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 Une drôle de coïncidence. [pv Adrien]

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Aria Brown

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MessageSujet: Une drôle de coïncidence. [pv Adrien]   Mar 29 Juil - 16:57



"San Fransisco, nous voilà.. "

pv Adrien 



La voix de la mère de Aria résonnait dans la maison, elle était visiblement pressée de retrouver son amie, installée avec son mari ou son fiancé ou son copain, Aria n'en savait trop rien en fait elle était juste obligée d'y aller..
Et elle ne pouvait rien dire puisque Evan aussi était entraîné dans cet histoire... Ils se retrouvaient tous embrigadées là dedans sous les ordres de Maman Brown ! Enfin.. Anciennement Brown..
Pour l'occasion, Aria s'était vêtue d'un short plutôt court, et clair, elle avait gardé ses bottines à lacets, et avait enfilé une chemise à carreaux, toujours dans le genre beaucoup trop grande pour elle, mais toujours très beau.. Du Aria tout craché quoi.

La blondinette avouait sans trop de regret, ne pas se souvenir de cette femme, ça lui semblait tellement étrange d'aller chez quelqu'un parce qu'elle vous connait alors que vous, vous vous souvenez à peine de son prénom.. Bon d'accord elle ne le connait même pas, mais c'était une amie à sa mère, pas la sienne, Aria n'était pas du genre à faire copine copine avec des femmes aussi âgées, y a des limites.
C'était son frère qui conduisait, au moins ils ne risquaient pas d'être en retard.. Sauf si Maman ne se bouge pas un peu, Aria prit les devant voyant sa mère paniquée, elle attrapa les clefs de la maison, le sac de sa mère dans lequel ses affaires étaient déjà glissés, il ne lui restait plus qu'à prendre le gâteau qu'elle avait fait pour dessert.. Vous voulez rire ? Elle a fait du Brownie..
Oui, oui, sa mère a osé faire ça..
Voyant qu'il était l'heure, elles sortirent tout deux de la maison, laissant Aria fermer à clefs derrière eux, avant de se glisser dans le 4x4 noir de Evan.
C'est alors qu'il démarra sous les indications de sa mère, c'était la seule à savoir où on devait aller, mis à part à San Fransisco, personne ne savait où c'était précisément.
Oui ils étaient un peu dingue de faire Beacon Hills/San Fransisco en voiture, et alors ?
Le voyage se passa plutôt bien, pas trop de monde sur la route, de la discutions en veux tu en voilà, Aria ne parlait pas beaucoup, Evan non plus, mais leur mère...
Vous pouvez arrêter l'eau de couler, le feu de brûler mais certainement pas leur mère de parler.

Ils étaient arrivés, enfin, et à l'heure en plus c'était formidable..
Ils sortirent ensemble de la voiture, et Aria remarqua que sa mère avait plus l'air d'une jeune gamine plutôt qu'une adulte responsable de deux enfants.
Jamais elle ne l'avait vu dans un pareil état.
Poliment, Aria appuya sur la sonnette mais revint vite se cacher derrière sa mère aux côtés de son frère, elle aimait pas rentrer en premier dans une maison, surtout quand elle est pleine d'inconnu.
La porte d'entrée s'ouvrit laissant apparaître une femme, brune aux yeux étonnamment bleus, elle salua Ashley, la mère d'Aria, puis laissa entrer toute la petite famille, les présentations allaient devoir être faites avec la famille Strauss.. Elle avait lu ça sur la boîte aux lettres.
Les deux mères de famille s'enlacèrent, apparemment heureuses de se revoir, Evan et Aria venaient à peine de le comprendre mais cette femme, Julie, venait en fait d'accoucher..
Énorme choc pour eux, lorsqu'ils virent le père.. Il était loin de la trentaine comparé à sa femme.
Julie présenta donc le nouveau né, le petit garçon avait les yeux bleus de sa mère et les cheveux bruns de son père, il adressa plusieurs risettes aux petit monde réunis autour de lui, et donc autour du père qui portait l'enfant dans ses bras, enfin, Julie les invita à rejoindre le salon pour prendre l'apéritif, tout le monde s'installa autour de la table basse, et Mr Strauss servit tout le monde, pour l'instant c'était basique pour Aria, rien de bien intéressant, mais son attention fut attirée par la sonnerie de la porte d'entrée, ils avaient invité combien de personne précisément ?

-Ca doit être Adrien, s'exclama Julie tout en regardant son mari, qui se redressa immédiatement pour ouvrir la porte au fameux Adrien.

Ils mirent un petit moment avant de rejoindre à leur tour le salon, et la première chose qui percuta Aria fut la couleur des yeux du jeune homme, l'un gris l'autre vert, elle ne put s'empêcher de le fixer ainsi bêtement, elle avait toujours été « fascinée » par les yeux vairons.
Lorsqu'elle se rendit compte qu'elle le mettait certainement mal à l'aise à le regarder ainsi, Aria détourna le regard rapidement, sentant son cœur s'emballer dans sa poitrine, ça ne servait à rien de paniquer pour si peu, mais elle ne voulait pas paraître bizarre à le regarder ainsi..
Son regard noisette s'occupa donc de détailler le reste de sa tenue, dont ses cheveux bruns coiffés.. Mais pas. Drôle de coiffure, mais elle n'était pas mieux, elle n'avait pas une vraie coiffure elle non plus.
Aria essayait de trouver le lien qu'il pourrait avoir avec la famille Strauss, le père allait surement dire un truc, il venait de prendre le jeune homme par les épaules, comme on le ferait avec un bon ami, mais lui semblait plutôt réticent à l'idée qu'il pose une main sur lui.. Drôle de relation..

-Je vous présente mon fils, Adrien.

Plus besoin de chercher le lien, mais.. Si elle avait bien compris.. Ce n'était pas le fils de Julie, seulement celui de Monsieur..
Les choses commençaient à se compliquer, et Aria échangea un regard avec son frère, un regard complice, ils n'avaient rien à ajouter à cette drôle de situation, l'un comme l'autre ne savaient pas quoi dire, en espérant que Adrien lui pourrait dire quoique ce soit.


~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Aria Brown
« C’est comme si des centaines de poignards vous transperçaient tous en même temps... On ne peut plus respirer, on ne peut plus penser... ou juste à la douleur qu’on éprouve. » © Joy


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MessageSujet: Re: Une drôle de coïncidence. [pv Adrien]   Mer 30 Juil - 17:29



"Tout ce qui peut mal tourner va mal tourner"
- La loi de Murphy


  Le Sheriff regardait Adrien dessiner, confortablement installé dans le grand fauteuil du salon. Le garçon avait changé, tout comme ses dessins. Ils exprimaient une sérénité sincère, même si leurs traits gardaient toujours un petit côté sauvage, à l’instar de leur auteur. Ce dernier pouvait sentir le regard de John sur lui, un regard qui en disait bien plus que n’importe quel mot. Il ne regrettait pas d’être devenu son tuteur. C’était assez amusant et étrange d’avoir ce sentiment de calme dès qu’on voyait une personne, pourtant c’était bien ce qu’Adrien ressentait en voyant cet homme, ce père qu’il n’avait jamais eu. Les mains osseuses du garçon semblaient danser sur le papier, traçant des lignes visiblement au hasard. Pouvoir dessiner au chaud était un véritable plaisir. Plus besoin d’emmitoufler  ses doigts dans les manches de sa veste pour faire face au froid. Mais l’attention du jeune homme était distraite par la surveillance constante de l’horloge qui indiquait 20h08. Bientôt, il devrait quitter la maison Stilinski pour aller travailler, ce qui ne le dérangeait pas le moins du monde. Son boulot de nettoyeur était l’une des choses qui lui tenait le plus à cœur. Il se sentait utile, comme lorsqu’il cuisinait pour le Sheriff et son fils. La sonnerie du téléphone retentit, arrachant Adrien à ses pensées. Les quatre sourcils présents dans ce salon se haussèrent. Qui appelait à cette heure-ci ? John lâcha un soupir en allant décrocher, sans se presser.

-Sheriff Stilinski, lâcha-t-il, puis il ne prononça plus un mot. De là où il était, Adrien ne pouvait voir que son dos. Bien. Il est là, je vous le passe, reprit l’homme avec une pointe de colère dans la voix.

Tout en se levant, Adrien dressa rapidement une liste des erreurs qu’il aurait pu commettre dernièrement, mais rien ne lui vint à l’esprit. Rien depuis l’arrestation avec le Sheriff. Puis la pensée que la colère de son tuteur n’était pas dirige contre lui mais plutôt contre son interlocuteur le frappa. Qui était au bout du fil ? Le garçon attrapa le combiné.
-Oui ?
-Adrien… C’est ton père, lui lança la voix à l’intérieur du téléphone.

Adrien raccrocha, les yeux exorbités, sans un mot de plus. Putain, c’était quoi, ça ? Il n’avait même pas reconnu la voix de son propre père. C’était dire à quel point ce dernier était attentionné. Le téléphone sonna une nouvelle fois. Le loup souffla lentement avant de répondre.

-On a été coupé, je crois, plaisanta le père d’Adrien.
-Non, on n’a pas été coupé. Putain, j’arrive pas à croire que tu-
-Hé, on ne jure pas devant ses parents, le coupa Carl. Ecoute-moi, tu veux ? J’ai un nouveau fils, Hugo. Il est né il y a une semaine. Ca te dirait de passer ?
-Non, pas vraiment. La vie de ce gosse est déjà détruite, par le simple fait que tu sois son père.
-C’est très important que tu viennes. Autant pour moi que pour lui et sa mère. S’il te plaît.
-Tu me payes les billets. Je reste deux jours, avait-il lâché avant de raccrocher.

Il n’est même pas venu le chercher à la gare. Dehors, il commençait à pleuvoir, Adrien n’avait pas d’argent pour un taxi. Dieu merci, ayant grandit là-bas, il connaissait San Francisco comme sa poche. Rabattant sa capuche sur ses cheveux, il cala son sac de voyage bon marché sur son épaule, enfouit ses poings dans les poches de sa veste et commença son long périple. Il détestait son père. C’était ce qu’il se répétait en boucle pendant le trajet, au cours duquel il traina. Il lui ferait payer, bien entendu. Il lui ferait payer tout ce qu’il avait dû endurer. Sa mère, se faire jeter hors de sa propre maison, son année dans la rue et toutes les saloperies qu’il y avait fait.
La petite maison des Strauss se dressa soudainement devant lui. Le jeune homme n’avait aucune idée de l’heure qu’il était. La seule chose qu’il savait, c’était qu’il était largement en retard. Un 4x4 était rangé sur le bas côté, juste devant le petit jardin qui devançait la maison. Combien de personne étaient conviées à la petite fête ? Trois marches menaient à la porte, qui était couverte par un porche. Adrien s’avança dans la petite allée avec l’impression d’être un étranger, même en portant le nom des Strauss. Il appuya à peine une seconde sur la sonnette. Si personne n’avait rien entendu, alors il partirait. Ni vu ni connu. Malheureusement, il vit une silhouette s’avancer jusqu’à la porte et l’ouvrir. Un homme, assez grand, proche de la cinquantaine. Adrien mit quelques secondes à l’identifier comme étant son père. Ils ne se prirent pas dans les bras l’un de l’autre ni rien de ce genre.

-Salut, cracha presque Adrien. T’as vraiment une sale gueule. Ta nouvelle femme a besoin d’argent ?
-Moi aussi je suis content de te voir. C’est par là, mon grand.
-M’appelle pas comme ça.

La maison était jolie, il fallait bien l’avouer. Assez petite mais juste assez grande pour ne pas se sentir à l’étroit, les murs étaient d’une couleur chaude. Lorsqu’ils arrivèrent dans le salon, Adrien put voir deux femmes adultes, une adolescente et un autre garçon qui devait sûrement avoir son âge. La moins âgée des deux femmes tenait dans ses bras Hugo. La même couleur de cheveux que le père, dont Adrien avait aussi hérité. Ce dernier sentit que tous les regards étaient rivés sur lui, mais celui qui le fixait avec le plus insistance appartenait à la jeune fille. Le jeune homme sentit une pointe de malaise naître en lui, mais il l’ignora superbement. Carl posa une main sur les épaules de son fils, du style « t’es mon pote, fiston ». C’était donc pour ça qu’il était là ? Jouer au trophée, au fils bien méritant et proche de papa ?

-Je vous présente mon fils, Adrien.
-Oh, quand ça t’arrange. J’espère que vous n’êtes pas tous ses enfants, sinon je m’excuse d’avance pour votre avenir, répliqua le principal concerné en se détachant de celui qui lui servait plus de géniteur que de père.
-Tu es sûr d’avoir vingt ans, Adrien ? demanda la mère d’Hugo en se levant pour le saluer, ignorant royalement sa remarque. Tu as l’air tellement plus âgé ! L’université fait un de ces effets sur les hommes, je vous jure ! Je m’appelle Julie et voici ton petit frère. Tu es tout trempé, fit-elle observée.
-Enchanté, lui sourit Adrien. Oui, Carl était censé me prendre, mais il a dû oublier. Qu’est-ce que trois heures quand ça fait 13 ans qu’on oublie son fils, pas vrai Carl ? Julie n’y était pour rien, et elle avait l’air gentil. Alors il le serait aussi envers elle. Je peux le prendre dans mes bras ?, demanda-t-il en attrapant Hugo lorsque Julie lui donna. Salut bonhomme !
-Oui, Adrien étudie les relations humaines et le commerce, reprit Carl. Sinon, pour finir les présentations, tu as l’amie de Julie… J’ai oublié ton prénom, rigola-t-il, gêné. Sa fille s’appelle Aria et son fils Evan.

Le loup n’écoutait déjà presque plus. Relations humaines et commerce ? C’était comme ça qu’il décrivait  la prostitution, cette ordure ? Une boule de colère bien familière commença à naître dans son ventre, mais la vision d’Hugo le calma directement. Il ne voulait pas lui faire du mal en se transformant ici. Le brun déposa le nouveau né dans les bras de sa mère et alla saluer la famille Brown. Evan, le fils, lui fit un signe d’encouragement, ce qui amusa Adrien. Même des parfaits étrangers trouvaient que son père était un connard. Le jeune homme détailla Aria avant de la saluer. Elle était mignonne, assez petite, les cheveux châtains très clairs. Elle semblait timide, ce qui amusa Adrien. Il lui fit la bise avant de se tourner vers son père qui leur demanda de trouver leurs chambres, au fond du couloir de droite. Ils suivirent donc les ordres de Carl et s'aventurèrent dans le couloir. Arrivé à la fin, ils découvrirent deux chambres. Les trois adolescents se tournèrent les uns vers les autres.



© Adrien S.
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MessageSujet: Re: Une drôle de coïncidence. [pv Adrien]   Jeu 31 Juil - 20:51


"J'ai perdu le Nord.."

pv Adrien 



Lorsqu'elle était rentrée dans cette maison, Aria n'avait pu s'empêcher de jeter un coup d’œil un peu partout, sur la décoration, la peinture, tout, peut être qu'elle deviendrait architecte d'intérieur la petite Brown, elle savait déjà dessiner, il lui manquait plus que les idées, et les petites astuces déco, cette maison là était bien chaleureuse, et visiblement suffisamment grande pour accueillir des invités en plus de la famille qui y vit déjà.

Lorsqu'il présenta son fils, Carl avait l'air « fier » de lui, mais on voyait clairement qu'entre eux c'était tendu, Aria eu envie de se pouffer de rire en pensant qu'elle pourrait faire de même avec son père.. Mais n'en fit rien.
Cependant dans sa réponse on sentait qu'Adrien était beaucoup plus en colère, ce qui expliquait la touche sarcastique qui arracha un petit sourire à fratrie Brown, même Evan trouvait ça plutôt amusant..
Heureusement, Julie rattrapa plus ou moins le coup en ignorant complètement la remarque du jeune homme en lui faisant remarquer qu'il paraissait plus vieux que son âge, Aria ne trouvait pas plus que ça, bon ok elle lui aurait deux voire trois ans de plus, mais ce n'était pas grand chose..
Bon il y avait de quoi être en colère, si le père d'Aria l'avait oubliée elle l'aurait, à tout les coups, insulté de tout les noms avant de bouder toute la soirée, surtout si il pleut...
Le moins qu'on puisse d'Adrien c'est qu'il ne mâchait pas ses mots, bien au contraire.. Bon c'est vrai que ça mettait les autres un peu mal à l'aise face à cette révélation, mais au moins on savait à qui on avait à faire.
Carl continua par les présentations, Aria adressa un petit sourire lorsqu'on l'appela, bien qu'elle trouvait ridicule qu'on ait oublié le prénom de sa mère, qui se présenta elle même.
Ashley, ce n'était pas si compliqué à retenir.. Si ?
Adrien rendit le petit Hugo à Julie, et salua tout le monde, Evan ne put se retenir de lui faire un signe d'encouragement, son frère était beaucoup moins timide que sa petite sœur qui se contenta d'étirer ses lèvres en un petit sourire.

Les chambres au fond du couloir ?
Aria avait loupé un épisode, c'était pour ça la valise.. Ils allaient camper ici.. Énorme. Surtout vu l'ambiance entre le père Strauss et Adrien.
Lorsqu'ils arrivèrent au bout du couloir, Aria refermant la marche, les trois jeunes se retrouvèrent un peu sidéré face aux deux chambres qui se présentaient à eux..
Ils se regardèrent alors un peu embêtés..
Aria analysa tout plutôt rapidement, sa mère refuserait de dormir avec un inconnu, Evan..

-Adrien j'ai rien contre toi, mais.. Je ne dors pas avec un homme, annonça le grand frère, c'était évident pour Aria, mais au moins ça avait été dit.
Evan ébouriffa les cheveux de sa petite sœur en riant, alors qu'elle le regarda légèrement blasée de le voir tant amusé de cette situation.

-Et tu connais l'avis de maman sur l'idée de dormir avec un homme beaucoup plus jeune qu'elle, elle serait tellement gênée qu'elle serait plus à l'aise sur une chaise.. J'vais chercher nos affaires, Evan commença à partir puis il repassa la tête dans le couloir. On prend la chambre de gauche.

Elle n'avait rien contre Adrien, mais elle ne le connaissait pas, et Aria quand elle fait connaissance avec quelqu'un ça a tendance à faire des dégâts aux débuts, enfin surtout avec les garçons, rencontrer une fille, ça fait rien, mais elle a du mal avec les hommes..
C'est donc plutôt stressée qu'elle rentra dans la seconde chambre, mais son désespoir se fit plus grand lorsqu'elle vit le lit double, elle se sentait déjà rougir, elle devait passer pour une effarouchée, mais c'était différent de dormir avec lui, plutôt qu'avec un autre.
Vous vous demandez pourquoi ? Parce qu'elle ne le connait pas, et c'est pas comme à une pyjama party, celle qu'elle faisait quand elle avait treize ans, et puis sa timidité l’enfonçait pour rien en plus.
Et pour une autre raison...

-Bon.. Bah voilà, j'espère que ça te dérange de dormir avec moi parce que.. T'as pas le choix en fait.

Aria refusait de croiser son regard, elle savait qu'elle risquait d'être déstabilisée, pas à cause de lui mais plutôt à cause d'elle, elle manquait tellement d'assurance que c'était dur pour elle de le regarder alors qu'il était un inconnu, c'était plus facile de fuir son regard.
Donc pour l'instant elle évitait la boulette, mais elle acceptait aussi le fait qu'il soit plus que pas mal, du moins à ses yeux, et que ça lui compliquait rudement la tâche.
Quelle idée d'être mignon aussi là ! Oui, c'est de la mauvaise foi. Elle en fait preuve parfois.
Elle commença donc à fouiner un petit peu dans la chambre, pour avoir quelque chose d'autre à regarder que cet homme.

-Et au cas ou tu te poses la question.. Non ça me dérange pas moi.. Enfin si un peu, parce que voilà, je sais que « voilà » n'est pas une très bonne explication, mais tu comprends, enfin j'espère.

Elle s'arrêta de parler, trop tard à son goût, bon ok, elle était déjà pas mal déroutée la petite Aria là, même elle, ne comprenait pas vraiment ce qu'elle venait de dire..
Comment se sentir idiote en quelques instants.
Son frère lui disait souvent que cette maladresse lui donnait un charme irrésistible, mais elle, elle trouvait ça particulièrement ridicule.
Elle le savait elle n'aurait jamais du venir ici, elle n'avait rien à foutre là la petite adolescente, surtout qu'elle se trouvait maintenant dans une bien belle position.
Adrien allait certainement se dire, « cette fille est un vrai boulet » et il n'aurait pas tort de le croire.. C'était le cas.
Soudain, tel un super héros, Evan posa les affaires de Aria au pied du lit, le visage toujours illuminé par son sourire amusé, le blond ressortit de la chambre en jetant un petit regard à Adrien.
Aria savait que son grand frère adorait l'embêter mais à ce point là.. A croire qu'il aime bien qu'elle se ridiculise.
Evan avait posé son « sac à main » sur le lit, en fait à l'intérieur il y avait ses affaires de dessin, son carnet dépassait un peu du sac,  ainsi disposé on pourrait croire que c'était un simple cahier, mais un dessinateur comme elle pourrait aisément savoir que c'est un cahier de croquis, de dessin.
Elle pourrait, du coup, faire quelques croquis avant de dormir, enfin, si elle arrivait à fermer l'oeil de la nuit..
C'était pas gagné vu comment c'était parti.


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MessageSujet: Re: Une drôle de coïncidence. [pv Adrien]   Ven 1 Aoû - 18:45


Aria & Adrien




"Il vaut mieux brûler que s'éteindre à petit feu."
- Kurt Cobain

       Adrien n’avait jamais compris la timidité. En tant qu’adolescent, il était toujours allé vers les autres, pour connaître leur Histoire avec un grand H. Sans être extraverti, le garçon n’avait jamais ressenti un quelconque malaise à interagir, que ce soit avec des adolescents ou bien des vieux. Même le soir où il s’était retrouvé à faire le trottoir pour la première fois, aucune barrière telle que la timidité ou encore la honte ne l’avait entravé. Pourtant, depuis son année dans la rue, autre chose avait empêché les autres d’approcher Adrien. Ce dernier avait érigé d’autres barrières, dont un masque de rudesse qu’il avait bien trop souvent du mal à enlever. Les seuls personnes pour qui il l’avait enlevé étaient le Sheriff, après qu’il soit devenu évident qu’il était là pour l’aider, puis Isaac, après qu’il ait faillit  tuer l’Omega sous ses coups (néanmoins, il l’avait mérité).
Le garçon s’était transformé en chien errant, de ceux qui errent sans but jusqu’à l’aube et n’ont guère de compagnons.
    Pourtant, le jeune homme pouvait comprendre la gêne d’Aria, bien qu’il ne la partage pas. Evidemment, il devait avoir plus d’expérience qu’elle dans le domaine du partage de lit avec un parfait inconnu. Le seul point nouveau, c’était que là, ils ne feraient rien de plus que dormir… N’écoutant que distraitement les paroles hésitantes de la jeune fille, il la regardait s’affairer à éviter soigneusement son regard, comme de nombreuses personnes avant elle l’avait fait.

    -Tu sais, si ça te gêne tellement de partager le lit avec moi, ce que je comprendrais vraiment, je peux dormir sur le canapé du salon. En plus j’ai toujours bossé de nuit, alors… J’ai perdu l’habitude de dormir pendant cette période. Tu dessines ?, s’étonna Adrien en voyant le carnet qui dépassait du sac d’Aria. Je peux ?
     Demander l’autorisation ne servait à rien, puisqu’il se saisit du bloc sans attendre l’accord de la fille. Encore une déformation de son ancienne condition de SDF. Dans la rue, la politesse n’était qu’une vaste illusion. On prenait sans demander, sans remercier. On se transformait en bête sauvage. Pour ne pas passer pour un connard (ce qu’il était la plupart du temps), Adrien sortit son propre bloc de son sac de voyage et le tendit à Aria sans un mot, déjà plongé dans les dessins de cette dernière. Du coin de l’œil, il crut percevoir un mélange de stupéfaction et de curiosité émaner d’elle. Le bloc du jeune homme recélait des épisodes de « La Fameuse Année ». Il avait d’ailleurs noté ce titre sur la couverture de son carnet avant d’esquisser son premier dessin : le désespoir de la première nuit passé à dormir sur un banc. Puis il avait dessiné le squat, ses compagnons de galère, le trottoir de nuit avec le trafic qui s’y organisait. Les chambres d’hôtel se succédant, la poignée de gens  faisant la manche, fous de croire encore à la bonté humaine. La peur et la faim qui le hantaient de nuit comme de jour, la terreur constante qui s’était amenuisée jusqu’à sous sa peau, courant dans ses veines. Les regards en coin, remplis de pitié de la part des passants. Le quotidien exaspérant. Tout ça représenté à la fois avec beaucoup de précision et d’une manière très abstraite pour ce qui concernait les émotions, au stylo Bic ou au crayon de couleur. Les moyens du bord.
    Du coup, lorsqu’il vit les dessins d’Aria, il se sentit un peu décontenancé. Ses dessins étaient jolis, réellement. C’est juste qu’ils étaient… normaux, comparés aux siens. Quelques portraits, des corps, des animaux. Les traits étaient fins, jamais grossièrement dessinés comme certains d’Adrien. Le garçon s’assit sur le rebord du matelas, toujours plongé dans sa découverte. A chaque feuille qu’il tournait, il se surprenait à imaginer Aria en train de dessiner ses lignes et d’y ajouter ses annotations. Lorsqu’il tomba sur un dessin représentant un loup, il se figea légèrement avant de se reprendre. « Ce n’est qu’un loup », pensa Adrien, « reprends-toi. Sors-toi les trucs surnaturels de la tête pendant deux jours. » Et c’est ce qu’il fit.    
    Après avoir parcouru tout le carnet, le jeune homme décida qu’il aimait bien Aria, malgré la timidité de celle-ci. Adrien espérait qu’elle allait vite la surmonter, ou ils s’ennuieraient beaucoup… Déjà que l’ambiance n’était pas au beau fixe, là, ça allait être un massacre. Derrière lui, l’adolescente continuait de regarder ses dessins sans un mot. Il repensa à ce qu’il avait dit à son père, et à ce que son père avait dit, bien que le moment n’y soit pas propice. Relations humaines et ventes. Celle-là, Adrien l’avait toujours en travers de la gorge. Il n’avait jamais beaucoup travaillé, jamais trop haut ni trop bas, toujours dans la moyenne. Il avait finalement fait une croix sur ses études en Première avant d’apercevoir l’université comme une porte de sortie, une sorte de terre promise. La réalité l’avait bien vite rattrapé et n’avait pas hésité à le faire déchanter. Néanmoins, faire partager la rancune et la haine qu’il dévouait à son père avait du gêner les autres. La gêne. Encore une notion qu’il ne comprenait plus depuis son passage dans la rue.  Le garçon sentait bien qu’il devait s’excuser, même s’il en avait aussi perdu l’habitude.

    -Aria ? Je tenais à te dire que je m’excuse. Pour le coup de la présentation. Je sais que j’aurais pas dû dire des saloperies sur Carl, mais il le mérite amplement. D’ailleurs je vais sûrement recommencer ce soir, enfin, peu importe. Je m’excuse  mais je suis vraiment pas désolé, en fait. Si c’était à refaire, je le referais sans hésiter, confessa Adrien en souriant. J’aime beaucoup tes dessins, surtout celui du loup. C’est… Calme. Reposant.

    Il lui sourit une nouvelle fois, déposa le bloc sur le matelas et quitta la pièce. Se dirigeant jusqu’au salon, il trouva Carl, seul, tandis que Julie et Ashley étaient en pleine conversation. On aurait dit deux gamines, ce qui était plutôt amusant du point de vue du jeune homme. Il les dérangea juste pour prendre Hugo dans ses bras, ainsi que son nounours en peluche, puis il sortit sous le porche et s’assit sur les marches. La pluie continuait de tomber et Adrien prit peur que son frère prenne froid, alors il réajusta son petit bonnet et réajusta les couvertures dans lesquelles il était enroulé. Ses yeux bleus fixaient Adrien avec une drôle d’intensité alors que ses petites lèvre s’étiraient en un sourire. Calé contre le bras de son grand frère, il semblait le bébé le plus heureux du monde. Le nouveau né éclata de rire en voyant Adrien jouer avec sa peluche. Ils restèrent là un long moment, le plus vieux des deux profitant à fond de cet instant… qui fut rompu par Carl, qui lui annonça le repas. Dans un soupir, Adrien le suivit à l’intérieur.


Hrpg:
 


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MessageSujet: Re: Une drôle de coïncidence. [pv Adrien]   Sam 2 Aoû - 0:21


"Just one night."

Adrien & Aria


Il lui arrivait d'avoir envie de se foutre des baffes parfois, juste pour voir ce que ça pourrait débloquer en elle, la débloquer tout court.
Elle ne savait pas trop d'où elle tenait cette timidité, son frère, sa mère autant que son père ne l'avaient jamais été.. Un sentiment qui c'était développé chez elle uniquement, à croire qu'elle était vraiment bizarre.
Bref, elle se refusait à fuir encore longtemps comme une gamine, il était peut être temps d'agir comme une personne un peu plus mature, et un peu moins comme une gamine de douze ans qui rougit quand un garçon lui adresse la parole.
Et puis ça devenait vraiment ridicule, elle avait dit que ça ne la gênait pas, mais un peu au fond, mais l'embarras se devait de disparaître et elle était sûre qu'en discutant un peu avec Adrien, elle se sentirait plus à l'aise, là ils se connaissaient depuis quoi ? Vingt minutes à tout casser..
Et au pire ça représentait quoi une misérable nuit à dormir à côté de lui ? Juste une nuit.

Il avait certes eut la politesse de demander pour feuilleter le carnet de dessin, mais il n'avait pas attendu de réponse..
Tant mieux ça évitait à Aria de parler encore une fois pour ne rien dire.
Mais c'était tout de même étrange de se servir ainsi, à sa guise.
Il pouvait s'estimer heureux, Aria n'avait rien à cacher dans son carnet, les quelques dessins qui doivent rester cachés, le sont chez elle, et nul part ailleurs.
Mais lorsqu'il tendit à son tour un carnet de dessin, Aria fut légèrement surprise, mais à son tour elle voulait voir ce qu'il se cacher à l'intérieur de ce carnet.
Silencieusement, elle attrapa le cahier, et s'assit sur le bord du lit pour mieux lire entre les esquisses de ces dessins. Un dessin parle toujours..
Pour Aria, ses dessins se faisait juste comme ça, juste comme sa main voulait faire, elle volait à sa guise, et les crayon s'écrasait et se consumait lentement sur le papier.
Mais dans les croquis de Adrien, on y lisait une histoire, des sentiments, pas très difficile à déchiffrer parfois d'ailleurs.
Aria remarqua surtout son coup de crayon, le sien était doux, précis, fluide alors qu'étrangement celui du jeune homme était précis, mais à la fois un peu hasardeux, les traits étaient épais comme si on les avait repassé, retracé, malgré tout, Aria était légèrement fascinée par ces esquisses, parce qu'ils décrivaient tellement, sans trop en dire.
C'était simple pour elle, en un coup d’œil, elle avait vu tant de sentiment émaner de ces croquis, les siens à côté pouvait paraître tant basique, ils faisaient ressortir tellement moins de chose..
Tout deux assis sur le matelas, ils tournaient chacun silencieusement les pages, seul le bruit des feuilles volantes venant se déposer sur la précédente animait la pièce.
Aria tentait dans sa tête de former l'image réel du dessin, d'imaginer le vécu du jeune homme, mais entre imagination, et vivre, il y a plus qu'un fossé, elle ne pourrait certainement jamais comprendre.

Rapidement, elle avait parcouru elle aussi toutes les feuilles du carnet, et pensa que ce Adrien était quelqu'un de bien.. Avec qui elle pourrait peut être bien s'entendre.
C'était déjà une petite avancée dans leur relation toute nouvelle.
Un peu perdue dans ses pensées, pour changer un peu, Aria sursauta en entendant Adrien prononcer son prénom, elle était en train de penser à ce qu'elle allait dessiner ce soir.
Mine de rien, les dessins du jeune brun l'avait terriblement inspirée, elle avait envie de faire quelque chose de plus parlant, de plus accrocheur. De communiquer quelque chose de plus fort qu'avant.
Elle ne comprit pas pourquoi il avait fait la démarche de s'excuser, alors qu'il ne le pensait absolument pas, et qu'il l'avouait, quelqu'un de franc, il grimpait plutôt rapidement dans l'estime de la jeune Aria, et elle se contenta de lui répondre en souriant.

-Pas besoin d'excuse, j'connais les pères.. Merci beaucoup, j'aime bien les tiens aussi, elle ne préféra pas chercher plus loin.

Il déposa le carnet et sortit de la chambre, laissant l'adolescente seule, un petit moment de repos..
Elle soupira et s'affaissa sur le matelas.
Elle avait oublié de lui dire qu'il n'aurait pas besoin d'aller dormir sur le canapé.. Tant pis elle lui dirait plus tard.
Elle pensa donc à ce moment où il avait rabaissé son père.. Aria se voyait déjà faire pareil avec le sien, devant des invités un peu plus importants que la simplette famille Brown, c'est pour ça qu'elle trouvait qu'il n'y avait pas lieu de s'excuser, encore moins si ce n'est pas pensé.
Ils étaient peut être similaires sur le fait d'avoir tout deux une dent contre leur géniteur, qui se fait passer pour le père parfait, à l'image de l'enfant idéal.
Rien que du faux et du mensonge.
Alors qu'elle se perdait dans les nuages, Evan arriva pour embêter sa sœur, comme d'habitude diriez vous, il était là pour la taquiner, dans la discutions elle arriva rapidement à parler des dessins de Adrien avec un air très « passionné », son frère la trouva même beaucoup trop intéressée par le sujet, voilà qu'il allait jouer les grands frères protecteurs.
Ils commencèrent donc à se chamailler alors par rapport à ça, puis ça s'est fini par la voix de maman qui les rappelle à l'ordre et qui leur ordonne de venir manger tout de suite.
La jeune adolescente réajusta ses vêtements et sa coiffure avant de suivre son ainé dans le long couloir qui menait au salon où tous se préparaient à passer à table.
Aria intercepta Adrien lorsqu'il rentra, il avait Hugo dans les bras, elle avait longuement réfléchi sur la question.

-Je ne vais pas t'obliger à dormir sur un canapé peu confortable parce que j'agis parfois comme une gamine coincée, soyons francs, il faut parfois aller de l'avant, c'était ridicule, je l'avoue, et malheureusement.. Je l'assume, donc, comme je l'ai dit, ça ne me gêne pas, mais sincèrement, elle lui adressa un joli petit sourire avant de s'installer à table à côté de sa mère, en face d'elles, Evan et Adrien étaient placés, pas trop le choix en fait.

Sa mère et Julie paraissaient toujours heureuses et excitées de se revoir, telle deux adolescentes, si c'était pas magnifique ça ?
Malgré tout, Aria appréhendait un peu la suite du repas, si Adrien ne mâchait pas ses mots avec son père, c'est sur que ça finirait peut être par plomber l'ambiance..
Ce serait dommage, face à une si grande nouvelle qui est la naissance de Hugo qui est en train de dormir profondément dans son landau, là où l'avait couché Julie.
Tout le monde étaient maintenant installés autour de la table, et la discutions bâtait son plein, chacun avait quelque chose à dire, mais pour l'instant, Carl avait précautionneusement évité de s'adresser directement à son fils pour lui dire quoique ce soit, quant à Aria, elle parlait de temps à autres, mais elle était du genre à se faire oublier en principe.


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MessageSujet: Re: Une drôle de coïncidence. [pv Adrien]   Sam 9 Aoû - 17:04


Aria & Adrien




"On rencontre sa destinée souvent
par les chemins qu'on prend pour l'éviter."
- La Fontaine

Plus les minutes passaient, plus Adrien aurait voulu se gifler pour être revenu. San Francisco n'était plus sa ville, tout comme les Strauss n'étaient plus sa famille. Et donc, par un simple raisonnement logique, on pouvait facilement arriver à la conclusion suivante : il n'avait rien à faire là. Surtout depuis qu'il n'avait même plus le goût de faire des remarques désobligeantes à son propre père parce qu'il ne voulait pas énerver Julie. Elle ne méritait pas ça. Carl ne la méritait pas, elle était bien trop sympathique, heureuse et pleine de vie pour lui. En plus, elle cuisinait bien. Comment s'était-elle retrouvée mariée avec un type comme lui ? C'était la grande question qui, il en était sûr, planait dans la tête de tout les invités. Peut-être même qu'Hugo se posait la même question, confortablement installé dans les bras de sa mère. Voilà ce qu'Adrien ruminait pendant qu'il mangeait, assis à côté d'Aria, face à Evan. Les adultes parlaient entre eux, même si Ashley semblait faire de gros efforts pour supporter Carl... Ce qui était, aux yeux du garçon, tout à fait compréhensible. Quant aux adolescents, eux, et bien... Disons qu'ils avaient tous décidés que la nourriture était plus attrayante que n'importe laquelle des conversations qui pouvaient bien se dérouler autour d'eux. Là encore, ils n'avaient peut-être pas tord. Adrien râla lorsque ses yeux se posèrent sur l'heure, peut-être un peu trop fort puisque tous les yeux se tournèrent vers lui au même moment. Il ne voulait pas de cette attention. Il voulait que le temps passe plus vite, c'est tout... Mais bien sûr, dans ces moments où vous souhaitez simplement disparaître, il y a toujours cette personne qui vient vous voir et vous force à parler. Et ce soir, avec surprise, c'était au tour d'Ashley. Pendant sa courte présence ici, elle s'était visiblement rendu compte que Carl n'était pas réellement le bon père qu'il prétendait être et elle avait l'air d'avoir envie que Julie se réveille à ce sujet.

"-Alors tu étudies les relations humaines, Adrien ?, sourit-elle en glissant un regard en direction de Carl.
-Pas vraiment, marmonna ce dernier, Adrien étudie...
-Je peux répondre, Carl, coupa le fils. J'ai arrêté les études il y a un an. J'ai... Continué les relations humaines, en parallèle, si on veut. Je cherche un boulot et mon tuteur lé-
-Arrêté les études ?, s'énerva faussement Carl. Tu ne m'as jamais mis au courant !"

Il y va au talent, s'amusa le loup, bien que cette discussion le mette hors de lui. S'il abordait le sujet de son casier judiciaire, ce serait absolument pareil. "Mon dieu Adrien, mais c'est terrible ce que tu as fait ! J'aurais pu t'offrir mon aide, un abri, quel dommage que tu n'ai pas essayé de me joindre, bla bla blabla..." Pareil pour le coup du tuteur légal. Une rage familière lui fit serrer les poings. Il devait faire taire ce sentiment, et rapidement. Le jeune ferma d'abord les yeux pour se calmer et faire disparaître leurs couleurs jaunes, relayant la voix de son géniteur au second plan. Il l'aurait, oh ça oui. Mais pas à la manière sauvage des loups-garous. Il devait s'adapter à la société, comme lui avait sous-entendu Isaac et le Sheriff. Son regard se posa une nouvelle fois sur Carl, qui continuait de s'indigner, puis sur Aria et son frère. Ce dernier semblait se foutre réellement de la situation tandis que sa cadette semblait mal-à-l'aise. Adrien lui sourit et se pencha pour se faire entendre par dessus les couinements de son père.

"Je connais un bar sympa qui fait des milkshakes géniaux. Ca te dirait d'aller chercher nos affaires à dessin et de se poser là-bas ? Perso, je peux plus supporter ce type."

Aria coula un regard à sa mère, puis à son frère, les joues rosies. A cet instant, Adrien la trouva jolie. Pas la beauté qui s'affichait habituellement dans les magazines ou dans les films. Une beauté banale, typique. Lorsque l'Omega se rendit compte qu'il la dévisageait avec insistance, il se leva sans vraiment l'attendre et se dirigea vers leur chambre commune, se questionnant sur ses propres goûts. Il se savait attiré par les hommes depuis son adolescence mais n'avait pas vraiment cessé d'aimer les femmes non plus. Et puis après l'année qu'il avait passé et le fait qu'il n'ait partagé des nuits pratiquement qu'avec des hommes lui avait fait penser que le sexe opposé était de l'histoire ancienne, même si tout dépendait de ce qu'elles donnaient pour assouvir leurs fantasmes. Secouant la tête, il enfila sa veste, fourra un billet de 10€ qu'il retrouva au fin fond de son sac, dans sa poche, attrapa son bloc à dessin, son stylo et retourna jusqu'à la porte. Une trentaine de secondes après, Aria le rejoint et ils saluèrent tout le monde avant de disparaître dans la nuit qui était tombée.
Les bruits berçaient San Francisco, guidaient les fêtards à travers les bars. C'était ce qu'aimait Adrien avec cette ville. Le bruit constant, l'agitation, le sentiment grisant qu'il ressentait à trainer tard dans ces rues. Lorsqu'il se tourna vers Aria, il découvrit ses yeux pétillants et ses lèvres étirées en un léger sourire. Ses bras étaient croisées sur son ventre, retenant ainsi son crayon et son carnet. Ce serait une bonne soirée, le jeune pouvait presque le sentir. Ils continuèrent à marcher jusqu'au célèbre Golden Gate Bridge en silence, chacun profitant de l'atmosphère qui régnait ce soir. Adrien intima pourtant à Aria la direction d'un bar à première vue bien moins que pas engageant du tout. Elle le suivit néanmoins, préférant sûrement être accompagnée que seule dans une ville qu'elle ne connaissait pas.
Ils venaient à peine de pousser la porte qu'un flot de vieux Rock leurs parvinrent, ce qui fit sourire Adrien de nostalgie. Qu'est-ce qu'iĺ avait pu passer de temps ici. Le jeune homme se posa au comptoir alors que Joe, le serveur qui avoisinait la soixantaine, commençait déjà à lui rappeler le bon temps en lui servant deux grands chocolats chauds dans des mugs en cartons. Joe se montra très intéressé par Aria, beaucoup moins quand Adrien la présenta comme sa petite amie. L'homme les laissa partir après avoir été payé et après avoir eut la promesse qu'Adrien passerait demain. Les deux adolescents sortirent en souriant comme des gamins, leurs chocolats fumants entre leurs mains.

"Joe est un type super, sauf qu'il s'intéresse trop aux adolescentes, alors..., commença Adrien en regardant Aria, toujours souriant. Il ne t'aurait pas lâché, tu es plus mignonne que n'importe lesquelles des filles qui viennent le voir, et crois-moi je sais de quoi je parle. Je connais un endroit plus tranquille pour le dessin."

Aria hocha la tête et ils s'aventurèrent aux pieds du pont. L'endroit en question était juste près de l'eau, sur les rochers. Les deux jeunes s'installèrent près d'un lampadaire, le dos appuyé contre une roche. Des gouttelettes d'eau atterrissaient sur leurs chaussures mais ils n'y prêtaient pas attention le moins du monde.

"Je veux dessiner le moment le plus... Décisif de ta vie. Alors il va falloir que tu me racontes", lui dit Adrien en la regardant.
 





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MessageSujet: Re: Une drôle de coïncidence. [pv Adrien]   Lun 11 Aoû - 15:19


"Ce jour où..."

Adrien & Aria 


Le repas avait été délicieux, c'était un bon point pour Julie, mais Aria voyait clairement que sa mère avait un peu de mal avec Carl, en fait sa mère avait beaucoup plus de mal avec les hommes depuis l'histoire avec leur père, et Aria s'entendit soupirer face à cette situation, elle ne voulait pas que sa mère finisse seule et triste parce qu'elle n'arrive plus à faire confiance aux hommes.
Ces mensonges avaient brisés une famille mais surtout celle sur qui le lourd fardeau pesait, Ashley n'avait rencontré personne d'autre, elle essayait de gérer entre son boulot et ses enfants, des factures en veux tu en voilà..
Aria s'épuisait de voir sa mère dans cet état, mais elle avait toujours été nulle avec sa famille, Evan lui était là, il aidait sa mère, Aria se sentait tellement inutile au milieu de tout ça.. Une simple gosse qu'on trimballe partout.
Le râlement que poussa Adrien à côté d'Aria la sortit de ses songes, pour eux ce diner était particulièrement ennuyant, même pour Evan qui lança un regard compatissant à sa petite sœur.
C'est ce moment là que choisis Ashley pour questionner Adrien quant à ses études sur les relations humaines, Carl commença un semblant début de réponse lorsque Adrien coupa court à sa tirade, pour répondre à son tour, qu'en fait.. Il avait arrêté les études, Carl s'énerva tout à coup, mais ça sentait le faux et une boule se forma en travers de la gorge de Aria, alors que sa main resserrait sa prise sur sa fourchette, il fallait qu'elle reste silencieuse, et qu'elle se calme..
Evan avait visiblement perçu le trouble de sa sœur puisqu'il posa ses coudes bruyamment sur la table attirant son attention, elle le regarda donc dans les yeux et se calma, ce n'était pas ses affaires de famille à elle, mais cet enfoiré ne méritait pas tout ce qu'on lui avait offert, il était hypocrite, menteur, manipulateur.. Et ça la dégoûtait, elle aurait bien lâcher une phrase cinglante à la figure de cet imbécile, mais là n'était pas sa place, elle n'avait pas de place ici, Evan avait l'air plutôt à l'aise en comparaison à Aria.
Ce ce moment que choisis Adrien pour proposer à la jeune adolescente d'aller faire un tour dans le quartier, elle ne disait pas non, mais une bouffée de chaleur s'était emparée d'elle lorsqu'il avait susurrer ses mots à son oreille, n'importe qui aurait pu faire ça, elle aurait réagit de la même manière, en rougissant bêtement, mais ce n'était pas de sa faute, elle était toujours en train de rêvasser, et la sortir de ses pensées de cette manière faisait ressortir cette foutue timidité.

Quelques minutes après, ils avaient quittés le domicile Strauss, Evan avait refusé de venir, mais avait mis en garde sa petite sœur, pour changer un peu.
Elle suivit un peu distraitement Adrien, elle observait cette ville nouvelle, qui lui inspirait bien des choses, elle n'irait pas jusqu'à dire qu'elle y était parfaitement bien, elle avait vu des villes aux paysages et aux impressions bien meilleurs.
Mais elle était là, autant profiter du voyage..
Lorsque son regard se fixa sur le bar peu chaleureux extérieurement parlant, Aria n'eut qu'une envie... Rentrer.
C'était bizarre un peu, mais elle savait qu'à l'intérieur il devait s'y cacher quelque chose de bien, de la musique Rock s'échappait de la battisse alors qu'elle suivait précautionneusement Adrien.
Assise au comptoir, elle ne mit pas longtemps à comprendre que le jeune homme était un habitué du quartier, mais la blondinette se sentait mal à l'aise face au regard que portait le serveur d'une soixantaine d'année sur elle, elle aurait surement dû se changer avant de sortir..
Elle avala de travers son chocolat chaud lorsqu'elle fut présentée comme « sa petite amie » elle se doutait bien que c'était pour dire à l'autre d'aller voir ailleurs, mais c'est toujours surprenant, il aurait pu la prévenir avant de rentrer dans le bar.
Lorsqu'ils sortirent enfin, Aria se détendit un peu, et observa la fumée de son chocolat s'évaporer dans l'air.

"Joe est un type super, sauf qu'il s'intéresse trop aux adolescentes, alors..., commença Adrien en regardant Aria, toujours souriant. Il ne t'aurait pas lâché, tu es plus mignonne que n'importe lesquelles des filles qui viennent le voir, et crois-moi je sais de quoi je parle. Je connais un endroit plus tranquille pour le dessin."

Aria hocha la tête pour toute réponse et suivit Adrien, elle descendit doucement comparé au jeune homme, avec ses bottines elle s'attendait à terminer le cul entre deux cailloux et un coccyx de cassé.. Ça serait con et surtout que Evan reporterait tout ça sur le dos de Adrien.
Evan était parfois très excessif quand ça touchait sa famille et surtout sa sœur.

Ils s'assirent alors tout deux près d'un lampadaire, face à ce petit ruisseaux qui coulait lentement, on entendait les « clip clap » des gouttes d'eaux chutant dans le court d'eau. Ils étaient maintenant parfaitement installés, et Aria remarqua alors qu'Adrien patientait pour lui dire quelque chose.

"Je veux dessiner le moment le plus... Décisif de ta vie. Alors il va falloir que tu me racontes" fit il un sourire aux lèvres.

Il ne la quittait pas des yeux, mais la réponse à cette question était compliqué.. Surement fallait il qu'elle raconte le jour où elle est rentrée chez elle, et qu'on lui a balancée la vérité comme on balance un sac poubelle à sa place, dans une poubelle.
Elle soupira avant toute chose en y repensant, ça la foutait en rogne parce qu'elle ne comprenait pas les actes de son père, et elle ne comprendrait surement jamais.

« Bon dans ce cas.. Mmmmh.. Je vais te raconter ce jour.. Je suis rentrée chez moi, comme tout les jours après les cours, mais lorsque je suis entrée dans le salon, l'ambiance n'était pas aux beaux fixes, il y avait ma mère.. En pleurs, je ne savais pas ce qu'elle avait mais déjà, ça me brisait de l'intérieur, Evan lui était assis, le regard perdu dans le vide, il a toujours eu des réactions si.. Sereines.. Et il y avait mon père, il détournait le regard, le parquet devait être très joli pour l'avoir autant fixé.. Puis, on m'a dit de m'asseoir parce qu'il fallait qu'on me dise quelque chose d'important, lorsque je fus assise à côté de mon frère, j'étais plus qu'intriguée.. Presque impatiente. C'est mon père qui commença en douceur, il me raconta plein de chose, des fois où il était rentré tard, de celle où il m'avait emmenée chez ma meilleure amie sans qu'on ait rien prévu.. Et l'explication que j'ai eu n'était même pas une phrase complète.. Il s'est contenté de me dire « C'est parce que.. » quand cette garce est rentrée, là il a levé les yeux, là, il a essayé d'avoir de la dignité, et quand je l'ai vu.. Tout s'est effondrée en moi.. Mais je n'ai rien dit.. Pas un mot, je me suis levée, j'ai récupéré mes affaires, j'ai balancé mon sac sur mon épaule, j'ai bousculé la secrétaire de mon père.. Carolyn. Et je suis sortie de la maison, et j'me suis cassée. C'est Evan qui m'a retrouvée il avait deviné où j'étais.. J'ai pleuré longtemps, des heures surement, j'avais l'impression de suffoqué.. Et le dessin que j'avais fait était humide, j'ai pleuré toute les larmes de mon corps dessus.. Je ne l'ai pas sur moi, il est dans un tiroir chez moi.. »

Elle soupira, même en ayant placé quelques remarques sarcastiques, elle n'arrivait pas à en rire complètement, ça la foutait hors d'elle.. Et étrangement, elle arrivait à lui raconter à lui ce qu'elle n'avait pas réussit à raconter il y a des années à d'autre, depuis qu'elle était arrivée à Beacon Hills, elle n'avait plus peur d'en parler, une fois avec ce psy.. Et aujourd'hui avec lui.
A moins qu'elle n'ait pas peur parce que Mr Minnesota est un psy et parce que Adrien est un dessinateur qui s'inspire d'elle..

« Mais avant que tu te mettes à ton dessin.. Je veux que toi aussi tu me dévoiles une partie de ton histoire.. » fit elle en souriant.

Ses dessins avait attiré l'attention de Aria, la ramenant sur les traits de son histoire à lui.. Il l'intriguait particulièrement, surtout qu'elle avait remarqué les tensions évidentes avec son géniteur.


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MessageSujet: Re: Une drôle de coïncidence. [pv Adrien]   Mer 13 Aoû - 0:33


Aria & Adrien




"It takes strenght and courage to admit the truth."
- R. Riordan

Les yeux d’Aria s’étaient assombris dès le moment où elle avait commencé son histoire, comme si un voile de tristesse s’était doucement déposé sur elle, la recouvrant toute entière. La jeune fille avait beau essayé de pimenter son récit de quelques remarques sarcastique, on pouvait facilement sentir à quel point toute cette histoire avait été troublante pour elle. Pour qui ne l’aurait-elle pas été, de toute façon ? Un beau soir après avoir ramassé au lycée, vous apprenez une nouvelle qui va littéralement changer le cours de votre vie. L’explication qu’on vous donne n’en est même pas une. Et bonne soirée. A présent qu’Aria avait finit, le jeune homme imaginait à loisir comment est-ce qu’il pourrait illustrer cette scène. Un silence lourd s’installa entre eux avant que l’adolescente ne prenne la parole, déstabilisant Adrien. Elle lui demandait un évènement décisif de sa vie. Sans se vanter, il y en avait tellement qu’il ne savait pas vraiment lequel choisir. Dans un soupir, il s’installa correctement, attrapa son stylo et joua avec pour mieux réfléchir avant de se rendre compte que ça ne servait absolument à rien. Il avait déjà abordé l’incident qui lui avait fait arrêter le trottoir avec le Sheriff et c’était, à son goût, bien assez suffisant. Alors pourquoi ne pas raconter le début de son histoire ? C’était sûrement une très mauvaise idée, le jeune le savait. Parce qu’Aria lui plaisait et qu’il n’avait pas réellement envie qu’elle ait cette vision de lui.

« Ok… Alors voilà l’épisode de ma première fois, commença-t-il d’un ton sarcastique.  C’était il y a trois ans, si je me souviens bien. J’avais déjà eu des problèmes avec ma mère, ce qui fait que je dormais chez l’un de mes amis, ou en cours,  voir que je ne dormais pas du tout. Enfin peu importe. Je squattais souvent le même bar et un soir, il y a une fille qui est venue me voir. Elle s’appelait… Je ne me souviens même pas son prénom, pour tout avouer, soupira Adrien dont la voix était devenue plus amère. Elle avait les cheveux presque noir et… J’ai un portrait d’elle, sur mon carnet. On a discuté pendant une heure ou deux et on s’est tout de suite entendu, mais d’un autre côté on savait que ça n’allait pas en rester là. A un moment, elle m’a demandé combien je voulais et c’est… Grâce à elle, si on peut dire ça, que j’ai vendu ma première fois et que j’ai commencé ma glorieuse carrière de tapineur. »

Le garçon n’avait jamais vraiment eut honte de ses actes. A sa mémoire, il avait toujours réussit à refouler ses émotions, ce qui dans certains cas (surtout celui-ci) pouvait se montrer très utile. Néanmoins, Adrien préférait attendre quelques minutes, voir quelques heures pour lever les yeux sur Aria. Il n'avait aucun problème avec sa conscience, mais avec le regard des autres, c'était tout à fait différent. Ses mains attrapèrent donc son carnet à dessin tandis qu'il repliait ses jambes pour s'en servir de support et chercha une page blanche. Laissant passer un petit soupir de résignation, le loup se tourna vers Aria et tenta de clarifier les choses. Il avait été honnête avec elle sur son passé, alors autant l'être avec son présent.

« J'ai arrêté il y a quelques mois. C'est aussi un moment décisif de ma vie, même si c'était assez horrible à vivre. Je suppose qu'on y peut rien », conclut Adrien en souriant légèrement, bien que son sourire soit teinté de tristesse. D'un geste, il avala quelques gorgées de sa boisson, aussi bien pour se réchauffer que pour essayer de s'occuper l'esprit.
 


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MessageSujet: Re: Une drôle de coïncidence. [pv Adrien]   Lun 18 Aoû - 13:11


"Chaude Révélation"


Un brin de curiosité brillait dans le regard de la jeune adolescente lorsqu'elle lui avait posé cette question, on avait pas tous eu une vie chamboulée mais vu la relation entre Adrien et Carl, Aria se doutait bien que quelques part dans son histoire il y avait quelques chose d'un peu exceptionnel.
Il soupira avant de se mettre à réfléchir, jouant nerveusement avec son stylo en main.
Lorsqu'il commença sur un ton sarcastique, Aria se sentit tout à coup un peu plus mal à l'aise face à cette révélation, elle avait l'impression qu'elle le forçait à raconter ce qu'il voulait garder pour lui, à moins que ce ne soit pour embellir ses futures paroles..
Le deuxième cas était beaucoup moins échéant que le premier maintenant qu'il avait terminé sa tirade.
Durant un bon paquet de seconde Aria ne savait plus trop quoi dire ou même penser.. C'était compliqué pour elle, ça se brouillait dans son esprit, parce qu'elle n'aurait jamais imaginé que Adrien avait un jour vendu son corps pour le plaisir charnel des autres, et quant à lui, pour survivre ou peut être par plaisir.. Qui sait ?
Il fallait en fait trouver le bonne angle sous lequel regarder la situation..
Il avait des problèmes avec ses parents, il se sentait visiblement très seul.. Avoir de la compagnie et en plus gagner quelques billets l'avait certainement aidé dans sa vie de tout les jours..
Mais Aria ne connaissait qu'un bout de son histoire et c'était plutôt déstabilisant de se baser uniquement sur ces informations..
Elle essayait de réfléchir sereinement mais c'était compliqué, ça ne l'avait pas choqué, mais plutôt surprise.. Elle voyait aussi clairement que le regard qu'elle pourrait porter sur lui était important pour lui, elle détestait blesser les gens, et elle n'avait rien à reprocher à Adrien, il avait été franc c'était un bon point pour lui.
Il confessa aussi qu'il avait arrêté, mais elle ne savait ce qu'il voulait dire par « assez horrible à vivre ».. Elle ne savait pas si il voulait dire qu'il ne voulait pas quitter ce « métier » ou si jamais ça avait été dur de revenir à une vie un peu plus banale.
Elle se racla un peu la gorge, elle ne supportait pas trop cette drôle d'ambiance pesante.. Elle reprit donc la parole..

-Je ne veux pas remuer le couteau dans la plaie mais.. Ça a été horrible dans quel sens ?

Cette question lui brûlait les lèvres, et c'était insupportable pour une personne curieuse telle qu'elle, il fallait qu'elle lui demande, elle ne le jugerait pas pour ce qu'il avait fait avant, après tout il l'assumait, donc elle n'allait pas se déranger si lui ne le faisait pas, certes ça lui semblait étrange de faire ça sans trouver ça étrange, mais ça c'était dans l'éducation des gens, donc.. Elle n'y pouvait rien, mais Adrien était quelqu'un de plutôt simplet et franc, il était agréable à vivre au fond, un grand enfant..
Elle porta à son tour le liquide chaud à ses lèvres comme pour se réconforter, elle se sentait mal d'avoir posé la question mais pas à la fois.
Ils avaient engagé le sujets, elle n'allait pas fuir juste comme ça..
Lui aussi pouvait poser des questions à la belle, qui voulait se rapprocher de Adrien, juste parce qu'il avait l'air de cacher beaucoup de chose au fond.

-Si tu ne veux pas me répondre, je comprendrais tout à fait..

Elle essayait de le rassurer, mais surtout de se rassurer elle même, elle avait l'impression d'avoir fait une bêtise en ayant posé cette question. Elle ne voulait pas le forcer à parler non plus.


Youupss..:
 

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MessageSujet: Re: Une drôle de coïncidence. [pv Adrien]   Jeu 28 Aoû - 21:38


Aria & Adrien




"Boule dans la gorge et rien qui en sort,
tranchez-la qu'on en finisse."
- Vavanemo

Les mains en coupes autour de son chocolat chaud, Adrien regardait le ciel dépourvu d’étoile. La lumière qui émanait de San Francisco les dissimulait aux habitants de la ville. Voilà ce qu’il adorait à Beacon Hills. Il avait beau avoir passé le plus clair de son année là-bas au fond du gouffre, privé des ressources les plus simples, il avait toujours pu observer les étoiles. Lorsque ces quinze secondes d’émotions furent passé, le garçon trouva le courage de se tourner vers Aria. De la curiosité brillait dans son regard noisette. Pas même du dégoût, de la pitié ou un quelconque sentiment négatif. Peut-être seulement du remord, mais il n’y avait aucune raison pour laquelle la jeune fille aurait pu se sentir coupable… Jusqu’à ce qu’elle ouvre la bouche pour prendre la parole.

-Je ne veux pas remuer le couteau dans la plaie mais... Ça a été horrible dans quel sens ?

Adrien prit un instant pour réfléchir à cette question. Sa coupure avec le monde de la prostitution avait été brutale et lente à la fois. Douloureuse, surtout. L’élément déclencheur avait été la nuit de l’incident… Ou, comme lui avait expliqué le Sheriff, la nuit du viol, même si le jeune homme ne pouvait se résoudre à poser ce nom sur cet acte. Il avait été conscient des conséquences qu’entraineraient un moment avec l’homme qui l’avait agressé et il y était allé tête baissé. C’était supporter au maximum quelques heures de douleur pour avoir de quoi survivre. En plein mois de Décembre, lorsque tous les clients essayaient de se repentir à cause de l’arrivée des fêtes de familles, toutes les prostituées, homme ou femme, abordaient les passants dans l’espoir d’un billet vert. On ne pouvait se permettre de faire le difficile. Et pourtant, il aurait dû.
Voulait-il réellement lui dévoiler cet épisode de sa vie ? Non. La réponse résonna dans sa tête très clairement. Adrien avait encore un semblant de dignité en compagnie d’Aria, il ne souhaitait pas tout gâcher.  

-S
i tu ne veux pas me répondre, je comprendrais tout à fait…, ajouta la jeune femme, faisant revenir le garçon à l’instant présent. Sa voix se voulait rassurante, comme si elle se souciait de le blesser en demandant trop de sa part. Ce serait bien la première à s’inquiéter.
-Pour une autre fois, peut-être, murmura-t-il.

Il prit son stylo et ouvrit son bloc. Feuilletant rapidement le contenu, il s’arrêta quelques secondes sur le portrait de la jeune femme avec qui il avait passé sa première nuit. Un soupir franchit ses lèvres, rapidement emporté par la brise qui commençait à souffler doucement. Il n’avait jamais autant détesté une inconnue. Raffermissant ses doigts autour du stylo, le garçon passa un premier coup de crayon sur une page vierge de tout dessin. Lorsqu’Aria avait raconté une part de son histoire, elle avait mentionné l’impression de suffoquer. C’était une impression si familière, si quotidienne aux yeux d’Adrien qu’il pourrait la peindre les yeux fermés. Néanmoins, il ne voulait pas que la conversation s’arrête ici. Il voulait en savoir plus. Tout comme Aria un peu plus tôt, la curiosité le dévorait lentement mais sûrement.

-Quand tu es parti en bousculant… Carolyn, c’est ça ? Quand tu es parti, où est-ce que tu es allé ? Et où est-ce que tu es partie ?

Adrien avait continué à donner des coups de crayons tout en parlant, sans détacher son regard de la feuille. Pour l'instant, ce n'était qu'un enchevêtrement de lignes sans aucun intérêt esthétique.




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MessageSujet: Re: Une drôle de coïncidence. [pv Adrien]   Dim 31 Aoû - 13:18


"Broken Heart"

«Ne sous-estime jamais la douleur d’une personne. Tout le monde vit des difficultés. Certaines personnes sont seulement meilleures pour le cacher que les autres» - Will Smith

Ses yeux s'égaraient au cœur du ruisseau calme qui coulait longuement devant eux, elle avait toujours adoré l'eau, se promener au bord d'une rivière, sentir ce liquide frais lui glisser entre les doigts, c'est ce qu'elle faisait avant, elle traînait toujours au bord des lacs, ces genres d'endroit l'inspirait tellement, sans trop de raison, l'eau, elle a l'air si calme, seulement lorsqu'elle dort, la véritable puissance de l'eau peut être tellement dévastatrice.
Elle avait détourné son regard d'Adrien, elle n'aimait pas scruter les gens, détestant elle même qu'on la fixe, elle ne voulait pas lui donner l'impression qu'il était jugé ou quoique ce soit d'autre, c'était devenu très étrange car ces deux là fuyaient le regard de l'autre inlassablement, craignant le moment où ils se rencontreraient à nouveau et d'y découvrir un sentiment désagréable.
Tout comme lui elle tenait précieusement sa tasse de chocolat chaud entre ses doigts fins et posée sur ses genoux qu'elle avait ramené vers sa poitrine, ses lèvres sondaient le rebord de la tasse fumante de chaleur.
Un doux murmure s'extirpa d'entre les lèvres du jeune homme, elle comprenait parfaitement qu'il ne veuille pas partager ce moment visiblement brutal de sa vie, elle n'allait pas lui en tenir rigueur, c'était son choix, elle le respectait.
Le respect, oui, cette notion oubliée depuis quelque temps ici bas.
Le respect dont son père manquait tant, dont Carolyn manquait tant, dont les menteurs manquaient tant pour faire court.
Sans bouger, sans un mot, Aria regarda Adrien saisir son stylo et tourner les feuilles de son carnet de dessin, c'est comme si le temps s'était arrêté autour d'eux et qu'ils étaient les seuls à vivre encore un peu assis ici.
Perdue dans ses songes, Aria eut un frisson précédent son sursaut, à la subite reprise de parole du jeune homme qui avait déjà commencé à tracer quelques traits sur la feuille vierge.

-Quand tu es parti en bousculant… Carolyn, c’est ça ? Quand tu es partie, où est-ce que tu es allée ? Et où est-ce que tu es partie ?

Elle soupira à l'évocation de celle qui avait séduit son père sans remord, ne pensant qu'à sa petite personne qui pouvait se réconforter dans les bras de cette homme..
Elle ne pouvait malheureusement pas être la seule fautive dans cette histoire, et sa gorge se serra en repensant à son père, elle se laissait trop aller, et ses larmes qui perlaient de ses yeux qui le lui indiquaient clairement.
Elle inspira grandement, et essuya d'un revers de la main ses sanglots, il ne fallait pas qu'elle flanche, c'était fini, elle devait arrêter d'y penser.
Elle remercierait bien Adrien pour ne pas avoir lâché sa feuille des yeux, elle ne voulait qu'il la voit dans cet état, personne ne le devait, elle se détestait d'être autant atteinte.. Et elle le détestait de l'avoir tant blessé, de la rendre si silencieuse parce que ça fait toujours trop mal pour parler sans perdre pied.

-Il y avait cet endroit.. La vue y était magnifique, c'était à la lisière de la falaise, d'ici je surplombait ma petite ville, qui semblait encore plus petite étant un point éloigné de toute les folies de la ville, le chemin pour se rendre sur ce si haut point n'existait pas vraiment, j'étais simplement grimpée, slalomant entre les arbre de ce grand bois, j'avais traversé la rivière qui courrait par là, passant de galet en galet, et je m'étais tenue face à la beauté que m'offrait la hauteur de cette endroit, de kilomètre de verdure, la cascade glissait à côté de moi et rejoignaient son cours qui conduirait cette eau jusqu'à la mer après avoir parcouru tant de de village. C'était beau et apaisant, mais mes sanglots ne tardèrent pas, la première larme qui perla sur ma joue sécha rapidement sous les doux assauts du vent, et la deuxième, puis la troisième, la cinquantième, qu'importe.. Toute séchèrent sur mes joues devenues roses, je m'étais assise, recroquevillée sur moi même pour pleurer, contre cette arbre, je regardais au loin, mais ça ne me calmait plus, puis j'ai fini par attraper mon carnet de dessin, j'ai bien dû déchirer deux ou trois croquis avant de réussir à exprimer ce que tout ça m'inspirait.. J'avais contemplé cet endroit des milliers de fois, mais jamais il ne m'avait paru aussi somptueux que cette fois ci..

Elle se souvenait exactement de cette eau claire ruisselante à côté d'elle, tout était si grand là bas, les arbres, la forêt, la cascade, elle était tombée amoureuse de ce paysage qui l'avait transportée, elle avait longé de nombreuse fois cette rivière comme si elle était elle même une goutte d'eau confondue parmi les autres.
Un sourire triste s'affichait sur son sourire, ça lui manquait, mais si elle y retournait aujourd'hui, elle avait peur de sentir une pointe s'enfoncer dans sa poitrine, la coupant d'air..
Le silence revint tout à coup, il s'installa, seul le crayon parcourant le feuille était bruyant, Adrien avait l'air concentré dans ce qu'il faisait, et Aria l'observait un sourire aux lèvres, c'était peut être la première personne à qui elle en parlait.. Elle s'ouvrait à lui, elle lui exposait sa blessure, tellement profonde.. Parce qu'il avait l'air différent, parce qu'il était lui aussi blessé au fond..

-Tu es la première à qui j'en parle.. Et je ne sais pas pourquoi je te fais aveuglément confiance, pourquoi c'est plus facile avec toi qu'avec quelqu'un d'autre mais.. Merci..

Son dernier mot n'était qu'un souffle, qui s'envola rapidement, mais elle se sentait plus légère, et étrangement plus proche de ce cher Adrien, donc oui, c'était un merci qu'elle voulait lui offrir, parce que sa douleur s'atténuait un peu maintenant qu'elle avait partagé ce moment avec quelqu'un.



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MessageSujet: Re: Une drôle de coïncidence. [pv Adrien]   Sam 11 Oct - 23:07


Aria & Adrien




"I need to move, I need to fight,
I need to lose myself tonight."
- Kongos

Les mots semblaient couler de la bouche d’Aria comme une rivière d’amertume. Sa voix, rendue aigue par la colère, sans toutefois être déplaisante, se mêlait aux sons qui les entouraient. Le garçon ferma les yeux, mut par une envie que semblait délivrer cette mélodie atypique. Le bruit de l’eau qui venait s’écraser contre la terre, le vent qui s’amusait avec les cheveux châtains de la jeune fille… Tout ça donnait un mélange poétique auquel Adrien n’avait jamais été habitué. Sa vie semblait avoir été rythmée comme une sorte de mauvais roman, dicté par un terrible écrivain. Et d’un coup, tout avait commencé à s’arranger : il avait fait la connaissance du Sheriff, une personne qui lui voulait du bien, enfin. Il avait passé ses premiers jours dans un nouveau foyer… Sa nouvelle maison. La misère donnait l’impression de le délaisser, comme un enfant se lasse de sa poupée. Oui, mais pour combien de temps ? Cette question aurait dû être obsédante pour le garçon. Et pourtant, rien ne lui semblait plus ennuyant que de se laisser ronger par cette interrogation. Au diable la peur et le futur. Adrien vivait au jour le jour depuis toujours, lui semblait-il. Pourquoi changer maintenant ?
Il aurait pu continuer à réfléchir comme ça pendant longtemps, bercé par les mots d’Aria, cependant quelque chose interrompit le fil de ses pensées. Une odeur particulière parfumée de quelques relents d’alcool. Adrien fronça le nez et se redressa légèrement, soudain très réveillé. Il tendit l’oreille, prêtant attention à la direction que la personne sûrement bien alcoolisée prendrait. Des bribes de conversations malsaines et de rire lui parvinrent, ainsi que des bruits de pas qui venaient dans leur direction. Jetant un regard à la jeune fille, Adrien se leva et lui adressa un sourire contrit.

-Je vais chercher d’autres boissons, je reviens tout de suite. S’il y a quelqu’un, tu hurles et tu vises entre les jambes, d’accord ?

Plein d’appréhension, il la laissa là et avança droit vers les types. Ils n’étaient, si Adrien se fiait à ses sens, que trois humains, ce qui ne faisait pas beaucoup, contre un loup-garou. Mais après tout, peut-être qu’ils n’en viendraient pas aux mains… Même si cette situation était quasiment inimaginable, au vu des saloperies qui sortaient de leurs bouches. Les trois hommes se trouvaient à environ cinq cent mètres d’Aria et une centaine d’Adrien lorsqu’ils lâchèrent le petit commentaire de trop :

-Hé, on t’as vu avec ta catin, petit veinard ! Tu partages, hein ? T’façon, d’accord ou pas d’accord, on la prendra quand même !
-Dans les deux sens du terme, ajouta un deuxième, hilare.

Contrairement à ce qu’aurait cru le jeune loup, son sang ne battit pas furieusement à ses tempes et la colère ne se propagea pas en lui comme d’habitude. Ce fut une colère froide qui s’empara de lui, une colère sourde et calculée. Rapidement, il s’approcha du petit groupe. Ses griffes n’étaient pas encore sorties, tout comme ses crocs. Il aimait penser qu’il était toujours maître de la situation, ce qui était pour l’instant toujours vrai. Saisissant le bras du moins alcoolisé, il le brisa dans un bruit particulièrement plaisant avant de se tourner vers ses deux camarades avec un rictus cruel. Le loup s’animait en lui, lui réclamait beaucoup plus qu’un simple bras brisé. Alors Adrien avança encore de quelques pas, attrapa l’un des types par la gorge et tout en serrant de la main droite, lui offrit un joli revers qui s’écrasa contre l’arête de son nez. Le troisième détala en titubant, tenant sa bouteille de whisky fermement contre son torse, comme pour la protéger de l’animal qu’il avait laissé derrière lui.
Le loup n’en avait que faire : comme une double personnalité, il avait pris possession du corps et de la conscience d’Adrien sans que ce dernier n’oppose une quelconque résistante. Après tout, il aimait cet état où l’animal était aux commandes.





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MessageSujet: Re: Une drôle de coïncidence. [pv Adrien]   Mar 21 Oct - 12:42


"A découvert"

"Il n'y a qu'une femme pour adoucir le chagrin d'un homme." - Bram Stoker

Les mots coulaient comme le ruisseau d'à côté, c'était fluide emplit d'un peu de tout, tristesse, colère, amertume, et pourtant, c'était beau, c'était un endroit magnifique qu'elle lui aurait bien fait découvrir s'ils avaient été là bas, mais elle s'en doutait fortement, ses yeux n'auraient plus l'occasion de revoir une telle merveille à nouveau.
Elle continuait d'y penser mais c'était réellement compliqué de mettre des mots là dessus, rien ne pouvait mieux le décrire que le regard eux mêmes, les mots ne se posent pas sur un paysage, ils en donnent une vague impression, sans plus.. Non, un paysage ça se dessine dans un esprit lorsqu'il est évoqué, un paysage vu est gravé à jamais dans un esprit.
Toujours assise et perdue dans ses pensées, elle sortit de ses songes lorsqu'il se redressa subitement, comme si quelque chose l'avait intrigué un peu plus loin, un sourire de dessina sur ses lèvres alors que ses yeux surveillaient quelque chose ou quelqu'un un peu plus loin.

-Je vais chercher d’autres boissons, je reviens tout de suite. S’il y a quelqu’un, tu hurles et tu vises entre les jambes, d’accord ?

Elle ricana légèrement en l'entendant parler, et acquiesça d'un hochement de tête avant de surenchérir.

-Bien chef, oui chef.

Elle rajouta un geste militaire accompagné d'un sourire taquin, puis elle contempla le ruisseau alors que sa silhouette s'effaçait dans la pénombre.
Un détail accrocha alors son regard, brillant, et coincé, l'objet changeait de forme sous l'eau. Intriguée, elle attrapa la plaque argenté et essuya la surface de ses petit doigts froids, elle allait l'observer de plus près lorsque le bruit d'une bouteille qui se brise attira son attention, sa prémière pensée fut pour Adrien.
Tenant toujours précieusement sa trouvaille, elle se précipita à sa recherche, son regard un brin affolée accrocha le jeune homme, qui n'avait pas vraiment l'air en difficulté, mais qu'elle décida de rejoindre tout de même.
Elle avait peur qu'il ne lui soit arrivé quelque chose, elle pressait le collier comme pour se rassurer, les effluves d'alcool lui montèrent au nez lorsqu'elle fut non loin du jeune homme de dos à ce moment là.

-Adrien ça va ? Fit elle d'une voix tremblante en voyant les hommes à terre.

L'un d'entre eux affichait un mine douloureuse, et tenait son bras contre son torse, son regard haineux dévisageait autant Adrien que Aria, qui ne savait même pas ce qu'il s'était passé ici quelques minutes plus tôt..
Ne trouvant aucun intérêt à rester là une minute de plus elle posa sa main sur l'épaule du jeune homme de manière à ce qu'il puisse lui faire face.

Elle recula subitement, une main sur la bouche retenant son cri d'effroi, l'autre collé contre son cœur gardant le pendentif trouvé plus tôt bien au chaud dans la paume de sa main.
Son cœur rata un battement, qu'était il advenu de Adrien ? Qu'était il ?
Elle savait qu'elle n'aurait pas les réponses dans l'immédiat, parce qu'elle ne pouvait rien dire, sa voix s'était dissipé, elle s'était réfugié en boule au fond de sa gorge, alors que la surprise s'était figée en elle, elle n'avait pour l'instant pas peur de ce qu'il était.. Car elle ne se sentait pas menacée, malgré ces longues griffes qui lorgnaient le bout de ses doigts, et ces crocs qui se devinaient sous ses lèvres, mais elle ne bougeait plus, tétanisée par ce qu'elle voyait.



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Aria Brown
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