Teen Wolf RPG
Alpha, Beta ou Oméga, et vous que choisirez-vous ?


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 James Reilly [Terminée, enfin je crois]

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James Reilly

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Date d'inscription : 07/07/2014

MessageSujet: James Reilly [Terminée, enfin je crois]   Mer 9 Juil - 22:15

James Reilly





INTRODUCE YOURSELF


•PRENOM et NOM : James "Jimmy" Reilly
•ÂGE : 18
•GROUPE : Omega-versipelle
•EMPLOI/OCCUPATION : Lycéen, réparateur d'électroménager.


BEAUTIFUL, ISN'T IT ?



•PHYSIQUE :
Comment décrire James Reilly ? Relativement grand, élancé, il est plu athlétique qu'il n'y paraît. Ses cheveux, d'un brun flirtant avec le noir, lui arrivent à hauteur d'épaule. Souvent lâchés, jamais coiffés, ils encadrent un visage aux traits fins et réguliers. Il serait juvénile si ce n'était pour la barbe naissante qu'il entretient avec négligence, lui donnant l'air d'avoir son âge voir un peu plus. Mais le plus marquant reste ses yeux, deux grands yeux d'un bleu teinté de gris dont la clarté est renforcée par le contraste avec es sourcils épais.
Son style vestimentaire, trahit autant son état d'esprit que sa condition sociale. Il porte généralement de vieilles fripes, des débardeurs distendus et délavés, des jeans usés et de vieilles chaussures de cuir, montantes, en fin de vie. Tout dans son apparence indique le type fauché, tout dans son attitude indique le type qui s'en fou royalement. Enfin, pas tout. Certes son regard n'exprime que l'indifférence la plupart du temps, mais à bien l'observer ou peu remarquer qu'il semble tout observer, ses yeux passant d'une cible à l'autre quasiment en permanence.
Bref, un mec plutôt mignon qui se néglige et qui reste à l'écart, sans rien de particulier. Du moins quand il est "normal". Lorsqu'il se transforme ses yeux prennent cet éclat jaune propre à son genre. Sa barbe semble plus dense, plus étendue sur les joues, mais ce sont bel est bien les poils descendant sur son front, formant une pointe, qui choquent le plus. Tout du moins avant qu'on ne remarque les griffes à ses mains et les crocs qui remplacent ses dents. Et puis il y a les soirs de pleine lune, la transformation lui laisse alors la peau des pommettes, à quelques centimètres sous les yeux, craquelée, légèrement déchirée. Les plaies restent indolore mais ouvertes, suintant du sang, jusqu'à ce qu'il reprenne une apparence totalement humaine.

•CARACTERE :
 
Drôle de caractère que celui de James. Faut dire qu'il n'a pas eut une enfance tout à fait classique, toujours en mouvement, une vie de nomade. Une enfance durant laquelle il n'est jamais resté assez longtemps au même endroit pour se faire des amis a fatalement forgé un caractère solitaire, ou du moins distant. Et puis il faut bien avouer qu'il entretient un rapport piquant avec l'autre. C'est comme s'il lui manquait un filtre entre son esprit et sa langue. Dôté d'un intelligence notable sans être exceptionnel, il n'hésite pas à pointer de manière grinçante les faiblesses des autres. C'est quelque chose qu'il tient du loup, cette capacité à cerner les gens, à repérer les craquelure dans la carapace. Mais ce n'est pas par méchanceté pure qu'il appuie dessus, mais plutôt par manque de convention sociale.
Il a ce petit quelque chose de sauvage, non pas agressif ou habité par une colère toujours prête à ressurgir, mais indompté. C'est ainsi qu'il a été élevé, en homme-loup, littéralement l'un est l'autre ensemble et non pas en lutte. Cela a gravé des valeurs profondes en lui. La loyauté, l'équilibre, le respect de la nature, de la vie et par dessus tout la liberté. Mais aussi la méfiance, aussi bien vis à vis de l'homme que des loups.
Enfin, il reste un adolescent, bientôt un jeune adulte, et jamais il n'a eut de véritable ami, jamais il n'est resté plus de quelques mois au même endroit. Alors peut-être bien qu'au fond, il aimerait découvrir ce que ça fait d'appartenir à un endroit, de pouvoir appeler une ville la sienne.

• TON HISTOIRE :
 
Il vivait en Europe, il y a bien longtemps, une famille tzigane du nom de Reinhart. De Roumanie jusqu'en Angleterre, rares étaient les pays où ils étaient absents. Comme beaucoup des leurs, ils étaient chanteurs, danseurs, musiciens, parfois mendiants parfois savants, mais toujours nomades. En un mot, ils étaient gitans. Mais c'était une famille avec un secret, fait de lune et de griffes. L'histoire d'un homme se prenant pour un loup et d'un loup se prenant pour un homme, deux demi-êtres unis pour former un tout. Ils n'étaient pas nombreux dans la famille à être dotés du don, un seul clan, une seule branche. De génération en génération, ils apprenaient à être tout autant Hommes que Loups, à atteindre le même équilibre que celui-là même qu'ils servaient, celui de la nature. Et de génération en génération leur nombre restait constant, vingt-cinq, cinq famille de cinq gravitant les unes autour des autres au cours de leurs déplacements, jamais plus, jamais moins. Tout était réglé, tout le monde s'y soumettait, de l'accouplement à la simple interaction sociale. Éviter la consanguinité, préserver le secret. La plupart des enfants nés dans cette famille étaient arrachés à un parent. Paysans, serfs, les parents lésés étaient toujours de petites gens. Et en ces temps sombres rares étaient ceux à élever la voix quand le malheur les frappait. Les pleurs des mères finissaient toujours par s'arrêter, tandis que le soulagement des pères était éternel.
Mais il arrive que les petites gens appartiennent à de grandes familles. L'histoire n'a retenu ni le nom du jeune loup, ni le prénom de la jeune femme. Seulement que ce ne fut qu'une amourette, mais que l'enfant était un louveteau tout autant qu'un garçon et surtout le nom de jeune fille de la tante de la jeune mère, Argent.
C'est en fuyant ce nom, qu'au début du vingtième siècle, une partie de la famille Reinhart pris le bateau vers l'ouest, laissant l'Europe derrière elle. Mais ce fut la famille Reilly qui débarqua en Amérique, prête à rebâtir ce qu'ils avaient abandonné.
Cependant tout était différent dans le Nouveau Monde. Il y avait désormais plus de loups que d'humains dans la famille, les forçant à se faire plus discrets, plus nomades encore qu'avant. Un mode de vie qui était presque sans risque sur le vieux continent. Là-bas les meutes savaient qui ils étaient, mais ici les loups ignoraient jusqu'à leur ancien nom, alors le nouveau... Chaque fois qu'ils se posaient quelque part d'autres meutes finissaient toujours par les déclarer sur leur territoire, par les chasser. Ici certains loups violaient toutes les règles de la nature pour le simple goût du pouvoir.
Et puis vint la modernité, les villes bétonnées, les territoires propices à la vie des loups disparaissaient au profit de routes et du goudron. La plupart des forêts devenaient des refuges pour des meutes, et chaque conflit voyait la famille Reilly s'amenuiser. Jusqu'à ce qu'il ne reste qu'une Alpha et un Béta. Il s'appelait Sam, et elle Martha, elle avait le ventre rond, il était déjà trop vieux. À part eux il ne restait plus qu'une seule Reilly, une lointaine cousine, un nom lointain, presque étranger.
Un puissant clan, vieux de plusieurs siècles, se voyait réduit à ces deux êtres-là, l'un d'un âge presque absurde, l'autre perdant lentement sa vie pour en faire grandir celle qu'elle portait en elle. C'est par une nuit pluvieuse de pleine lune qu'elle sacrifia jusqu'à la moindre once d'énergie qui lui restait pour donner vie au dernier loup de la lignée Reilly. Une lignée qui fut puissante un jour lointain, un vieillard et un nouveau-né désormais, deux oméga sans meute ni famille.

Voilà l'histoire avec laquelle le jeune James a grandi. Le vieux Sam avait bien dût la lui raconter, mais il n'avait survécu que de trois ans à Martha, laissant May, ce lointain prénom, cette tante qui n'était qu'amour pour lui, seule pour prendre soin de lui. C'est elle qui l'éleva dans les traditions de leur famille, elle qui lui apprit que s’ils étaient les deux seuls à faire vivre leur nom, le sang s'écoulait dans toutes les directions à travers le pays. Elle s'était faite, dès leur rencontre, sa mère, son professeur, sa protectrice.
Cartomancienne, fournisseuse en herbes mystiques, May passait la moitié de son temps à subvenir aux besoins et un peu aux envies, de James. L'autre moitié elle la consacrait à l'élever, l'éduquer. Elle lui apprenait les voies de leur famille, les pratiques gitanes autant que celles des loups. Jusqu'à ses douze ans, May fit même l'école à James, lui enseignant les maths, l'histoire, tout ce qui se trouvait dans les livres qu'elle achetait. Mais elle-même n'avait jamais beaucoup été à l'école.
De là, la vie de James changea quelque peu. S'installant toujours en lisière de forêt ou de bois, May avait toujours laissé à James la liberté d'aller s'aventurer dans les bois. Cela faisait, après tout, partie de son développement. Et l'école commença. Sa première rentrée se fit en septembre, normalement, mais déjà il était le petit nouveau, celui qui n'était pas avec les autres dans les classes précédentes. Sa tante lui avait bien dit de ne jamais laisser le loup s'exprimer devant les autres, mais il n'avait pas compris alors que le loup n'était pas que griffes et crocs. Très vite il découvrit que les jeux qu'il avait avec les chiens qu'il croisait dans les bois n'étaient pas faits pour les humains. Pourtant il avait mordu avec ses dents humaines, et sans même déchirer la peau, mais l'autre garçon avait pleuré immédiatement et tous les autres avaient commencé à l'appeler médor ou suggéraient qu'il avait la rage et qu'il fallait le piquer. Une chance, alors, qu'ils ne restèrent que trois mois dans cette ville-là.

Les années passèrent les écoles aussi. À quatorze ans il avait appris que chahuter ne se faisait pas, que l'on ne court pas partout en hurlant à la lune, qu'on ne grimpe pas aux arbres pour regarder les filles se changer. Mais pas qu'on ne faisait pas remarquer à la brute de l'école qu'elle était effrayée quand elle était en train d'essayer de faire peur à un autre gamin, ou encore qu'il ne fallait pas porter l'attention sur le faire que la prof d'histoire empeste le parfum du proviseur.
C'est à cet âge que pour la première fois le loup chassa réellement. C'était la première pleine lune de l'année. Sans qu'il ne sache trop pourquoi, cette fois-ci, en se changeant, il perçut instantanément une odeur dans le vent. Aujourd'hui encore il est incapable de dire si c'est l'odeur qui a fait naître la faim où la faim qui lui a fait remarquer l'odeur. Ce dont il se souvient en revanche c'est du sentiment de paix qui l'a envahi à l'instant même où il s'élançait à la poursuite de cette odeur. C'était comme dans les histoires de tante May, le loup et l'homme ensemble. Le loup traquant sa proie sur des kilomètres, l'homme observant, calculant, apportant la logique à l'instinct. Étrangement, plonger ses crocs dans la gorge de cette biche, déchirer ses entrailles pour aller, instinctivement, se repaître des morceaux les plus nourrissants, rien de tout cela ne l'écoeura. Le garçon avait intégré la logique du loup, le loup celle du garçon.
En revenant au petit matin, couvert du sang de l'animal, il avait cru que le ciel lui tomberait sur la tête, que la sentence de May s'étendrait sur plusieurs générations. Au lieu de cela il fut accueilli par un sourire, une douche chaude et une nouvelle histoire sur la famille Reinhart. C'était une vieille histoire qu'on racontait aux enfants de la famille, un conte un peu idiot. L'histoire raconte que le premier loup de la famille Reinhart était une louve. On la disait la fille favorite de la Lune. Alpha, mais surtout mère, la légende de sa beauté n'était égalée que par celle de sa puissance. Cette histoire est celle de son dernier fils. Si tous ses loups étaient ses enfants, elle n'avait porté en son sein que la moitié d'entre eux. C'est le sixième d'entre eux qu'elle attendait lorsque ses forces lui firent défaut. Plus l'être qui grandissait en elle se renforçait et plus elle s'épuisait. Elle était devenue faible, incapable de même se lever, et pourtant nul de ses enfants ne tenta de prendre sa place. Tous l'aimaient comme une mère. C'est par une nuit de pleine lune que le travail commença. C'est sous son clair regard que la première d'entre eux sacrifia sa dernière étincelle de vie pour que naisse le sixième fils. Prendre la vie d'un alpha c'est devenir un alpha, tel était la règle, mais un nouveau-né n'est pas encore tout à fait un loup. Ainsi le pouvoir aurait dû se perdre, mais la Lune, folle de douleur d'avoir perdu sa fille favorite, maudit celui qui la lui avait arrachée. Rouge de colère, le vent souffla sa sentence. D'abord rien ne se passa. L'enfant fut élevé par la meute comme tout autre fils de la mère. Ce ne fut qu'à l'âge où l'enfant se change en adulte que la faim apparut. À chaque pleine lune, alors que ses frères et soeurs courraient en meute pour canaliser l'instinct de mort, lui ne pouvait réfréner la faim, une faim viscérale. Incapable de se résoudre à tuer l'un de ses frères, la meute le chassa lorsqu'ils comprirent qu'il ne pourrait jamais se séparer de la faim. Ce ne fut qu'à l'âge adulte qui réapparut près de la meute, par un soir de pleine lune. Il n'était ni homme ni loup lorsqu'il se présenta à eux, pas plus que pacifiques. Il était une abomination, un monstre venu du temps où seuls les démons peuplaient ce monde. Ce fut la première fois que la meute prit la vie de l'un des siens achevant ainsi la punition de la Lune. Jusqu'à ce que, de nouveau, un enfant de la famille Reinhart naisse de la mort de l'alpha sous une lune pleine, alors l'enfant naîtra non pas loup-garou, mais versipelle, littéralement celui qui retourne sa peau.
Mais, finissait l'histoire, les alpha de la famille Reinhart meurent rarement en couche, et plus encore les soirs de pleine lune. Ainsi, plus jamais le versipelle ne retourna sa peau sous le clair de lune pour laisser sortir l'abomination.
Les cookies chauds qui suivirent l'histoire ne suffirent pas à apaiser James à l'époque. Cette nuit-là marqua son premier conflit entre l'homme et le loup, un conflit qui dura une année entière.

Sa tante avait beau lui répéter qu'il n'y avait là rien de si alarmant, c'était une légende venue des temps passés, d'une époque ou même l'homme était encore sauvage. Lui, aujourd'hui, atteint de cette même malédiction, était tout à fait différent. Et puis c'était une vieille histoire, qu'elle se devait de lui transmettre, mais dont elle doutait de la véracité même.
Et portant, à chaque pleine lune, James se changeait et revivait cette faim tenaillante. Mais cette année-là les soirs de pleine lune étaient les seuls à voir le loup. Il avait délaissé les bois aussi vite que possible. Il s'était, pour la première fois, inscrit à des clubs scolaires. Inconsciemment, il choisit ce qui lui semblait être à l'opposé de la nature et s'en fit une passion, l'informatique. D'école en école, il choisissait toujours les cours d'informatique, et intégrait le club de l'établissement. Il se liait même autant que possible à ses camarades. Les quelques mois qu'il passait dans une ville, il les passait avec des camarades, non pas vraiment des amis, mais des connaissances avec qui il partageait au moins la passion de l'informatique. Mais chaque lune ronde il redevenait la bête qui hantait désormais ses cauchemars. Il avait beau fuir la forêt, le monstre de l'histoire était toujours là tapi dans ses entrailles, réclamant sa part de chair.
C'est à sa quatorzième chasse cependant qu'il comprit que la fuite n'était pas une solution, que nier le loup c'était le mettre en cage et l'affamer pour ne le relâcher que sous le clair de lune. Était-ce le troisième ou bien le quatrième lapin qu'il traquait cette nuit-là ? Cela n'a que peu d'importance. Car quel qu'il fût, ce lapin là trouva refuge auprès de la présence humaine. Et la plus proche était une caravane en lisière de forêt. Les souvenirs de James à propos de cette nuit-là sont plutôt flous. Il se souvient de la traque, et d'un cri étrangement familier. Mais ce qui le marqua fut le réveil. Il était seul au milieu des débris de la caravane qui leur servait de maison. Non loin de lui, sous une plaque de taule arrachée à une paroi, gisait sa tante inconsciente.
Elle ne le resta pas bien longtemps. À peine réveillée, elle quitta l'hôpital où l'avaient amené les secours, sortit son fils du commissariat où la police prenait sa déposition incohérente. Et ainsi, sans même un regard en arrière, ils reprirent la route. De ce jour James n'oublia jamais qu'il avait failli tuer ce qu'il avait de plus proche d'une mère. Un accident qu'il savait être le seul responsable. Alors, lorsqu'ils s'installèrent dans une nouvelle ville, à plusieurs jours de route de la précédente, il n'alla pas se réinscrire à l'école. Ce qu'il devait apprendre il l'apprenait sur internet, mais le plus clair de son temps, il le consacrait à retrouver l'équilibre qu'il avait ressenti cette fameuse nuit de pleine lune où pour la première fois il avait goûté la faim.

James avait déjà dix-sept ans révolus lorsque sa tante et lui arrivèrent à Hemlock. Après un peu plus de deux ans, c'était la première fois qu'il se réinscrivait au lycée. S'il avait espéré entrer en année senior, les tests d'évaluations, obligatoire pour qui passait des cours à domicile à un véritable cursus scolaire, le placèrent en junior. S'il avait le niveau en certaines matières, d'autres, tels que l'histoire ou l'économie, lui passaient par dessus la tête. Mais ce n'est pas ce redoublement qui n'en était pas vraiment un qui marqua le passage des Reilly à Hemlock, mais une rencontre.
Il s'appelait Roman Godfrey. Il était un peu sauvage à sa manière, distant vis-à-vis du reste des lycéens. Héritier de l'entreprise qui faisait vivre la région, il cherchait à donner à sa vie un peu de frissons. Véritable petit prince noir de la ville, détesté par la population autant qu'enviée par la jeunesse, l'entente avec James fut presque immédiate. La rencontre se fit à coup de remarques acerbes, chacun trouvant dans les réponses de l'autre un écho de lui même.
Mais c'était une petite ville de l'un des états du centre, une de ces villes où l'on n'aime pas trop ce qui est différent, où être gitan suffit à devenir coupable de tout les maux de la ville. Et alors que les deux adolescents forgeaient leur amitié dans un mélange de secrets et de fumée, la tension montait doucement contre les gitans qui s'étaient installés dans le mobile-home près des bois. C'est à la pleine lune précédent ses dix-huit ans qu'il décida de révéler son secret à Roman. Sûr de son contrôle, ou plutôt de l'équilibre qu'il avait atteint, il s'était transformé devant les yeux effarés de son ami. Ce n'est que le lendemain qu'il le revit, allongé sur le canapé dans le mobile-home, endormi.
James avait alors cru avoir fait le bon choix. Trois semaines durant, il eut un véritable ami. Pour la première fois quelqu'un d'autre que sa tante était présent pour son anniversaire, pour la première fois il pouvait essayer de mettre des mots sur ce qu'il vivait. Il ne lui avait pas parlé de la légende du versipelle, pas plus que de la faim, mais il savait que cela viendrait, dès qu'il se sentirait suffisamment en confiance. Et puis la petite soeur de Roman fut mordue par le chien de ce dernier. Pas une petite morsure au bras, c'est son visage qui fut lacéré. Il fallut cet événement pour que James comprenne qu'il n'avait été qu'un frisson de plus dans la vie désabusée de Roman. Il le comprit dès qu'il vit la première camionnette arriver chez lui.
D'une manière où d'une autre Roman avait trouvé un moyen de sauver son chien. Son esprit avait dû faire le lien, imaginer une histoire crédible. Dans cette ville il avait dû suffire de parler de rituel gitan et de cannibalisme pour que la populace soit convaincue. Le temps qu'ils arrivent au mobile-home, James et May étaient déjà loin dans les bois. Ils y passèrent deux jours, tournant autour des quelques péquenauds en manque de sensations fortes qui les cherchaient fusils en main. La deuxième nuit ils revinrent chez eux le temps de prendre le peu qu'ils possédaient et de reprendre la route. James ne pipait pas un mot depuis qu'il avait fait ses déductions. Ils roulaient vers le sud, sans destination précise, lorsqu'il s'effondra. La fatigue, le sentiment de trahison, de perte aussi, tout le submergeait plus de deux jours après les évènements.
Un bon repas et une nuit de repos plus tard il leur fallait établir un plan, décider quoi faire les prochains mois de leur vie. D'abord ils s'arrêteraient près d'un bois pour la pleine lune qui venait, puis ils iraient là où le destin les mènerait. C'était ainsi qu'ils choisissaient leur prochain point de chute lorsqu'ils quittaient une ville sans aucun plan. Chacun leur tour, ils pointaient un endroit aux hasards sur la carte. Cette fois-ci c'était à James de fermer les yeux et de laisser courir son doigt sur la carte. Le premier coup les fit aller en Californie. Et sur la carte de cet état, le doigt du jeune lycan pointa une petite ville perdue entre des collines, Beacon Hills.
Quelques jours plus tard, à l'orée d'un petit bois, près d'un lac, la lune ronde réveilla la blessure encore suintante de James. La trahison de Roman, la stupidité des redneck l'ayant cru, quoi qu'il ait pu dire. Lorsqu'il se transforma cette nuit-là, ses cris emplirent la nuit, des hurlements de colère, de frustration, de douleur. Et bien qu'il n'eut aucun moyen de le voir, il sentit sur ses joues l'humidité du sang. Y portant ses doigts, il grogna en effleurant les bords de ce qui semblait être une plaie. Mais déjà la faim reprenait le dessus, déjà la chasse commençait.

Il n'en parla pas à sa tante, considérant lui avoir apporté bien assez de soucis comme ça pour le moment. C'est donc l'air de rien, tentant d'oublier le passé, qu'ils arrivèrent à Beacon Hills. Les quelques jours nécessaires à l'installation dans leur caravane, achetée d'occasion, posée à l'orée de la forêt, de sorte que James doive la traverser pour atteindre le lycée. Tout juste inscrit, il ne peut s'empêcher d'être excité à l'idée de ce nouveau départ, plus que d'ordinaire. C'est comme s’il se trouvait là où il devait, comme s'il était là en réponse à un appel qu'il n'avait pas même eu conscience d'entendre. Mais il est anxieux également, car jamais il n'a autant senti la présence d'autres comme lui autant qu'ici. Et il ne peut s'empêcher de songer à la façon dont un Oméga sera accueilli dans un tel environnement.  


BEDIND THE SCREEN



Prénom : Julien
Âge : 20 ans
Prénom et Nom de l'Avatar : Landon Liboiron
Phrase secrète:
 
Ton avis sur le forum et comment l'as-tu connu ? : Comment j'ai connu le forum ? J'ai tapé Teen Wolf rpg sur google. Comment je le trouve ? Et bien de toute évidence plutôt intéressant puisque je postule. Le design est sympa, l'ambiance à l'air agréable et puis j'aime beaucoup l'idée de continuer à suivre la série en l'adaptant aux possibilités rp.
Mot de la fin : Mot.



Dernière édition par James Reilly le Jeu 10 Juil - 17:33, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: James Reilly [Terminée, enfin je crois]   Mer 9 Juil - 22:33

Hello, Je te souhaite bon courage pour terminer ta fiche^^
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James Reilly

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Date d'inscription : 07/07/2014

MessageSujet: Re: James Reilly [Terminée, enfin je crois]   Jeu 10 Juil - 17:34

Merci merci, même s'il ne m'en aura pas fallut beaucoup, de courage.
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MessageSujet: Re: James Reilly [Terminée, enfin je crois]   Jeu 10 Juil - 17:54

Bienvenue, James!

j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ton histoire. J’espère te croiser un jour en RP. Amuse-toi bien!

Tu es Validé  

Je t'envoie un Mp pour une dernière précision^^
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MessageSujet: Re: James Reilly [Terminée, enfin je crois]   Dim 27 Juil - 19:54

Du coup je te souhaite vraiment la bienvenue,  cheers 
Au fait j'adore ton histoire !


très bon choix d'avatar ! (de la part d'une amatrice de Terra Nova  Very Happy )
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MessageSujet: Re: James Reilly [Terminée, enfin je crois]   

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James Reilly [Terminée, enfin je crois]
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