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 Perdue, dans tous les sens du terme [ PV Alan Hamille ]

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MessageSujet: Perdue, dans tous les sens du terme [ PV Alan Hamille ]   Mer 27 Aoû - 22:46




Perdue, dans tous les sens du terme

Feat. Alan Hamille



« Nous ne faisons pas de nouvelles rencontres par accident. Elles sont destinées à croiser notre chemin pour une raison. »




La famille d'Aurora venait d'emménager à Beacon Hills en toute hâte pour rejoindre Susan, la grand-mère de celle-ci désormais veuve. Noémie semblait ravie de ce changement d'air malgré la tristesse d'avoir perdu son grand-père, tandis qu'Aurora, triste du décès d'un membre de sa famille, demeurait indifférente à ce déménagement. Et ce n'était pas dans sa nature car elle et sa grand-mère avaient toujours été très proches et le fait de la voir bien plus régulièrement l'aurait enthousiasmé à un point inimaginable en temps normal. Mais « en temps normal » ne signifiait plus rien. Ni le simple mot normal d'ailleurs.

Leur nouvelle maison était plus spacieuse que la précédente et bien qu'appartenant à une grand-mère elle était aussi plus moderne. Composée de deux étages, elle était joliment décorée et accueillante. La salle de bain et les chambres se trouvaient en haut tandis que la cuisine et le salon se situaient au rez-de-chaussée. L'extérieur était tout aussi attractif avec ses beaux arbres fleuris bien entretenus. Il y avait une multitude de fleurs, toutes plus belles les unes que les autres. Elles offraient un magnifique spectacle visuel et éparpillaient leur délicat parfum un peu partout. Susan avait toujours eu la main verte et bien qu'elle prenait de l'âge, elle trouvait toujours le courage et la force d'entretenir son « petit coin de paradis » comme elle l'appelait. Derrière la maison il y avait une petite terrasse bien aménagée et abritée ainsi qu'un hamac de jardin. C'était une demeure bien trop grande pour une seule personne et qui plus est, âgée. Heureusement que celle-ci avait toujours la forme pour monter sans trop de peine les escaliers afin de pouvoir rejoindre sa chambre. De toute manière, elle avait toujours vécu ici et il s'agissait là de la maison de ses rêves. Emplie de souvenirs de cet endroit, jamais elle n'aurait accepté de la vendre, pas même pour tout l'or du monde. Et vous savez comment les personnes âgées peuvent être têtues.
L'arrivée de sa famille lui remonta grandement le moral puisqu'elle fut abattue par le décès de Ben, son compagnon qui partageait sa vie depuis plus de 40 ans. À cela s'ajoutait la mort de leur chatte Mystique, renversée par une voiture peu de temps auparavant. Plus le changement survenu dans la vie d'Aurora. La loi des cumuls s'abattait sur cette famille sans prétention. Tout le monde est frappé par des malheurs de natures diverses et je vais être méchante mais certains le méritent. Ceux qui provoquent le malheur d'autrui par exemple. Hélas les familles les plus nobles, pas dans le sens hiérarchique mais plutôt par rapport à leur bonté, sont souvent celles qui voient beaucoup de malheur ou tout au moins qui se cumulent pendant un temps. Mais tôt ou tard, les ténèbres disparaissent et la lumière revient. Comme l'explique un certain proverbe « le malheur peut être un pont vers le bonheur » . Il faut savoir rester optimiste et garder espoir dans tous les cas. Bien entendu, les Johnson n'étaient actuellement pas dans cette optique là.

Les jours passèrent rapidement. Aurora et sa famille achevèrent de ranger les cartons et leurs meubles, les disposant comme bon leur semblait. La pleine lune n'était pas encore là, fort heureusement. L'adolescente sentait un grand vide en elle. Incomprise par ses parents, éloignée de ses anciens amis qu'elle avait choisi elle-même d'éviter, elle se demanda si Drew était déjà au courant de son départ. Et elle n'osa imaginer sa réaction. Il serait dur de tourner la page, d'oublier son meilleur ami, enfin ancien meilleur ami devrais-je dire, de retrouver une aussi grande confiance en quelqu'un hormis concernant les siens. Voire impossible. Se laisserait-elle dorénavant approcher ? Non, l'horreur de sa nature lui disait que pour le bien de tous il valait mieux que les autres restent loin d'elles. Après tout elle avait failli tuer Drew dans un accès de folie. C'était la seule chose dont elle était certaine et consciente. Certes elle était furieuse contre lui, le haïssant dorénavant plus que n'importe quel autre être humain – ou être vivant tout simplement puisque après tout il n'était plus un simple mortel - , mais elle avait voulu l'achever, séparer définitivement son âme de son corps. Qui lui disait qu'elle n'agirait pas tôt ou tard ainsi avec un proche, comme sa sœur. Elle frissonna rien qu'en imaginant cela. Si elle lui faisait du mal, jamais, au grand jamais elle ne pourrait vivre avec un tel acte sur la conscience. Pas même la pire souffrance ou la pire mort ne lui suffirait comme châtiment. Rien n'effacerait ce souvenir abominable de sa mémoire, rien ni personne ne parviendrait à lui ôter cette culpabilité rongeant tout son être de l'intérieur. Même dans l'au-delà sans doute celle-ci ne disparaîtra pas. Oh ne me blâmez pas parce que je parle d'au-delà. Après tout, dans un monde où vivent les loup-garous, nous pouvons nous permettre d'ouvrir notre esprit et de voir un peu plus loin que le bout de notre nez n'est-ce-pas ?

Noémie fit sa rentrée en 5ème, loupant quelques jours d'école à cause du déménagement. Son caractère facile et tout aussi amical que le fut celui de sa sœur lui permit de sympathiser presque instantanément avec l'ensemble de sa classe, trouvant sans peine une personne pour lui prêter les cours à rattraper. Elle s'était immédiatement adaptée à leur nouvelle vie, pour le plus grand bonheur de ses parents. Pour Aurora, comme vous vous en doutez sûrement, c'était une autre histoire. Elle fut globalement bien accueillie dans sa classe. Classe de 1ère en bon effectif, juste un ou deux éléments perturbateurs, des élèves pas du tout médiocres dans l'ensemble et en plus un bon emploi du temps. Tout ce qui lui aurait plu dans sa vie d'avant. Plus aujourd'hui. Lorsqu'un camarade se présentait à elle, soit elle le regardait d'un air glacial, soit se contentait de répondre « Aurora Johnson » sur un ton aussi froid que son regard. De quoi dissuader l'ensemble de la classe de lui adresser la parole. Il n'y avait que les professeurs qui étaient exemptés de son attitude car elle ne risquait aucune proximité avec eux. Et cette conduite fut déjà à l'origine de surnom du genre « faux cul » de la part de ses camarades, ce qui la blessa encore davantage. Ce n'était pas son loup intérieur qui se montrait si acrimonieux mais bien elle, contre son gré. Elle aurait tellement voulu montrer son visage habituel, sa véritable identité, enfin celle de jadis car comme je vous l'ai dit mille fois, aujourd'hui elle n'avait plus d'identité. Elle s'obligeait à s'éloigner de tout le monde, allant jusqu'à s'écarter d'elle-même finalement, se perdant un peu plus chaque seconde sans savoir ce que ces parties d'elle deviendraient. C'est vrai, d'un côté elle était faible. Elle ne se battait pas et préférait nier la réalité, enfin pas vraiment nier, car elle restait consciente de ce qui lui était arrivé. Mais elle préférait se taire. Demeurer dans la solitude et la tristesse. Toutefois, ne pouvons-nous pas y voir la une certaine force ? Tout le monde ne pourrait sans doute pas endurer une telle pression psychique et un aussi grand mal être. Et pour l'instant elle y parvenait. Pour combien de temps encore, là était la question.

Nous étions jeudi. Aurora était arrivée au lycée le mardi. Elle se repérait déjà mieux que la veille mais ce n'était pas encore ça. Elle avait terminé les cours à 18h et cherchait la bibliothèque pour pouvoir emprunter un livre de physique. Elle errait dans les couloirs, ce qu'elle faisait d'ailleurs le plus clair de son temps, à la seule différence qu'aujourd'hui elle avait un but. Et s'il le fallait, elle resterait une demi-heure à chercher cette fichue bibliothèque, plutôt que de demander l'aide de quelqu'un, ou tout au moins d'un élève. Mais à cette heure-ci, il n'y avait quasiment plus personne, les élèves étaient pressés de rentrer et ne s'attarderaient pas à renseigner quelqu'un. Tout comme les professeurs qui, pour certains, se réjouissaient lorsque les « intellos » ne venaient pas les déranger à la fin du cours afin de leur poser des questions et qui se précipitaient pour rejoindre leur voiture, verrouillant les portières pour s'isoler définitivement des élèves.

L'adolescente aux cheveux châtains allait s'engager dans un autre couloir, celui qu'elle venait de visiter ne comportant pas le moindre écriteau « Bibliothèque » sur l'une de ses portes. Les yeux baissés en direction du sol, elle percuta quelque chose ou plutôt quelqu'un. Relevant la tête, elle s'excusa rapidement.

- Excusez-moi.

Son ton fut presque aussi poli qu'autrefois puisqu'elle ne savait pas si celui ou celle qu'elle venait de percuter avait à peu près son âge ou était plus âgé. Et ses parents lui avaient suffisamment ancré la politesse dans son esprit pour qu'elle s'efforce d'appliquer les valeurs qu'on lui avait transmises dans ce cas-là, même en de telles circonstances.

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MessageSujet: Re: Perdue, dans tous les sens du terme [ PV Alan Hamille ]   Ven 3 Oct - 21:27




Le désire deviendra souvenir.

Alan Hamille & Aurora Johnson


Aujourd’hui, venais d’être la journée la plus affreuse que j’ai pu vivre pour le moment. La veille avait été rude, donc mon sommeil pas parfait, le lendemain matin j’ai passé mon temps à chercher mon portable, donc pas le temps de me préparer convenablement et de déjeuner. En gros, mauvaise humeur assurée, je pense que le moindre faut geste peut me faire sortir de mon calme serin pour en venir à une colère facile et amplifié mon stress.

Je venais de raté mon bus qui me mène au lycée, ce qui veut dire 30 minutes de retard pour arriver en cours de Biologie. Donc, le professeur ne va surement pas ce gêné pour me sermonner. Depuis que j’ai l’âge d’aller en cour je n’ai jamais au grand jamais eu de retard d’exclusion ou quoi que ce soit, je faisais toujours mon possible pour être un élève modèle. Le peu de gens au qui je l’ai dit, ont du mal à avaler ça, mais pourtant c’est vrai. Dans le petit village où j’habitais je n’avais pas vraiment des amis propres parlés, donc je passais mon temps à étudier. Depuis que je suis à Beacon Hill, et avec tous les changements qu’il y a eu je ne suis plus vraiment le même, je suis plus le premier de classe comme dans le temps, je suis juste un banal élèves au note convenable.  Comme cette époque peut me manquer, je pense à ma mère, mes amis, la drôle de femme qui parlait aux écureuils, comme je pouvais rire à m’en plier en deux que je la voyais demander à ses petits rongeur de faire un slow … Ridicule mais hilarant.

Les cours sont enfin terminer, maintenant place à l’entrainement de La Cross. Mon dieu, que dire, c’était vraiment affreux. Je n’ai pas arrêté de me faire prendre en sandwich par deux attaquants, à croire qu’ils savaient tous deux quelque chose contre moi. Ais-je été sans le vouloir mesquin, impolis ? Je n’en sais rien, mais c’était affreux j’ai bon être résistant avec mes capacités développées désormais, mais je ressens quand même la douleur …  J’ai bien envie de leur dire deux mots à ma manière, mais Scott est dans les vestiaires et le connaissant, il va m’en empêcher. Je réglerais mes comptes un autre jour, surtout quand j’aurais réussis à gérer mes « soucis » de pulsions.

Dans les vestiaires je pris à peine le temps de me rafraichir que je m’empressais de m’habiller de de partir très vite de ce lycée pour rentrer récupérer mes heures de sommeil qui me ont dû.  J’aperçus dans les couloirs la foule de sexe mixte remplie d’hormone qui chahutait dans tous les sens. Je ne voulais définitivement pas passer par là, donc j’attendus assis contre le mur à l’intérieur des vestiaires que les couloirs ce vide entièrement. Vingt minutes passais et les couloirs étaient enfin déserter, je pouvais presque entendre les mouche volée et le bruit de la chaufferie dans les sous-sols.

J’avançais tête baissée dans mes pensée, mon petit monde a moi quand je veux m’éclipser, à toute vitesse dans les couloirs menant au hall principal. Enfin la paix, c’était si relaxant de marcher seul sans bruit, mais mon trône de sérénité parfaite ce brisas vite quand une fille me percutât, je me mordis les lèvres pour ne pas l’égueuler et lui demander de partir a tout vitesse. C’était une rousse au si doux visage, elle était si belle que j’en oubliais à l’ instant même qu’elle m’avait bousculé. Mais elle me remit en alerte directement en s’excusant.

- Hum …

Je la regardais de haut en bas sans réellement répondre. Je sentais en elle une étrange sensation de remord ou tristesse ou autre je ne savais pas vraiment dire c’était quoi mais j’étais sure qu’il y avait quelque chose.

- Je te pardonne … Au faite, hum sans paraitre indiscret ton mal être me dérange ça se voie à ton visage. Qu’es ce qu’il y a ? … Qu’est-ce que je raconte on se connait pas et je te pose une question aussi indiscret désoler … Ca m’arrive parfois …
Je lui fis une tape légère et amicale sur l’épaule tout sourire et me rappelant que nous étions seul et qu’elle allait à la direction imposée à la sortie, étrange de vouloir rester plus longtemps dans cette jungle de testostérones …

- Tu es perdu ?
.


love.disaster
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MessageSujet: Re: Perdue, dans tous les sens du terme [ PV Alan Hamille ]   Dim 5 Oct - 21:39




Perdue, dans tous les sens du terme

Feat. Alan Hamille



« Les yeux sont le miroir de l'âme. »




Le lycée était désert. Aurora n'avait croisé personne pendant sa recherche et ce fut mieux ainsi. Tout comme dans son monde, elle demeurait seule. Sa tranquillité fut remise en question justement parce qu'elle se pensait trop isolée. Tête baissée, elle n'avait ni senti ni entendu l'individu qui se trouvait dans le couloir perpendiculaire à celui qu'elle arpentait. Après une ou deux secondes lui permettant de revenir à la réalité, elle put observer l'inconnu qu'elle venait de bousculer par mégarde. Et... Quel beau garçon ! Taille dans la norme pour les adolescents et silhouette visiblement musclée, ce dont elle aurait pu se douter en le percutant. Un beau visage lui conférant un aspect plutôt sérieux, enjolivé encore grâce à de superbes yeux gris-bleu qu'on aurait pu admirer pendant des heures. Ses courts cheveux bruns étaient parfaitement bien en ordre, pas une mèche ne se rebellait. Nul doute qu'il faisait attention à son image. Et pour Aurora, les gens qui prenaient trop soin d'eux n'étaient que superficiels. Tout au moins ce fut sa vision des choses à une époque, elle qui était si simple. Mais ses parents lui avaient suffisamment répété de ne pas juger sans connaître et encore moins juste par l'apparence. Ce n'était plus dans sa nature dès lors. Elle préférait apprendre à connaitre quelqu'un bien que quelque fois, même en étant proche d'une personne pendant longtemps, on peut être déçue par celle-ci... Comme pour celui responsable de la destruction de sa vie. Pouvait-on réellement faire confiance à autrui ? C'est une question sur laquelle nous pourrions débattre pendant des heures. Bref.
Elle se retint inconsciemment d'émettre un jugement – positif ou négatif – envers le jeune homme et peut-être que la beauté de celui-ci y était aussi pour quelque chose.
Par contre, chose légèrement curieuse : la simplicité de ses vêtements. Rien d'excessif, d'excentrique ou de trop chic. Il n'était peut-être pas un frimeur. De toute façon l'allure ne pouvait être qu'une façade ou un indicateur, rien de bien formel.

Le jeune homme semblait absorbé dans ses pensées mais les paroles d'excuse de l'adolescente lui firent reprendre quelque peu conscience de lui-même et du lieu dans lequel il se trouvait.

- Hum...

Puis il la détailla de haut en bas, comme s'il la dévisageait mais il n'affichait pas une mine arrogante ou méprisante. Ce comportement gêna vaguement la louve qui sentit son visage s'empourprer. Sa timidité avec les beaux garçons étaient l'une des rares réactions qui n'avaient pas – encore – disparu de sa personne visiblement. Peut-être parce que la timidité est une chose que les gens réservés, de manière générale, ont du mal à contrôler.
Elle se demanda ce à quoi il pensait et la réponse lui fut bientôt apportée. Et ce qu'il lui dirait allait la laisser perplexe, la surprendre même. Et encore, ce fut bien plus fort que cela.

- Je te pardonne... Au fait, hum, sans paraître indiscret ton mal-être me dérange, ça se voit à ton visage. Qu'est-ce-qu'il y a ? … Qu'est ce que je raconte, on se connaît pas et je te pose une question aussi indiscrète, désolé... Ça m'arrive parfois...

Elle eut un léger mouvement de recul. Tout se déroula très vite dans sa tête. Elle aurait voulu s'enfuir. De peur peut-être, mais surtout d'horreur envers elle-même. Ce qu'il y a ? Rien, si ce n'est le fait qu'elle était devenue un monstre. Qu'elle n'avait rien demandé. Qu'elle se refermait sur elle. Qu'elle disparaissait petit à petit. Qu'un fou, la créature qui avait ruiné sa vie, voulait la tuer quelques semaines auparavant. Que son grand-père n'était plus de ce monde. Et qu'elle ne le serait peut-être plus pour bien longtemps. Bref, rien n'allait. Les dernières bribes de bonheur s'effaçaient de sa mémoire consciente. L'infime partie d'elle qui demeurait intacte aurait souhaité hurlé sa détresse au monde, dire à ce bel homme ce qui n'allait pas, dans l'espoir qu'on lui apporte de l'aide. Mais non. C'était totalement impossible. Comment pouvait-elle expliquer une chose qu'elle ne comprenait pas elle-même ? Et tout simplement, comment raconter cela à des gens sains d'esprit ? Personne ne la croirait et elle serait placée dans un établissement pour fous, plus communément appelé « un hôpital psychiatrique » . Ça fait plus respectueux je trouve. Et si elle prouvait ses dires, elle perdrait tout autant sa liberté – enfin ce n'est pas le mot approprié car des libertés, elle n'en avait plus aucune - . Les loups avaient toujours été chassés et un hybride inconnu comme elle subirait le même sort ou servirait d'expériences dans des labos tortionnaires ou dans l'armée.

Chaque seconde qui défilait amenuisait son âme inchangée et pure. Devant les paroles du lycéen, le mur protecteur – ou la barrière. Car chaque terme importe et celui-ci reflète d'avantage un emprisonnement, à mon sens – se dressa dans son esprit, et se renforça même. Pourtant, une chose allait presque immédiatement la détendre. Ce fut tout bête et... Incompréhensible ! Ce fut le moment où il lui donna une légère tape amicale sur l'épaule en souriant. Elle ne sut pas pourquoi cela avait eu cet effet, elle qui ne se laissait plus approcher de personne. Le jour même de son arrivée, lorsqu'un garçon de sa classe, plutôt poli et ayant appris les bonnes manières, voulut lui serrer la main, elle se braqua immédiatement, refusant tout contact physique. Y avait-il donc des êtres réellement capables de rassurer et d'apaiser les âmes meurtries, sans que ni l'une ni l'autre n'en ait conscience ? Drew avait fait parti de cette catégorie. Il avait toujours su redonner confiance à Aurora, à la rassurer quand ça n'allait pas. Pour la trahir au final. Enfin de son point de vue à elle.
Elle se demanda soudainement, après une analyse des plus rapides dans son esprit sur ce qui n'allait pas, comment il avait pu sentir cela ? Certes, ça se lisait peut-être sur son visage mais... Cela la laissait vraiment indécise. Son cœur pur, ce qu'il en restait du moins, fut touché qu'il s'inquiète pour elle. Mais non. Il fallait se ressaisir et garder ses distances avec l'adolescent.

- Tu es perdue ? lui demanda-t-il gentiment.

Perdue. C'était le mot exact, quoique bien trop faible pour exprimer la réalité de la situation. Comme je viens de vous le dire, chaque terme a son importance et il faut les choisir avec justesse dans la vie. Elle s'était échouée, égarée dans un monde horrible rempli de tristesse, de colère et de crainte. Les ténèbres les plus profonds pour résumer.
Têtue et parfois fière, elle se rappela qu'elle s'était dit peu de temps auparavant qu'elle chercherait la bibliothèque toute seule, même si cela signifiait la trouver après la fermeture. Au pire, elle emprunterait ce livre « passionnant » demain. Mais bon, après tout, demander son chemin ne l'engagerait en rien. Il lui indiquerait sûrement où se trouvait la bibliothèque et sans doute ne le recroiserait-elle jamais dans le lycée. Elle se risqua alors à lui indiquer sa présence ici, ignorant totalement sa première question. Pas par impolitesse, juste parce qu'il lui était impossible de se dévoiler.

- En fait je recherchais la bibliothèque pour emprunter un livre de physique, dit-elle timidement.

Ce fut l'unique fois où elle ne se montra pas désagréable avec un autre élève, ce qui la surpris elle-même. Elle voulut rajouter « mais je la trouverai toute seule » sur un ton plus froid mais étrangement, aucune parole ne parvint à sortir de sa bouche. Était-ce donc la beauté de son camarade qui l'hypnotisait à ce point ? « Non Aurora, ne devient pas ce genre de fille stupide ! » pensa-t-elle. Finalement, ses remparts psychiques reprirent le dessus. Parler à moins de gens possible. Ne sympathiser avec personne. Rester seule. Seule. Oui, dans la solitude. Ce sera mieux pour tout le monde.

- Mais je la trouverai, conclut-elle sur un ton plutôt déterminé.

Elle fixa l'élève droit dans les yeux, pas par défi ou audace, simplement pour les admirer, quitte à ne plus s'en détacher. Il ne pouvait pas voir dans sa tête de toute manière et le fait de le regarder pouvait tout simplement signifier qu'elle attendait une réponse.

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