par notre alpha, et d'un coup, je préférais finalement leur place. Épuisés, ils n'avaient cependant pas été en danger, mais je ne pouvais rien leur dire. Je n'avais pas le droit de les jalouser non plus. Je finis de manger, et préparer mes affaires pour le lendemain, avant d'aller me coucher dans la chambre forestière. Je me sentais un peu seule, dans cet immense lit d’émeraude, habituée à dormir avec les garçons, j'ai l'impression de perdre mes repères. Le sommeil fut long à venir, surtout qu'à chaque fois que je fermais les yeux, je revoyais l'immonde visage du dieu de la mort, et la seule chose qui me rassurait, c'était de savoir que dans la chambre d'à coté dormaient Miya et Mary-Jaycee. Je finis par rejoindre Morphée, pas un rêve ne perturba ma nuit jusqu'à la sonnerie du réveil. Au bruit dans la cuisine, je pouvais déjà dire que Miya n'allait pas tarder à partir avec sa sœur, et en effet, quelques instants plus tard, le moteur de l'impala démarra, et la porte d'entrée claqua.

J'en profitais pour laisser la tension retomber, et m'enfermais dans la salle de bain, histoire de prendre une bonne douche avant d'entamer ma dernière journée de cours de la semaine. L'eau qui s'écoule sur mon corps me fait un bien fou, je me sens presque revivre, si seulement toutes mes craintes pouvaient disparaitre en même temps que la saleté dans le siphon. Impossible, évidemment. Je sortis de la baignoire, faisant attention à ne pas glisser, et attrapais une serviette avant d'observer ma silhouette dans le grand miroir. J'ai l'air terrorisé et fragile en fait, encore plus avec les quelques écailles qui recouvrent ma peau. Alors que j'enfilais mes sous-vêtements, une tache étrange attira mon attention, sur le haut de ma poitrine. D'un geste négligent, je frottais pour la faire partir, rien ne changea. Surprise, j'observais mon reflet, cherchant à reconnaitre celle-ci. Était-ce un bleu? Prise d'un doute, je frottais plus fort avec un gant mais seule ma peau rougie, la tache resta bien en place, elle semblait même se démarquer un peu plus à chaque fois. La panique m'anima de nouveau, et je cherchais à comprendre ce qu'elle pouvait désigner quand la solution à cette énigme me frappa avec une violence certaine. Ce n'était pas une vulgaire marque, c'était un signe, un kanji pour être précis, et sa signification était tout, sauf plaisante.

La mort.

J'enfilais un pull par dessus mon décolleté, ignorant le fait que mes cheveux étaient toujours humide, et passais dans mon jean tout aussi noir avant d'enfiler mes chaussures, de prendre mon sac, et de me précipitais vers la sortie. Je vais retrouver Peter Hale avant le début des cours, histoire de lui parler un peu, et d'exprimer ma terreur. Arrivée au lycée, je fus surement la première élève à franchir les portes du lycée aussi rapidement, et repérais la porte d'entrée que franchissaient les professeurs. J'ignore si la synchronisation fut un tour du destin ou juste un coup de chancre, mais le professeur de Littérature franchit son seuil au moment ou je m'en approchais. Avec une audace que je ne pensais franchement pas posséder, je l'attrapais par le col de sa chemise et le poussait dans la salle de cours désaffectée juste à coté. Je verrouillais la porte derrière moi, histoire que personne ne rentres à ce moment là, et me jetais sur mon professeur Lupin. Je n'étais pas comme ces adolescentes en quête d'un homme mur, non absolument pas, je voulais vérifier ma thèse. Et d'un geste plus rapide encore que le précédent, je déboutonnais les premiers boutons de son vêtements, dévoilant le haut de son torse. Il était orné du même kanji que moi. Tremblante, je me reculais et lâchais le vêtement avant de me laisser tomber sur la chaise la plus proche.

"ils nous a marqué... Nous sommes sur sa liste... La mort... son signe... C'est..." Je n'arrivais plus à parler correctement, hier, j'étais terrorisée, aujourd'hui, j'étais anéantie. Je pris ma tête entre mes mains, et laissais mes craintes tomber d'elles mêmes. "Les symboles ne disparaitront qu'avec notre dernier soupir... C'est écrit dans les livres..."

Quant au fait de savoir quelle sanction pouvait encourir une élève après avoir presque plaquée son professeur contre un bureau pour le déshabiller de moitié et ce, après l'avoir enfermé dans une salle de classe, je m'en fichais royalement. J'allais mourir. Nous allions mourir, et c'était franchement la seule chose qui marquait mon esprit pour l'instant.

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MessageSujet: Re: Mes cours pourraient-il être normaux, juste une fois? (PV Peter Hale)   Jeu 27 Mar - 10:49


HELP

L'irruption d'Isabella dans les couloirs me surprit. Elle était très en avance et d'humeur expéditive. Tant et si bien, qu'avec cette audace que je lui découvrais,  elle nous dirigea l'un et l'autre dans une salle de classe déserte.

Son comportement fut étrange mais les battements affolés de son cœur me renseignèrent sur une jeune fille terrifiée et non déterminée à me causer des ennuis. L'espace d'un instant je me demandai si mon intervention de la veille ne l'avait pas embarrassée. Je l'avais sortie d'une mauvaise passe, certes, mais croyait-elle que je la suivais comme le ferait un sociopathe ?

Puis elle dégagea ma chemise et découvrit le kanji. Cette foutue marque qui m'avait valu une nuit sans sommeil.

- Ils nous a marqué... Nous sommes sur sa liste... La mort... son signe... C'est... Les symboles ne disparaitront qu'avec notre dernier soupir... C'est écrit dans les livres...

Isabella avait prononcé avec difficulté la crainte qui était mienne quelques heures auparavant. Mais en me regardant dans le miroir, je n'avais pu me résoudre à croire que cette empreinte ridicule signifiait que j'allais mourir prochainement. J'avais réfléchi,  tourné la chose dans tous les sens et émis des hypothèses légèrement plus rassurante.

- Si la mort est son seul but, pourquoi nous faire attendre alors ? Non, il y a quelque chose qui ne colle pas, expliquai-je.

Je confiai à Isabella que j'avais passé en revue ces derniers jours dans ma tête la durant la nuit et que j'avais abouti à la conclusion que si nous devions mourir cela aurait été chose faite bien plus tôt.

- C'est à vous que le Shinigami apparaissait.  Il doit y avoir une raison à cela. En m'interposant je change la donne. Pourtant vous et moi nous sommes suffisamment documentés pour savoir qu'un dieu de la mort ne meurt pas dans un nuage de fumée.

Si la certitude d'avoir échappée à la mort ne l'avait pas rassuré la veille au soir, mon analyse à cet instant sembla remettre en question son angoisse. Était-elle hors de danger ou en simple sursis ? Je devrais dire nous, car depuis que cette marque est apparue sur mon torse, nous partageons le même sort. Puisse-t-il nous être favorable. Je me surpris même à penser que s'il n'y avait qu'une vie à sauver,  je choisirais la sienne.

- Isabella, dis-je un peu fort.

La jeune fille sortit de sa torpeur.

- Il y a quelque chose que vous pouvez faire. Votre capacité empathique vous donne accès à ma mémoire n'est-ce pas ?

Elle me confirma cette aptitude en ne me cachant pas, comme elle l'avait fait lors de notre premier contact, qu'elle accédait également à mes émotions. Je ne pouvais laisser mon loup faire barrage à mon intimité puisque c'était précisément à cette partie animale que voulais qu'elle accède. Doutant d’y arriver, je lui assurai que j’avais confiance en ses capacités et que je l’aiguillerai. Je maitrisais les inspections mentales et le pouvoir d’Isabella utilisé de la sorte était nettement moins douloureux que de se retrouver avec les griffes d’un loup-garou dans la nuque.

- Il y a quelque chose que nous devons vérifier.  Mais pour cela, il nous faut revivre ce qui s'est passé la nuit dernière.  Vous en sentez-vous capable ?

Elle paniqua, souhaita oublier tout ça et passer à autre chose au moins pour la journée.  Je ne pouvais accepter et désignais ma chemise ouverte pour appuyer mon discours.

- Si je me trompe, Isabella, nous mourrons tous les deux. Pas plus tard que ce soir, ou avec de la chance d'ici plusieurs jours. Nous n'en savons rien. Mais je dois vérifier quelque chose.

Un faible hochement de tête me signifia qu'elle acceptait ma requête malgré son inquiétude. Était-ce parce qu'elle avait peur de ce qu'elle pourrait voir en moi ?

- Focalisez-vous sur la nuit dernière,  uniquement, oubliez votre angoisse, nous sommes en sécurité.  Il ne s'agira que d'un souvenir.

En prenant une profonde inspiration, Isabella plaça sa main tremblante dans celle que je lui tendis. Ce que je lui demandai était difficile mais nous avions besoin de réponses. Je n'avais pas l'intention de mourir maintenant ni de laisser une élève être tuée elle aussi.

Les yeux clos nous avons replongions dans ces souvenirs. La route sombre et la nature endormie reprirent contenance dans nos esprits. Les sons vinrent ensuite. La voiture d'Isabella s'arrêtant à l'intersection,  le vent qui s'était levé.  Et ce grésillement qu'elle et moi avions perçu. J'étais connecté à cette scène mais murmurai dans la réalité à l'intention de la jeune fille.

- Ne craignez rien, concentrez-vous. Faites revivre cet événement. J'ai besoin de me focaliser sur les détails.

D'où j'étais dans cette scène du passé,  mon ouïe de loup me permit de capter les bruits étranges qui résonnaient autour d'Isabella. Le grésillement de l'autoradio notamment.

- Laissez-moi être dans votre souvenir comme vous le faites pour moi.

Elle accepta avec difficulté mais je parvins à percevoir ce qu'elle avait vécu. Je laissai de côté l'intimité étrange que cela conférait.

- Ralentissez le souvenir, Isabella, dis-je en réalisant la difficulté de contrôler un tel don.

Nous étions fixés sur le grésillement qui amplifiait à mesure que le Shinigami s'approchait.  

Puis le souffle devint clair. Et le message audible. Il tenait en un seul mot.

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Mes cours pourraient-il être normaux, juste une fois? (PV Peter Hale)
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